EDITORIAL
LA PITIE ET LA DECULPABILISATION PAR L'HUMANITAIRE SERVENT- ILS A RABAISSER L'AUTRE ?
Montrer
ou ne pas montrer les cadavres et les enfants sanguinolents et comateux. Est
ce que cela a un sens, une fonction ?
En tout cas du massacre Américain
on n'a vu aucun cadavres, peu de sang, peu de pleurs. On en a vu que la fière
détermination à vaincre, que la solidarité et la surabondance
de secours, de bénévoles, de victuailles pour soutenir les sauveteurs,
On a vu surtout les gestes grandioses et généreux des dirigeants
pour aider les victimes et les familles des victimes.
En face les civils Afghans ne sont
que de pauvres choses, des corps sans conscience, des êtres réduits
à un tas de chair souffrant. Tout de suite on a eut les images pitoyables….
En même temps que tombaient du ciel les premiers pots de beurre de cacahuète,
et que les petits enfants Américains, heureux d'être obèses,
cassaient leur tire-lire.
Ah ! vraiment heureusement que nous
sommes occidentaux c'est à dire des êtres humains évolués
, libres, bons et intelligents et riches.
M'Ba Marinella
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ECHOS
Sur le port L'annonce du transfert de Montpellier à Sète de la Compagnie des conteneurs n'a pas fait le bruit qu'elle méritait. C'est un énorme atout pour le port sétois qui recevra ainsi plus de 40 000 conteneurs par an.
La nouvelle digue fluvio-portuaire tient ses promesses: les plongeurs sous-marins ont déjà constaté que les anfractuosités attirent poissons et crustacés.
Sur cette digue, les éoliennes ne devraient pas tarder à apparaître. Si on en installe assez, il y aurait de quoi fournir Sète et Frontignan en électricité. En plus, ca pollue pas. Mais il parait que ça fait du bruit. Les poissons vont pas aimer.
Brunelin super star A Istambul, le patron du restaurant "La Marine" Jeannot Brunelin, représentait la France aux rencontres gastronomiques de Méditerranée. A l'exception de l'Algérie et du Maroc, tous les pays riverains de la Méditerranée étaient représentés à cette confrontation des cuisines nationales. Brunelin a rallié tous les suffrages en faisant découvrir la bourride à la sétoise et les moules farcies à la jet-society turque réunie dans le plus grand palace d'Istambul.
Bernard Barraillé
Non aux expulsions !
Une vingtaine de membres de l'association " Makach " de Sète et de Montpellier ont organisé une manifestation samedi 13 octobre dernier devant le Centre de rétention administrative (CRA) et le Marrakech, " bateau prison " dixit les membres de l'association. Elle répondait à une journée d'action internationale (Espagne, Finlande, Allemagne… Paris, Nantes, Lyon, etc. Le but : inviter l'opinion publique à s'insurger contre le refoulement des personnes venant rechercher l'asile économique et politique chez nous.
En Ile singulière, " marche-parcours des expulsés " du CRA au Marrakech, banderole déployée, distribution de tracts aux passants et aux passagers débarquant du paquebot n'ont pas eu l'effet escompté. Bon enfant, le mouvement a laissé les gens de marbre. Le CRA et le Marrakech ne sont pas le fruit du hasard. Vincent, président de Makach, souligne : " nous sommes devant le CRA parce qu'il s'agrandit et devant le Marrakech parce qu'il embarque les expulsés. C'est un bateau prison ! " et d'appeler à " une véritable solidarité multiethnique et culturelle entre tous car personne n'est illégal. "
Katy GOSSELIN
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BALLADE
L'oppidum d'Ensérune
Entre Béziers et Narbonne, près de Nissan-les-Ensérune, un oppidum vous attend pour revivre la vie de nos ancêtres qui de 700 avant J.C jusqu'au 1° siècle de notre ère, furent successivement étrusques, ibères puis romains.
Fouillé depuis 1915, il révèle la vie quotidienne, dont les témoins sont bien conservés, les objets d'art étant abrités dans un Musée mitoyen et d'où on surplombe l'étang de Montady, curieusement morcelé en étoile.
Ouvert tout les jours sauf mardi de 13h à 17h30. Tel 04 66 53 61 55.
. B.Barraillé
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SCIENCES
BREVES NOUVELLES DE LA SCIENCE
------Logique
ou pas logique. En 98 la directive Européenne - 98/ 44 - sur la
brevetabilité des inventions biotechnologiques, stipule l'obligation
faite aux états membres d'assurer la protection des inventions biotechnologiques
par le droit national des brevets. Une partie des états membres se
sont opposés à son application, en particulier l'Italie, les
Pays Bas, la France.
La cour Européenne de justice
vient de rejeter le recours formé par les Pays Bas .Ceux ci considéraient
que ni les végétaux ni les animaux, ni la " matière biologique
" humaine ne devaient être brevetable.
Reprenons ce terme de " matière
biologique " Introduit depuis peu dans les textes législatifs. A quoi
peut servir de réduire les êtres vivants à un tas plus
ou moins indifférencié de matière biologique ? Ce terme
fait écho à la matière première extraite des ressources
naturelles pour être transformée industriellement, vendue, stockée,
manipulée, usage industriel, marchand auquel nous réduisons
de plus en plus la vie.. Dans la directive le terme permet de contourner l'interdiction
de breveter tout " organisme " vivant.
Les Pays bas se refusent à
accorder des brevets sur le matériel biologique capable de se reproduire.
La cour de justice considère
que la directive est suffisamment protectrice puisque " elle n'admet pas
que le corps humain, aux différents stades de sa constitution et de
son développement puisse constituer une invention brevetable "
Très bien, on croit avoir
compris ce que ces mots, cette phrase, veulent dire. C'est un peu plus loin
que ça se gâte. La directive prévoit que " les inventions
peuvent être breveté", et qu'est ce qu'une invention dans
le domaine des biotechnologies ?
C'est l'association d'un élément
naturel - humain par exemple - à un procédé technique
permettant de l'isoler ou de le reproduire en vue d'une application industrielle
. Ainsi " La demande de brevets relative à une séquence ou
séquence partielle de gène humain n'est acceptable que si elle
s'accompagne d'une description de la méthode originale de séquencage
" etc..
La découverte ( interdite
au brevet ).devient une invention ( brevetable ) s'il s'y adjoint le moyen
technique de la découverte du vivant - même si cette part du
vivant préexistait à l'état naturel depuis des millions
d'années. Ainsi tous les gènes, ou séquence de gènes,
isolés, clonés, ou modifiés, de tous les règnes
végétaux, animaux et donc humain sont brevetables.
Et la directive conclut, en parfaite
contradiction avec sa première affirmation : " Un élément
isolé du corps humain ou autrement produit par un procédé
technique, y compris la séquence ou la séquence partielle d'un
gène peut constituer une invention brevetable, même si la structure
de cet élément est identique à celle d'un élément
naturel ".
L'assemblée parlementaire
du conseil de l'Europe continue à affirmer : " Ni les gènes
ni les cellules, ni les tissus, ni les organes d'origine végétale,
animale, voire humaine ne doivent être considérés comme
des inventions ni faire l'objet de monopoles accordés par des brevets.
"
Parallèlement à ces
déclarations contradictoires, tout est devenu brevetable et est, (
pour beaucoup de gènes ou d'organismes animaux, pour peu qu'ils soient
génétiquement modifiés) déjà breveté
à très grande échelle. Pour ne citer qu'un exemple, le
dernier en date : La société Myriad Genetcs vient d'acquérir
un brevet sur les gènes de prédisposition au cancer du sein,
lui donnant le monopole sur le dépistage des mutations de ce gène,
lequel dépistage devra être fait selon la méthode de Myriad
Genetics. Seulement cette méthode paraît très imparfaite,
elle
n'est pas perfectible par d'autres
que MG. Ce brevet couvrira tout diagnostic moléculaire dans le
cancer du sein, quelque soit la méthode et cela partout dans le monde
sur toutes les femmes touchées par un cancer du sein !.
Selon les estimations la méthode
laisse passer 10 à 20% des altérations du gène, mais
toute amélioration, par qui que ce soit, se verra accaparée
par GM. Actuellement le test pratiqué encore par l'institut Curie revient
à 5000 Fr., si le recours déposé par cet institut et
de très nombreux scientifiques contre ce brevet est repoussé
le test reviendra à 18000 Fr., facturé par Myriad Genetic !
Dernier détail, les bénéfices
financiers ne vont pas récompenser un travail scientifique de haut
niveau mais une stratégie commerciale : Un consortium international
avait été constitué pour traquer le gène
en cause dans les familles dans lesquelles le cancer du sein semblait héréditaire.
Le gène BRCA fut précisément localisé par le consortium,.
MG. est arrivé derrière pour séquencer la zone indiquée
et déposer la demande de brevet. Ce travail de séquençage
est aujourd'hui un travail de routine.
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Dieu existe, les embryons l'ont rencontré ! Une bien étrange
étude est parue, le 28 septembre, dans " The Journal of Reproductive
Medicine "..
Des chercheurs Américains
de New York ont voulu évaluer les effets des prières, à
distance, sur le succès d'une fécondation in vitro chez des
femmes stériles.
Les chercheurs étaient donc
à New York.
Les femmes et les obstétriciens
en Corée.
Ceux qui priaient au Canada, en
Australie et USA.
Ni les femmes ni les gynécologues
n'étaient au courant de l'expérience.
Les intercesseurs qui ont prié
n'avaient aucun renseignement sur ces femmes, si ce n'est leurs photos.
La transmission des données
a été faite par un statisticien indépendant en Corée
et un autre aux USA qui n'était pas lié aux auteurs.
L'expérience a recruté
199 femmes, elles furent réparties en deux groupes égaux quant
à un certain nombre de variable ( âge, nombre d'années
de stérilité etc.) Pour l'un des deux groupe il y eut prières
à distance, pour l'autre non.
Résultat : Sans prière,
26% de réussite, ce qui correspond au taux habituel des réussites
des Fécondations in vitro. Avec prière, 50% ! ……Ce qui corrobore
une étude précédente sur les effets à distance
de la prière chez des patients coronariens.
Aucune demande de brevet n'a
depuis cette étude été déposée sur Dieu…
Peut être par ce qu'un très vieux brevet couvre encore chaque
religion.
Nous en connaissons les retombées
: guerre de religion depuis des millénaires sous le prétexte
: Il n'y a qu'un Dieu , et justement c'est le mien, soumettez vous.
Géronime Glasgow
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SCOOP
De Sète à Frontignan… par la digue !
Dans le cadre de la modernisation du canal du Rhône à Sète, (VNF), la construction d'une digue de protection du chenal fluvio-maritime dans le port d'intérêt national de Sète a été projetée. Ces travaux, en phase terminale d'achèvement, entrent dans le cadre de la modernisation du canal du Rhône à Sète.
" Voies navigables de France " (VNF), établissement public à caractère industriel et commercial, est le maître d'ouvrage de cette digue de 2 265 mètres, 5 à 7 mètres hors d'eau selon les secteurs, située à 400 m du rivage. Le coût total, de 149,2 MF, est financé par l'Etat . Le maître d'œuvre n'est autre que le " Service maritime et de navigation du Languedoc-Roussillon ". Ainsi, le port de commerce de Sète et le port de pêche de Frontignan seront reliés. Cette réalisation répond à la nécessité d'améliorer la desserte des infrastructures portuaires, nécessaires à la croissance des échanges internationaux.
Pour le transport fluvial des marchandises La capacité de transport de convois passera à 2 x 330 tonnes et permettra aux automoteurs rhodaniens et danubiens (chargés à 1000 tonnes) d'accéder au port sétois. Le volet économique est non négligeable. Actuellement ,100 à 120 jours/an, les navires fluviaux arrivant à l'extrémité du canal du Rhône ne peuvent pas accéder au port an raison du vent et de la houle de secteur sud. Les bateaux de petit tonnage utilisent alors l'ancien canal (2,5 km en mer découverte) au prix d'une journée de voyage supplémentaire. Les " 800 à 1 300 tonnes sont parfois immobilisées durant plusieurs jours. En supprimant ces aléas, la nouvelle digue renforcera la fiabilité et la rentabilité du transport fluvial sur le port de Sète et à l'augmentation globale du trafic. Les navires pourront emprunter le chenal protégé toute l'année avec, en prime, un raccourci de 6 km.
Par ailleurs, ce nouveau tracé, évitera le passage sous plusieurs ponts levants à Frontignan, Sète et dans l'étang de Thau. De plus, tout le trafic marchandise empruntant cette nouvelle voie, la traversée de Frontignan, via l'étang de Tau et le canal du Midi par les plaisanciers sera facilité.
Impact sur la vie locale et l'environnement. La digue protégera aussi la RN 112, inondée et fermée lors de tempêtes. La navigation de commerce dans le bassin de Thau et dans l'ancien canal (assurant la continuité du canal du midi au Rhône) sera abandonné. Des facteurs positifs en découleront : préservation de la conchyliculture, protection accrue contre les risques de pollution par accidents de navigation, accroissement du tourisme fluvial avec accueil de plaisanciers, absence de coupures de circulation dues aux ponts levants, etc. Circuits pédestres, pistes cyclables, espaces arborés compléteront sont aussi projetés.
Les rejets en mer de la station d'épuration du Sivom de Sète s'effectueront à 7 km de la côte et à 30 m de profondeur grâce à l'utilisation d'un sea line désaffecté de l'ancienne raffinerie. Les experts ont privilégié cette solution au lieu d'un rejet côtier. La qualité des eaux littorales s'en trouvera améliorée d'autant.
Ainsi, cette digue fluvio-maritime conduira la canal à dépasser son seuil maximum de rentabilité économique (180 000 tonnes/an). Le trafic est axé sur l'agroalimentaire (62%), les minerais (16%), les engrais (14%), la pâte à papier (5%) et divers (3%). Du 1er janvier 2 001 au 31 mai 2 001, le trafic commercial représentait 15 000 tonnes (26%) en descente, 42 000 tonnes (74%) en remonte et 118 bateaux chargés.
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FLASH
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DE QUOI J'E-MEL
Zones à risques ?
En partant du principe que les zones à risques sont celles définies autour d'une installation Industrielle, bien que de l'intérieur les employés vivent ce risque continuellement pour trois ou quatres sous..., on se doit de définir exactement pourquoi des habitations et autres batiments publics se trouvent érigés dans cette zone risquée ? Vu l'antériorité des centres industriels par rapport aux constuctions publics on ne peut que déduire que ce sont bien les habitations, cliniques, commerces et autres qui ont obtenu permis de construire et autorisation à proximité des dits centres chimiques, pétroliers ..ect classés Seveso.
Une petite plongée dans les textes de lois ( Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement ) nous donne l'explication .
Voici donc des extraits des textes de lois sur la maitrise de l'urbanisation autour des installations industrielles à hauts risques datés de 1992 et toujours en vigueur n'ayant pas été depuis cette date réactualisés.
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Circulaire DPPR/SEI/AG.SD du 24 juin 1992 relative à la maîtrise de l'urbanisation autour des installations industrielles à hauts risques (BOMELT n° 1480-92/28 du 20 octobre 1992)
Destinataires: Mesdames et Messieurs les préfets ; Monsieur le préfet de police.La maîtrise de l'urbanisation autour des installations dangereuses constitue une composante essentielle de la prévention du risque industriel. Sa nécessité a été réaffirmée à la suite de nombreux accidents survenus au cours des années quatre-vingt. . Sur un total de 526 installations industrielles recensées dont 283 relèvent de l'article 5 de la directive 82/501/CEE modifiée dite Seveso, 285 ont donné lieu de la part du préfet à une information des maires concernés, sur les dangers présentés par les installations. Les opérations menées en ce domaine ont été à l'origine de la modification de 74 plans d'occupation des sols. La procédure de projet d'intérêt général a été appliquée sur 31 sites, et est en cours sur une trentaine d'autres. Pour 7 communes, non pourvues de POS, des périmètres d'isolement ont été établis au titre de l'article L. 421-8 du Code de l'urbanisme. ...../l. . A quelques exceptions près, les discussions entre l'Etat et les collectivités sur la maîtrise de l'urbanisation autour des sites relevant de la directive Seveso ont formellement débuté et de nombreux POS sont d'ores et déjà modifiés. Cependant, pour de trop nombreux sites, les maires concernés n'ont toujours pas reçu de l'Etat une information explicite sur les risques à prendre en compte dans leurs documents d'urbanisme. Cette situation, non seulement ne permet pas aux maires d'exercer leur responsabilité, mais, de plus, serait de nature à engager la responsabilité de l'Etat en cas d'accident ayant des conséquences graves à l'extérieur des sites industriels.
Aussi, je vous demande, en tout premier lieu, d'informer l'ensemble des maires concernés, avant la fin 1992, et par écrit, de la nature des dangers, de l'étendue des périmètres d'isolement proposés, ainsi que des mesures minimales relatives à l'occupation des sols, qu'il conviendrait d'intégrer dans les documents d'urbanisme.
Annexe I :. La démarche suivante consiste à porter, par écrit, à la connaissance des maires concernés, la nature des risques résiduels, l'étendue des zones dangereuses correspondantes, ainsi que les interdictions et restrictions d'aménagement de l'espace qui nécessiteraient d'être transcrites dans les documents d'urbanisme, à partir des données fournies par l'inspection des installations classées et la DDE. Les distances d'isolement proposées auront été évaluées à partir des scénarios figurant dans les études de dangers produites par les industriels. Ces propositions doivent, dans la mesure du possible, faire l'objet d'une concertation visant à assurer la sécurité du public, tout en préservant au mieux le développement des communes concernées, et le fonctionnement des installations industrielles. A l'issue de cette étape, il appartient aux maires de transposer ces mesures dans leur plan d'occupation des sols. Par ailleurs, qu'il existe ou non un POS, l'article R. 111-2 du Code de l'urbanisme peut être utilisé pour refuser le permis de construire d'un bâtiment qui se situerait à l'intérieur des zones à risques. En cas de non-emploi de cet article par le maire de la commune concernée, il appartient au représentant de l'Etat d'exercer à cet endroit un contrôle de légalité. Le guide Maîtrise de l'urbanisation autour des sites industriels à haut risque, réalisé en octobre 1990, par le ministère de l'Environnement, constitue un outil de travail et d'information utile dans le cadre de cette action. Dans certains cas particuliers, s'agissant par exemple de dépôts de gaz combustibles liquéfiés, ou de liquides inflammables, en cas de situation de blocage, le déplacement du dépôt peut être envisagé (Circulaire du 7 mai 1991). Le financement de l'opération peut alors être recherché non seulement chez l'industriel, mais également auprès des collectivités locales, bénéficiaires potentiels de la disparition du risque.
Annexe II : Zones de danger et zones de protection Les scénarios d'accident contenus dans l'étude des dangers remise à l'Administration par l'industriel, permettent en général de déterminer autour de chaque activité ou stockage dangereux, deux zones de danger : - la zone Z1 est la zone dans laquelle un accident aurait des conséquences mortelles pour au moins 1% des personnes présentes; - la zone Z2 est la zone d'apparition d'effets irréversibles pour la santé, ou de blessures sérieuses. Ces zones ont, sauf cas particulier, des contours réguliers. Elles sont généralement limitées par des cercles concentriques contrés sur les activités ou stockages dangereux. Ces zones doivent faire l'objet d'un porté à connaissance de l'Etat vers les maires. Dans le cas des installations existantes, la concertation qui suit est amenée à examiner, outre la sécurité des populations, les impératifs de développement des communes, et ceux liés au fonctionnement de l'installation industrielle. Cette concertation peut alors conduire à de nouvelles zones: zone de protection rapprochée (ZPR) et zone de protection éloignée (ZPE) destinées à être inscrites, dans les documents d'urbanisme, en terme d'interdiction ou de restriction à la construction. L'expérience montre que dans de nombreux cas les orientations suivantes ont été retenues: - les établissements recevant du public, les lieux de grande concentration humaine, sont interdits dans les deux zones; - en ZPE on pourra autoriser quelques constructions sans densification de l'occupation; - en ZPR, seules des installations industrielles, avec peu d'employés, possédant une culture de sécurité proche de l'installation qui crée le risque, et non susceptibles d'aggraver celui-ci, pourront être autorisées. Ces dernières zones issues de la concertation déjà citée et de l'enveloppe des zones Z1 et Z2 relatives à chaque activité ou stockage dangereux de l'installation industrielle, peuvent avoir des contours plus irréguliers que ceux des zones de danger initiales.
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Alors ? Il y a t-il eu réellement concertation entre l'état et les maires des villes ?. Les avis ministèriels ont-ils été minimisés, voire peu précis...? Les analyses des dangers potentiels servant de base aux informations destinés aux maires des communes pour l'attribution des permis de construire ont-ils été correctement effectués, scientifiquement jugés ?
Le contrôle de légalité de l'état envers les décisions des communes a t-il été appliqué correctement ?. Les promoteurs et les maires ont-ils utilisés les trop nombreux flous de ces textes jamais établis en tant que lois mais seulement en tant que.circulaire préconisant l'envoi de :..." dossier d'études et de conseils afin d'aider les Maires à prendre par eux même les décisions concenant les droits de construire autour des zones à risques."
Ces questions sont évidemment à poser dans notre ville où les zones à risques sont comme une peau de chagrin et les déclarations des responsables ( tous confondus) de notre sécurité frisant le ridicule !.
Louis Ernesto
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VIE ACTUELLE
Le bois dans tous ses états
Le Languedoc-Roussillon se met à l'heure de la construction en bois. Ce matériau de construction ancestral a été, certes, toujours utilisé, s'adaptant à tous les climats, tous les cieux. Ce n'est donc pas une trouvaille mais de nouvelles techniques de calcul et de mise en œuvre permettant le renouvellement des formes, le bois continue d'occuper une place privilégiée dans l'architecture moderne, que ce soit dans la rénovation ou carrément la construction : habitat individuel ou collectif, bâtiments agricoles ou industriels, ouvrages d'art (génie civil notamment).
Dans le domaine de la construction, le bois autorise des lignes audacieuses alliant confort, esthétique et sécurité. Léger, il s'adapte très volontiers aux travaux de surélévation de bâtiments existants. Pour autant, seul ou associé à d'autres matériaux, il doit être utilisé par des spécialistes en la matière (connaissance des essences et leur adaptation, etc). On est quand même loin de le " petite maison dans la prairie ".
En Languedoc-Roussillon, les essences les plus utilisées sont le sapin, le douglas, l'épicéa, le pin sylvestre et à crochet, le mélèze, le châtaignier, le noyer, le cèdre, le merisier, le frêne, le robinier (faux acacia). Chaque bois est retenu selon l'usage : structure, revêtements, charpentes, huisseries, aménagements intérieurs et extérieurs.
Argument de poids, le bois est écologique (1 m3 de bois contient autant de gaz carbonique " CO2 " qu'un million de m3 d'air et 1 m3 de bois absorbe et fixe 1 tonne de CO2 et produit 1,1 tonne d'oxygène). A performance égale en structure, le bois consomme 2 fois moins d'énergie que le béton et 5 fois moins que l'acier. Les chantiers " bois " sont propres, rapides (pas de consommation d'eau, éléments préparés en atelier et assemblés sur place). Côté économie d'énergie, le bois permet d'économiser grâce à son pouvoir isolant élevé. Ainsi, associé à d'autres matériaux, il offre une ambiance confortable aussi bien l'été que l'hiver. Ce programme de promotion du bois pour la construction fait l'objet d'un partenariat entre l'Etat, la Région Languedoc-Roussillon, les professionnels " bois " et du bâtiment, les architectes, etc.
Katy GOSSELIN
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LA PLUME
J'aurais pu vous apporter des bonbons, parce que les bonbons c'est tellement bon ! Mais l'auteur, Maître Jacques de grand renom m'a laissé entendre que l'heure n'était pas encore aux douceurs.
Alors, à défaut d'évoquer le Grand Jacques, je vous parlerai de Georges, Tonton Georges celui-là même dont on s'apprête à fêter les vingt ans d'absence.
Quelle étrange chose que la gloire posthume... Car s'il est bien un événement que l'on ne fêtera jamais du vivant d'un homme célèbre, c'est bien l'anniversaire de sa mort. Quelle étrange chose que la magie des nombres... car pourquoi s'arrêter à vingt ans... l'absence est-elle plus forte par laps de temps en congruence modulo 10 ou 20 ? Il faut croire qu'il y a quelque chose dans l'esprit des gens qui va dans ce sens, car croyez-moi, foi de libraire, l'opulence règne sur les linéaires. Tout le petit monde de l'édition y va de son ouvrage... les témoignages affluent et même l'univers cosmopolitain de la presse se penche sur la tombe pour une évocation sincère du grand disparu.
Notre cité n'échappe pas à cette myriade d'hommages et les Sétois vivront tout un long week-end au son d'une guitare et au souvenir des volutes qu'une pipe célèbre (et mille fois vendues) laissait échapper. Pourtant, à Sète, comme le disait de son vivant Georges, il y a un Sétois qui n'est pas emmerdant. On ne le verra pas (ou si discrètement qu'il passera inaperçu) et c'est lui et sa bande de copains que je veux saluer aujourd'hui.
Ils n'ont rien écrit, ils n'ont pas dit pas grand-chose...Ils se contentent de se retrouver, tous les ans, autour d'un grand buffet, à sacrifier sur l'autel ripaille et rimaille.. Georges est invité à chaque fois. Et si tout le monde y va de sa chansonnette, c'est le seul qui, par pudeur peut-être, ne monte pas sur scène pour y aller de la sienne. On le sent pourtant si proche.
Bernard STÉPHAN
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INTERVIEW
Le port de Sète bichonne le bois
Sète et le bois, c'est presque une histoire d'amour. En effet, le port de Sète est le portail sud de la filière bois. Dernièrement à la gare Orsetti, des professionnels du bois de tout l'Hexagone et des architectes ont répondu à l'invitation de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Sète, Frontignan, Mèze à l'occasion de la 8e " Journée méditerranéenne du bois ", manifestation biennale. Deux thèmes furent débattus : " Sète, portail sud de la filière bois " et " Le bois, matériau performant "
La performance et la sécurisation du port font que Sète est un centre de négoce international de bois tropicaux pour la Méditerranée.
Ainsi, le port de l'Ile singulière est classé 1er de la filière bois au niveau national,. Il représente 1/3 du trafic portuaire, soit, en 2 000, 129 615 tonnes à l'importation et 11 779 tonnes à l'exportation. Le terminal forestier reçoit du bois de l'Afrique, de l'Asie, du Brésil… Les installations portuaires bénéficient d'un environnement favorable (présence d'entreprises de négoce, sciage, stockage et distribution) conjugué à des atouts performants : 1 500 m de linéaire de quais multifonctions pour limiter les attentes, un tirant d'eau admissible de 11,70 m, un matériel adéquat (notamment 5 grues dont une d'une capacité de 32 tonnes), un axe routo-ferroviaire important proche du port et des laboratoires de recherche spécialisés dans les bois tropicaux (Montpellier-Agropolis).
Une scierie flambant neuve (qui sera inaugurée en décembre prochain) débite déjà 2 000 m3 de grumes dans le port. Qui dit portail dit sorties et… entrées. Dans le domaine de l'exportation, Sète peut mieux faire. C'est même une priorité constante de la CCI. Le port dispose d'une ligne directe avec la Tunisie pour le " long ". Une tentative avec l'Algérie a échoué. Et Antoine Soler, président de la CCI d'annoncer " un investissement de 30 MF poru aménager la surface de stockage des grumes en provenance et en partance, la construction de nouveaux hangars et une stratégie de diversification ". Selon lui, " ce nouvel ordonnancement sera résolu à l'été 2 002.
Faire en sorte que Sète soit connu et reconnu. Un professionnel lozérien, travaillant avec la Mauritanie, regrette d'être obligé de passer par Anvers (Hollande) et Rouen (Seine Maritime) pour l'embarquement de ses grumes et autres rondins. Ce pays entend travailler qu'avec ses plates-formes. " Le port de Sète doit donc se faire connaître" estime-t-il. " Comment, je ne sais pas, mais de Sète, la Mauritanie est tout de même le chemin le plus court que celui d'Anvers ou Rouen ".
Et la CCI de répondre : " Disposant d'un potentiel important, nous devons effectivement répondre à la demande d'exportation. Pour développer les volumes, nous devons réduire les coûts. Ce processus est en marche depuis 2 ans avec une baisse tarifaire de 15% ". Pour Thierry Méha, président du syndicat des importateurs et industriels de bois tropicaux et américains du Sud-Est, " le bois représente un objet de convoitise. Matériau de construction de tous les temps, il doit concurrencer le béton, le plastic, l'aluminium et, demain, des produits restant à inventer ", argumentant " il constitue une place de choix dans l'architecture moderne, la rénovation ou la construction. "
Information et formation En Languedoc-Roussillon ,un programme régional assure la promotion du bois : connaissance, information des jeunes sur la construction, incitations aux nouvelles technologies. Avant, la filière bois vivait en ordre dispersé. Modernité oblige, il n'est plus possible d'agir ainsi aujourd'hui. A contrario, il faut raisonner en termes de regroupement, interaction entre tous les partenaires now look. Les ports forts sont ceux qui répondent à la demande des partenaires. Sète fait partie de ceux-ci.
Katy GOSSELIN
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Le Monde des Arts
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A TABLE
Potee
Pour 4 personnes :
Ingrédients : 1 1/2 kg Poireaux 500 g Pommes de terre 50 g Saindoux 4 dl Vin blanc Eau, evtl. bouillon 1 dl Creme Vinaigre de vin blanc Sel Poivre 2 saucisses au foie 2 saucisses aux choux
Préparation : Laver soigneusement les poireaux, les egoutter, les couper en morceaux de 2 a 3 cm. Dans une cocotte faire suer les poireaux dans le saindoux, mouiller avec le vin, saler et poivrer, laisser mijoter une bonne vingtaine de minutes. Si necessaire rajouter un peu d'eau (ou de bouillon). Ajouter les pommes de terre coupees en morceaux pas trop petits, laisser mijoter pendant une bonne vingtaine de minutes. Pocher les saucisses a part. Cinq minutes avant la fin de la cuisson, ajouter la creme, laisser mijoter un moment puis corser d'un trait de vinaigre. Poser les saucisses chaudes sur la potee et laisser mijoter encore quelques minutes. Retirer les saucisses. Bien melanger la potee (selon le gout ecraser un peu les pommes de terre), corriger l'assaisonnement et dresser sur un plat chaud. Couper les saucisses en morceaux de 4 a 6 cm, les poser sur la potee et servir immediatement.
Remarques : Je prepare la potee sans les saucisses, et pose celles-ci seulement un peu avant la fin dessus. C'est parce que je trouve qu'autrement la potee prend trop le gout des saucisses.
LE CONSEIL DU SOMMELIER
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Brèves
de comptoir.
Un homme, dans son jeune temps, avait subi un grave accident d'auto. Les séquelles permanentes de cet incident est qu'il s'était fait amputés les deux oreilles. Maintenant homme d'affaires redoutable, il est débordé par le travail et veut donc engager un homme de confiance. Par contre, comme il était très complexé de son handicap, le candidat idéal serait celui qui serait très discret sur sa situation... Il commence donc les entrevues.
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C`est l`histoire d`un gars qui va voir un médecin. Le patient dit au docteur:" Docteur,j`ai un problème, partout ou je me touche je ressens une douleur. Le docteur lui répond je sais ce que vous avez: " C'est un doigt cassé."
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