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CHICHOIS
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Sciences
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A PROPOS DE BIO - ETHIQUE
Toutes les activités humaines sont
elles soumises à l'éthique ? Même la science ? Même l'économie ? Ou bien ces
activités auraient elles une valeur éthique " par nature " sans qu'il soit
besoin d'en délibérer ?
-----
La question de l'éthique s'articule aujourd'hui, dans la bioéthique,
autour de la " dignité humaine " . ----- Celle de la
science, autour de la vie biologique, de la vérité comme adéquation entre le
représentation et le monde. On peut rattacher à la science les notions
d'universalité, d'objectivité. ----- La morale règle la vie des hommes en
société, s'intéresse aux individus entre eux. Dans l'opinion courante elle est
relative et subjective et le subjectif : on s'en méfie, surtout depuis Nietzche
et Freud ( les motivations à agir ou juger selon la morale ne seraient pas si
pure que ça.). Elle est relative et semble changer d'une époque, d'un pays à
l'autre, mais pour Kant - à qui nous devons une bonne part des concepts de
l'éthique moderne, celle qui structure, en particulier, le jugement des comités
de bioéthique - la Loi morale nous ordonne de penser la maxime de notre volonté
comme " principe d'une législation universelle " . Elle n'est pas chez Kant, dépendante de la
sensibilité mais de la Raison, mais ne peut on pas dire que pour tous les
peuples leur morale énonce l'universelle " raison " ---- Y a t il une différence entre " morale
" et " éthique " ? Le
premier de ces termes vient de mœurs, c'est la façon d'agir déterminée par
l'usage.. Le second vient
de éthos, ce sont les coutumes signant l' appartenance d'un individu à un
groupe. On parle d'éthique
pour étudier la science des mœurs ; donc on y prend donc une distance de
réflexion ; c'est la même étymologie qu'ethnologie. En fait ces deux termes sont équivalents,
mais éthique ça fait plus chic, plus moderne, ça évoque moins le radotage
moralisateur des anciens. Les deux s'occupent du comment vivre
ensemble pour que la vie en société ne soit pas un carnage.
----- Aujourd'hui, dans ce
qu'il est convenu d'appeler " le débat de société " sur la science et la
technique, on s'étonne de trouver au coude à coude féministes, religieux,
écologistes opposés aux scientifiques qui, eux, pourraient s'approprier les
slogans soixante-huitard d'hier : " tout, tout de suite " et " il est interdit
d'interdire ". Il est aussi
surprenant de voir les industriels ( de l'agro alimentaire) s'occuper de la faim
dans le monde. et les banquiers proposer des investissements " éthiques "
. Celles qui défendaient,
hier, la liberté de l'avortement veulent aujourd'hui protéger les embryons
contre une instrumentalisation scientifique . Les anciens citoyens du monde ne sont pas
les mêmes que les partisans de la mondialisation. Le libéralisme a apparemment gagné, le
combat gauche / droite semble ne plus recouvrir de différences essentielles et
les comités d'éthique sont plus prudents que les gouvernants de gauche quant à
la pénétration des méthodes financières des lobbies de l'industrie dans les
sciences de la vie. Science, technique, industrie se retrouvent
main dans la main pour améliorer le bien être de l'humanité. c'est en tout cas
derrière cette banderole qu'ils avancent groupés Les industriels auraient ils
changé radicalement de but, de fin et de moyen ? Les scientifiques ne serait ils
plus désintéressés ? Les
groupements " populaire " : consommateurs ou associations de malades ont un
pouvoir important mais tirent souvent dans des directions opposées ( les
premiers se méfient de la science surtout par peur pour leur santé plus souvent
que par éthisme réfléchi , les seconds poussent la science en avant en évitant
les problèmes éthiques). D'un coté l'aide humanitaire envoie des sacs
de nourriture, de médicaments, de l'autre les industriels et politique - du même
pays d'où vient l'aide humanitaire - vendent des armes. Ainsi le profit est
triple : Ecoulement des stocks, bénéfice sur les armes, sentiment de bonté et
supériorité des occidentaux qui Montrent que leur monde est le seul viable. Dans
ce genre d'éthisme suspicieuse, l'homme n'est souvent plus qu'une victime, qu'un
corps à sauver avec qui on échange rien, mais qu'auraient à nous donner, à nous
les seigneurs du monde.
----- Quelles sont aujourd'hui
les forces en présence ? Quelle est exactement la problématique ? Sur quels
tremplins grimpent les opposants pour s'autoriser à dire non à l'immense
changement social promis par l'avancé technique allié à l'industrie? et pourquoi
disent ils non ? a quoi disent ils non : à la techno science uniquement, aussi
ou surtout au libéralisme ? au changement de mode de vie , à leur avenir de
cobaye? Quel genre d'utopie entraîne les inconditionnels du progrès
?
.--Tout a t il changé, en
quelques petites décennies, ou seulement les discours ont ils changé de bouche ?
Les discours en devenant réversibles - mais cela n'est pas nouveau - et les
techniques en se développant obligent à préciser des concepts de
l'éthique. Il y a à peine
plus d'une quinzaine d'années, qui s'occupaient d'éthique? Des religieux,
quelques Philosophes ( mais pas des moindres)… Pour ce qui est de la bioéthique : Le CCNE (
comité consultatif national d'éthique ) a été créé au début des années 80, en
France, et nettement plus tard dans les pays Anglo-saxon. L' éthique est aujourd'hui une des armes de
ceux qui disent : non, tout n'est pas permis, tout n'est pas possible . Ce qui
est possible n'est pas forcément permis et ce qui n'est pas possible peut tout
de même être. En face, les
futuristes retiennent leur souffle d'émerveillement devant la conquête de
l'univers à portée d'esprit humain , ils parlent très peu d'éthique : L.Wolper
et d'autres prix Nobel scientifique affirment que la dignité humaine, l'éthique
sont.. " des inepties…des âneries " Bien sur il existe une large frange de
scientifiques , citoyens, qui s'interroge et incite à travailler à une éthique
régulatrice des modifications sociales. Mais la technique a plusieurs longueurs
d 'avance sur l'éthique. Les écologistes font toujours figure de marginaux pas
sérieux, pourtant ce qui se réalise leur donne - apparemment - raison avec un
retard d'une cinquantaine d'années sur leurs premières mises en garde, Mais rien
n'est joué, nul ne sait quel est le chemin pour l'humanité. Penser ce chemin
c'est entre autre le rôle des philosophes mais aussi de tout un
chacun.
Alors parlons un peu
d'éthique….. d'éthique en mouvement puisqu'elle se transforme, s'appuyant
sur de nouveaux concepts, questionnant les anciens., et d'éthiques au pluriel
surtout puisque plusieurs systèmes sont possibles, avec un même point de départ,
ou dépendant de différentes hypothèses de départ, mais tous se construisent à
partir du contenu du concept d'homme - de ce que l'on considère comme " le
propre de l'homme " ; puis du lien logique qui relie ce concept à la loi morale,
à ses devoirs et interdictions. Elle dépend bien sur de l'idée que l'on se fait
du monde, de Dieu, de la place de l'homme dans la nature, de la forme de
culture, de civilisation et inversement la pérennité d'une civilisation dépend
de ses morales de leurs stabilité ou souplesse.
Les concepts, aujourd'hui
utilisés ne sont pas encore totalement définis ! Quels sont ils ? La dignité
humaine / l'humanité entendue comme espèce / Les droits de l'homme étendus à la
bio Ethique / L'embryon et les limites dans le temps de la personne humaine / la
finalité de la science / Définir ce qu'est une bonne vie, et dire qui définit le
bonheur ( pas seulement les experts scientifiques) / La responsabilité étendue
en regard de l'humanité future et de la nature / Le patrimoine de l'humanité
étendu à la nature et au génome./ Le sujet humain : son indétermination , son
autonomie, sa liberté, son unicité.
Jadis pour les ancêtres (
les nôtres philosophiquement, c'est à dire les grecs antiques, mais on retrouve
le même problème un peu partout dans le mode sauf chez les adeptes de certaines
religions , en particulier dans le monde Judéo Chrétien) LA question était dans
l'antiquité, donc, celle du bonheur sur terre. C'est le propos d'Aristote, des
épicuriens et même des stoïciens ou des cyniques. Leur idée du bonheur variait mais elle était
de l'ordre du devoir, et se rattachait avec logique à leur système
philosophique… Et ils vivaient eux même cette théorie. Nous fouillerons un peu par là dans le
prochain numéro du Chichois, et pour faire bon poids nous irons à l'inverse
écouter les philosophes d'inspiration Chrétienne, en particulier Kant.
Puis nous irons du coté de
l'éthique telle qu'elle se débat avec la science, aujourd'hui.
----A quoi sert la bioéthique
? ---- A mettre des
limites à l'action humaine que ce soit sur les organismes vivants, ou sur
l'homme.. ----- A quoi
servent les experts scientifiques ? ----- A dire le possible de la
science ----- Mais la
bioéthique n'est pas qu'une discussion sur le possible, tout le possible n'est
pas permis , et pourtant les comités éthiques sont constitués en majorité
d'experts scientifiques. Ce n'est pas parce qu'une action
scientifique est possible et sans danger immédiat sur la vie qu'elle est permise
automatiquement, par exemple le clonage reproductif., la stérilisation des
semences de céréales, ou la prise des brevets sur le vivant sont possibles
techniquement, mais en principe interdits. C'est dans de telles situations que
des philosophes, des psychanalystes, des anthropologues, des juristes, des
citoyens ont droit à la parole et celle ci devrait valoir autant que celle des
scientifiques. Les experts
scientifiques sont, aussi, là pour estimer les risques, ceux que font peser la
situation naturelle ou la solution technique, et dans ce dernier cas les experts
doivent évaluer si les risques ne sont pas plus importants que les avantages que
l'on peut en espérer ? Les
experts scientifiques peuvent souvent prédirent les bienfaits et la non
dangerosité à court terme, mais de moins en moins à long terme - alors que le
long terme en question se rallonge prodigieusement : persistance de la
dangerosité des déchets nucléaires ou effets des changements climatiques, sur
des millénaires ! De plus
la faisabilité technique est, de nos jours , très en avance sur la compréhension
rationnelle des phénomènes, dans tous les domaines des sciences ( manipulation
génétique, mais aussi en physique) , la prévisibilité devient donc impossible ;
Cette avance de plus en plus rapide du faire sur le comprendre est remarquable
aujourd'hui. La certitude
scientifique comme seul élément de décision ne semble plus totalement fiable, de
nombreux acteurs sont mêlés à la polémique. Prenons par exemple les changements
climatiques, une majorité de scientifiques pensent que le réchauffement est
prouvé, mais les prédictions dans la poursuite du phénomène varient de 0,5° à 6°
pour le 21ème siècle, ce qui entraînerait des conséquences fort
différentes. Il est aussi
prouvé que la concentration de CO² ( produit par l'activité humaine) a triplé en
quelques décennies, certains pensent qu'il y a relation de cause à effet,
d'autres non. Pour ces derniers à l'origine du réchauffement il y aurait un
phénomène naturel : l'activité solaire. Pour d'autres enfin, la futurologie est une
niaiserie, on n'en a pas besoin. On pourrait poser une devinette : qui s'engage
dans la polémique, revendiquant la Vérité Scientifique pour quelle option ?
Bizarrement les industriels et scientifiques rattachés à l'industrie ne croient
pas à l'hypothèse du lien entre CO² et réchauffement, peut être ont ils raison
. C'est dans ce genre de
situation qu'est utilisable le principe de précaution : lorsqu'il existe un
risque lourd et irrémédiable durant un ou deux milliers d'années ( tous sont
d'accord) si la prédiction pessimiste se réalise., Et lorsque la prise d'un tel
risque n'est pas justifiable par un besoin, une crise vitale immédiate.
--- Que vient faire l'éthique dans
cette histoire d'incertitude scientifique ? De toute façon nous seront tous
morts avant la fin du siècle et peut être les risques sont ils surestimés . Peut
être n'est ce qu'un dernier avatar de la célèbre culpabilité judéo-chrétienne
toujours prête à fondre sur l'homme et ses actes . Peut être, peut être pas.. Il existe dans toute action humaine une
incertitude quant au résultat, c'est à cause d'elle ou malgré elle que l'homme
doit promettre et être responsable de ses actes. C'est dans le " peut être " de la science
d'aujourd'hui que se glisse l'éthique, celle ci , par le développement de pensée
qui est exigé d'elle et donc l'évolution conceptuelle qu'elle peut entraîner,
est tout de même plus riche que le sot leitmotive sans appel : " le risque zéro
n'existe pas ".
---- la place de l'éthique ne s'est
pas faite tout de suite avec la même puissance qu'aujourd'hui . Peut être parce
qu'avant , la science était peu remise en question, elle était l'espoir sans
ombre de l'humanité. Déjà au début du siècle il y avait eu une crise de
confiance vis à vis de l'industrie alimentaire, en Amérique. Les citoyens
réclamaient alors la transparence, plus de rationalité, des contrôles
scientifiques sur la fabrication industrielle des aliments, il en était né la
Food and Drug Administration, et le rôle des expertises scientifiques dans les
décisions politiques. Le problème était, comme aujourd'hui, une polémique
économique mais la bioéthique était encore dans les limbes. Dans les années 70 il y eut plusieurs
rencontres de scientifiques inquiets pour la sécurité des recherches sur les
recombinaisons de l'ADN ( sections de l'ADN recollées avec des morceaux
provenant d'espèces différentes ). .Ils voulurent tenir séparées les questions
purement scientifiques et les questions éthiques, et rester entre eux. Ils
proposèrent un moratoire sur la poursuite des recherches. Ainsi l'éthique voulant donner des leçons à
la science, c'est relativement nouveau. Relativement, parce que les physiciens
s'étaient déjà posés des questions de responsabilité à propos de l'usage
destructeur qui pouvait être fait de leurs découvertes ( bombe sur
Hiroshima). Dans l'ensemble
l'éthique s'est développée, telle que nous la connaissons aujourd'hui, surtout à
partir de la 2ème moitié du 20ème siècle ( crime contre l'humanité, déclaration
universelle des droits de l'homme, lutte contre le racisme) et la bioéthique
plus récemment encore. Les deux reposent sur les mêmes concepts.
---- Le rôle des experts
scientifiques, sollicités par les forces progressistes, comme butoir aux dérives
industrielles, au début du siècle, semble aujourd'hui s'être inversé : pour une
grande part, ils portent en avant la marche de l'industrie. Qu'est ce qui a
changé ? Hyper adaptation
de l'industrie ? Intéressement des scientifiques ? En fait comme dans toute situation,
particulièrement l'humaine, les alliances entre acteurs se nouent et se
dénouent, le sauveur d'un jour devient persécuteur, ou victime le lendemain…
mais pas toujours , cela doit dépendre s'il était sur sa vérité intérieure dès
le début au lieu d'être sauveteur dogmatique, et s'il avait la souplesse
d'adaptation aux situations. Progressiste, rétrograde ne sont pas des étiquettes
fixes et selon les moments elle seront collées sur tel ou tel.
----- Qu'est ce qui a redonné la
parole a l'éthique ? qu'est ce qui l'oppose à la science ? Comment se pose
l'éthique du 20ème siècle ? ----Sans doute est ce la deuxième guerre
mondiale qui, par force, a redonné la parole à l'éthique. Le Tribunal de Nuremberg a parlé en premier
- en 45 - des crimes contre l'Humanité. La Déclaration Universelle des Droits de
l'Homme date du 10 décembre 1948. La société internationale ( 180 pays) dira
son accord - du moins théorique - à ce principe universel sacralisant le sujet
humain universel. Des
institutions internationales se sont constituées ,émanant de l'ONU, pour agir
dans ce sens : UNESCO, OIT. La cour pénale internationale a été créée en
1998. Tous ont soutenu le
concept de " Dignité humaine " définie comme l' " irréductible humain ".
Les lois de bioéthique datent de
94, en France, les diverses commissions nationales ou Européenne datent aussi
des années 90. La
Bioéthique reprend à son compte ces mêmes notions : Humanité, Dignité Humaine ;
elle va rajouter dans ses concepts de base: l'Espèce humaine.
----- Comment s'articulent ces
notions ? ----- Tout
d'abord reparlons un peu de la morale, de l'éthique si l'on préfère.
La morale, donc, va fixer des
limites, dire le bien et le Mal.., tache risquée s'il en est : Les utopies ( à
commencer par celle de Platon ! mais elle ne fut heureusement jamais réalisée)
en fixant le Bien pour les hommes et tentant de le réaliser ont - toujours ? -
ouvert la porte à la terreur, au totalitarisme. Etait ce une étape indispensable
? enfin il semble qu'en voulant faire le bien on puisse aboutir au mal. Reste la
solution de nommer le Mal en premier, de s'en prémunir et tout ce qui agira dans
ce sens sera le Bien, cette solution n'est pas nouvelle. Il y a plus de sciences- fiction
catastrophes qu'idylliques. On a donc le mal et le bien en général et un
sujet humain universel, c'est sans doute de là ( cette unité du sujet, de
l'éthique)que pourrait advenir une perversion. On en discutera par la
suite. L' éthique de nos
jours s'appuie le plus souvent sur la morale Kantienne, sur la religion
Chrétienne.
L'Humanité est par définition
universelle. Humanité et
dignité de l'humanité soulignent que la condition humaine ne peut se réduire à
sa vie animale biologique.. Il est donc hasardeux de faire dépendre les
décisions éthiques des résultats évolutifs de la biologie. C'est pourtant une
dérive qui n'est pas toujours évitée : ainsi dans une déclaration de l'UNESCO -
qui sera rectifiée rapidement - il est dit " Le génome humain sous tend
l'unité fondamentale de tous les membres de la famille humaine " fondant
l'humanité sur une base biologique et de plus réduite au génome.
La Dignité humaine est
difficilement définie, soit de façon négative, soit la définition est acculée à
" l'irréductible humain " au processus d'humanisation , pourtant elle est la
valeur positive implicite de référence servant pour interdire les traitements
humiliants, la torture, l'esclavage et par extension le clonage.
Le droit à la vie renvoie à la vie
biologique, l'interdiction de tuer supporte des dérogations : guerre, légitime
défense, peine de mort. Au
droit à la dignité il n'y a pas de dérogations. Pour interdire le clonage est retenu la
notion d'unicité , d'autonomie et d'indétermination de la personne humaine, et
comme contre l'esclavage, est avancé l'interdit d 'instrumentalisation de tout
être humain.
La nouvelle notion éthique d'Espèce
humaine à protéger, contre l'eugénisme en particulier ou contre sa
transformation définitive par les biotechnologie est inscrite depuis 94 dans le
code pénal par les lois de bioéthique.
Au final ces notions reposent sur
la sacralité de l'être humain. Mais si on écarte les notions religieuses, en
quoi et pourquoi la personne humaine est elle sacrée ? Si la vie est un
bricolage matériel pourquoi ne peut on y toucher ?
Si le moi, l'unité de l'homme est
une illusion, qu'est ce que cela change ? Si le Sujet humain n'existe pas comme sujet
unique , s'il n'est plus universel (cf. M.Foucault, Lacan , Althuser ) quel sens
a l'éthique ? Géronime
Glasgow 
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