ECHOS
Que d'eaux Le gros orage du vendredi 6 juillet a une fois de plus mobilisé les pompiers et inquiété pas mal de sétois, surtout ceux qui habitent le bas de Saint-Clair. On a revu de véritables torrents dévaler la colline avant de remplir les égouts du bord de mer. C'est un phénomène qui va en s'amplifiant chaque année, à mesure que le béton remplace les terres qui, autrefois, absorbaient une partie des eaux.
Petites joutes Sur les places, c'est un spectacle amusant que celui des joutes sur chariots organisées par des jouteurs chevronnées pour initier les enfants. Il faut voir l'ardeur de ces jeunes combattants qui préparent ainsi la Saint Louis 2030. Tout se passe comme chez les grands: un jury (qui se fait parfois engueuler... par les parents), des qualifiés pour la revanche et des vainqueurs explosant de joie. C'était le cas le 5 juillet sur l'Esplanade où notre photographe a surpris ces affrontements.
Au marché On a retrouvé le sympathique Marché de la Tielle et des vieux papiers qui s'est installé le dimanche 8 juillet sur la Placette. Les brocanteurs du papier, des cartes postales et des bouquins étaient au rendez-vous. Sous le barnum municipal, Cathy Lopez et son équipe des Archives nous préparaient pour la Saint-Louis en présentant 50 ans de programmes de la Fête locale sétoise.
Bernard Baraillé
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BALLADE
LES BALADES-FRAICHEUR AU BORD DE L'HÉRAULT ( 3 )-
A Brissac
De retour à Causse-de-la-Selle, reprenez la route en direction de Saint-Bauzille. Elle est maintenant loin du fleuve dont vous surplombez les larges méandres engendrés par le barrage. Mais la route redescend et bientôt,vous retrouvez le voisinage de l'eau. Arrivés au pont de Saint-Etienne d'Issensac, surplombé par une belle chapelle romane, traversez-le même s'il vous parait très étroit. Garez-vous près de la chapelle ou au bord de l'eau : c'est un lieu de baignade très couru. Sinon, reprenez la route et en deux kilomètres vous arrivez au barrage de Brissac:
Un lieu enchanteur : vous y trouverez un restaurant rustique en plein air, sous les grands arbres, près de la cascade. Les étudiants du M.U.C y ont aussi installé leur base de canoë, la meilleure des gorges avec Kayapuna (voir precedent chichois).
Tout autour, sur l'une ou l'autre rive, vous pourrez pique-niquer et barboter dans la meilleure des eaux. C'est de là aussi que l'on vous conduira à St Bauzille du Putois d'où vous descendrez en canoé la partie haute des Gorges. Elle est à la portée de tous, même des moins sportifs, et vous fera traverser de beaux paysages sauvages.
B. Barraillé
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SCIENCES
A propos des nouveaux héros de la science révolutionnaire ( roulement de tambour) de la reproduction et autres merveilles de la technique . Approchez, approchez, venez applaudir le spectacle !
Rappelons l'histoire
:
Un couple de frère et sœur,
chacun d'eux célibataire et en âge d'être grand parents,
ont conçu ensemble et avec l'aide d'une donneuse d'ovules, un enfant
dont le rôle sera principalement de gérer leurs biens lorsqu'ils
seront morts. On est partagé entre plusieurs réactions : la
franche rigolade, la compassion pour le pauvre enfant, et en même temps
cette histoire a un coté mythique si ce n'est qu'ils n'ont pu freiner
pour s'arrêter au symbolique, ils ont dérapé et sont venus
s'encastrer dans le réel.
On peut aussi être admiratifs
:
Super ! l'inceste sans attouchements
incestueux et même sans trop de consanguinité ! quel progrès
! quelle merveilleuse époque et c'est plus un " progrès " des
mentalités que des techniques (et encore moins un progrès de
la science et peut être un niveau zéro pour la pensée)
. En effet le niveau de technicité est juste celui de l'insémination
artificielle, celle pratiquée pour le bétail, plus une fécondation
in vitro, rien qu'on ne pratiqua déjà couramment il y a quelques
dizaines d'années,
Mais pour que cette héroïque
transgression des interdits soit franchie il a fallu une longue maturation
des mentalités !( et physique pour la mère, puisqu'elle a 62ans
!) Ne jouons pas les naïfs dans les familles " normales ", archaïquement
naturelles, se pratiquent aussi les mariages et les naissances destinées
uniquement à perpétuer le lignage et garder les biens matériels,
généralement pour le plus grand malheur psychique des descendants.
Alors qu'y a t il de plus ou de moins dans le cas de la mamie inséminée
par le sperme de son frère avec l'utilisation d'un ovule acheté
- et dont la propriétaire ne compte en aucune façon ?
L'enfermement y est poussé
d'un cran, il n'y a même pas à faire l'effort de la moindre exogamie,
la plus petite tentative vers l'autre, et grâce au clonage on pourra
aller encore plus loin dans la reproduction du même, dans la peur de
l'extérieur, du différent, dans le recul - refuge vers une reproduction
amibienne !
Nous qui avions cru comprendre -
en suivant Lévi- Strauss , et bien d'autres - que l'interdit de l'inceste,
plus qu'un interdit est une obligation à aller voir hors de la tribu
, à échanger des biens et des liens… et bien nous n'étions
pas du tout tendance ! le monde avait du évoluer sans nous.
La possibilité du clonage
est plus du domaine du rêve, de la propagande que de la réalité,
de même que les thérapies géniques. Cependant il met,
déjà, en évidence des changements et des résistances
dans les représentations sociales.
Regardons, plus largement, sur quoi repose la polémique à propos
du rôle de l'éthique dans l'application des biotechnologies ?
Comment s'expose t elle, à
l'aide de quels concepts ?
La première constatation
est que cette polémique déclenchée par les progrès
et surtout les projets des biotechniciens, oblige à préciser,
redéfinir, même à forger de nouveaux concepts . Les évidences
ou le flou artistique sur lesquels étaient confortablement assis notre
idée de l'humain, de ses buts, de sa place dans le monde devront être
amenés à la lumière, confrontés, peut être
abandonnés dans cette confrontation.
Risquons nous, successivement, en compagnie des concepts phares dans cette polémique : la dignité humaine, l'humanité, l'espèce humaine, liberté et déterminisme, la vie en ce qu'elle a de sacré ou au contraire d'identique au monde inorganique, l'individu et l'autonomie, la définition de l'embryon à partir de quand est il une personne potentielle, et surtout quel est le propre de l'homme, sa place dans le monde, son essence - en a t il une ? - son " bien " son bonheur ? la responsabilité.
La dignité humaine , l'humanité et l'espèce humaine.
La dignité humaine et le
concept d'humanité, sont des catégories juridiques récentes.
L'autorisation du clonage humain
se heurte à ces deux notions et à une encore plus récente
dans le droit: celle d'espèce humaine dans sa globalité.
La dignité humaine n'a pas de définition positive lorsqu'elle
est donnée par le législateur, il énumère seulement
les conditions qui l'empêche , les interdits : esclavage, torture .
On essaye de la définir comme "l'irréductible humain " , faisant
intégralement parti du " processus d'hominisation ", sans en dire plus.
La dignité humaine se différencie, fait face à la vie
biologique.
Le droit à la dignité
humaine et son obligation de respect de chacun face aux autres ne souffre
aucune dérogation quelques soient les conditions, alors que l'interdit
de meurtre - qui protège la vie biologique - permet, lui, quelques
dérogations ( guerre, légitime défense ).
C'est parce que le clonage est perçu
comme une tentative d'instrumentalisation de l'être humain (il est transformé
en instrument, en simple moyen, pour servir le projet d'un autre) et donc
une forme d'esclavage que l'on craint une menace pour la dignité humaine.
Dans les pays anglo-saxons, les
principes, dans leur universalité, pèsent moins que les notions
de plaisir et de peine attachées aux conséquences des actions
(le Frère et la sœur allés bricoler leur rocambolesque reproduction
aux USA). C'est cette opposition philosophique qui a donné lieu à
des interventions intempestives de la part de certains savants Anglais ou
Américains, et non des moindres, ainsi pour L.Wolper la dignité
humaine est " une ânerie … une ineptie " .
Le pragmatisme anglo-saxon n'oppose
pas clonage et dignité humaine d'une façon générale,
abstraite, il cherche une réponse cas par cas, la seule question est
: y aura t il, dans tel cas, amélioration des conditions de vie ? oubliant
de dire ce qu'est cette amélioration et quelles peuvent en être
les conséquences pour le reste de l'humanité, ou simplement
les proches . Le domaine de la raison universelle se trouve ébranlée
par un sentimentalisme individuel. Le clonage pourra toujours trouver une
justification sentimentale : maladie ou perte d'un enfant. Mais le dilemme
ne peut être solutionné aussi facilement, ainsi si une famille
veut faire cloner un enfant mort on peut dire que cette famille sera consolée
et donc souffrira moins mais à quel prix pour l'enfant à naître
! et même pour l'évolution de ces parents là.
Peut on légiférer
au cas par cas ?
N'est ce pas une contradiction dans
les termes ? Comment va t on choisir les cas relevant du clonage de ceux qui
en seront privés ?
L'instrumentation de l'être
humain, dont il est question en opposition à la dignité humaine,
transforme le sujet humain en chose servant une finalité autre que
la sienne propre. Il en va ainsi dans l'esclavage et dans la torture qui brise
par la force la liberté d'auto détermination de l'être
humain, et aussi dans une programmation du génome d'un être humain.
Cependant on peut se demander en quoi la liberté a besoin de l'indétermination
génétique, soupçonnant l'insistance d'un vieux problème
philosophique : " liberté et déterminisme ", alors que des notions
- venant des sciences dures - transforment, maintenant, cette opposition en
complémentarité . En quoi le hasard est il le fondement de la
liberté ? Et de toute façon les parent n'ont ils pas toujours
un projet sur leur enfant - projet toujours plus ou moins névrotique
et enfermant ?
De plus le génotype ( le
codage génétique) sera choisi - ce qui ne veut pas dire que
le phénotype ( l'être réalisé) sera le même,
ainsi les vrais jumeaux ne sont pas totalement identiques, mais si cela est
vrai pour des détails dépendants de l'interférence avec
des circonstances extérieures, au regard des autres c'est l'identité
qui est vue et renvoyée.
La Commission Consultative Nationale
d'Ethique (CCNE) déclare " une telle tentative de reproduction à
l'identique d'êtres humains dont le génome dépendrait
non plus de la loterie de l'hérédité mais d'une volonté
extérieure porterait gravement atteinte à l'indispensable indétermination
originaire " La loterie comme soubassement de la liberté ? oui
car elle fait échapper aux normes humaines, à la toute puissance
humaine, car elle permet qu'émerge du totalement nouveau, des solutions
proprement inespérées, elle permet que chaque être soit
un secret, un mystère à soi même et aux autres. La loterie
préférée à la raison technicienne met en évidence
la méfiance, de certains envers la toute puissance humaine et cette
méfiance contrarie les fans des biotechnologies qui prétendent,
réellement, remplacer Dieu ou la nature pour guider l'évolution
de la vie.
Dans les lois bioéthiques,
le code pénal sépare la protection de l'espèce humaine
( crime d'eugénisme reconnus en 94) de la protection de l'humanité
( procès de Nuremberg en 45, inscrit dans les lois en 92). Avec les
droits de l'homme puis du crime contre l'humanité, la notion d'humanité
prend une signification éthique et juridique.
La CCNE, dans les lois de bioéthique
de 1994 à l'article 16 - 4 précise que " nul ne peut porter
atteinte à l 'intégrité de l'espèce humaine. Toute
pratique eugénique tendant à l'organisation de la sélection
des personnes est interdite " C'est la première fois que l'on doit
se soucier de l'espèce dans son ensemble, du point de vue de l'éthique.
Le conseil constitutionnel Français,
saisi de la loi sur le respect du corps humain et de celle sur la Procréation
Médicalement Assistée ( PMA) avait proclamé
à cette occasion que la " sauvegarde de la dignité de la
personne humaine contre toute forme d'asservissement et de dégradation
est un principe à valeur constitutionnelle. "
Ces formulations sont un peu abstraites.
Qu'en est il de cette dignité plus sacrée que la vie même
? Pourquoi devons nous songer à protéger l'espèce humaine
? Parce que les réponses à ces questions ne sont pas - ou plus
- intuitivement évidentes, ni raisonnablement démontrées
pour tous, ou encore trop nouvelles, il serait bon d'y aller voir de plus
près.
De se demander sur quel axiome reposent
ces théories qui veulent imposer un droit de regard de l' éthique
sur la science ? Des théories qui visent à maintenir la suprématie
des idées générales - Humanité, dignité
humaine - sur nos désirs et droits individuels, n'est ce pas un peu
désuet ? Cela sent un peu sa métaphysique ! Et de fait, à
coté des contestataires de profession, des écologistes de tous
poils nous trouvons beaucoup de Chrétiens.
Ellul, H.Jonas, pour ne citer que
les plus connus, les plus prolixes, mais aussi nombre des membres des diverses
commissions d'éthique, sans parler des groupements de catholiques et
du pape, se fondant sur une essence humaine supérieure à toute
créature et toute nature s'opposent radicalement à la
conception matérialiste et scientifique pour laquelle la vie n'est
qu'un cas particulier de la physique et de la chimie inorganique, et l'humain
de plus en plus indifférencié des autres primates. Et pourtant
n'est ce pas sur les prétextes Chrétiens d'aide aux plus démunis
- malades, affamés - que s'institue la domestication totale de nos
vies par une certaine économie qui emploi les biotechniciens ? Métaphysique
contre sensibilité débilitante !
Le pape contre loft story, n'y a
t il pas d'autres voies ?
Et pourtant n'est ce pas aussi sur
l'idée d'un homme plus fort que la nature, dominant toutes les espèces
que se basent les Prométhées modernes, plus forts que les dieux
même, ils sont nommés pour aider, dynamiser l'évolution
de la vie, de la planète ! Le Dieu fait homme rejoint, dépassé
par l'homme divinisé dans et par ses pouvoirs.
Que nous dit H.Jonas, le père
du principe de précaution, et catholique ?
La philosophie s'est jusque là
intéressée à l'action des humains entre eux et non au
rapport de l'homme et de la nature, à l'homme en tant que force agissant
au sein de la nature . L'homme d'un coté est un être naturel,
d'un autre coté il la dépasse . La nouveauté de la problèmatique
de notre époque est de savoir penser la responsabilité vis à
vis de l'espèce et de la nature toute entière. Et cela
parce que le pouvoir de l'homme est immense, sa responsabilité est
en proportion, mais nous ne pouvons exercer une puissance accrue que si le
pouvoir de prévision est augmenté, ce qui n'est pas le cas.
Responsabilité et liberté
sont complémentaires. L'homme est responsable parce qu'il est libre.
Il est responsable de la protection de l'espèce humaine telle qu'elle
est et devra être dans le futur car elle a une valeur très particulière
dans le monde. L'autre tache est de dire ce qu'est le bien de
l'homme, ce que l'homme doit être mais aussi ce qu'il n'a pas le droit
d'être, ce qui l'amoindrit et le défigure.
Lors du prochain Chichois nous discuterons ces thèses et nous regarderons le problème du déterminisme et de l'aléatoire traité par des scientifiques tels que Le chimiste Prigogyne ou le biologiste H.Atlan, à bientot.
Donnez donc votre avis : par mail (infos@opisline.com)
Géronime Glasgow
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EDITORIAL
Analysé dans un article paru dans le journal Le Monde du 5/07, le tourisme dans le Languedoc-Roussillon et en particulier sur nos côtes s'enliserait. Tourisme familial, location habituelle et repas bon marché serait le mode de fonctionnement de nos touristes qui passeraient leurs principales activités à la plage, spécialité peu lucrative pour la ville au demeurant.
Les plus jeunes et les plus à l'aise financièrement auraient des préférences pour l'arrière pays où festivals, artisanats et manifestations de qualité ( classiques, théâtrales, historiques) se marient parfaitement aux sites exeptionnels de la région.
A t-on suffisamment développé le commerce et l'artisanat de qualité ? A t-on suffisamment développé de lieux culturels variés et originaux ? Avons nous su mettre en valeur nos rues, nos quartiers ? Ou avons nous entièrement confiés au soleil et aux souvenirs de plage, made in japan, la richesse de notre hospitalité
Une information pour les non-internautes : un exemplaire du CHICHOIS sous sa forme papier sera disponible à la médiathèque de Sète. En principe, il sera disponible des le lendemain de sa parution et consultable sur place (vous ne pourrez pas l'emprunter et le lire au coin du feu).
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SCOOP
Succès mérité, SHREK entièrement réalisé en "images de synthèse" par la société DREAMWORKS de Steven Spielberg passe actuellement en salle à Sète.
Tout l'intérêt d'une réalisation en images de synthèse est de permettre à une projection de se situer entre le dessin animé, dont le film tire tous les avantages dans les expresions des personnages et des mouvements, et le film avec notament un rendu des surfaces et de l'environnement très proche de la réalité.
Les enfants très jeunes et habitués aux contes de fées à la Disney risquent d'être surpris et peut-être étonnés. En effet SHREK s'applique à démolir toutes sortes de manifestations à l'eau de de rose, telle par exemple la scène ou la princesse chante avec un doux oiseau bleu et fini par lui piquer les oeufs qu'il couvait afin de les faire frire au plat.
A voir absolument !
Loft Story Partout annoncé et cité Loft Story ferait 25 % d'audience. Cela nous rassure de savoir qu'il ya 75 % de téléspectateurs qui ne se sentent pas concerné par le train-train des locataires du Loft. Et en plus c'est terminé.
Vent Attention, les Sétois le savent bien, le fort vent que l'on a quelquefois provoque assez souvent des situations dangereuses. A preuve, les services de sauvetage en mer sont sortis à l'appel de l'équipage d'un Catamaran renversé et les pompiers de Sète ont sauvé sur les plages une petite fille de 13 ans qui à échappé de peu à la noyade et plusieurs baigneurs en difficulté.
Les effets conjugués de la mer et des vents dans notre Golfe du Lion sont très particuliers et violents, et assez différents de ceux de l'océan Atlantique, alors soyez très prudents et ne risquez pas votre vie et ceux des sauveteurs.
Louis Ernesto__________________________________________________________
LE COURRIER DES CHICHOINAUTES
lectrices, lecteurs et internautes de tous horizons...
Profitez de vos congés pour passer à l'écriture. Bon défouloir et mise au net de vos pensées. Envoyez nous vos articles, nouvelles ou reflexions nous vous publierons dans ce CHICHOIS
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FLASH
Question d'intérêt
local : A qui appartient la villa/cabanette située à l'emplacement
du cratère du Saint Clair ?
Et oui, le Languedoc
n'a pas toujours été cette terre de soleil et de calme géologique que nous
connaissons. Il y a, à peine quelques 700 000 ans, Agde et Saint-Thibéry retentissaient
encore du grondement sourd des volcans et la lave jaillissait des Monts Ramus
et du Mont Saint-Loup à Agde . Ces formations volcaniques "dites récentes"
se regroupent en une "chaîne" qui court depuis le Cap d'Agde, au Sud, à la
suite du Mont Saint Loup à Agde et du Mont Saint Clair à Sète. ---
jusqu'au Nord de Millau.
. Ne nous trompons pas sur les termes : "une chaîne volcanique", certes,
mais qui n’a rien à voir avec l'alignement compact de volcans comme celui
que l'on voit dans la Chaîne des Puys cite Géospace. Dans la chaîne
languedocienne, toutes les laves ont la composition de "basalte"et forme une
traînée volcanique d'une centaine de kilomètres de long s'étendant
en mer et cela jusqu' à 30 kilomètres au sud du Cap d'Agde.
Les volcans du Languedoc seraient les petits cousins méridionaux de ceux du Massif Central, et résulteraient de l'activité du "point chaud" qui existe sous ce massif Leur tracé matérialisant la géométrie des fractures de l'écorce terrestre qui ont permis au magma de remonter jusqu'en surface. L'âge de ces volcans est de plus en plus jeune au fur et à mesure que l'on se déplace vers le sud. L'activité volcanique a donc progressivement migré, entre -7 millions d'années et 700 000 ans, depuis les Causses jusqu' à la mer.
Ainsi une petite douzaine de "volcans stromboliens" apparaissent entre le Cap d'Agde et Clermont-l'Hérault. La petite taille de ces édifices tient simplement au fait que les éruptions qui sont à leur origine ont été de courte durée : quelques semaines tout au plus. Quant aux coulées, elles sont en général, peu visible dans la topographie. Elles encerclent parfois le cône qui leur a donné naissance comme aux Monts Ramus.
"Une grosse douzaine de volcans éparpillés autour du lac du Salagou... Les éruptions sont ici plus anciennes (autour de 2 millions d'années). Les cônes ont été rabotés et les plateaux qui dominent le lac, au Nord, sont autant de coulées mises en relief par l'érosion. Quant aux fameuses aiguilles noires qui traversent les ruffes rouges si typiques du Lodévois, ce sont d'anciennes cheminées volcaniques dégagées par l'érosion (necks). Une vingtaine bien alignés le long d'un axe Nord-Sud et calmement posés sur le causse du Larzac, entre Brenas et Les Rives ... C'est le pittoresque plateau de l'Escandorgue. L'activité volcanique y est légèrement plus ancienne que dans le Lodévois (entre 3 et 2 millions d'années). Les cônes ont pratiquement disparu et les coulées sont réduites à de vagues collines molles. Plus au Nord, quelques pointements volcaniques sont dispersés sur le Causse, et jusqu'au Nord de Millau. Leur âge : autour de 6 millions d'années" .
Après avoir passé Villeneuve-lès-Béziers puis Portiragnes, on remarquera peut-être une petite colline sur la gauche, entre Portiragnes et Vias. Il s'agit d'un ancien volcan strombolien situé à l'extrémité sud de la chaîne des Puys, à la suite du Mont Saint Loup à Agde et du Mont Saint Clair à Sète. Culminant à quelques dizaines de mètres d'altitude, il pourrait passer inaperçu bien qu'ayant une importance capitale dans la construction du Canal du Midi. Cet ancien volcan a en effet été utilisé comme carrière d'où ont été extraites les roches basaltiques que l'on retrouve sur la plupart des ouvrages de la région. Pour faciliter le transport de ces pierres, un canalet reliant le Canal au pied de la colline distante de quelques centaines de mètres en facilitait l'acheminement. Ce canalet ne permettait pas le croisement de péniche et seule la zone de chargement offrait la possibilité d'effectuer les manoeuvres. Aujourd'hui, ce Canal est en partie bouché, mais on peut en retrouver les traces au sud. Le vocan de Roque-Haute est aujourd'hui une réserve naturelle.Elle est riche d'un milieu naturel très divers, aussi bien en flore qu'en faune. On y trouve en particulier une fougère très rare (la Marsilia) et des isoètes.
CD.
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DE QUOI J'E-MEL
Vivre en France
La France comptera bientôt autant de centrales que de départements, on appelle cela l'exception Française. Tous les autres pays d'Europe ont pris une position opposée :
Tous nos voisins Européens ont-ils pensé que le nucléaire pouvait être excessivement dangereux ?
Données "réseau sortir du nucléaire" L.Ernesto
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VIE ACTUELLE
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LA PLUME
La lecture doit être un enthousiasme quels que soient le livre, le sujet, l'auteur. Et il y a bien longtemps que je n'ai pas ressenti ce plaisir. Mais je devrais parler au passé car le dernier ouvrage d'Arturo Pérez-Reverte a su réveiller en moi toute cette émotion qui vous tient accroché aux pages.
"Le cimetière des bateaux sans nom" (Ed Le Seuil) est beaucoup plus qu'un livre d'aventure même si l'intrigue réserve des surprises, même si les rebondissements ont à la fois un petit côté "Au nom de la Rose" tout en empruntant des clichés polars. C'est l'âme romantique des marins que l'auteur explore tout au long de ces 500 et quelques pages. Et l'ancien de la Marine Marchande, bourlingueur devant l'éternel, salue la justesse du ton, l'exactitude des états d'âme, la pertinence de l'écriture. Ce héros ou antihéros qui ne vit que pour la mer va faire la rencontre d'une femme remarquable. Un véritable coup de foudre qui deviendra pour le navigateur un sacré coup de grain dans son existence. Il se déroutera pour elle et se lancera à la recherche de l'épave d'un brigantin, bravant la tempête des hommes avec tout le fatalisme et le dévouement dont sont imprégnés les gens de mer.
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Pour tous ceux qui n'arriveraient pas à se procurer les ouvrages que nous présentons, n'hésitez pas à nous adresser un E-Mail. Le chichois se fera un plaisir de vous conseiller ou de vous trouver une solution pour vous le procurer. : Bernard Stéphan / Maison de la Presse 1 rue général de Gaulle
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INTERVIEW
Le Chichois est à l'écoute de tous les talents.
Aujourd'hui, nous avons rencontré pour vous Yves Renda dont la vie se résume à une passion : la BD.
Yves est né dans la Moselle mais se retrouve très vite à Sète puisqu'il avait trois ans lorsque ses parents viennent s'installer dans notre cité. Il fera ses premiers dessins à la maternelle. Toute sa courte scolarité sera marquée par de petits dessins faits en marge des cahiers ce qui n'était pas pour plaire à ses professeurs. Il passera alors une grande partie de son existence à manier la pelle, la pioche et le crayon; les uns pour des Travaux Publics, le dernier pour des travaux plus privés.
En 1987, il réalise sa première BD qu'il aura l'occasion de montrer aux Éditions Lombard. Cette rencontre ainsi que celles de dessinateurs "confirmés" lui permettra d'avoir une critique professionnelle de sa technique et de bénéficier ainsi de conseils avisés pour évoluer dans son style.
Nous lui avons demandé pourquoi avoir choisi la BD plutôt qu'un autre style ? Ce genre l'attire pour son côté vivant, dynamique. Le dessin se fonde dans l'histoire et réciproquement le scénario ne prend sa dimension que par le talent du dessinateur. Une particularité d'Yves : son goût pour la musique celtique. Il y trouve une source d'inspiration intarissable, à tel point qu'il nous confiera lors de notre entretien que les CD d'Alan Styvell font partie intégrante de son matériel de dessin.
En 1991, il réalise un premier essai pour les éditions Lombard qui ne sera pas encore concluant : Yves doit encore progresser dans les différentes techniques nécessaires à tout dessinateur de BD. C'est dans cette même période que ses premières planches sont publiées dans le Petit Sétois Illustré (publication remarquable et remarquée lancée par le trio Lasne-Garcia-Zardoni). Yves donne vie à son premier héros "Pépino", héros ou anti-héros qui sait séduire par son côté frondeur les lecteurs sétois.
En 1996, il rencontre le "maître", celui qui va le conseiller et lui permettre d'évoluer d'une manière fulgurante. Gine, car c'est de lui dont il s'agit, le fait bénéficier de son expérience et lui permet de rencontrer des éditeurs prestigieux (Delcourt, Glénat, etc...) Yves travaille... encore et toujours pour maîtriser cet art. Il en viendra tout naturellement à la couleur.
Au départ, il s'agissait de travailler l'aspect technique des couvertures de BD et également de gérer le passage du noir et blanc à la couleur au niveau des planches. Son travail sera remarqué et on lui demandera de présenter ses travaux lors d'une exposition Salle Peschot. Cette expérience restera sans suite, Yves ne se sent pas l'âme d'un peintre. A l'expression "peintre sétois", il préfère cette autre expression "un sétois qui peint". Il reviendra donc très vite à ses premières amours : la BD... mais garde néanmoins quelque part l'idée d'une autre tentative vers la peinture... plus tard.
Aujourd'hui il travaille sur un scénario de 46 pages pour Lou Styx. L'enjeu est double. Affectif d'abord car il s'agit de faire plaisir aux lecteurs de Lou Styx et professionnelle également. Ce travail devant permettre à Yves de tester son passage de l'amateurisme au professionnalisme et de constituer ainsi un élément important de son press-book à l'attention des grandes maisons d'édition.
Nous sommes persuadés, au Chichois, qu'Yves réussira. D'abord parce qu'il y met une volonté tenace et une ardeur à toute épreuve ce que l'on retrouve dans l'évolution de ses dessins. Mais également parce que nous sommes persuadés qu'il suffit maintenant d'un petit coup de pouce du hasard sur le grand marché de la BD, la rencontre avec un scénariste de talent par exemple.
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MOMENTO FINIS <> Suite du numéro 17
Indisponible. A suivre dans notre prochain numéro !
de Alexandre Denjean / A suivre dans le numéro 21
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A TABLE
Le temps des salades composées..
Pommes de terre, oignons doux, hareng fumé.
Tomates, oignons doux, poivrons, concombre et kiwis au basilic et citron.
Servir avec un Costières de Nîmes Chateau Roubaud -- Rosé prestige en vente sur le site Internet
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Brèves
de comptoir.
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