ECHOS
Les ponts de mai Le mois de mai marque le départ de la saison touristique à Sète. Mais cette année, le nombre de visiteurs a dépassé toutes les prévisions. Les ponts, en particulier celui de l'Ascension, ont été des viaducs. A la plage, sur le môle ou à la Marine, on se serait cru au mois d'août. Pour les spécialistes, il y a eu l'effet Thalassa, l'émission de France 3 qui a fait une immense publicité à Sète ( merci Rémy Sautet). Une pub qui n'a rien coûté à la ville et dont les retombées sont incontestables. Mais il y a aussi les effets des 35 heures qui incitent les salaries à prendre des journées qui leur donnent des mini-vacances. Ainsi, pour l'Ascension, il suffisait de récupérer les heures en bloquant le vendredi pour avoir un congé de 4 jours. Cette tendance va aller en s'amplifiant à mesure que les 35 heures s'étendront à toutes les entreprises, même les plus petites.
Franc ou Euro Pour le moment, ça ne préoccupe pas grand monde mais il semble que le passage à l'Euro va être le sujet numéro un dès la rentrée de septembre. Le président des banques sétoises a ainsi annoncé qu'il ne sera plus délivré de chéquiers en francs dès cet été. Va falloir s'y mettre...
45 km/h C'est la visite maximum à laquelle doivent rouler les cyclos. Mais les jeunes sétois ont des combines pour améliorer leurs bécanes. La police vient de rappeler aux mécaniciens et vendeurs de cyclos qu'ils ne devaient pas vendre de kit de transformation qui font des deux-roues de véritables bombes. L'an dernier, plusieurs jeunes sétois ont trouvé la mort sur leurs engins et au total 15 dans l'Hérault.
B.Baraillé
BALLADE
Les dinosaures de Mèze
Voici cinq ans, près de Mèze, fut découvert un gisement d'oeufs et d'ossements de dinosaures exceptionnel. Il est mondialement célèbre et les fouilles y sont permanentes.
Le Musée-Parc mézois retrace l'histoire des dinosaures. Réalisé pour un public de tout age, il passionnera petits et grands. Des fouilles reconstituées permettent aux enfants de découvrir eux-mêmes des os de dinosaures dans le sol. Une vidéo présente les diverses espèces de ces géants de l'ère secondaire.
Ouvert de 14 à 18h sauf en juillet-août de 10h à 19h. Accès: entre Mèze et Montagnac sur la RN 113.
B. Barraillé
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SCIENCES
BACTERIE ET HOPITAL
Une évolution main dans la main.
Pourquoi
attrape t-on des infections à l'hôpital ?
Ce n'est pas parce que le personnel
soignant est sale et négligeant! !
Non, bien qu'avec la puissance qu'ont
donné les antibiotiques et les moyens d'asepsie durant la deuxième
partie du XX siècle, les contraignantes mesures d'hygiènes se
soient peut être relâchées à l'hôpital et
au domicile du patient (où Il n'est plus, que très rarement,
proposé au médecin de se laver les mains après la consultation…)
C'est, surtout, le génie
adaptatif des bactéries qui est en cause. Ce sont des championnes
toute catégories de la survie dans des milieux toxiques et changeants.
Elles sont peut être bien les seuls êtres vivants dont la diversité
s'accroît et cela par l'action humaine.
Leur premier atout est sans doute
leur rapidité de reproduction, aux environs d'une heure !! Donc le
temps des actions humaines - plusieurs années - représente un
très grand nombre de génération des bactéries
ce qui leur laisse amplement le temps de se transformer ! et elles aiment
ça transformer leur métabolisme pour digérer tous les
poisons, s'habituer à toutes les températures, à l'extrême
sécheresse ou à l'humidité permanente, et même
à des produits créés de toutes pièces par l'homme
!
Comment font elles ? Elles
ont plusieurs techniques. La plus fréquente est d'emprunter des
gènes , le plus souvent à d'autres micros organismes mais
aussi parfois à des végétaux, pour les mélanger
à leurs propre génome. Parfois aussi des mutations - modifications
aléatoires - vont survenir dans leur ADN, et elles seront conservées
si elles leur permettent de s'adapter au nouveau milieu.
Enfin une autre situation paradoxalement
favorise leur multiplication et diversification : c'est leur disparition complète
! On l'appel le phénomène de " la niche vide " , ce peut
être un espace totalement aseptisée qui va redevenir une niche
écologique pour de nouvelles bactéries, ou l'introduction d'un
produit qu'aucune bactérie ne sait encore métaboliser. Dans
les deux cas la place est libre. Un micro organisme entrant accidentellement
dans cet espace n'y trouvera pas de compétiteurs et va s'y développer
d'autant mieux qu 'elle aura déjà un potentiel génétique
varié et sera capable de muter rapidement
Résultat
:
A l'hôpital elles s'en donnent
à cœur joie, le prenant pour un vaste espace de troc des gènes.
La pression de sélection par les désinfectants et antibiotiques
multiples stimule les adaptations .
Il n'est pas qu'à l'hôpital
que le problème se pose , mais aussi dans les cuisines industrielles.
Les mêmes mécanismes y sont en jeu.
Quelles
questions ces phénomènes posent ils ?
Tout d'abord les mécanismes
physiologiques sont imparfaitement connus. En particulier le phénomène
de la niche vide. On sait que des bactéries lorsqu'elles sont en compétition
dans une niche écologique pour une source d'alimentation, soit diversifient
leur approvisionnement et peuplent le pourtour de la niche, soit elles se
limitent et se spécialisent, partageant les ressources jusque là
communes.
On peut aussi se poser la question
de savoir si la victoire totale est possible comme on l'a pensé jusque
là. Il semble bien que ça ne soit pas la bonne stratégie.
Dans les cuisines industrielles la politique du tout aseptique est passé
de mode. Le procédé actuel consiste à Jouer sur les équilibres,
à favoriser le développement de bactéries inoffensives
pour occuper le terrain. Ce qui suppose d'étudier les interrelations
de micro organismes, savoir ne pas favoriser les mutations.
On croirait entendre énoncer
les principes de l'agriculture biologique. (cf. Chichois 4)
En effet les méthodes d'agriculture bio cherche l'optimum et non le
maximum, elles choisissent de négocier le partage de la récolte
avec les " nuisibles ", tiennent compte des inter- relations des plantes entre
elles et de celles ci avec les micro organismes, des bactéries et champignons,
moisissures et virus entre eux.
Ce qu'on connaît et tout ce
qu'on ignore des mœurs des micro organismes quant à leur reproductions
et modifications de leurs génomes au contact d'autres organismes (
végétaux, animaux autres micro organismes) donne froid dans
le dos quant au développement intempestif des OGM. Qui eux aussi
vont échanger des morceaux de génome avec leur entourage, les
autres vivants et aussi donner lieu à des phénomènes
de concurrence, de sélection, dont nous ne pouvons connaître
les résultats à long terme.
Un autre point de vue plutôt
sympathique et optimiste de cette faculté d'hyper adaptation des bactéries
montre l'éventuel rôle que les bactéries pourront jouer
dans la dépollution de la planète - elles s'adaptent et métabolisent
les métaux lourds, les insecticides, les herbicides, les matières
organiques pétrole etc … les solvants…).
Ces phénomènes mettant
en jeu des micro organismes sont peu connus du grand public, par contre lui
sont connu les résultats, en particulier en milieu hospitalier : les
infections nosocomiales, et, cherchant un coupable, une explication, c'est
le plus souvent le corps médical ( négligence) ou le manque
de moyen qui seront mis en cause. Plutôt que de se rendre compte des
limites, des fausses pistes de la science, qui en l'occurrence se manifeste
comme des retours en arrière, il est plus simple, plus satisfaisant
pour l'esprit, d'accuser un corps professionnel ou quelques individus. Plutôt
la malveillance que la remise en cause de la toute puissance !
LES BACTERIES ET LA BALLADE DES GENES .
Tout
d'abord une question à 100 points : Quelles sont les particularités
des bactéries ?
Chaque bactérie n'est composée
que d'une cellule dans laquelle baigne librement un chromosome, il n'y a donc
pas de noyau individualisé, pour cette raison on les appelle procaryote
.
Ce sont les premiers êtres
vivants apparus sur terre il y a 3,5 milliards d'années.
2,5 milliards d'années plus
tard naissent les eucaryotes, ils sont aussi constitués d'une cellule
mais un noyau s'est individualisé contenant le matériel génétique.
Quelques millions d'années
encore et la nature invente les êtres multicellulaires, probablement
des colonies de bactéries à l'origine dont la symbiose s'est
pérennisée.
Les
bactéries ont l'habitude d'échanger facilement leurs gènes.
On nomme " transfert génique latéral " , ou transfert
horizontal , le moyen, utilisé surtout par les êtres unicellulaires
et dont la reproduction n'est pas sexuée, de diversifier leur génome,
d'évoluer. La reproduction sexuée par le mélange de matériel
génétique des parents crée un être génétiquement
nouveau et unique .
La reproduction des bactéries
est une duplication à l'identique. Aussi doivent elles trouver les
moyens de diversifier leur génome, le transfert horizontal est un de
ces moyens : des gènes - un bout de chromosome - passent d'une bactérie
à l'autre, créant des êtres nouveaux.
On a donc deux modes de diversification
du génome.
On soupçonne le transfert
latéral d'exister aussi entre bactéries et êtres pluricellulaires.
En particulier entre bactéries et humains.
Lors du séquençage
du génome humain on a trouvé des zones identiques - de l'ADN
- chez la bactérie et chez l'homme,
Ce qu'on savait déjà,
mais une partie de ces séquences communes ne sont pas retrouvées
dans le génome d'eucaryotes non vertébrés, lesquels sont
intermédiaires du point de vue de l'évolution, entre les bactéries
et les êtres pluricellulaires.
L'hypothèse a été
faite d'infections bactériennes ayant entraîné un transfert
de quelques gènes de bactéries vers l'hôte infesté.
Ce transfert aurait atteint les cellules germinales ( ovules et spermatozoïdes),
pérennisant la modification génétique en la transmettant
aux descendants.
Combien
de gènes nous viennent ainsi des bactéries par transfert latéral
?
La réponse n'est pas définitive,
en effet on a comparé les gènes communs à l'homme et
à la bactérie d'une part et au génome de cinq organismes
eucaryotes non vertébrés d'autre part. On a trouvé 41
gènes communs aux bactéries et à l'homme, mais absents
du génome d'eucaryotes.
Ce n'est pas beaucoup, et ce chiffre
risque de diminuer encore. On a comparé à cinq organismes procaryotes
non vertébrés ( levure, parasite, mouche drosophile, ver, herbe
moutarde) et à cinq seulement pour la simple raison que l'on n'en a
séquencé guère plus… Il faut donc attendre que soit fini
le séquencage d'autres eucaryotes non vertébrés qui peut
être présenteront plus de gènes commun avec la bactérie
et avec l'homme.
Une autre hypothèse est d'imaginer
que nombre de ces procaryotes ont perdu ces gènes au fur et à
mesure de l'évolution.
Le transfert génique latéral
est de toute façon plus facile entre êtres unicellulaires que
les échanges faisant intervenir des êtres plus complexes pluri
cellulaires.
Donc
les bactéries échangent entre elles du matériel génétique,
sans doute avec l'homme aussi. Il a également été prouvé
( Laboratoire d'écologie microbienne, CNRS, Lyon, P.Simonet ,août
2000) que de l'ADN libre, hors d'une cellule et d'un noyau, se trouve dans
le sol venant de bactéries ou de cellules végétales mortes.
Des morceaux de cet ADN peuvent être intégrés dans la
cellule bactérienne.
Ainsi les bactéries seraient
des échangeurs de gènes sur un carrefour qui joint le règne
végétal et animal. Les transgènes - des OGM - seraient
particulièrement mobiles. .
Géronime Glasgow
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EDITORIAL
Chichoiseries
Comment ! notre site favori "www.opisline.com" est en vente ! Ne craignons rien, Le Chichois sera sauvegardé , ..S'il ne doit en rester qu'un ce sera celui là. Point. et ...secret ...d'autres projets de sites purement Sétois seraient en cours...
Et puis qui sait ? Ce sera peut-être un amoureux des arts et de la culture qui sera repreneur de ce site et dans ce cas notre Chichois se retrouvera encore plus développé, voire atteindra un statut International ....
Pourquoi en vente ? Parce que aux dires des pontes d'OPIS " le Tourisme caritatif, c'est bon mais on a donné " et il y a tellement de projets en cours et en rêves dans les cartons de l'association qu'ils sont débordés les pauvres. Alors gérer un site qui attire 20 000 personnes par mois ça occupe beaucoup.
600 à 700 personnes par jour et qui veulent quasiment tous des informations sur ci ou sur ça, " vous pouvez nous envoyer le plan de la ville de Sète -- Les plages sont -elles accesibles aux chiens? -- Nous souhaiterions recevoir les offres de locations pour l'été , etc..."les boites de messageries débordent..et les webmasters s'échauffent !
Bien entendu, nous vous informerons de la tournure des évènements et des futurs projets, qui risquent d'être assez grandiose avec la venue de L'ADSL à Sète. ( France Télécom nous l'a promis, j'espere que ne vont pas se démentir ! )
C.D
Une information pour les non-internautes : un exemplaire du CHICHOIS sous sa forme papier sera disponible à la médiathèque de Sète. En principe, il sera disponible des le lendemain de sa parution et consultable sur place (vous ne pourrez pas l'emprunter et le lire au coin du feu).
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DROLE MAIS VERIDIQUE
Un dimanche matin, une touriste, âgée d'une quarantaine d'années, déboule au commissariat de police de Sète. Elle interpelle les deux policiers discutant dans le hall d'entrée : " Pardon messieurs, je cherche quelque chose de joli à voir ".
Avec humour, un des policiers en civil répond : " Mais nous sommes là madame ". La pauvre dame, s'apercevant, un peu tard, qu'elle était dans un commissariat et non à l'Office de tourisme, bafouille de méprise, d'autant que le policier en rajoute une louche : " Comment, vous ne nous trouvez pas jolis ? Nous se sommes pas beaux ? "
Enfin, le brave " flic " emmène la dame devant une carte de Sète pour la guider dans sa recherche de jolies choses à voir. La dame est repartie et les policiers ont été pris d'un sacré fou rire. Cela les a changés des sempiternelles pleurs, violences… faisant le quotidien de tout commissariat.
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LE COURRIER DES CHICHOINAUTES
Les trois textes que nous vous proposons aujourd'hui ont été écrit par Christiane M., Monique Bouhey et Philippe. :
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Soir d'été ou d'hiver, de printemps ou d'automne, ma main frêle et douce dans sa main rêche et marquée par les travaux, j'allais dans ces ruelles sinueuses, poussiéreuses - un " pain de sucre " dans ma main, des " Favorites " dans la sienne - rituellement le lundi ou le vendredi goûter aux plaisirs culinaires de ce pays lointain qui m'a vue naître.
Accueillies dans ce coin de terre simple et dépourvu d'apparats où seul le nécessaire meuble l'existence, j'allais imprégnée d'une hospitalité qu'on ne trouve que dans ce pays-là. Accueillie en " petite princesse " car étrangère, nous nous attablions, assises à terre, jambes croisées autour d'un plat unique. De nos mains, lavées des impuretés du jour, nous dégustions ce mets délicieux concocté par l'hôtesse : couscous, tajine...
J'en garde encore le goût sur mes lèvres et le souvenir brûlant de ces escapades nocturnes à deux me revient en mémoire. C'était hier...J'avais dix ans... Elle, est au crépuscule de sa vie...
Hommage à ma nounou. Christiane M.
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PLAISIR NOCTURNE
Sortir de l'ombre, doucement, indéfiniment. S'étirer jusqu'à la cassure. Caresser la trame fraîche. S'étaler comme une étoile de mer sur la froidure de la zone abandonnée. Puis régénérée se replier, s'encoconner, s'échauffer sous la moiteure de l'édredon, laisser filtrer entre les paupières la sombre lumière ou selon les nuits écarquiller les yeux sur le grand rideau noir pour s'assurer qu'encore rien ne bouge.
Laisser flotter l'esprit dans ce temps inhabité, où rien n'impose, rien ne s'impose. Ne rien faire qu' appréhender son corps dans tant de douceur où rien n'agresse comme aux premiers jours dans l'aquatique repaire.
Et puis délice des délices après cet instant de conscience réintégrer le gouffre sombre, comme le plongeur caoutchouté et savoir que le voyage n'est pas encore terminé.
Pour ce moment magique je dois l'avouer j'ai réveillé la maisonnée à cinq heures comme tous les matins.
Monique Bouhey
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Qui désire récolter des larmes n'a qu'à semer de l'amour . Beethoven
Celui qui ne pleurait pas.
Neuf ans, troisième rejeton d'une famille "méritante", bon élève, une facilité qu'il ne mesure pas, le Maître a tranché, il sera l'élu. En septembre, il rejoindra la classe de sixième classique au lycée voisin.
Les parents respectent la décision de l'instituteur, on obtient bourse et complément de bourse d'une fondation locale, il peut partir.
L'enfant est heureux ici, pourquoi ne le serait-il pas là-bas, pour son bien, en ville, en pension. La rentrée : un dimanche, on l'accompagne, l'installe, l'embrasse, le quitte. Pas de larmes, dans son milieu on ne pleure pas, cependant il imagine sa mère se laissant quelque peu aller sur le chemin du retour. Cela lui procure un peu de plaisir.
Cette première nuit parmi cinquante autres élèves il s'endort au rythme des pas du pion, mais plus encore étourdi par l'événement dont il ne mesurera la dimension que beaucoup plus tard.
Dans la semaine qui suit, on lui imprime des habitudes, des règles à observer, ce qu'il accepte apparemment avec insouciance.
Le premier samedi, alors qu'il ne rentre chez lui que tous les quinze jours, dans l'immense cour de récréation quasi déserte, il reste près d'un camarade qui pleure abondamment, régulièrement, sans heurts. Ce spectacle lui fait plaisir.
Cependant, le soir venu, il écrit sa première lettre à sa mère l'informant qu'il sera toujours là pour lui faire des piqûres afin qu'elle ne meure jamais.
Les semaines passsent, il promène son innocence parmi les 1200 élèves, repousse les attaques nocturnes, obtient les résultats qu'on attend de lui.
Un lundi matin, sa merveilleuse professeur de latin et de grec le retient après le cours, elle l'entretient de sa prestation en récitation latine ("vaca, capella, ovis et leo"), lui offre un pot de marmelade d'orange de sa fabrication, effleure son visage d'un geste furtif et le libère.
Ce soir-là, avant de fermer les yeux, il pense à cette femme qu'il aime, aux femmes qu'il aimera puis verse quelques larmes et cela lui fait plaisir.
Philippe.
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FLASH
La voile latine, c'est peut-être la plus ancienne de toutes les voiles auriques du monde ; on en connaît des représentations précises sur des manuscrits Byzantins du IXème siècle, elle y est exactement semblable à certaines de celles que nous avons connues jusqu'à aujourd'hui. C'est la voile de la mer latine : C'est à dire de la méditerranée occidentale. C'est la voile des Italiens, des Provençaux, des Espagnols, des Portugais et aussi des Maghrébins. C'est la voile des galères, des tartanes, des felouques et des chébecs. La voile latine a joué un rôle primordial dans l'histoire des techniques de la voile, c'est elle qui est à l'origine de toutes les voiles axiales modernes : celles des sloops, celles des cotres, et plus près de nous celles des planches à voile dernières nées des inventions véliques occidentales. (association "La Mouette" à Sète)
Voile triangulaire ou quadrangulaire qui fonctionne indifféremment en recevant le vent (selon le côté d'où il souffle) sur sa face tribord ou bâbord mais dont la chute (côté vertical) avant est toujours au vent et sa chute arrière toujours sous le vent
Voile triangulaire et enverguée sur une antenne. C'est une voilure très commune en Méditerranée, ce qui explique aisément son appellation. De ce groupement nous retrouvons le Foc (du néerlandais Fok) , dont nul n'ignore la forme. Il existe également le Grand Foc qui se hisse à la tête du petit mât de hune ; le Foc d'Artimon (du grec Artemo) s'installant entre le grand mât et le mât d'artimon.
Chez les Suisses c'est aux bernois et à leur goût affirmé pour l'économie que le Léman doit ses merveilleuses barques de commerce à voile latine. Aujourd'hui encore, les historiens se disputent pour identifier le génial architecte de ces bateaux : Il était soit italien et se serait inspiré des galères méditerranéennes, soit hollandais et aurait adapté au Léman les bateaux utilisés sur les canaux de son pays. Ce sont en effet les italiens qui, par tradition, servaient d'ingénieurs dans la construction des flottes lémaniques et ils ont introduit beaucoup de mots techniques et de "tours-de-main" de charpentier. En plus, la proportion longueur-largeur de ces barques correspond à celle des galères de l'époque.
Avec les galères, les charpentiers méditerranéens introduisent évidement leur vocabulaire, que leurs confrères lémaniques maintiennent et complètent. En 1904, Auguste Forel établit une terminologie d'une vingtaine de mots communs aux barques et aux galères. En 1923 Georges Lefranc recherche l'origine ( provençale, française, italienne, catalane, espagnole ) de ces similitudes. En 1958 Gérard Cornaz dresse une analogie de ce même vocabulaire commun également à d'autres bateaux méditerranéens comme le chébec ou la tartane, et d'autres mots ont encore été découverts par la suite. Certains n'ont pas changé depuis leurs introduction, d'autres ont été modifiés par l'usage et le temps, d'autres enfin sont propres au Léman et ne figurent pas dans les dictionnaires de marine, mais étaient utilisés au XXe siècle:
La nacelle de l'Etang de Thau (occ. nacelo) est la barque traditionnelle des pêcheurs de l'Etang de Thau, et au-delà, de la plupart des étangs languedociens. Tout dans les formes de la nacelle semble avoir été pensé en fonction d'un littoral en plage, où chaque jour après le travail, on hissait sa barque, afin de la protéger des flots, sur une côte où les ports étaient rares. Les embarcations ne servent pas qu'à la pêche ou la chasse et, dans ce monde d'étangs, elles sont également un moyen de transport privilégié.
On distingue quatre types de nacelle correspondant à des tailles différentes :
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DE QUOI J'E-MEL
QUAND LA TV FAIT REAGIR NOS CHICHOINAUTES
Le 21mai dernier, l 'émission " Mots croisés " sur France 2, nous avons pu assister à la " Révision de l'Histoire " et en particulier l'histoire récente de la guerre d'Algérie et la torture.
Un chichoinaute a réagi : " Outre les généraux, nous avons reconnu Yacef Saadi, terroriste notoire, poseur de bombes en 1957 qui, cerné par les parachutistes d'Alger, s'est réfugié dans une cache. Découvert, il s'est rendu sans résistance en jetant son armement. Il a dû bénéficier d'un régime de faveur car il n'a pas subi la torture. Il a dû attendre patiemment la fin de cette guerre affreuse pour pouvoir devenir acteur de cinéma, rééditer son livre " La bataille d'Alger ", devenir colonel et actuellement, sénateur en Algérie. Bien sûr, les attentats contre les brasseries d'étudiants, les bals populaires ne sont que bavure, les Européens et Musulmans fidèles à la France assassinés n'étant que péripéties ". Il ose comparer Ben M'Hidi à jean Moulin et Ali la Pointe à des martyrs de notre Résistance durant la dernière guerre mondiale.
Les donneurs de leçons de tout poil s'en sont donnés à cœur joie. On a vu un déserteur réclamer la relecture de l'histoire pour Madagascar, le Vietnam, l'Afrique noire, etc. Certains ont parlé de guerre coloniale… On oublie trop vite que, grâce à cela, des populations entières ont pu bénéficier de soins, d'éducation. Le paludisme a été éradiqué malgré la mort de nombreux émigrants français et les soldats auteurs de la prise d'Alger en 1830. Les arpents de terre ne ressemblaient en rien à ceux des Etats Unis. Les constructions des premiers occupants ont été faites au milieu des attaques de toute sorte de la part des " smalah ".
Cette émission a laissé un goût amer. Personne n'a vraiment abordé le problème des étudiants tués ou enlevés et jamais retrouvés, des Harkis ébouillantés, émasculés et livrés, sans arme, à la foule en furie. "
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VIE ACTUELLE
" PEINE COMPLEMENTAIRE " ET NON PAS " DOUBLE PEINE " !
Cimade, ligue des droits de l'homme, collectif " Non aux expulsions " s'agitent pour dénoncer " les expulsions des victimes de la double peine et des clandestins pratiquées avec le concours de la Compagnie marocaine de navigation (Comanav) ", notamment ou les compagnies aériennes.
Ainsi, le 19 mai dernier quai d'Alger, une douzaine de membres de " Non aux expulsions " ont distribué des tracts aux passagers du Marrakech, en partance pour Tanger, et aux passants, sous l'œil attentif des forces de police. Cette action fait suite à la reconduction vers le Maroc (en avril dernier) par les forces de police de Bordeaux, d'un ressortissant marocain, vivant dans le Sud-Ouest de la France. Mustapha, tel est son prénom, a écopé de 3 ans d'emprisonnement pour trafic de drogue assortis d'une reconduite dans son pays.
Après un pataquès pas possible, un rapport de force entre les associations pré-citées, bloquant le départ du navire, et la police, Mustapha a réintégré le Maroc. Ce jour là, le député François Liberti a estimé : " Ces reconductions sont la porte ouverte à l'immigration clandestine ". Les associations ont fait leur cette phrase, signifiant par là que Mustapha, à l'instar d'autres ressortissants expulsés de France pour faits graves, étaient susceptibles de revenir par des " chemins détournés ". Certains trouvent cette méthode inadmissible, considérant que les délinquants ont payé leur dette envers la société française avec leur peine de prison. Les étrangers savent-ils cela ? Selon la police : " Oui et, de plus, nul n'est sensé ignorer la loi. "
Nous avons voulu savoir en réalité ce que certains dénomment la " double peine " auprès de la Police aux frontières (Paf). Selon la police, il ne s'agit, en aucune façon d'une double peine (appellation illégale employée par les associations et certains médias) mais d'une peine complémentaire prévue par des textes de loi insérés dans le code pénal.(article 131 - 30, alinéas 311 - 6 à 311 - 10. Ledit code précise : " la peine complémentaire s'applique aux ressortissants étrangers condamnés sur le territoire français pour infraction principale. " (trafic de drogue, proxénétisme, vols avec violences, etc).également prévue pour les Français. (alinéa 311 - 14 et suivants) A titre d'exemples, le chauffard qui a mis en danger la vie d'autrui encoure, outre la peine prévue pour l'accident (prison), un retrait de son permis de conduire et ou l'immobilisation de sa voiture ; le braqueur ou le violeur, outre la peine de prison, peut se voir privé de ses droits civiques, civils et familiaux ou encore privé du droit de travailler. Cela au nom du principe : : Nullum crinem, nulla pena sine lege soit il n'y a pas de crime, il n'y a pas de condamnation sans loi ". Lequel principe comporte trois éléments : légal, matériel et moral Seul le juge a la faculté d'appliquer cette peine complémentaire, prévue dans le code pénal, en particulier pour les infractions appelées crimes, passibles de la cour d'Assises, et les délits relevant du tribunal correctionnel.
Par ailleurs, le centre de rétention de Sète, créé en 1993, en cours de rénovation, accueille, durant 12 jours maximum, les étrangers en situation irrégulière. Rien à voir avec une prison ! Les chambres , équipées de 2 lits, ont une douche. En attente d'une décision définitive de leur statut devant le tribunal administratif, ils ont toute liberté d'agir intra muros : recevoir des visites, téléphoner, lire, etc. En outre, ils sont aidés dans les différents démarches par des associations, telle la Cimade. Le centre de rétention sétois est géré par trois intervenants : le commissariat de Sète pour la garde des résidents, la Paf pour le suivi des dossiers et un représentant de la Justice pour la logistique (nourriture, confort…).
Etre profondément humain à l'égard de tout le monde est un des devoirs les plus élémentaires. Il est normal que des associations existent pour défendre les droits de tout homme. Par contre, il est anormal que certaines ne voit que d'un œil en ne pensant jamais aux victimes (et leur famille) des violents, des trafiquants de drogue et autres excités de tout poil. Nul méchanceté là dedans. Uniquement un peu de bons sens pour le respect des lois applicable par tous. D'autant que ces mêmes personnes, si promptes à défendre les criminels, à réclamer justice, seront aussi promptes à réclamer vengeance si, à leur tour, elles deviennent victimes.
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LA PLUME
Yves Miramond
Yves est venu nous rendre visite, déguisé en parisien comme à son habitude... un de ces parisiens qu'on imagine musardant chez les bouquinistes des quais, un enfant de Prévert battant le pavé à cloche-pied.
Yves est venu nous rendre visite et c'est toujours un moment de fête : le sétois se réveille sous ses habits de Seine, l'amoureux éternel retrouve son canal et les idylles de sa jeunesse lui font oublier la dame Eiffel qui enjambe la Capitale et la toise d'un regard métallique... Yves est venu nous rendre visite, son dernier recueil de poésie sous le bras. L'enfant prodigue n'est pas revenu les mains vides ni le coeur las.
Et je vous invite à le fêter en lisant son dernier petit livre : "Quelle rive est la nôtre..." paru à la Librairie-Galerie Racine. Yves Miramond est reparti en nous laissant cet ouvrage... et maintenant qu'il s'en est retourné, je m'aperçois que son livre n'a pas de prix... c'est ce détail qui me rend Yves si sympathique.
Sa poésie s'inscrit en dehors des circuits commerciaux; lui, il préfère les petits sentiers parcourus jour après jour en débroussaillant ses sentiments et ses idées par quelques mots couchés avec l'amour ordinaire d'un amant qui ne se prend pas pour Casanova et qui sait bien, au fond, que sa dulcinée n'est pas vraiment Juliette. Yves reviendra nous voir et j'aurai toujours autant de respect pour cet homme qui écrit des vers...
Bernard STÉPHAN
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Pour tous ceux qui n'arriveraient pas à se procurer les ouvrages que nous présentons, n'hésitez pas à nous adresser un E-Mail. Le chichois se fera un plaisir de vous conseiller ou de vous trouver une solution pour vous le procurer. : Bernard Stéphan / Maison de la Presse 1 rue général de Gaulle
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INTERVIEW
1861
La partie habitée de Cette, car ainsi s'écrivait notre ville à cet époque, ne dépassait guère la Grande rue Haute et St Clair fourmillait encore de renards et de quelques pirates nostalgiques et abandonnés que l'ordre Napoléonien ( le Troisième du nom ) s'évertuait à chasser des lieux.
Le Maire de la ville, Monsieur Emile Doumet né en 1848, possédait sur le bas des pentes de St Clair ( aujourd'hui entre les rues Paul Valéry et le quartier de la Révolution ) un vaste terrain ou étaient plantés des vignes et des arbres fruitiers. Son domaine entourait sa demeure qui était bâtie à l'emplacement actuel de la Croix rouge (rue Paul .Valery).
Une certaine bonté alliée à la passion de l'horticulture et à l'esthétisme le poussa à vendre à la ville pour un prix très bas ( une somme plutôt symbolique ) une grande partie de son terrain; exactement 16 533 m², afin d'y créer un jardin dans le plus pure style de l'époque. On y crée un bassin ou évoluent les cygnes, une grotte ou réside la déesse Flore - la déesse des fleurs, une serre d'espèces choisies et des allées paisibles ou devisent et se promènent les Cettois tandis que les enfants couraient après leurs cerceaux. Un kiosque de vente de jouets y fût même installé et napoléon III, paraît-il, lassé de la statue de Neptune ornant son chateau des Tuilleries en fit cadeau à la ville qui l'installa à l'entrée du Jardin.
Bien entendu, tout le monde a reconnu notre Jardin du Chateau d'eau qu'entoure les rues Maire Aussenac et Député Salis et dans lequel, Dimanche 20 Mai avait lieu la bourse d'échange des plantes.
En cloture de la manifestation était donné une conférence de catherine Flé de l'association "Sète coté jardin" sur l'horticulture au fil des temps.
" Pour différencier l'entretien des jardins du travail des champs le terme horticulture est employé pour la première fois et démocratisé à la fin du 19 eme siecle. Effectivement, avant cette discipline était réservé à l'aristocratie Française et aux sociétés savantes, dans les jardins royaux par exemple. Le développement du commerce maritime à la restauration, les liaisons avec les îles lointaines, Nouvelle calédonie et autres, aménent de nouvelles variétés de fleurs et de plantes exotiques qui embellissent les jardins et les serres. Les premières sociétés horticoles sont crées. Des jardins publics sont ouverts, en général de style baroque avec ses plans d'eau, ses cygnes et sa grotte à miracle, et y attirent le grand public.
Sète devient une ville prospère, sa population augmente et les affaires portuaires sont en progression. Le Maire E.DOUMET descendant de célèbres botanistes crée donc son jardin public, sa serre, qui s'effondrera, et même le plus grand musée de cactées d'Europe. Constatant que le peuple beaucoup trop occupé, comme beaucoup de citadins à cette époque, à parler politique et souhaitant les voir se consacrer plus à la détente et à l'observation lança même, en 1904, un concours à l'attention des Cetois portant sur les plus beaux balcons fleuris afin d'encourager les habitants à embellir leur ville et revenir à des notions de famille. Social et poesie, donc.
Des concours du plus beau jardin de Cette avait aussi lieu et réunissaient les membres des sociétés horticoles. Expositions grandioses qui se terminaient au grand Café (à l'emplacement actuel de Prisunic) où avait lieu alors, libation, discussions passionées et pour clore les manifestations : un grand bal. On ne s'ennuyait guère à cette époque ! Chaque année ces concours et ces expositions horticoles se répéteront jusqu'à la première guerre Mondiale. Pendant cette grande guerre les sociétés horticoles assureront des formations, surtout données aux femmes, sur la culture des graines de topinanbour... Après guerre les fastes et l'insouciance des manifestation horticoles disparaît au profit de l'utilitaire et de la production.
La société horticole de l'Hérault existe toujours, mais se consacre à la recherche herboriste et à la mycologie.
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MOMENTO FINIS <> Suite du numéro 16
La créature se jeta sur moi et tenta de me mordre au cou. Mais elle n'y arriva jamais… Ma foi fut plus forte, nous engageâmes un combat au corps à corps qui fit voler en éclat mes chaînes, toute la colère que je n'avais pu exprimer pendant ma captivité, la mort injuste de Foulques et celle de mes compagnons d'infortune décupla mes forces et je forçais cette créature diabolique à me fuir. Dieu était avec moi ce jour là.
Nous étions tous enchaîné les uns aux autres ce qui fait que lorsque mes chaînes furent brisées, nos compagnons purent se détacher et fuir. Ils me désignèrent comme le chef de cette expédition. A ce moment là je regardais celui qui avait tué Foulques lors de la rixe dont j'avais précédemment parlé, je n'avais plus de colère en moi, alors je posais ma main sur son front et lui pardonnais. Il pleura.
Nous ne connaissions pas vraiment ce château mais nous étions sûr que les cachots communiquaient avec les égouts. Alors nous descendîmes au plus profond des fondations et nous les trouvâmes. Mes compagnons y descendirent mais je ne les suivi point. Il fallait que je délivre les autres prisonniers. Nous ne pouvions pas les laisser là. Alors avec leurs encouragement je remontais seul.
Une fois revenus dans les cachots, je me mis à prier Dieu de m'aider dans cette tâche. Je remontais prudemment les escaliers en colimaçon et pointais le bout de mon nez à l'entrée des cachots du niveau supérieur. Là je vis vingt-cinq autres malheureux enchaînés les uns aux autres. Trois d'entres eux me semblait être des chevaliers Hospitaliers, le reste des chevaliers et de grands nobles. L'un d'entre eux me vit et écarquilla les yeux. Je lui fit signe de se taire, il ne fallait pas que les gardes ne me repèrent. Doucement je montais, je penchais la tête sur la droite et je vis que deux gardes était en train de torturer un jeune chevalier. Celui-ci avait la main posée sur un billot et s'apprêtais à lui trancher la main, l'ennui c'est que ce garde me faisait face. L'autre garde me tournait le dos. Je regardais leur armement, Tous les deux étaient équipés d'un cimeterre et d'un dague à lame courbe. Il fallait que je me rapproche suffisamment d'eux pour prendre la dague de celui qui me tournais le dos et lui trancher la gorge. Oui à ce moment là je voulais les égorger comme les moutons. Doucement je m'avançais et je ne sais ni comment ni pourquoi, les gardes ne me virent point. Je tirais la dague du premier garde et avant qu'il ne puisse faire quelque chose, son corps baignait dans son propre sang. L'autre garde cria quelque chose qui me sembla être : "Alerte !!".
Ce fut ce qui le perdit, je lançais mon corps en avant et plantais la dague directement dans son cœur. Il s'écroula sur le sol. Je pris son cimeterre et détachais les prisonniers. Ils s'enfuirent tous dans la direction que je leur avais indiqué. J'entendais le reste des gardes approcher, je décidais de rester en arrière pour les contenir. Je pouvais résister suffisamment longtemps pour que ces pauvres hères fuient. De plus les gardes se trouveraient coincés dans l'escalier en colimaçon. Je combattis pendant au moins une heure mais la fatigue et le manque de nutrition furent ma perte. Ils me tombèrent tous dessus mais ne me tuèrent point.
Je fus enchaîné et traîné devant le sultan. Je pensais que j'allais enfin trouver le repos auprès de Dieu. "
de Alexandre Denjean / A suivre dans le numéro 18
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A TABLE
Un peu d'exotisme avec le PORC AIGRE-DOUX
Pour 4, 5 personnes : 500 gr de filet de porc - 2 ou 3 tranches d'ananas - du gingembre - 1 poivron vert - 2 verres de jus d'ananas - 1 oeuf - 2 petits oignons - 1 cuillérée à soupe de concentré de tomates - 2 cuillérées à soupe de vinaigre - 3 cuillérées à soupe de sucre en poudre - 3 cuillérées à soupe de fécule de maïs - 2 cuillérées à soupe de farine - 1 cuillérée à soupe d'huile d'arachide.
-- Dans un plat évasé versé l'oeuf battu. Assaisonnez de sel et poivre . Bien remuer en y ajoutant la féule de maïs.
-- Placer les morceaux de viande préalablement coupés en petits cubes de 2 cm dans cette préparation et laissez reposer.
-- Préparer le poivron en le coupant en deux dans le sens de la longueur, l'épépiner et lui oter les parties blanches, couper le en petites lamelles. Pelez les oignons et coupez les en morceaux assez petit .
-- Couper les tranches d'ananas en plusieurs petits morceaux et hachez finement le gingembre.
-- Dans une sauteuse, faites revenir l'oignon, le poivron, les morceaux d'ananas et le gingembre.
-- A peine ces légumes rissolés, versez dans la sauteuse le concentré de tomate, le jus d'ananas, le vinaigre et le sucre. Bien mélanger et amener à ébullition.
-- Liez cette sauce avec la farine et laissez mijoter.
-- Passez à la friteuse les morceaux de viande à peine 2 minutes et les versez dans notre préparation.
Servez immédiatement avec feuillage de coriandre comme décoration.
Servir avec un Muscadet-- Domaine P. de la Grange -- Blanc 97 en vente sur le site Internet
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