Transpiration excessive pied main hyperhidrose Ionosphorese

 

+ Sécurité

 Sudation excessive - main moite -  transpiration pieds mains

 + efficacité


La transpiration est un phénomène physiologique, ce n'est que lorsqu'elle devient invalidante que l'on parle d'hyperhidrose. L'hyperhidrose peut être le symptôme d'une pathologie générale (hyperthermie, hyperthyroï-die ...), dans ce cas le traitement sera celui de la cause initiale.

Lorsqu'elle n'appartient pas à une cause définie, on la dénombre en trois catégories : - L'hyperhidrose essentielle, nue. - L'hyperhidrose émotionnelle (souvent liée à la première) - L'hyperhidrose liée aux acrocyanoses. Ces hyperhidroses, contrairement aux idées habi­tuelles, sont relativement fréquentes. Les doigts et les paumes présentent une moiteur d'intensité  variable,  quelquefois  un  véritable ruissellement aux conséquences sociales graves.

L'hyperhidrose est généralement bien dissimulée et ceux qui en souffrent mettent en œuvre toutes sortes de stratagèmes pour cacher leur invalidité. Cela va de la collection de mouchoirs dans la poche, au changement pluri-quotidien des chaus­sures, jusqu'à l'évitement social complet.

Le patient dispose les extrémités à traiter dans les bacs-électrodes. De l'eau du robinet est versée sans excès dans les bacs. Puis le potentiomètre est lentement tourné jusqu'à atteindre l'intensité idéale (manifestation de sensations de picotements ou d'inconfort).

 

 

 

 

Méthodologie

Après avoir enlevé tout bijou, bague, bracelet... (pour éviter une brûlure) et vérifié l'absence d'effraction cutanée (qui nécessi­terait l'application de vaseline ou d'un peu de collodion), le patient dispose deux extrémités (Fig. 2) à traiter dans les bacs, sur les grilles en plastique recouvrant les électrodes en acier inoxydable non-ferritique. De l'eau du robinet tiédie est alors versée, sans excès, dans les bacs.

Puis le patient, ou un assistant si on traite les deux mains ensembles, tourne très progressivement le bouton du potentio­mètre pour atteindre l'intensité recommandée car efficace de 20 milli-ampères. Une sensation de picotements, d'inconfort parfois jugée désagréable est perçue. Cette intensité n'est pas toujours atteinte au début du traitement. Le circuit main-pied a l'avantage de laisser une main libre au sujet qui règle lui-même l'appareil, méthode qui apparemment permet de responsabiliser le patient et de lui faire supporter cette intensité plus rapidement.

Après 10 mn, comptées une fois le courant stabilisé, l'intensité est progressivement réduite jusqu'à zéro; le courant est inversé; puis l'intensité est lentement ramenée à 20 mA pendant 10 nou­velles minutes. Cette inversion du sens du courant est indispen­sable car d'une part, seule l'anode est fonctionnelle, d'autre part, il convient d'éviter tout éventuel transfert ionique cellulaire intem­pestif.

Chaque séance dure 20 mn pour le traitement des mains ou des pieds, et 40 mn pour le traitement des quatre extrémités; dans ce dernier cas, nous traitons les extrémités droites d'abord, gauches ensuite, en évitant un croisement du courant.

Il est bien précisé au malade de ne pas sortir les extrémités de l'eau lors de la séance, manoeuvre sans danger pour les intensités utilisées, mais entraînant une décharge électrique désagréable provoquée par la rupture du circuit.

 

PROTOCOLE

Sept à huit séances sur le premier mois. Chaque séance dure vingt minutes pour le traitement de deux extrémités. Le traitement est symptomatique, il assure la suspension du trouble mais pas sa disparition. Une reprise de sudation commande de pratiquer aussitôt une séance d'entretien dont la fréquence moyenne varie de trois semaines à trois mois.

Introduite en France par les laboratoires depuis presque vingt ans, l'efficacité du traitement de l'hyperhidrose par ionophorèse ne fait plus de doute avec à l'appui, de nombreuses publications scientifiques sur l'appareil i2mA.  Son principe est d' utiliser un courant émis par le générateur, l'eau du robinet sert de conducteur entre le bac-électrode et la peau du sujet.

 Les porteurs de pace-maker sont les seuls à présenter une contre-indication formelle et bien compréhensible à ce type de traitement. La prudence impose d'éviter l'utilisation de cette méthode chez les femmes enceintes, dont l'hyperhidrose (comme l'acrocyanose) s'améliore d'ailleurs souvent pendant la grossesse. La collaboration active du sujet étant indispensable pour le bon déroulement des séances, les enfants de moins de dix ans ou les handicapés mentaux ne peuvent bénéficier de ce traitement.

Tous ces appareils sont indépendants du secteur lors de l'utilisation pour des raisons élémentaires de sécurité. Précurseur en matière de sécurité I2M rejoint l'avis de la SECURITAM  "avis relatif aux appareils d'ionophorèse du 3 juillet 96" qui émet de fortes réserves concernant les appareils alimentés directement sur le secteur lors du traitement.

 

 

 

 

 

 

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