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............| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N°22| |
.OPIS
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Plusieurs couches de transparence ça fait quoi ? opaque ou glauque ? Cet
été on a trouvé des OGM partout,
jusque dans les des hangars de stockage à Frontignan !
Donc
c'est un fait, il ne peut plus y avoir de filière certifiée
sans OGM. Les semenciers qui vendent des semences génétiquement
modifiées proposent un seuil, une franchise en quelque sorte, de
1%, il serait, ainsi, acquis que les OGM ont conquis tous les terrains.
Le
gouvernement en réponse à quelques mètres carrés arrachés propose
la transparence et le débat . ..Cela pourrait être crédible s'il
n'y avait un précédent ! Des
débats semblables, en Europe, ont commencé en 1992 La Suisse est
le pays qui a accordé le plus de pouvoir aux citoyens en proposant
un référendum. Toujours est il qu'ils ont, les citoyens " panellisés ", en conclusion à ce débat, donné leur avis aux cinq questions qui leur paraissaient les plus importantes. Ces questions étaient :
Disposition législative engageant la responsabilité directe et totale sur ses fonds propre du semencier. Développement de la recherche sur les risque écologique avant de développer la diffusion des OGM Création d'une banque mondiale des séquences modifiées accessible à tous les chercheurs avec obligation de dépôt. Suppression des gènes de résistance à un antibiotique. Proposition d'un moratoire. Quelle mesure a été suivie du moindre effet ? Officiellement il y a un moratoire sur de nouvelles autorisations, mais par miracle la moitié des semences sont déjà contaminées. L'argument final de décision est toujours - en 98 comme aujourd'hui - économique: J.Y.Le Déaut juge un moratoire impossible car il pénaliserait le commerce extérieur Français et ne donnerait pas de garantie en terme de marché. Contrairement
à l'avis donné d'interdire l'emploi des gènes marqueurs de résistance
à un antibiotique, Jean-Yves Le Déaut préconisait néanmoins le maintien
de l'autorisation de culture pour les trois ans prévus (1998-2001),
" Malgré le risque de résistance à un antibiotique courant,
mais faute d'éléments scientifiques nouveaux ". Tout en précisant
que, "si des risques nouveaux de transfert sont démontrés,
l'autorisation sera retirée. A l'époque on pouvait se poser un certain nombre de questions sur ce genre de débat, elles sont toujours d'actualité : Pourquoi le débat serait il plus fructueux si on élimine les avis extrêmes ? Pour quoi et par qui les citoyens sont ils informés? Ils le sont en sciences car "la population Française manque de formation" et il faut souhaiter que "s'élève les connaissances fondamentales pour mener le débat". Donc ils ont eu droit à une formation par des experts exclusivement scientifiques. Pourquoi pas par des experts en éthique, en philosophie, en politique, en économie, en écologie? Puisqu'il s'agit d'avoir leur avis sur les retombées économiques, sociales, éthiques, médicales, agricoles etc.. et non de leur demander de trancher une controverse scientifique! D.Lecourt - -philosophe des sciences - proposait d'accroître le rôle des professeurs de philosophie...à l'école espérons qu'il ne sera pas trop tard, alors pour le débat qui est tout de même actuel et pressant! Quelle compétence spécifique reconnaît on à ces citoyens pour qu'on les interroge? Pourquoi ne seraient ils pas expert en liberté puisqu'ils n'ont pas de charges dans l'état, n'étant pas fonctionnaires( universitaires ), ni industriels dans les biotechnologies, ni chercheurs en manque de financement. Si on ne leur reconnaît pas de compétence il est normal qu'on ne tienne pas compte de leur avis. Mais alors pourquoi toute cette agitation " démocratique " ? Sur quoi peuvent ils solidement fonder leur jugement en tant que citoyen? D.Lecourt propose "d'inverser la démarche. C'est à partir d'une idée publiquement énoncée du bien commun de l'humanité et de la communauté nationale que les représentants du peuple ont à examiner chaque cas concret, en mesurant le discours des experts à cette idée." Voilà pour le débat, qu'en est il de la transparence sur les surfaces cultivée : En début d'année 99, deux associations écologistes tentèrent d'établir une carte de France des plantations à base d'organismes génétiquement modifiés (OGM). Leurs investigations ont été contrariées par de nombreux refus d'informer des autorités concernées révélant " l'opacité croissante en ce dossier ". Dans 43 départements sur 96, les autorités concernées avaient refusé de communiquer leurs données..La loi du 13 juillet 1992 fait pourtant obligation aux autorités de mettre à la disposition du public la liste des autorisations d'essais aux champs, le nom des communes concernées, l'espèce végétale testée, la nature des modifications génétiques ainsi que les méthodes et plans de suivi des opérations et d'intervention en cas d'urgence. Ces informations " ne peuvent être considérées comme confidentielles ", précise la loi. Un
décret du 18 octobre 1993 prévoit en outre l'affichage obligatoire
en mairie de fiches d'information " destinées au public ",
envoyées par le ministère de l'agriculture aux préfets et aux maires
des communes concernées. Or les refus essuyés par les associations
ont parfois été motivés par un prétexte de confidentialité, en raison
du " secret industriel ou commercial. Géronime Glasgow |
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