| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N°4| |
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sétois, Ursule nous livre ses réflexions sur l'Ile singulière Coucou, je suis Ursule. Originaire de la capitale des Gaules, autrement dit Lyon, Habitant Sète depuis peu, je découvre la ville, l'arpentant en long, en large, en carré, en travers. Chien, quelle est belle ma nouvelle ville! Pas aussi vaste que Lyon, je l'accorde mais tout de même: elle est vivante, agréable, avec ses habitants discutant haut et fort, avec un drôle d'accent, tout en gesticulant. C'est comme çà dans le midi paraît-il. Je trouve çà assez sympa. Et puis, il y la mer. C'est la première fois que je la vois. Mais, nom d'un chien, que cette jolie ville est sale! Il faut continuellement faire attention où poser les pattes, mes congénères se soulageant vraiment n'importe où! J'ai ouïe dire: "c'est la faute de la mairie". N'importe quoi! Seul l'incivisme des bipèdes, des habitants, quoi, est en cause. Un bataillon d'hommes "fluo" balaient rues et caniveaux à tous va. Deux secondes après leur passage, je vois jeunes et vieux- si si, eux aussi - à nouveau jeter papiers ou mégots, mouchoirs en papiers ou emballage divers. J'ai ouïe dire également qu'à Sète, les chiens sont malpropres. Effectivement, j'en remarque de nombreux livrés à eux-mêmes, s'acoquinant avec n'importe qui. Alors, pour tuer le temps, ils aboient, se querellent, se font une bouffe entre amis au pied des poubelles, pissent sur les vitrines, les tables et chaises des terrasses de café, les téléviseurs, radiateurs ou autres objets d'exposition devant les magasins, déjectent sur les trottoirs, dans les jardins d'enfants, etc. Tous deviennent plus ou moins loubards. Bref, il y a beaucoup à dire et… peut-être à faire. Et j'imagine que, parmi les canidés touristes, il y aussi des sales de tous poils. Modestement, je préconise une idée: On recense les humains. Recensons donc les chiens et faisons payer une taxe à leurs propriétaires. Laquelle servira à la municipalité à financer moto-crottes, "panier à chien" pour la fourrière comme le "panier à salade" des policiers, le personnel d'entretien. Parce qu'en plus, çà créera des emplois, problème d'actualité dans la gent humaine. En cogitant quelque peu, ça ne doit pas être si compliqué que cela à mettre en œuvre. Et puis, quel bonheur de pouvoir se balader les coussinets et les chaussures au propre, mu-sarder la truffe en l'air pour admirer les immeubles cossus, le ciel à la couleur toute méditerranéenne, le ballet incessant des goélands, les bateaux de pêche ou de plaisance, dire un petit bonjour aux enfants, aux gens sans…puer. J'entends déjà des humains râler mais c'est uniquement leur faute. Que les bipèdes gardent donc leur bête chez eux. Je sais, c'est contraignant mais, nous les chiens, ne demandons pas à être dans tel ou tel foyer. Certains n'éduquent même plus leurs enfants, alors, pensez donc, leurs animaux, ils s'en foutent carrément. Ouste tout le monde dehors! Pour ne pas salir le chez soi du pauvre humanoïde, lui permettre de "souffler", des-tresser, se reposer un brin, lui épargner du travail. De plus, la bêtise humaine étant sans limite, certains adoptent un chien sans réfléchir: pour se hisser dans l'échelle sociale, s'imposer, avoir une arme par détermination… Ainsi, des bergers allemands et autres molosses se retrouvent en immeubles collectifs dans un minus-cule F3 quand ce n'est pas un studio! Imaginez donc les problèmes de cohabita-tion, de voisinage. Dans le journal, j'ai "lu" que l'automne dernier, dans un quartier sétois, deux pitbulls avaient mordu des enfants. Le même ou son cousin, peu importe… Le résultat, c'est qu'ils ont mordu, à l'instar de ceux qui ont dévoré, dans une autre co-mune, une mémé se promenant sur la route passant devant chez eux. A Sète, le député-maire aurait porté plainte. C'est bien. Le mieux serait que les policiers ou gendarmes aient le droit d'abattre immédiatement le "bouffeur". D'autant qu'il est désormais possible, post mortem, de savoir si la bête est enragée ou pas. Les âmes sensibles, de la SPA ou non, ne pensant nullement aux victimes, vont crier au scandale. Si une telle chose leur arrive, ou à un de leur proche, voir s'ils seront aussi scandalisés! Bientôt Noël. Ainsi, de nombreux chiens vont être achetés pour "amuser" les enfants. C'est vrai, enfants et chiens s'adorent, partageant jeux et gâteries, con-fidences et bisous. Pour autant, le volet pédagogique doit être abordé. Le chien est là pour responsabiliser le bambin et non pas lui servir de souffre douleur. Combien de chiots - si mignons et attendrissants - vont faire craquer les adultes voulant faire plaisir à leur progéniture. Oui mais, dans le lot, des chiens vont grandir et devenir… envahissant. L'issue: la rue, la "perte", la SPA. Discutant avec des amis, je jappe haut et fort que beaucoup pensent comme moi. Chien merci, j'ai la chance, comme beaucoup, d'être né dans une famille où l'éducation est à l'honneur, où je ne dois pas sortir seul. Ce n'est pas toujours marrant: on rencontre de si jolies "minettes". Ouaf! On s'y fait. Mais je puis vous assurer, qu'une bonne éducation est fort appréciée. C'est ce que la journaliste a aimé chez moi, avec, en plus, mon côté "vrai" chien. Comme elle, je me moque du chien-chien à sa mémère ou toutou à son pépére. Là encore, la faute à qui? Ca va, le ridicule ne tue pas. Mais, malgré tout, j'aime ma nouvelle ville. Propos recueillis par Kathy GOSSELIN.
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