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Transpiration excessive pied main hyperhidrose Ionosphorese |
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+ Sécurité |
Sudation excessive - main moite - transpiration pieds mains |
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+ efficacité |
Fréquence des séances L'expérience nous incite à pratiquer les séances avec la fréquence suivante: Jour l, Jour 2, Jour 4, Jour 8, éventuellement Jour 9, si l'amélioration est insuffisante, Jour 12, Jour 15, Jour 22, Jour 36, puis une séance à la demande, dès reprise de l'hyperhidrose dans les mois qui suivent. Ce traitement n'assure pas la disparition définitive du trouble, mais seulement sa suspension. Dès la reprise de la sudation (qui peut se manifester par une sensation de refroidissement des extrémités concernées), il convient de pratiquer une séance d'entretien dont la fréquence moyenne varie de 3 semaines à 6 mois, fonction du psychisme du patient, de sa profession, de l'ancienneté du trouble, de son intensité, de la saison. Résultats: 92,5 % d'amélioration très nette, (+++), soit 86 sur 93. Les patients ont été classés: 0: pas d'amélioration, +: légère amélioration, ++: nette amélioration, +++: très nette amélioration, ++++: anhidrose. Sur les 93 patients traités, 86 ont eu une très nette amélioration (92,5 %). Le nombre de séances pour obtenir (+++) a été variable en fonction des patients: une séance: 1 patient (1,1 %); deux séances: 8 patients (8,6 %); trois séances: 23 patients (25 %); quatre séances: 28 patients (30 %); cinq séances: 16 patients (17%); six séances: 8 patients (8,6 %); sept séances: 2 patients (2%); le nombre moyen de séances est 3,99. |
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Un patient n'a eu qu'une amélioration minime après sept séances et six patients ont abandonné le traitement précocemment. L'efficacité de la méthode n'apparaît pas modifiée par le sexe ou l'âge des sujets traités, ou par la durée d'évolution du trouble. Par contre, l'hyperhidrose plantaire est plus lente à s'améliorer. Dans la majorité des cas d'hyperhidrose développée sur une acrocyanose, les patients ont noté une atténuation de la coloration cyanique et un réchauffement relatif des extrémités traitées, s'expliquant bien par la disparition ou l'atténuation de l'évaporation. Tolérance La tolérance a été excellente dans 87 cas (93,5 %). Dans six cas, les patients ne supportant pas le traitement ont préféré arrêter (6 %). Incidents Les seuls incidents observés ont été: - l'apparition de vésicules chez les patients qui exerçaient une pression trop forte sur les grilles et dont les paumes entraient en contact direct avec l'acier inoxydable des électrodes; - une hyperkératose chez une patiente ayant trop rapproché les séances d'entretien. Ces manifestations se sont estompées en quelques jours sans traitement. Contre-indications Les porteurs de pacemaker sont les seuls à présenter une contre-indication formelle et bien compréhensible à ce type de traitement. La prudence impose d'éviter l'utilisation de cette méthode chez les femmes enceintes, dont l'hyperhidrose (comme l'acrocyanose) s'améliore d'ailleurs souvent pendant la grossesse. Pour les femmes porteuses d'un stérilet contenant du métal, il existe un débat qui est toujours ouvert: - le stérilet représente une très petite masse métallique qui aurait un effet de shunt négligeable par rapport à la résistance totale du segment corporel concerné, contrairement au matériel d'ostéosynthèse; - le stérilet ne se situe pas sur un trajet préférentiel de passage du courant; - notre protocole préconise l'inversion des polarités. Lorsque l'on fait la balance ionique à la fin de la séance, l'équilibre est retrouvé, ce qui vaut pour les ions sodium et potassium, comme pour le cuivre; - la bibliographie concernant ce traitement et l'ionisation en général (qui n'est pas quelque chose de nouveau, technique qui a 50 ans d'âge) ne mentionne nulle part un accident sur stérilet. Devant ces arguments, il nous paraît, dans notre pratique personnelle, difficile d'interdire ce traitement. Il appartiendra à chaque praticien de décider de la conduite à tenir par rapport aux femmes porteuses d'un stérilet métallique. Il faut être prudent chez les porteurs d'orthèse, en fonction de sa taille et du trajet du courant sur celle-ci. La collaboration active du sujet étant indispensable pour le bon déroulement des séances, les enfants de moins de 10 ans ou lés handicapés mentaux ne peuvent bénéficier de ce traitement. Discussion Dans le passé, les bains de permanganate de potassium ou les solutions à 10 ou 15 % de chlorure d'aluminium hexahydraté ont pu entraîner parfois une diminution de l'hyperhidrose palmo-plantaire, dans ses formes d'intensité moyenne. L'utilisation plus récente (1) de ce même chlorure d'aluminium, mais à 25 % dans de l'éthanol absolu, s'il améliore franchement l'hypersudation des aisselles, se révèle par contre, sans doute par pénétration insuffisante, moins efficace sur les paumes et les plantes. Jusqu'à présent, dans les grandes hyperhidroses, le seul traitement satisfaisant était la sympathectomie chirurgicale, geste certes efficace mais lourd, non dénué de complications, grevé d'un certain nombre de récidives, créant parfois des anhidroses difficilement supportées. Le principe de l'ionophorèse nous a, dans ces conditions, séduits, comme d'autres (6, 7, 11) par sa simplicité et son efficacité rapportées dans la littérature anglo-saxonne (5, 9). La réalisation d'un appareil spécifique à ionophorèse (3) par la société I2M nous a permis de traiter avec des résultats très intéressants 93 patients. 86 ont été significativement améliorés après sept séances. La méthodologie que nous proposons est simple, n'entraînant que des complications exceptionnelles et minimes (vésicules, hyperkératose). Au total, cette méthode constitue un indiscutable progrès dans le traitement d'un symptôme dont l'intensité entraîne parfois un véritable handicap. Conclusion La réalisation et la commercialisation récentes en France d'un matériel conçu spécifiquement pour cette indication, répondant aux rigueurs des normes de sécurité, permet dorénavant un traitement de prime intention des hyperhidroses essentielles ou associées à d'autres symptômes, notamment l'acrocyanose. L'efficacité de cet appareil et de notre protocole d'utilisation est démontrée dans cette série longitudinale de 93 cas. Nous confirmons les travaux antérieurs anglo-saxons et nous apportons un plus, la rapidité: 64 % des sujets ont une amélioration très nette à la quatrième séance. Il semble possible comme le montrent des travaux en cours d'élargir les indications de cet appareil à l'acrocyanose isolée, la prévention et le traitement des engelures, certains eczémas dysidrosiques. Tous ces
appareils sont indépendants du secteur lors de l'utilisation pour
des raisons élémentaires de sécurité. Précurseur en matière de sécurité
I2M rejoint l'avis de la SECURITAM "avis relatif aux
appareils d'ionophorèse du 3 juillet 96" qui émet de fortes
réserves concernant les appareils alimentés directement sur le secteur
lors du traitement. |
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