EDITORIAL
Rebonjour amis Chichoinautes ! Les vacances sont terminées et le Chichois, qui a soufflé sa première bougie, reprend sa vitesse de croisière, à raison d'une parution bi-mensuelle. A son bord, il accueille deux nouveaux : Julie Gommes (chronique artistique) qui signe déjà dans notre confrère " L'Hérault du jour du groupe de presse La Marseillaise " et Edouard Marceau (chronique historique), érudit passionné d'histoire contemporaine singulière.
. Cet été n'a pas failli à la tradition avec l'arrivée massive de touristes français ou étrangers en quête de soleil, de farniente, de mer bleue… Côté festivités, Sète s'est démarquée avec la Fiesta latina, honorée de nombreux chanteurs et danseurs d'Amérique latine et la venue de l'ambassadeur du Mexique à Paris. La Saint Louis marqué par ses traditionnels tournois de joutes s'est taillé un beau succès. Après deux ans de règne agathois, la victoire revint au jeune Sétois Aurélien Evangelisti. Linda Lemay et Laurent Gerra se sont produits au Théâtre de la mer. La première a fait se tordre de rire le public. Le deuxième, simple et chaleureux, trucculent, a fait " marches " combles deux soirs de suite. Avec sa verve naturelle, sans tomber dans la vulgarité, ses mots ont le mérite d'interpeller. Il parodie tout haut ce que certains pensent tout bas. Il a enthousiasmé, charmé, fait rire, ému aussi jusqu'au frisson lors de ses hommages à Léo Ferré et Charles Aznavour.
Côté vie quotidienne, des guéguerres se sont déclarées entre la municipalité et des restaurateurs disposant de terrasses sur le domaine public, sur le déplacement de la criée… Bonne note par contre aux conteneurs à ordures entourés de rondins de bois. Il est dommageable que certains sont mieux servis que d'autre ! Peut-être qu'après les vacances, ces travaux s'étendront à toutes les poubelles à roulettes de la ville. Et pourquoi pas les faire peinturlurer par des enfants ou ados, selon leur imagination ? C'est tristounet une poubelle verte. De jolies dessins déclencherait peut-être le réflexe, chez certains inciviques, de déposer leurs détritus dedans et non pas dessus ou à côté ! Ne gardons que les bons souvenirs de l'été et affrontons l'avenir. C'est plus constructif !
Katy GOSSELIN
Une information pour les non-internautes : un exemplaire du CHICHOIS sous sa forme papier sera disponible à la médiathèque de Sète. En principe, il sera disponible des le lendemain de sa parution et consultable sur place (vous ne pourrez pas l'emprunter et le lire au coin du feu).
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ECHOS
Paquebots au quai d'Alger Non, la saison touristique n'est pas finie même si le gros des troupes vacancières est reparti vers le Nord. A preuve ce calendrier des escales de paquebots de croisière qui viendront s'amarrer aux quais du centre ville.
Les sauveteurs de la mer Durant la Saint-Louis, le canot de sauvetage est sorti de son abri du Môle pour s'amarrer au quai de la Marine. Cela afin de rappeler que son équipage est bénévole et qu'il a besoin du soutien des sétois pour continuer sa mission humanitaire.
Changement de géographie Depuis le 29 août, la géographie de Sète a changé avec la jonction finale des deux bras de la digue qui protège dorénavant le nouveau port et permet aux péniches venant du Canal du Rhône d'accéder aux installations portuaires. Sa base immergée est de 70 mètres. Sa partie aérienne sera large de 12 mètres à 5 mètres de hauteur. Outre son rôle industriel, cette digue favorisera le repeuplement en poissons de roche et crustacés dont les fameuses cigales de mer.
Bernard Baraillé
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Pas aux champs mais à la mer le sous préfet ! Aujourd'hui 3 septembre, Sète accueille le sous-préfet de l'arrondissement en la personne de Noël Fournier. Son bureau est situé près de la Capitainerie (quai d'Alger). Cette installation d'un préfet à Sète permettra de traiter les dossiers et renseigner plus rapidement les administrations et divers interlocuteurs de la Préfecture. Quant au commun des mortels, il devra attendre 2003 où l'installation d'une antenne de la Préfecture est envisagée sur l'emplacement de l'ancienne BCMO.
K.G
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BALLADE
........ Fatigués de la plage et de ses encombrements qui persistent même en septembre ? Voici une balade rafraîchissante aux confins du Gard et de l'Ardèche, à Saint Ambroix , près d'Alès où s'ouvre une des plus belles grottes de France : La Cocalière.
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SCIENCES
Plusieurs couches de transparence ça fait quoi ? opaque ou glauque ?
Cet
été on a trouvé des OGM partout,
jusque dans les des hangars de stockage à Frontignan !
--- On en
avait trouvé dans les champs , en mai 2000 : 600 hectares de colza
avaient été ensemensées avec des semences contaminées.
Normalement le colza transgénique est interdit à la production
en France, car il dissémine très facilement son ADN vers la
ravanelle, plante sauvage , proche du colza, que l'on trouve partout dans
les champs. Un peu plus tard , l'été dernier c'est plus de 4000
hectares de maïs qui ont été contaminés mais ils
n'ont pas été arrachés, il n'y a pas eu de sanctions.
En catimini la commission du génie biomoléculaire a donné
son accord pour du blé transgénique, contre l'avis de certains
experts car ils pensent qu'il pourrait être cancérigène.
--- On en
a trouvé dans nos assiettes : du maïs transgénique Starling
en principe réservé à l'alimentation animale ( car on
connaît le risque allergique pour les humains ) s'est retrouvé
dans des centaines de produits pour l'alimentation humaine.
--- Cet été
l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments
a testé des échantillons prélevés dans des cultures
de maïs, de colza, de soja non transgénique, dans 41% des échantillons
on trouve des OGM.
--- Toujours
cet été , des chercheurs Belges ont trouvé des fragments
d'ADN inconnus dans du soja transgénique de Monsanto.
L'absence
d'autorisation de culture du colza transgénique - à cause de
sa dissémination trop facile vers les plantes sauvages - n'empêche
pas les essais en plein champ de ce même colza transgénique.
Malgré le moratoire, 51 départements font pousser en plein champ,
pour essai ou pour la vente des cultures OGM.
Seuls quelques
3% des essais concernent des recherches médicales ! Mais le mot " mucoviscidose
" revient comme une incantation, un sésame qui enfonce tous les interdits,
un permis qui transgresse toute les lois.
Donc
c'est un fait, il ne peut plus y avoir de filière certifiée
sans OGM. Les semenciers qui vendent des semences génétiquement
modifiées proposent un seuil, une franchise en quelque sorte, de 1%,
il serait, ainsi, acquis que les OGM ont conquis tous les terrains.
On n'a parlé
que des céréales auxquelles il faut ajouter les tomates et autre
légumes et la viande venant d'animaux engraissée avec des céréales
à 100% OGM dans les élevages conventionnels.
C'est un
fait irréversible, qui ne peut se développer que de façon
exponentielle. Si l'on considère que le seuil normal est de 1% partout
alors qu'il y avait un moratoire, et avant cela à peine une dizaine
d'autorisations de mise en culture depuis 10 ans , et en partant de 0% ….on
peut imaginer ce que ça sera dans 10 ans .
Le
gouvernement en réponse à quelques mètres carrés
arrachés propose la transparence et le débat . ..Cela pourrait
être crédible s'il n'y avait un précédent !
Au printemps
98 le député J.Y Le Déaut avait déjà
proposé un débat public , lequel fut réalisé sous
l'égide de la cité des sciences et de l'office parlementaire
pour l'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Il fut
donné comme raison à ce débat sur les OGM:
" Un tel débat sera d'autant plus fructueux qu'il ne se réduira
pas à une opposition assez schématique entre partisans inconditionnels
et opposants irréductibles des OGM. Certes, la controverse doit permettre
à l'ensemble des arguments de s'exposer et d'être débattus.
Cependant, c'est pour mieux explorer le large espace qui s'étend entre
l'interdiction et l'autorisation des plantes transgéniques; Comment
les utiliser? A quelle(s)fin(s)? Comment limiter les effets indésirables
de cette nouvelle technologie? En somme, avec cette formule qui a fait ses
preuves dans les pays d'Europe du Nord, il s'agit d'expérimenter une
nouvelle forme de démocratie participative pour une meilleure maîtrise
sociale du changement technologique".
Il s'agit:
"de comprendre l'impact des sciences et technologies sur la société,
d'associer les citoyens aux choix technologiques".
Des
débats semblables, en Europe, ont commencé en 1992 La Suisse
est le pays qui a accordé le plus de pouvoir aux citoyens en proposant
un référendum.
Le débat
Français de 98 devait permettre à des citoyens de poser des
questions à un comité d'expert, se faisant ainsi une opinion
documentée et réfléchie, ils devaient émettre
un avis sur cinq questions, choisies par eux, lequel avis devant, sensément,
être pris en considération.
Enfin c'était
ce que naïvement ils ont dû espérer !
Pourtant
ils auraient dû se méfier pour trois raisons :
Premièrement,
ils étaient représentés par un " panel " de citoyens,
donc tirés au sort parmi toute la population Française ! Les
experts n'étaient pas tirés au sort eux ! Pourquoi le hasard
plutôt que le volontariat pour sélectionner les 15 citoyens?
Tout simplement parce qu'on avait ainsi plus de chance de tomber sur des gens
peu concernés, ignorants et dociles.
La deuxième
raison était énoncée clairement : " associer les citoyens
aux choix scientifiques " " pour une meilleure maîtrise sociale du changement
technologique " Les convaincre, en un mot, et non les écouter. "comprendre
l'impact des nouvelles technologies sur la société" Est ce seulement
pour cibler mieux les marchés ? Troisième raison : Les autorisations
de mise sur le marché du maïs transgénique ont été
données avant le débat, d'autres le seront pendant les débats
sans prendre en compte les avis de prudence des citoyens.
Toujours est il qu'ils ont, les citoyens " panellisés ", en conclusion à ce débat, donné leur avis aux cinq questions qui leur paraissaient les plus importantes.
Ces questions étaient :
L'argument final de décision est toujours - en 98 comme aujourd'hui - économique: J.Y.Le Déaut juge un moratoire impossible car il pénaliserait le commerce extérieur Français et ne donnerait pas de garantie en terme de marché.
Contrairement
à l'avis donné d'interdire l'emploi des gènes marqueurs
de résistance à un antibiotique, Jean-Yves Le Déaut préconisait
néanmoins le maintien de l'autorisation de culture pour les trois ans
prévus (1998-2001), " Malgré le risque de résistance
à un antibiotique courant, mais faute d'éléments scientifiques
nouveaux ". Tout en précisant que, "si des risques nouveaux de transfert
sont démontrés, l'autorisation sera retirée.
Les filières
sans OGM et l'étiquetage sont toujours très hypothétiques.
A l'époque on pouvait se poser un certain nombre de questions sur ce genre de débat, elles sont toujours d'actualité :
Pourquoi le débat serait il plus fructueux si on élimine les avis extrêmes ?
Pour quoi et par qui les citoyens sont ils informés? Ils le sont en sciences car "la population Française manque de formation" et il faut souhaiter que "s'élève les connaissances fondamentales pour mener le débat". Donc ils ont eu droit à une formation par des experts exclusivement scientifiques. Pourquoi pas par des experts en éthique, en philosophie, en politique, en économie, en écologie? Puisqu'il s'agit d'avoir leur avis sur les retombées économiques, sociales, éthiques, médicales, agricoles etc.. et non de leur demander de trancher une controverse scientifique! D.Lecourt - -philosophe des sciences - proposait d'accroître le rôle des professeurs de philosophie...à l'école espérons qu'il ne sera pas trop tard, alors pour le débat qui est tout de même actuel et pressant!
Quelle compétence spécifique reconnaît on à ces citoyens pour qu'on les interroge? Pourquoi ne seraient ils pas expert en liberté puisqu'ils n'ont pas de charges dans l'état, n'étant pas fonctionnaires( universitaires ), ni industriels dans les biotechnologies, ni chercheurs en manque de financement. Si on ne leur reconnaît pas de compétence il est normal qu'on ne tienne pas compte de leur avis. Mais alors pourquoi toute cette agitation " démocratique " ?
Sur quoi peuvent ils solidement fonder leur jugement en tant que citoyen? D.Lecourt propose "d'inverser la démarche. C'est à partir d'une idée publiquement énoncée du bien commun de l'humanité et de la communauté nationale que les représentants du peuple ont à examiner chaque cas concret, en mesurant le discours des experts à cette idée."
Un
décret du 18 octobre 1993 prévoit en outre l'affichage obligatoire
en mairie de fiches d'information " destinées au public ", envoyées
par le ministère de l'agriculture aux préfets et aux maires
des communes concernées. Or les refus essuyés par les associations
ont parfois été motivés par un prétexte de confidentialité,
en raison du " secret industriel ou commercial.
Au total:
essais non déclarés, mise en culture engagées avant que
les maires soient informés, ensemencement transgénique non encore
autorisé, non respect des mesures de biovigilance... , dès avril
1998 ensemencement d'une parcelle d'une hectare, en maïs transgénique
alors que l'arrêté ministériel d'autorisation de la variété
date du 3 août 1998.
On peut conclure
- sur la dissémination, de fait, et sur la pratique du secret - que
bon nombre de procédés touchant aux cultures d'OGM sont hors
la loi .
Géronime Glasgow
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SCOOP
Transit de matières radioactives sur Sète
Si nos propres déchets se gèrent avec plus ou moins d'éfficacités, nous souhaitons que ceux qui sont radioactifs et issus des centrales de France et de Navarre le soit aussi.
Mardi 28 Août une annonce non signée et publiée sur notre forum de discussion nous informait du passage d'un bateau venant charger des déchets nucléaires au port de Sète.
L'annonce faisant systhématiquement frémir et désirant surtout en vérifier la fiabilité pour ne pas laisser trainer sur ce site des infos autant fantaisistes qu'inquétantes nous avons tout d'abord contacter la capitainerie du port de Sète. le Commandant en second de cette Capitainerie n'a pas désiré ni confirmé ni infirmé cette information en évoquant le "devoir de réserve" auquel il serait soumis à ce poste. Cependant sous son conseil nous avons joint les responsables de la CCI qui participent aussi à la gestion du port. Le responsable de ce service portuaire de la CCI nous a immédiatement rassuré et nous affirmé qu'aucun bateau ne se trouvait à Sète pour y charger des déchets nucléaires et que cette information était donc fantaisiste et mensongère. Fin du premier épisode.
La suite de notre enquète menée sur ce sujet par deux membres de notre équipe à cependant montré tout le contraire des affirmations qui nous avaient été faites. Il y a bien eu un bateau qui a accosté le Mardi au port de Sète. Ce bateau se nomme le BLUE MOON et est effectivement venue charger des futs de déchets nucléaires retraités. Il est probable, mais non encore prouvé que le BLUE MOON naviguerait sous drapeau de complaisance et se dirigerait depuis Jeudi, jour de son départ du port de Sète en direction de la Chine.
La justesse de cette information nous a été confirmé. Par la même il nous a été indiqué que ce mouvement de déchets nucléaires n'était en rien exceptionnel, ni à Sète depuis plusieurs années, ni dans les autres ports Français.
Nous ne pouvons que souhaiter que les moyens de transport de ces déchets nucléaires quand ils arrivent à Sète soient fiables et protégés et que les bateaux qui les transportent en mer le soient aussi.
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LE COURRIER DES CHICHOINAUTES
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FLASH
Le 15 août 1944, avait lieu le débarquement en Provence. Moins connu, voire méconnu, que celui du 6 juin 1944, à l'instar de celui du 19 août 1942 à Dieppe (Seine Maritime - Haute Normandie), il constitue un moment fort de la fin des hostilités dans le conflit 1939-1945. Quel rapport avec Sète pensent déjà certains ? Tout simplement parce que Sète était pressenti comme port de débarquement en Méditerranée. Les habitants durent quitter la ville. Seuls durent rester un petit nombre dont la profession était indispensable à la vie locale : pharmaciens, docteurs, épiceries, etc. Finalement, ce débarquement eut lieu en Provence. Le 15 août dernier à Frontignan, un groupe d'hommes d'âge mûr, portant décorations, précédé de nombreux drapeaux, se dirige vers le monuments aux morts. Leur passage soulève de nombreuses interrogations parmi les badauds. Certains prétendent que ces hommes défilent…. Pour la Saint Louis, en l'honneur des jouteurs ! Bien sûr, le maître de cérémonie a démenti. Il s'agissait en fait d'honorer le débarquement du 15 août 1944 en Provence.
Moins célèbre que celui du 6 juin 1944 en Normandie, le débarquement de Provence n'a jamais eu la couverture médiatique qu'il devrait avoir. Souvenons nous ! Après Pearl Harbour (7 décembre 1941), malgré le désastre sanglant du débarquement canadien à Dieppe le 19 août 1942, les Américains ont été capables de préparer une force d'invasion. Sitôt les préparatifs clandestins de Cherchell (Algérie), les Américains ont débarqué le 8 novembre 1942 à Oran et au Maroc, tandis que les Britanniques, aidés des résistants locaux, prenaient position à Alger. Les Allemands ont réagi aussitôt en envahissant la zone libre en France, tandis que la flotte se sabordait à Toulon.
L'année 1942 a obligé le maréchal Rommel et l'Afrika Korps à battre en retraite devant les Britanniques et les Français libres. Jusqu'en mai 1943, l'armée française, renaissante, mal équipée, a, sous les ordres du général Juin pris une part victorieuse au combats sanglants et à la victoire en Tunisie. Ces actions ont encouragé les Américains qui équipèrent cette nouvelle armée -dénommée Armée d'Afrique - en matériel et armement. Les Américains et les Britanniques ont débarqué en Sicile en juillet 1943, provoquant la chute de Mussolinii. Aidés des Français, ils ont pris pied en Italie, dont les forces ont déposé les armes en septembre 1943. Dans le même temps, les patriotes corses se soulevaient, épaulés par le bataillon de choc, les tirailleurs et les tabors marocains. La Corse est devenue ainsi le premier département français libéré !
A la conférence du Caire en octobre 1943 et à celle de Téhéran en novembre de la même année, priorité fut donnée à l'opération Overlord, confiée à Eisenhower. Le meilleur appui à cette opération consistait à libérer un port et prendre en tenaille les forces allemandes du Sud-Ouest. Ce fut l'opération Anvil, rebaptisée Dragoon le 1er août 1944, confiée à la 7e armée US et à l'armée B du général de Lattre (appelée 1ere armée le 15 septembre 1944). Dans la nuit du 14 au 15 août 1944, une opération préliminaire a été confiée à des forces spéciales américaines et françaises (commando d'Afrique et groupe naval d'assaut). En mer, les 2 000 bâtiments de l'amiral Hewitt ont appareillé de Farente, Brindisi, Oran, Bastia, Ajaccio, avec la participation de la marine française. Ainsi, le 15 août vit le débarquement " à l'américaine " avec l'expérience de Sicile, d'Italie, de Normandie. Du 15 au 20 août, les troupes US ont poursuivi leur progression tandis que la général de Lattre a obtenu l'autorisation d'attaquer vers l'ouest. L'armée B a attaqué Toulon dès le 20 août et, après des combats de haute lutte, en compagnie des Forces françaises de l''ntérieur (FFI), les Allemands ont capitulé le 28 août 1944. Dans le même temps, d'autres forces françaises ont attaqué les 17 000 hommes de la garnison allemande à Marseille. Aidés par les FFI locaux, là encore les Français ont également obtenu la reddition des Allemands ce même jour.
La rapidité de la victoire provençale a pris de cours les plannings américains qui n'avaient qu'une idée : assurer au plus vite la jonction avec l'armée US venue de Normandie et confier aux Français la garde des Alpes et du Sud-Est. Le général de Lattre " a interprété largement " les ordres reçus. Plus tard, il a réorganisé l'armée B en deux corps d'armée. le 1e s'est vu confier l'axe Besançon-Belfort, le 2e entrant à Lyon le 3 septembre 1944, entraînant les batailles d'Autun (8 et 9 septembre) et la prise de Dijon (11 septembre).
Tous ces combats se sont effectués avec une large participation des FFI. Jean de Lattre a amalgamé 150 000 d'entre eux aux 250 000 hommes de l'Armée d'Afrique qui réunissait les Gaullistes de la 1ere Division française libre, les Pieds Noirs, les tirailleurs marocains, tunisiens et algériens, les goumiers marocains, les évadés de France, les anciens de l'armée d'armistice et les chantiers de jeunesse. Cette armée a ainsi libéré près du tiers de la France. Au nom de la France, Jean de Lattre a signé, le 8 mai 1945 à Berlin, l'acte de capitulation de l'Allemagne. (sources " Rhin et Danube " 1944).
Si ce théâtre des opérations ne s'est pas déroulé, comme prévu, à Sète, la ville a payé un lourd tribut. Les témoins de cette époque se souviennent des bombardements alliés pour déloger les Allemands, avec son lot de blessés, de morts, de maisons éventrées. Plus tard, les Américains ont utilisé les structures du port de Sète pour débarquer leur matériel.
Edouard MARCEAU
L'Armée d'Afrique en chiffres
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DE QUOI J'E-MEL
A Sète, on n'avance pas; on tangue
.... Après le refus de la CCI adressé à la nouvelle municipalité sur le projet de déplacer la criée, une nouvelle tentative est en cours: évincer la CCI de son rôle et créer une société qui acheterait un espace à Orsetti pour y installer une nouvelle Criée. -------- Les cinémas Diagonal de Sète ont mis les deux cinémas de Sète en vente. Pour la seconde fois en l'espace de quelques années notre avenir cinématographique est instable. ------- Remake des Aresquiers, les "paillotes" de Sète en bord de plage ont été sommées de démonter pour le mois d'Octobre. Ceci en considération de la Loi du littoral Français. Prière de ne pas laisser trainer les briquets et de ne pas non plus réclamer l'indépendance de Sète. Une concertation entre les propriétaires des lieux et Mr Commeinhes pourrait parvenir à l'obtention d'un délai.-------Quant au bateau "Le Florenz", lui il ne bouge pas du tout..... ------ Les touristes se plaignent de l'état de propreté des trottoirs de Sète. Excepté le circuit touristique normal :La Marine, Gambetta et la rue général de Gaule toutes les autres rues de Sèrte sont constellées de merde de chiens ! Nous ne critiquerons pas quelconque responsable local mais nous insisterons sur le jean -foutisme des habitants de Sète.
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VIE ACTUELLE
VIVE L'EURO ! Je suis d'une génération qui a connu les anciens Francs et aujourd'hui le Franc !
En mai 1960, c'était déjà toute une gymnastique pour supprimer deux zéros à notre monnaie… Nous avions alors des billets estampillés NF. Cela a pu semblé difficile mais nous y sommes parvenus. Aujourd'hui, ou plutôt demain, l'arrivée de l'Euro n'est pas encore prête dans nos esprits ! Effectuer des opérations ou des conversions avec plusieurs décimales après la virgule, voilà de quoi épouvanter bien des braves gens ! Déjà, certains économistes n'hésitent pas à attirer l'attention sur les tentations, très grandes pour certains, d'arrondir les marges ! Le cours est fixé à 6,55957 F. Aurons-nous toujours la présence d'esprit d'effectuer a conversion pour connaître le montant en Francs ? La valse des étiquettes a certainement de beaux jours devant elle !…
Il y a quelques années, les pièces de 1 centime étaient abandonnées. A présent, nous aurons des pièces de 1 centime d'Euros (7 centimes de Francs), 2 centimes d'Euros (13 centimes de F), 5 centimes d'Euros (33 centimes de F). Ce ne sont plus des portes monnaies qui nous seront nécessaires mais plutôt des sacs à dos pour transporter de notre fortune ! ! Les salaires, les retraites seront désolants à encaisser : avec 2 billets de 500 Euros, il n'y aura pas de quoi constituer des bas de laine. D'autres, par contre, n'auront aucun problème à trouver les " cantines " (les caisses) pour transporter leur épargne.
C.D.
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LA PLUME
Les vacances se terminent; il est temps de ranger les parasols, de remettre au placard les maillots et tous ces vêtements légers qui nous ont donné des semaines durant cette sensation sublime de liberté . Et comme pour prolonger ces mois d'été, nous avons deux ouvrages remarquables à vous présenter : l'un est signé par Marie ROUANET, l'autre par Jacques ROURÉ.
Le premier nous emmène "Du côté des hommes", l'autre s'occupe de leur fringale en recherchant "Un poisson dans chaque port"; et tous deux relèvent d'un même appétit : celle de l'écriture sensuelle, intimiste parfois, apéritive souvent. Marie ROUANET et Jacques ROURÉ ont, chacun de leur côté, ouvert une voie.
On ne peut s'empêcher de penser que le style de Marie ROUANET fut précurseur d'une mode aujourd'hui bien présente dans la littérature française; une écriture que l'on retrouve chez Philippe DELERM par exemple. Le quotidien devient sublime à la fois par la pertinence du regard posé sur les objets, les situations et les gens mais aussi par cette écriture riche sans être pédante. Ce qui pourrait être une simple biographie devient une invitation au voyage... un retour sur le passé qui tenterait de retrouver les liens d'amour que le temps a tissé et presque fait oublier. L'anodin devient le catalyseur de l'essentiel. En choisissant de regarder du côté des hommes, Marie ROUANET, sans délaisser son lectorat féminin, permet aux hommes de jeter un regard différent sur leur propre condition, d'y retrouver leurs propres travers, ou encore de reconnaître l'image du père ou du grand-père, mais toujours avec ce sourire indulgent d'une complicité partagée.
Jacques ROURÉ, de son côté, s'est embarqué depuis longtemps déjà dans une autre aventure littéraire peu commune : hisser le livre de recettes au rang de littérature. L'expérience n'est pas banale car avouons-le, il n'est pas d'ouvrage plus rébarbatif qu'un livre de cuisine. Par essence, ce type de publication est purement pratique ; il ne s'agit que de trouver les instructions utiles pour réussir à mijoter un bon petit plat. Mais c'est sans compter avec le génie d'un épicurien accompli qui manie aussi bien la fourchette que la plume. Il y a chez Jacques ROURÉ un jeu de séduction dans son approche de la cuisine. Son texte préliminaire est un apéritif qui n'ouvre pas seulement l'appétit mais prépare le gourmet à apprécier tous les détails de ses agapes. L'art de la table passe par l'art des mots avec ce subtil mélange d'humour et de chaleur, et le choix d'une iconographie remarquable, équilibre entre les couleurs et la luminosité. Dès les premières phrases, le ton est donné : il faut jouer de tous ses sens, se laisser prendre par l'atmosphère, s'en imprégner complètement, devenir un élément actif de cette alchimie où le plat servi ne peut se séparer de son espace culturel pour être pleinement savouré... et justement honoré. A lire donc, ces deux ouvrages marqués d'une même sensualité : Du côté des hommes de Marie ROUANET Ed Albin Michel 98F --------Un poisson dans chaque port de Jacques ROURÉ Ed Équinoxe 144,31F
Bernard Stephan
Le club de lecture "Lire et Dire" reprend ses activités le jeudi 13 septembre au restaurant "The Marcel".
Deux ouvrages ont été sélectionnées pour cette séance de reprise : La Beauté du Geste de Jacques Laurans et La métamorphose des tubes de Natalie Nothomb. Pour cette première réunion après les vacances, "Lire est Dire" recevra à sa table l'auteur de "La Beauté du Geste". Un séance qui ne manquera pas d'intérêt. En guise de récréation, des passages de l'ouvrage seront lus par un comédien ami de l'auteur. Il vous suffit de venir nous rejoindre le jeudi 13 septembre à partir de 19h45 au Restaurant The Marcel, rue Carnot à Sète. ( Réservation conseiler au 04 67 74 20 89) Pour tous renseignements complémentaires, n'hésitez pas à téléphoner à Bernard à La Maison de la Presse tél : 04 67 74 36 98.
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Pour tous ceux qui n'arriveraient pas à se procurer les ouvrages que nous présentons, n'hésitez pas à nous adresser un E-Mail. Le chichois se fera un plaisir de vous conseiller ou de vous trouver une solution pour vous le procurer. : Bernard Stéphan / Maison de la Presse 1 rue général de Gaulle
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INTERVIEW
POUR SON DEPART, LE COMMISSAIRE VOLE. Non non pas de supputations intempestives ! Pour son pot de départ, le 26 juillet dernier, le commissaire Jean-Jacques Colombi a bel et bien volé mais en… ULM. Un beau cadeau qui lui a été offert, entre autres, par ses nombreux amis.
Entré dans la Police nationale en septembre 1977, Jean-Jacques Colombi était commissaire adjoint à Sète depuis août 1999. Il rejoint la Police judiciaire (P.J.) de Nice où il occupera les fonctions de chef de la brigade des stupéfiants. La PJ est pour lui " la concrétisation d'un rêve de jeunesse, un retour aux sources, une cohérence dans son parcours de policier ". Cette unité n'est pas une inconnue pour lui qui, durant 7 ans, a exercé en Italie le poste d'officier de liaison de la Police judiciaire française. Son travail portait sur les diverses affaires franco-italiennes avec quelquefois une portée internationale. Mais voilà ! , pour endosser l'uniforme de commissaire, il lui fallu faire un passage obligé en Sécurité publique. Affecté à Sète, " marquée par le caractère méditerranéen ", il y a découvert un aspect méconnu de la police : " l'implication dans la vie locale ". Avec le commissaire principal du commissariat sétois, Séraphin Parra, Jean-Jacques Colombi a notamment mis sur pied le contrat local de sécurité et la police de proximité.
Jean-Jacques Colombi a emporté dans ses bagages une partie de l'Ile singulière : " ses couleurs, sa luminosité, les canaux, la Pointe Courte, sans oublier la propension à désobéir de certains insulaires qui faisaient le charme de la cité. "
A Nice, Jean-Jacques Colombi rejoint une autre grande pointure - de la justice celle-là - en la personne du procureur de la République, Eric de Montgolfier, bien connu pour faire la grande lessive. Ce qui fait dire à notre ex commissaire : " Il lave plus blanc que blanc ".
Jean-Jacques Colombi, affichant une truculence, une gaieté, un humour certains sous un air parfois austère, nous souhaitons une bonne intégration dans ses nouvelles fonctions à l'instar de sa " déjà " belle carrière. Quant à son remplaçant en terre sétoise, c'est encore top secret !
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Expo : L'art dans tous ses états Jusqu'au 14 octobre, le Centre régional d'art contemporain (Crac) - 26 quai Aspirant Herbert à Sète - accueille une exposition décalée.Morceaux choisis.
Le Crac accueille les travaux de Dominique Gauthier qui emmène le spectateur " d'une limite à l'autre' et ceux du trio Noël Dolla, Shirley Kaneda et Bill Komoski, instigateurs de " 3 set in 7 ". " Surprenante " est certainement le mot juste pour qualifier l'exposition de Dominique Gauthier. L'artiste, farouchement engagé pour l'essor de la pensée dans l'acte de peindre, ne semble pas avoir vraiment réfléchi avant d'avoir peint… Son travail s'articule autour de formes et taches étranges sur fond blanc, comme une sorte de défoulement. L'acrylique et la peinture à l'huile jetés sur la toile blanche, sortis du tube au hasard, donnent une série de tableaux difficilement compréhensibles.
Une possible remise en question de l'art. Dominique Gauthier veut-il choquer à la manière de Marcel Duchamps ? ll y a quelques années, ce dernier retournait un urinoir, le posait sur un socle et le signait, remettant en cause l'art et les artistes. " Est-ce vraiment de l'art ? Qu'est-ce qu'un artiste ? L'auteur de ce travail est-il réellement un artiste ? " Face au travail de Gauthier, on se pose les mêmes questions.
Noël Dolla, quant à lui, effectue un travail de volume et de matière avec son " jeune homme à l'œillet " et sa jeune fille à l'œillet ". Les judas, ces vulgaires accessoires, deviennent des œuvres d'art, entourées de tissus et de mousse, qui peuplent toute une salle du Crac… Une bonne idée à découvrir.
Bill Komoski fait exploser les couleurs à l'acrylique. Utilisant les tons primaires purs ou mélangés, l'artiste fait transparître son amour et son désir de peindre dans une série de tableaux. Comme d'habitude, on trouve de tout au Crac mais, pour cette exposition estivale, les artistes se sont surpassés. Avec une certaine provocation, ils démontrent que l'art contemporain est bien loin de l'art académique, celui des tableaux qu'il suffit de regarder pour tout comprendre. Leur art fait place à l'interprétation.
Julie GOMMES
A voir jusqu'au 14 octobre tous les jours de 12h30 à 19h (sauf les mardis). Entrée libre. ___________________________________________
A TABLE
Crêpes à l'orange
On peut faire cuire les crêpes plusieurs heures à l'avance et les laisser à la température de la pièce jusqu'au moment de les réchauffer dans la sauce.
Ingrédients: 1 tasse de lait (250 ml) -- 1 c. à thé de zeste d'orange râpé (5 ml) --2 oeufs bien battus --1 tasse de farine à pâtisserie (250 ml) --1/4 tasse de sucre granulé fin (60 ml) -- 1/2 c. à thé de sel (2 ml) Ingrédients pour la sauce à l'orange ---- 4 c. à soupe de beurre (60 ml) -- 1/2 tasse de sucre à glacer (125 ml) -- 4 c. à soupe de zeste d'orange (60 ml) -- 1/2 tasse de jus d'orange (125 ml) -- 2 c. à soupe de cognac (30 ml).
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Brèves
de comptoir.
Les Anglais ayant inventé les mots shareware, hardware, software, freeware, Netware, etc. ...la noble Académie Française a tenté de les traduire. Voici le résultat :
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