ECHOS
Ca rame ! Collégiens et lycéens sétois se sont affrontés pendant deux jours fin avril dans le cadre royal. Chaque école avait son équipage et ses supporters. Belle ambiance.
Moules et frites Est-ce un belge qui s'est installé dans la Grand-Rue Mario Roustan, au coin des Escaliers de Cèbe? Il propose des moules-frites à toute heure et annonce son commerce par un superbe dessin inspiré de Spirou.
Paquebots Parmi les nombreux paquebots qui font escale au quai d'Alger, le "Wind Surf "méritait un coup d'oeil avec ses trois mats. C'était le 24 avril mais il sera suivi cet été par 24 autres escales de géants.
B.Baraillé
BALLADE
VERS LE LODÉVOIS PAR LES PETITES ROUTES
Peut-être, en allant vers Millau par l'A75, avez-vous apprécié les paysages du Lodévois . Nous vous proposons d'y revenir et de mieux les apprécier mais cette fois par les petites routes des avants-monts.
Pour cela, rendez-vous à Gignac par la traditionnelle route Poussan-Villeveyrac-Plaissan, toujours agréable et bucolique. A Gignac, direction Saint André de Sangonis aux belles maisons Renaissance, puis Montpeyroux dominé par le château du Castellas. Un sentier archéologique bien fléché part de la route des Lavagnes et vous permettra de vous dégourdir les jambes.
De là, direction Arboras qui, au pied des contreforts du Larzac, domine toute la plaine. Son château du 18° siècle, parfaitement conservé, a été construit sur les ruines d'un château féodal dont subsistent la tour carrée et des remparts. Ici aussi, le village est entouré de dolmens tout proches que les villageois peuvent vous indiquer.
On reprend la direction de Lodève par Les Salces dont la chapelle romane date de l'an mille. Aussitôt après, c'est Saint-Privat au site grandiose avec ses fortifications, sa fontaine et ses sentiers pédestres bien balisés. Voila une autre occasion de sortir de l'auto et de respirer l'air des garrigues.
En repartant vers Lodève, vous passerez au Col du Vent où un arrêt s'impose pour profiter du point de vue. Nous arrivons au Prieuré de Grammont, classé monument historique, d'où l'on domine le Lodévois. Le cloître du 12° siècle se visite ainsi que les dolmens attenants (notre photo) . Il vous suffira ensuite de gagner Lodève où l'on peut visiter la cathédrale du 13° siècle et le Musée Fleury ainsi que les ruelles de la ville ancienne.
Retour vers l'étang de Thau par la belle route à quatre voies qui vous ramènera vite à Gignac.
B. Barraillé
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SCIENCES
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Printemps
Le printemps estompe un petit peu nos problèmes quotidiens. Lilas, verdure, parfum et pollen, le tout agrémenté d'un air lumineux et de juste ce qu'il faut de fraicheur venant des montagnes nous rend optimiste, il faut le dire.
Cerise sur ce gateau printanier, les hauts parleurs des rues commerçantes étaient ce matin silencieux et ne débitaient plus une radio quelconque et abrutissante. A leurs places un joueur de Santor ( instrument indien à corde posé à plat et sur lequel on frappe les cordes à l'aide de baguettes recourbées ), interpretait dans la rue quelques morceaux composés de bonne facture.
Sans les gaz d'échappements des voitures que l'on respirait bien involontairement quelques pas plus loin, on aurait pu s'imaginer vivre dans la ville idéale ou art et quotidien se mèlent et cohabitent judicieusement.
Dans le même ordre d'idée, pourquoi ne pas remettre à l'ordre du jour le projet de Sète Ville des Arts ? Et non pas uniquement comme exhibition lors des périodes estivales mais dans notre quotidien à nous : Habitants de Sète. Entres autres projets nous pourrions nous servir du Kiosque à musique pour y produire ..... de la musique et du théâtre. Cela éviterait peut-être son rôle purement décoratif et abandonné.
En ce qui concerne les automobiles à moteur à explosion à défaut de s'en passer définitivement... on pourrait établir de grands parkings aux abords de la ville et circuler dans Sète à l'aide de nombreux bus électriques, en vélo.....etc.
Nous
avons eu un coup de foudre pour ce
peintre de Frontignan qui se définit modestement comme un passeur de lumière.
Vite... nous vous passons l'information. Attanasio expose au Prieuré
St Michel de Grandmont. Mais promis, nous le rencontrerons et diffuserons
bientôt sur le Chichois l'entretien que nous aurons eu avec lui. En attendant,
allez voir ses tableaux... Émotion garantie !!!
Une information pour les non-internautes : un exemplaire du CHICHOIS sous sa forme papier sera disponible à la médiathèque de Sète. En principe, il sera disponible des le lendemain de sa parution et consultable sur place (vous ne pourrez pas l'emprunter et le lire au coin du feu).
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Enquète dans les couloirs de la direction ..
Le Chichois Tout
d'abord, nous vous remercions pour avoir pris en charge la conception et l'hebergement
du Chichois.
OPIS Pour nous aussi c'est
un plaisir de gerer un tel journal. Il offre de part sa variété
une fraicheur et un serieux bien agréable.
Le Chichois Pourquoi
OPIS ? Cela a t-il une signification ?.
OPIS Cela pourrait être
"Organisme pour l'Internet Sétois", mais non. OPIS est l'équivalent
d'opus, l'oeuvre, mais pris dans sa vision globale. Ce qui correspond bien
à ce gigantesque réservoir de connaissances et d'informations
qu'est le réseau Internet.
Le Chichois Quand
vous avez crée le site opisline.com, vous étiez précurseur
sur Internet ?
OPIS Sur Sète et la
région, oui. Sur Internet, malheureusement non. Les premiers sites
importants et qui ont une grande valeur aujourd'hui ont débuté
sur le Web environ 2 à 4 ans avant nous.
Le Chichois En
quelle année ce site a t-il vu le jour ?
OPIS Lancé en 1997,
la première version du site Internet "opisline.com", site sur lequel
est hébergé votre Journal favori, se consacrait aux arts et
aux artistes Sétois. Quelques mois plus tard, quand nous avons pris
conscience d'une grande demande, nous diffusions de nombreuses informations
touristiques à l'attention des touristes internautes et pour faire
bon poids nous prenions des partenariats avec quelques commerces sétois
proposant des produits se rapprochant le plus des spécificités
sétoises afin de rendre ce site enrichissant pour les visiteurs.
Les années ont passé
et opisline est devenu, aux dires des principaux moteurs de recherche sur
Internet, "le site portail de la ville de Sète" supplantant par le
nombre des connections ( 20 000 par mois ) le site dit "officiel" de la ville
de Sète. Le retard pris par la Mairie en ce domaine (depuis 2 ans,
date de lancement de la première version de leur site) a été
causé à notre avis par plusieurs causes conjointes : une méconnaissance
de l'Internet et un manque de professionalisme.
Le Chichois Le
site Internet de la Mairie a été refait, il y a environ
6 mois, et toutes ces erreurs ont dû être corrigées.
OPIS Non, cela peut
encore se voir actuellement sur le site de la Mairie qui, par erreur de programmation,
est en très grande partie illisible avec le logiciel Nescape (seconde
et égale part du marché des navigateurs Internet avec Microsoft
Internet explorer). et de plus il n'offre aucun contenu réellement
pratique pour les touristes Internautes.
Le Chichois Donc,
vous êtes le seul site qui offre des informations touristiques ?.
OPIS Alors là, vous
touchez un point très sensible !
Nos activités portent sur
le développement de l'Internet chez les particuliers et les entreprises,
en participant à l'hébergement de structure associative et culturelle
et la mise en place de solutions informatiques professionelles sur le réseau.
La gestion du site touristique,
les réponses aux centaines de messages que nous expédient les
Internautes, les frais de téléphonie, les temps de travail occasionnés
prennent de plus en plus de place autant financière qu'en durée
de travail.
Bien que nous ne soyons par contre les onctions et autres pommades le sujet n'est pas une valorisation concurentielle du site opisline mais bien une interrogation ; Allons nous encore longtemps nous occuper, en place et lieu des offices du tourisme et des instances de la Mairie, du service communication et cela gratuitement ? Ce qui, à moins de supprimer la partie Touristique du notre site risque de durer encore très longtemps et voire même indéfiniment car sur Internet certains retards ne sont pas ratrappables.
Le Chichois Vous
avez demandé des aides ou une participation ?.
OPIS Oh, nous avons maintes
et maintes fois, ces dernières années, tiré la sonnette
d'alarme et nous avons même proposé de gérer le site de
la ville et dans ce cas nous transfererions tous nos visiteurs vers le site
officiel, ce qui serait plus logique.
La nouvelle Mairie en place depuis
trop peu de temps ne peut évidemment pas en donner une réponse
à bref délai, nous les comprenons, mais cela tombe mal car nous
sommes las...
Pour tenter de rémédier
à ce problème nous lancons des demandes de partenariat financiers.
Avec une grande préférence pour les acteurs locaux plutôt
qu'avec les grands groupes du tourisme ou de services, mais si nous n'avons
pas le choix ...
Cathy Delancourt
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LE COURRIER DES CHICHOINAUTES
Le Chichois a rencontré pour vous un homme animé d'une passion insatiable : celle de l'écriture.
Raphaël LOPEZ est né en 1936 à Oran et s'il a gardé de ses origines toute la chaleur et la joie de vivre, il a su, par son adoption ruthénoise, assimiler le bon sens avec un brin de terroir... ce qui donne un cocktail particulièrement sympathique et attachant.
Après avoir passé quarante ans au service des transmissions du Ministère de l'Intérieur, il goûte aujourd'hui au plaisir d'une retraite bien méritée. Son envie d'écrire ? Laissons-le s'expliquer lui-même : "J'ai toujours eu envie d'écrire... mais comme durant toutes ces années, j'ai terminé mes phrases en y mettant un "STOP" à la place d'un "point" ! Vous comprenez mon problème !!
Pourquoi cette envie, cette fringale d'écriture ? De par ma profession m'obligeant à rédiger des rapports trop techniques, j'avais en moi ce profond désir d'écrire "autre chose", et c'est ma découverte de l'île singulière, en 1994, qui a été le facteur déclenchant de ma tardive vocation."
Il découvrira Sète par l'intermédiaire du concours de scénario organisé en 1993 par la Ville de Sète et se verra remettre le 3ème prix. Petite gloire dont il mesure la relativité mais néanmoins un grand, très grand plaisir.
Cette année, il avait préparé son scénario pour le nouveau concours... Déception amère : le concours est supprimé... il faudra remettre à plus tard, l'excitation de ces moments de compétition d'écriture. Raphaël écrit dans tous les domaines : nouvelles, contes, sketches, poésies, théâtre, scénario, fantastique. Il est d'une imagination débordante. Son style manque encore d'un peu de maturité... mais les idées sont là, nombreuses, surprenantes, amusantes ou tragiques.
Dans cet esprit de partage tout méditerranéen, Raphaël nous autorise à reproduire in-extenso une de ses histoires. Vous la trouverez, prochainement, dans un numéro spécial du Chichois consacré à nos lecteurs-écrivains (parution courant Mai-Juin)..
Ecrivez nous pour publier vos articles --------<>--------- info@opisline.com
Agnès VARDA
Elle se désigne elle-même comme « la grand-mère de la Nouvelle Vague ». Dès 1955 en effet, cette jeune photographe réalise, à Sète, avec de tout petits moyens et un jeune acteur emprunté au TNP de Jean Vilar, Philippe Noiret, un long métrage dont Alain Resnais a assuré le montage, La Pointe courte.
Nous savons, Sétois que nous sommes, quelle légende attribuer à Agnès Varda. Mais qu'en pensent les Américains de cette "femme singulière" ?
Une étude faite à l'université Kenyion dans l'Ohio sur la femme dans la société Française a montrée que les femmes cinéastes, en France comme dans le monde entier, ont essayé de créer avec leur travail "une vraie pratique alternative du cinéma féministe"(a truly alternative practice of feminist cinema"). En suivant ce but, le développement d'un "contre-discours"("counter-discourse") est essentiel à l'ouvrage des metteurs en scène féminins qui s'opposent au "cinéma dominé par les hommes"("male-dominated cinema").
La femme à qui on a attribué une position singulière dans l'histoire du cinéma français est la cinéaste Agnès Varda. Dans ses interviews il est évident que sa profession joue un rôle important dans sa vie. Réfléchissant sur son travail, elle décrit l' aspect productif de la vie d'une cinéaste: "Faire", "fabriquer", c'est ainsi que je fonctionne". L'artiste formule sa vocation comme êtant "des inspirations très violentes, dans la fabrication, les choix sont impératifs" *. D'une manière analogue, Varda résume le processus créatif de son livre La Nouvelle Vague en livres ; elle remarque: "Et ce livre, je l'ai fait comme je fais mes films, de manière désordonné, en retard, en changeant d'avis, une image inspirait un texte comme au cinéma une image inspire un son, qui inspire un plan. Film ou livre, il s'agit toujours de montage"
. Le lien étroit entre les oeuvres littéraires et cinématiques qu'elle suggére ici, correspond à sa notion de cinécriture("cinematic writing"). Sur un niveau linguistique, "son oeuvre explore continuellement les parameters du langage cinématique et les différentes stratégies de répresentation cinématique suggérées par eux"("her work continually explores the parameters of film language and the varied strategies of cinematic representation these suggest"; Flitterman-Lewis 219). Cependant non seulement son oeuvre complète révèle sa signature linguistique et cinématique , il y a également une intertextualité entre ses films eux-mêmes, car Agnès Varda réalise en rétrospective "le moment de la manière dont un film "travaille" le suivant".
Pour illustrer ce phenomène la cinéaste cite ses "deux documentaires à Los Angeles, Mur murs et Documenteur [qui] ont influencé tout ce qu'[elle a] fait ensuite"(Le Monde mars 25 1994). Le moment de la création peut être comparé à la grossesse et la naissance. Cela semble être une raison pour la décision de Varda de choisir la grossesse comme sujet pour un film. Une autre se trouve dans la déclaration du metteur en scène "qu'elle voulait faire des films sur ce qu'elle savait. Quand j'étais grosse, je faisais un film sur la grossesse"("I was trying to make films about what I knew. When I was pregnant, I made a film about pregnancy/.../"; Flitterman-Lewis 226) qui porte sur la crédibilité d'une artiste ou d'un artiste en général.
Le premier film d' Agnès Varda, fait en 1961, "poursuit une pop chanteuse pendant deux heures, errant à travers Paris, en attendant de découvrir si elle a le cancer. Sa confrontation avec la mort change tout ce qu'elle voit" L'élément du regard semble être essentiel pour Cléo de 5 à 7; le film évoque des thèmes féministes par sa manière d'examiner à la fois la manière de laquelle une femme peut être vue comme un objet et la façon d'une femme de s'émanciper et de développer sa propre attitude envers le monde. Par conséquent son regard devient un moyen visuel, cinématique, pour demontrer son indépendance. Agnes Varda observe là-dessus que "le caméra se substitue souvent au regard de Cléo"("Often the camera is substituted for Cléo's gaze"; Flitterman-Lewis 274). En visant sur la signification d'éléments visuels, Sandy Flitterman-Lewis remarque que pendant son "odyssée spirituelle"("spiritual journey") la femme "cesse d'être un objet, construit par les regards masculins, et il lui est ainsi donné le plein pouvoir de sa propre vision". Barbara Koenig Quart qui fait également de la recherche sur les stratagèmes filmiques d'Agnès Varda dans sa première production porte sur l'usage d'une mosaique des miroirs minuscules"("a mosaic of tiny mirrors"; Quart 138) symbolisant "son moi maintenant fragmenté" ("her now fragmented self") à cause de son situation précaire, et parle aussi de l'importance du fait qu'elle utilise le pseudonyme 'Cléopatre' qui evoque des notions d"un masque féminin archétypique et glamoureux"("archetypical glamorous woman mask"; Quart 138). En ce qui concerne le choix de sa jeune heroÏne, cela touche aussi la question comment les femmes sont vues par le biais de leur âge, car Varda se rend bien compte: 'Et si je pouvais faire Cléo sur la féminité et l'angoisse de la mort, c'est parce que la fille était belle"("And if I could make Cléo about femininity and fear of death, it is because the girl was beautiful"; Quart 139). Aujourd'hui, face à la sur-value de la jeunesse, cette déclaration est toujours vraie pour l'industrie des films.
En 1985 apparaît le film d'Agnès Varda Sans toit ni loi (Vagabond en anglais). Cette oueuvre dépeint le destin "d'une jeune marginale, Mona, superbement interpretée par Sandrine Bonnaire"(Bedarida). Comme dans Cléo, la spectatrice ou le spectateur est confronté ici avec "la longue errance"(Bedarida) de l'héroïne. Son histoire est racontée de la manière retrospective car le "film commence avec la douleur abrutissante de rencontrer une jeune femme morte et gêlée dans un fossé, procède par flash-backs et un commentaire d'un style documentaire recréant le voyage qui l'a conduite à cette mort misérable". Bien que Sans toit ni loi annonce les drames contemporains des sans-domiciles et des exclus"(Bedarida), son héroïne n'est pas caractérisée comme "une victime" ("Varda sees Mona not as a victim"), elle apparaît plutôt comme la personnification de l'indépendence: elle est vue comme "quelqu'un qui dit non à toutes les choses si totalement qu'elle semble être l'indépendence même"("someone who says no to everything so totally as to look like independence itself"; Quart 143). Cette indépendence, cependant, n'est pas du tout désirable parce qu'il s'agit "d'une liberté si totale qu'elle conduit à la destruction de soi-même"("a freedom so total it leads to self-destruction"; Quart 144). Ainsi, l'oeuvre pose la question: comment se construit la vie d'une outsider à la société? Du niveau de communication entre le film et les spectateurs, "nous aussi restons en dehors de ce personnage, qui n'a pas de langue, ni même de volonté, pour faire des réflexions sur elle-même" Mona évite toutes les questions sur sa personne. C'est le mérite de la femme-cinéaste que son héroïne n'est pas représentée d'une manière traditionelle ou pleine de clichés; par conséquent, "le film évite de "romaniser" la situation et le personnage". Quant à la façon de dépeindre la protagoniste dans Sans toit ni loi, "Varda rend cette perspective dialectique en nous donnant une définition changeante de Mona, une definition qui ressemble à la structure d'un prisme, une structure qui change avec chacque rencontre entre Mona et d'autres personnages ". Il en résulte que si le film pose des questions sur notre société, il ne donne pas nécessairement des réponses: "En renoncant à l'absolutisme d'une vision autoritaire, Varda propose une identification au procédé de visionnement lui-même, un procédé de vision qui permet la variabilité perpetuelle de positions de spectateur et favorise l'indétermination plutôt que la rigidité de significations fixes.
Cette manière unique et innovative de peindre ses personnages, est une des raisons pour laquelle Varda est considérée comme une des fondateurs de la Nouvelle Vague en France.
MOMENTO FINIS <> Suite du numéro 14
....... Notre nombre diminuait de jours en jours, en arrivant ici nous étions environ plus d'un centaine, mais deux ou trois mois après nous devions être environ cinquante.
Un jour (je ne sais pas lequel) nous fûmes emmené à l'étage du dessous, les geôliers nous expliquèrent en s'amusant que des nouveaux invités venaient d'arriver et que pour qu'ils croient qu'ils n'allaient point rester longtemps ici, il fallait que nous disparaissions. Ainsi donc nous n'avions aucune chance de nous en sortir. C'est ce que compris Foulque. Je dus le prendre dans mes bras pour le réconforter et l'empêcher de commettre l'irréparable, il avait décidé de se sucider en s'étouffant avec sa langue. Cette idée ne venais pas de lui, trois de nos compagnons avaient quitté ce monde par ce moyen méprisable mais tout à fait compréhensible.
Le temps passa et nous devenions de plus en plus faibles et ceux qui ne pouvaient pas s'accrocher à quelque espoir mouraient. Nous commencions à nous chamailler pour un bout de pain jeté sur le sol par un garde, ou pour un bol d'eau laissé là pour nourrir le chien du garde. Nous étions redevenus pire que des bêtes. Foulque et moi étions accroché l'un à l'autre, c'est ce qui nous permettait de tenir encore un peu. Il me raconta qu'il venait de la citée de Montpellier, il me fit jurer que si jamais je m'en sortais, j'irais voir ses parents et leur dirais comment leur fils unique était mort. Il me donna son sceau.
Il fut tué une heure plus tard au cours d'une rixe. A sa mort je hurlais de douleur pour cet enfant qui ne devait point mourir de cette façon. Je fus rapidement calmé par les gardes qui en essayant de m'immobiliser me crevèrent un l'œil gauche. Comme celui-ci menaçait de gangrener, ils m'appliquèrent une lame chauffée à blanc sur ma blessure. Je crois avoir perdu conscience.
Alors que je devais me rapprocher du royaume de Dieu je vis un visage de femme tout près du mien, j'étais encore tremblant de douleur mais je fis un effort désespéré pour lever la tête.
"Alors c'est donc toi, le fier chevalier qui a tué mon fils ?"
de Alexandre Denjean / A suivre dans le numéro 16
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A TABLE
Navets glacés : 1kg de petits navets, 100 g de beurre, 1 cuillérée à soupe de sucre en poudre, 1,5 dl d'eau chaude, sel.
Servir avec un Corbières Chateau Grand Moulin--Rouge 96 fût de chêne en vente sur le site Internet
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DE QUOI J'E-MEL
LA JOURNEE ANTI OGM ……A SETE ET A MONTPELLIER
Plutôt mal organisée - de nombreuses personnes voulant se joindre aux enquêtes sur l'étiquetage et plus largement sur la traçabilité des OGM, n'ont pu le faire , faute de connaître les points de regroupement - la journée qui devait aider à faire un état des lieux dans la région a tout de même atteint les buts fixés.
Il y avait trois objectifs visant à vérifier la traçabilité sur des lieux de production ou de distribution de nourriture : La cuisine centrale de Montpellier, Carrefour, l'usine Céréol Trituration (production d'huile).
La Cuisine centrale de Montpellier sert 1 million de repas par an et affirme exclure les produits OGM, … et le prouve, documents à l'appui. Céréol par contre n'a pas laissé entrer le groupe, et certifie qu'elle n'emploie pas d'OGM dans son usine Sétoise depuis 1 ou 2 ans.. .pas de documents le prouvant.
Quant à Carrefour qui s'est fait une publicité du " sans OGM " les choses ne paraissent pas aussi claire, il y a dans les rayons, du bio d'une part, mais aussi des produits pouvant en contenir, d'autre part la politique de Carrefour comme de toute la grande distribution peut faire poser des questions sur le devenir du bio, lequel est aussi une façon de produire, de vivre et de vente de proximité. Quelle est exactement la provenance des produits, les producteurs bio ne vont ils pas tomber sous la loi commerciale de la grande production ?
Question d'actualité. Des lois sur l'étiquetage doivent être appliquées depuis plusieurs années, elles ont été acceptées, votées et pourtant la confusion totale règne toujours pour le consommateur.
Géronime Glasgow
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VIE ACTUELLE
DES BATEAUX ABANDONNES DANS LE PORT DE SETE.
A Sète, ce n'est pas la première
fois, mais en ce moment il y en a deux en même temps !
Sur l'un des bateaux , un marin s'est
suicidé.
On peut d'ailleurs noter que c'est
dans les ports Européens que finissent le plus souvent les bateaux saisis
par l'administration des ports pour infraction à législation des
transports maritimes.
Pourquoi abandonner un navire
? Certains armateurs espèrent gagner plus d'argent, ou enlever un
marché , en baissant les prix du transport des marchandises.
Comment font ils ?
Le plus simplement du monde en rognant
sur la sécurité, sur les salaires des marins et l'entretien des
bateaux, en ne payant pas les taxes. Facile ! Le plus souvent ça marche,
parfois il y a des accidents écologiques, des naufrages, des débiteurs
hargneux ou des administrateurs de port chatouilleux sur les lois, le plus souvent
ce sont des inspecteurs appartenant à des syndicats qui mettent à
jour les fautes et provoquent au final la saisie du bateau.
A partir de là l'armateur devra
payer ses dettes, dont les salaires des marins - souvent impayés depuis
plusieurs mois -, les taxes, les réparations du bateau. Beaucoup choisissent,
alors, de disparaître plutôt que de payer, quittent à racheter
le bateau à bas prix sous un nom d'emprunt, plus tard.
Quelles sont les conséquences de ces pratiques illégales?
Quelle action ont les syndicats
? La Fédération Internationale des ouvriers du Transport -
ITF - est une organisation mondiale qui regroupe 500 syndicats de travailleurs
du transport dans plus de 125 pays à travers le monde. Tous secteurs
d'activités confondus, elle compte plus de 5 millions de membres. ITF
fut fondée en 1896 à Londres.
L'ITF est l'un des 14 " secrétariats
professionnels internationaux ", ils constituent la grande famille du mouvement
syndical international. (Dans un précédent N° du Chichois
nous avions parlé d'un syndicat International de paysans : Via Campésina)
L'ITF soutient les résolutions
de l'ILO ( organisation internationale du travail) et de l'OMI ( organisation
maritime internationale).
Elle cherche à ce que soit
imposées, au plan international, des solutions pour le rapatriement des
marins abandonnés, que soit clarifié leur statut d'immigration,
et garanti le payment de leurs salaires en retard. Au niveau Européen
l'ITF fait pression sur les états membres pour qu'ils ratifient la convention
de l'ILO à propos du rapatriement et du bien être des marins (
les conditions minimum de vie) pour assurer la protection des marins engagés
sur des bateaux dont le propriétaire est insolvable.
ITF a lancé sa campagne contre
les pavillons de complaisance il y a 52 ans lorsque les armateurs Américains
ont voulu réduire leurs charges salariales en adoptant les pavillons
du Panama et du Libéria. Le syndicat continu aujourd'hui à appuyer,
ou soumettre, des projets de lois visant à faire respecter la vie humaine,
le travail des marins mais aussi à prévenir les conséquences
écologiques du mauvais entretien des bateaux.
Une réunion à SETE.
Vendredi 20 avril a eu lieu une conférence débat sur les pavillons
de complaisance.
Y participaient : le coordinateur
ITF pour la France, J.Smith ; maître Redon , avocat et spécialiste
du Droit Maritime ; Y.Reynaud, CFDT, inspecteur ITF pour la Méditerranée,
les représentant de l'association ATTAC du bassin de Thau et Marseille,
et Noel Mamere qui conclut en affirmant le LIEN ENTRE ECOLOGIE ENVIRONNEMENTALE
et ECOLOGIE HUMAINE (soit sociale et politique), les risques que font peser
ces bateaux est aussi bien environnemental ( nous en avons déjà
eu des exemples, malheureusement) que Humain ( chaque année 2200 marins
meurent au travail et beaucoup vivent dans des conditions inacceptables).
Sur quelles bases idéologiques
s'appuient ces armateurs, comment se justifient ils ?
On imagine les réponses : Ces
marins, leurs pays sont les " damnés de la terre " , aujourd'hui, alors
tout vaut mieux que mourir de faim, ce qui leur est donné est bien pour
eux.
Le libéralisme, la liberté
du commerce, produit des richesses, élèvent le niveau de vie sur
toute la planète, favorise la liberté et la démocratie
(voir les dernières volontés des USA au sommet de Quebec) la mondialisation
doit se faire sous son égide. Ceux qui sont contre doivent " être
considérés comme une force organisée et internationale,
souvent subventionnée par des grands syndicats de travailleurs. Cette
force s'est substituée à l'URSS dans le combat contre le capitalisme.
", phrase tirée d'un quotidien professionnel le 25 4 2001 !
Ils ont raison pour l'internationalisation
de la contestation et de l'action syndicale, mais faux - et ce n'est évidemment
pas par hasard qu'ils font l'amalgame - pour l'URSS, ou son substitut infiltré
dans toutes les nations. A la mondialisation de l'économie libérale
ne peut que répondre la contestation internationale, faute de quoi cette
contestation et les syndicats - les deux ne se recouvrant pas toujours - n'existeraient
plus. Au commerce mondial ne peut que répondre le " commerce équitable
".
Et cela nous concerne, en occident
par l'intermédiaire de la protection de l'environnement - entre autres.
Quelques sites pour en savoir plus :
Géronime Glasgow
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LA PLUME
Les ouvrages suivants devraient voir le jour courant mai :
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Nous vous avions présenté, lors du dernier Chichois, l'association Lire et Dire et leur projet d'écriture autour du livre de Philippe Delerm, "La première gorgée de bière". Et ce fut un beau succès...
Tous les membres, présents lors du dîner littéraire de ce jeudi 26 avril, y ont été de leur petite page d'écriture. La soirée qui est en elle-même un petit plaisir s'est ainsi enrichie d'une intimité nouvelle partagée autour de récits délicats, pudiques ou amusants, où chacun s'est évertué de faire partager ce petit rien qui rend soudain la vie plus belle. Les petits plaisirs de l'existence siégeaient en place d'honneur at "The Marcel" ce soir-là pour la plus grande joie des participants.
Nous vous avions promis de vous livrer les différents textes composés avec la simplicité qui caractérise cette association. La chose est promise, elle sera tenue lors du prochain Chichois... le temps nécessaire de dactylographier les manuscrits. L'ensemble des textes sera également expédié à Philippe Delerm... non pas dans l'espoir qu'il y découvre un talent caché, mais plutôt comme un clin d'oeil malicieux, un coup de chapeau à son oeuvre, une révérence amicale pour le plaisir que son style et sa finesse d'observation procurent au lecteur. Ne manquez pas le prochain Chichois, il ne manquera pas de sensualité. .Bernard STÉPHAN
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INTERVIEW
Interview d'Yves Rispoli, conchyliculteur
Le Chichois -- Ne
me dit pas qu'avec ce nom et ce boulot, tu n'es pas un Sétois, un vrai
!
Y. Rispoli -- Je suis originaire
du Limousin, ça fait 21 ans que je suis à Sète, et je
suis dans la conchyliculture par hasard et depuis 17 ans.
Le Chichois -- Parlons donc
de la vie de l'Etang, enfin, du point de vue de ceux qui en vivent. L'Etang
est il au maximum de sa production ou peut il faire mieux ?
Y. Rispoli -- Pour ce qui est des
huîtres et des moules se sont les producteurs eux même qui se
limitent. Pour les autres coquillages le problème est différent
il s'agit d'une diminution importante, d'un épuisement partiel des
populations tant de palourdes que de clovisses.
Le Chichois -- Qu'est ce
qui a causé cet épuisement?
Y. Rispoli -- Plusieurs causes se
sont combinées : - La surpêche bien sur, les plongeurs. Pour
les palourdes le seul moyen de pêche devrait être la clovissière..
: - Les objets du genre sacs en plastiques, bidons qui jonchent le fond de
l'étang et empêchent la flore de se développer (celle
qui sert de nourriture et de cache à la faune ) : - La pollution aussi.
Le Chichois -- La
vie des pêcheurs et conchyliculteurs a t- elle changé beaucoup
au cours du siècle passé ?
Y. Rispoli -- Elle a changé, même
sur une quinzaine d'années. Les ressources étaient plus diversifiées
on produisait des huîtres, des moules mais aussi on ramassait d'autres
coquillages, on péchait, on se débrouillait avec tout ça
pour gagner sa vie. Aujourd'hui je pêche un peu l'anguille à
coté des huîtres et des moules, c' est tout. Tous, nous nous
sommes spécialisés dans un domaine.
Le Chichois -- Pourquoi
?
Y. Rispoli . -- essentiellement parce
que ce n'est plus rentable , la pêche dans l'étang c'est juste
pour soi. Nous nous sommes rabattus sur les activités dont on peut
vire, les coquillages.
Le Chichois -- Quels sont
les poissons les plus prisés de l'Etang ?
Y. Rispoli -- L'anguille c'est plutôt
pour l'exportation, les gens n'en mangent guère par ici, ce sont plutôt
les Italiens et les habitants des pays nordiques qui l'apprécient,
en particulier fumée. Il y a aussi les muges, les loups, les daurades.
Le Chichois -- Y a
t il beaucoup de poissons d'élevage ?
Y. Rispoli -- Très peu dans l'Etang,
il y a un petit élevage du coté de Balaruc, c'est tout. Par
contre sur les marchés on vend du poisson importé ( de Turquie
, Grèce, Espagne) . Pour ce qui est des daurades il vaut mieux en manger
lorsque les poissons adultes, les mâles, quittent l' étang pour
frayer en mer, c'est à dire en septembre - octobre, à ce moment
là il y a pléthore de poisson sauvage, tout le monde en pêche.
Le Chichois -- Sur
les marchés on voit des daurades qui font 20 à 30 cm, ce sont
elles qui mangent les moules ?
Y. Rispoli -- non ce sont les femelles,
qui sont beaucoup plus grosses, qui les croquent en mer.
Le Chichois -- Quels sont
les rapports commerciaux avec les pays du bassin méditerranéen,
et aussi avec les autres régions de France, pour la conchyliculture
? Quels sont les problèmes que cela pose ?
Y. Rispoli -- Il y a forcément
des problèmes de concurrence et presque en conséquence des problèmes
sanitaires. La France est la seule à avoir un classement en zones qualitatives
pour l'état sanitaire des régions d'élevage de coquillage
. L'étang de thau est en zone A " provisoire " . Etre classé
en zone A autorise la vente des coquillages directement de l'étang
à l'étal. Le classement en zone B autorise la vente mais après
passage de 48 heures en bassin d'épuration , pour la zone C les coquillages
doivent être épurés durant 8 semaines. Les autres pays
n'ont pas cette contrainte. Nous importons le naissain d'huîtres et
de moules, de Bretagne, du bassin d'Arcachon, d'Italie . Nous faisons aussi
venir les moules et les huîtres adultes des pays du bassin Méditerranéen.
En même temps nous importons des maladies pour nous ou pour la faune
ou la flore de l'étang….
Le Chichois -- Qui
importe des coquillages et pourquoi ?
Y. Rispoli -- Ce sont les mareyeurs
qui importent les coquillages adultes, pour répondre à la demande
des consommateurs. Nous, nous importons de Bretagne ou du bassin d'Arcachon
les naissains.
Le Chichois -- Pourquoi
?
Y. Rispoli Nous ne savons tout simplement
pas l'attraper dans l'étang de Thau ! ! Nous ne savons pas où
il se dirige .
Le Chichois -- Quels
sont les différents problèmes sanitaires de l'étang dus
à ces importations ?
Y. Rispoli -- De Bretagne nous avons
importé la Bonamia, maladie qui a fait disparaître l'huître
plate. (Déjà la " portugaise " avait dégénéré
dans l'étang, mais il ne s'agissait pas d'une maladie.) Les coquillages
adultes qui viennent de pays sans contraintes sanitaires sont retrempés
- parfois seulement quelques jours dans l'étang - apportent avec eux
leurs pollutions ( algues, plancton, micro organismes…) Des naissains du Japon
ont amené une algue ( sargasse) qui apparemment ne pose pas de problèmes.
Avant cela, déjà, la faune et la flore ont été
plus d'une fois déséquilibrée par des greffes étrangères,
ainsi les bateaux Américains pendant la dernière guerre ont
apporté, collés à leur coque des coquillages envahissants
qui entrent en concurrence avec les palourdes (les crépidulas fornicatas).
En ce qui concerne l'algue Alexandrium, on ne sait ce qui favorise son développement
périodique capricieux. Les scientifiques d'IFREMER pensent qu'il s'agit
d'une cause naturelle , mais pas mal de conchyliculteurs ont remarqué
qu'elle apparaît après une pollution bactérienne, sans
doute après retrempage des coquillages Importés, une autre raison
qui justifie cet avis est l'apparition récente de cette algue ( 1997)
Le Chichois -- quels autres
problèmes sanitaires dans l'étang ?
Y. Rispoli -- Il faudrait parler
des pollutions par les pesticides et engrais qui apportant phosphates et nitrates
favorise le développement de malaïgue, qui étouffent les
divers organismes vivant, les privant d'oxygène. Il y a, aussi, la
peinture antifouling sur la coque des bateaux qui provoque la formation d'un
feuilletage de la coquille des huîtres, celles ci prennent souvent une
odeur qui les rend impropres à la consommation. Et on n'a pas parlé
des pollutions bactériennes par le déversement des égouts
dans l'étang mais c'est en train de s'arranger. Et puis encore les
moteurs des bateaux. Mais au total il n'y a pas grand risque à consommer
les produits de l'étang, les médias en font tout un scandale
, comme si ils n'avaient aucun autre sujet à traiter. Pour ce qui est
de la toxicité de l'algue Alexandrium il faudrait qu'un enfant mange
400 moules pour en être malade ! !
Le Chichois -- Et
le travail c'est dur ?
Y. Rispoli -- C'est lent et solitaire
surtout. Ce matin tu as vu il a fallut trier les huîtres, puis les disposer
sur la planche ( 1m sur 2m environ ) deux par deux, puis attacher les cordelettes
- presque une heure pour faire cela ! après il faudra mettre un point
de ciment pour les coller et les remettre à l'eau
Le Chichois -- Il
faut combien de temps pour " faire " une huître prête à
vendre ?
Y. Rispoli -- Ici dans l'étang
c'est très rapide, plus rapide qu'ailleurs, deux ans.
Ici elles se nourrissent 24 h/24, il n'y a pas de marée qui les mettent à
sec et les oblige à se refermer.
Le Chichois -- Pendant ces
deux ans combien de fois vas tu refaire la manœuvre de ce matin ?
Y. Rispoli -- Une fois seulement.
Le Chichois -- Quel
avenir pour l'étang ? y a t il des ressources encore inexploitées
?
Y. Rispoli -- On pourrait sûrement
développer le ramassage d'algues pour entrer dans la fabrication d'engrais,
par exemple.
Merci Yves pour ces informations, et à bientôt.
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Brèves
de comptoir.
Sherlock Holmes et le Dr Watson sont au camping.
Après un bon repas et une bouteille de vin ils gagnent leur sac de couchage pour la nuit et s'endorment. Quelques heures plus tard, Holmes se reveille et aussitot secoue son compagnon :
-- "Watson, regardez le ciel et dites-moi ce que vous voyez".
-- "Je vois des millions et des millions d'étoiles. "
-- "Qu'est-ce que cela vous évoque ? "
-- "Astronomiquement, repond Watson, cela me dit qu'il y a des millions de galaxies et potentiellement des milliards de planetes". "Astrologiquement, j'observe que Saturne est en Lion". "Horairement, j'en deduis qu'il est environ 3h 15". "Théologiquement,je vois que Dieu est tout-puissant et que nous sommes petits et insignifiants". "Météorologiquement, je pense que nous aurons une belle journee demain. Et vous, Holmes ? "
Sherlock Holmes resta silencieux une minute puis declara : "Watson vous êtes une burne. Des abrutis nous ont fauché la tente."
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