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Sciences
.
Une
fabrique de bio-carburant à Sete ?
A
l'aube de 2005 Saipol ( anciennement vamo mills, puis Cerol ) participerait
à la fabrication du Diester un bio carburant qui est incorporé
au gazole.
Lancé
en 1992 en France à l’initiative des producteurs d’oléagineux réunis
au sein de la Filière française des huiles et protéines végétales, le
Diester –contraction de Diesel et Ester - est le nom donné en France
au biocarburant issu d’huiles végétales. Il s’agit d’un ester méthylique
d’huiles végétales (EMHV) obtenu selon l’équation suivante : 1 tonne
d’huile végétale + 0,1 t de méthanol = 1t de Diester + 0,1 t de glycérine.
En tant que biocarburant, le Diester est incorporé au gazole jusqu’à
hauteur de 30 % -son optimum environnemental - pour être utilisé dans
leurs flottes de véhicules (bus, poids lourds, véhicules utilitaires
et légers…)
Avant
tout connu comme biocarburant, le Diester est une énergie renouvelable.
Il est en outre biodégradable et non-toxique. Le Diester permet de diminuer
les rejets de nombreux polluants, comme par exemple, les fumées noires
et les hydrocarbures imbrûlés. Exempt de soufre, il améliore également
le fonctionnement des pots catalytiques. Il réduit également les émissions
de gaz à effet de serre, du fait de son caractère renouvelable. Les
caractéristiques du Diester sont comparables à celles du gazole et il
s'utilise en mélange en toutes proportions et ne nécessite aucune modification
des véhicules.
Le
développement du Diester s'insère parfaitement dans la stratégie de
l'Union Européenne en faveur de la réduction des gaz à effet de serre.
Cela d’autant plus qu’il offre une réponse adaptée au secteur des transports
qui voit ses émissions de gaz à effet de serre sensiblement progresser
en France (+22% depuis 1990, date de référence des accords de Kyoto).
Les propositions de directives européennes visant à encourager l'utilisation
des biocarburants le confirment. en produisant du Diester, l’on obtient
également des protéines végétales. En effet, la partie de la graine
restant après l’extraction de l’huile utilisée dans la fabrication du
Diester, appelée « tourteau », est riche en protéines végétales utilisées
en alimentation animale. La production de Diester génère également de
la glycérine végétale très utilisée en pharmacie et dans les produits
cosmétiques, comme les dentifrices, les crèmes de soin ou les mousses
à raser ; et cela d’autant plus depuis la crise de l’ESB.
Le
diester à aussi trouvé des applications comme agent nettoyeur
notamment lors de la catastrophe de l'Erika. Il la propriété de ramollir
et solubiliser les goudrons et fuels lourds. Le Diester peut être par
conséquent appliqué sur les rochers pour solubiliser les hydrocarbures
déposés. Il faut du temps pour pénétrer des couches épaisses, et ce
temps est fonction de l'exposition au soleil et de l'épaisseur. Le Diester
est homologué par le CEDRE (Centre de documentation de recherche et
d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) depuis
février 2000. Il s'agit d'un produit non volatil, non toxique et biodégradable.
Il a une faible odeur qui s'apparente à celle de l'huile de lin. Il
est sans danger pour l'environnement (WGK=0).
Tout est beau . presque. A noter cependant l'utilisation de méthanol
rentrant dans la composition du Diester. Facilement inflammable, toxique
avec danger d'effets irréversibles très grave par inhalation,
par contact avec la peau, par ingestion, ( source INRS ) - un danger
de plus pour le port.
Biodiesel :
La mise en service de l'unité de Sète est prévue pour le dernier trimestre 2005.
Diester Industrie a choisi le procédé Axens pour son projet de Sète.
Dans le cadre de son projet d'une nouvelle unité de
production de biodiesel sur le site de Sète, la société Diester
Industrie a retenu la technologie ESTERFIP-H™ mise au point par
l'Institut Français du Pétrole et commercialisée par Axens. La
technologie ESTERFIP-H™ représente une innovation majeure dans le
domaine de la production des Esters Méthyliques d'Huiles Végétales
(EMHV). Elle permet en effet la production d'EMHV conforme à la norme
européenne (EN 14214) tout en assurant une pureté inégalée à ce jour au
co-produit - la glycérine - dont la valorisation reste un facteur
déterminant de l'économie de cette filière. Mettant en oeuvre un
catalyseur solide, elle permet également la suppression des rejets
inhérents aux technologies utilisées jusqu'à présent qui employaient un
catalyseur liquide.
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Lancé initialement en France par la filière française des huiles
et protéines végétales, le Diester, est un produit issu de l’agriculture dérivé d’huiles végétales. Avant
tout connu comme biocarburant, le Diester est une énergie renouvelable. Il est en outre biodégradable
et non-toxique.
Diester – contraction de Diesel et ester- est une marque déposée
par SOFIPROTEOL, l’établissement financier de la filière française des huiles et protéines végétales.
C’est aussi un terme devenu commun pour désigner en France, les esters méthyliques d’huiles
végétales (EMHV). Encore appelé biodiesel en Europe, le Diester s’utilise en mélange en toutes
proportions au gazole et ne nécessite aucune modification des véhicules jusqu’à 30% d’incorporation
(optimum technique et environnemental du produit).
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Issu du colza et du tournesol, le Diester
est une huile végétale. En adjuvant, cette substance
oxygène le gazole. Ce qui améliore la combustion des
moteurs et réduit les émissions de particules. Produit
à partir de betterave et de blé, l'éthanol est
un alcool. Mélangé avec de l'isobutylène, il
forme l'éthyl-tertio-butyl-éther (ETBE). Utilisé
dans l'essence, l'ETBE apporte de l'octane.
L’huile végétale brute ne présentant pas les caractéristiques
requises pour être substituée au carburant issu du pétrole, les industriels procèdent à la transestérification
: la transformation de cette huile en Diester s'obtient en la faisant réagir avec du méthanol
en présence d'un catalyseur alcalin. La réaction se produit à température modérée (50°C environ).
1 tonne d'HUILE + 100 kg de méthanol =1 tonne de DIESTER + 100
kg de glycérine
L'incorporation de 30 % de Diester dans le gazole permet
de réduire de 10 % le taux de rejet d'hydrocarbures et de monoxyde
de carbone et de 20 % celui des particules. «chaque tonne de Diester
économise le rejet de 2,2 tonnes d'oxyde de carbone dans
l'atmosphère. La production de cette année devrait
ainsi permettre un gain de plus de 600 000 tonnes de CO2»
D'origine renouvelable, biodégradable et non toxique, ce "
solvant vert " s’avère être aussi capable de détacher des produits aussi visqueux que le fioul lourd rejeté
sur les rochers du littoral Atlantique.. Le Cedre, (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation
sur les pollutions accidentelles des eaux) association sous tutelle du Ministère
de l’Environnement, a recommandé le Diester fin février 2000, pour aider au nettoyage des rochers
souillés par la marée noire de l’Erika. Ainsi, le Diester, connu jusqu’à présent comme biocarburant,
est aussi un solvant vert qui a été testé avec succès sur la côte Atlantique. Pour délivrer son agrément,
le Cedre a éprouvé les qualités techniques et la non-toxicité du Diester sur l’environnement,
et notamment sur la faune aquatique.
Il est donc à
noter que la filière diester induit une réduction globale des rejets dans
l’atmosphère – il faut cependant nuancer, et ce pour deux raisons. La première
est que pour certaines substances, comme les oxydes d’azote, l’ammoniac, et le
protoxyde d’azote, il semble que la filière diester est a priori plus polluante
que la filière gazole. La seconde étant évidemment que les substances
concernées ne créent pas le même « effet pollution ». Il est donc
crucial de s’interroger aux phénomènes en jeu :En ce qui
concerne le devenir des déchets, le bilan est encore incomplet. On
connaît les déchets issus de la filière de transformation des graines de colza
en diester, ils sont de trois types :
-
les boues huileuses (fond de tank) et les graisses de station générées
par l’épuration, qui sont incinérées.
-
La freinte (déchets issus du nettoyage des graines), les boues de
station d’épuration et les sulfates de soude générés lors de l’estérification,
qui sont supposés valorisés.
-
Les acides gras générés lors de l’estérification, qui sont supposés
recyclés.
La masse des déchets directement
produits est de 80 g/kg pour le diester, et de 1,60 g/kg pour le gazole. En
apparence, le bilan est catastrophique pour le diester. Il peut cependant être
tempéré par le fait que les déchets directement issus de la fabrication du
diester ne sont ni toxiques, ni dangereux et ne nécessitent pas un dépôt en
décharge de classe 1. Ces déchets peuvent être en majorité valorisés ou
recyclés. Nous devons noter à ce stade que l’interprétation des chiffres peut
être optimiste ou pessimiste. Il convient d’être pessimiste si le développement
de la filière diester ne prend pas corps dans un cadre de développement d’énergies
renouvelables et de valorisation des déchets généralisé. En effet, les déchets
risquent alors d’être un problème – le point de vue optimiste partant du
principe que les filières de recyclage / valorisation suivront. C.D 
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