Le CHICHOIS N°13 . VERSION PAPIER . www.opisline.com
Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net.
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2 / 04 / 2001<> (Prochaine parution le :16 / 04 / 2001 )
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ECHOS

Ca s'est bien passé La rédaction du Chichois l'avait décidé: surtout pas de politique. Nous sommes donc restés en marge de l'agitation électorale. Mais maintenant, on peut en parler. Par exemple, on peut se féliciter de la sérénité de ces élections. A Sète, on a échappé à ces incidents ridicules qui ont affligé maintes communes voisines. Ici, vainqueurs et perdants ont joué le jeu démocratique. Bravo à tous.

Suédois et suisses Les scandinaves ont débarqué à Sète. Pas sur des drakkars mais avec de superbes voiliers, formule 1 des régates. Pendant six mois, ils vont s'entraîner au large de la Corniche. Il seront bientôt rejoints par les équipages suisses. Tout ces sportifs vont découvrir Sète, la bourride et les encornets sans oublier les belles sétoises esseulées. Comme du temps de Marc Pajot, quelques mariages sont prévisibles...

Loyers Il va falloir loger tout ce monde. Et comme ces champions sont payés au tarif de cadres très supérieurs, le prix des locations des belles villas de Saint-Clair vont monter en flèche. Les estivants habituels risquent d'avoir des surprises.

Sauvageon Quand on arrête l'auteur de déprédations sur des autos ou sur les murs, il s'agit le plus souvent de gamins. Cette fois, la police sétoise n'en est pas revenue: celui qu'elle a surpris en plein saccage était un quinquagénaire ! Un sauvageon attardé sans doute.

B.Baraillé

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BALLADE

Le petit train des Cévennes

Ca y est: depuis le 1 avril, le petit train des Cévennes a repris ses trajets le long des Gardons.

Quelle meilleure approche de ces fascinantes Cévennes que rien ne vous empêche d'aller ensuite voir de plus près par la route puis par les sentiers.

Ce train relie Saint-Jean du Gard à Anduze. De Sète, le meilleur accès (en 1h30) est l'autoroute jusqu'à Lunel, prendre la direction Sommières puis Anduze où la gare de départ est, bien fléchée, à l'entrée de la ville. Les départs d'Anduze sont à 11h30, 15h et 17h.

Le trajet dure 40 minutes mais à mi-chemin, on peut s'arrêter à la fameuse Bambouseraie et prendre le train suivant. Pour plus de précisions: 04 66 85 13 17.

Dans les gares, chauffeur et mécaniciens expliquent le fonctionnement de la machine à vapeur. Vos enfants vont adorer surtout s'ils méritent de recevoir le certificat de baptême de vapeur en répondant à quelques questions sur la locomotive. Dans des wagons rustiques à l'ancienne, de magnifiques paysages préservés vous seront révélés.

B. Barraillé

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SCIENCES

LES ZOONOSES 

Depuis que l'homme côtoie les animaux , donc depuis toujours, il en est malade ! 

Soit les parasites, virus ou bactéries font leur nid dans sa chair, son sang ou sa lymphe pour s'y reproduire ou s'y métamorphoser directement , ou d'autres microbes dans le rôle du méchant font intervenir un traître ou une ruse du genre cheval de Troie : un autre animal qui va jouer les intermédiaires. Ceux ci pouvant être touché par la malade ou être un " porteur sain " ( ayant le microbe en son sein sans en être malade mais le disséminant parmi ses congénères ou à d'autres espèces.). 
Cet animal intermédiaire est parfois indispensable pour la croissance du parasite. Celui ci se développe sous forme larvaire dans un premier hôte, toujours d' une espèce précise,  puis inoculé dans un deuxième hôte, d'espèce obligatoirement différente du premier, il va continuer sa vie adulte et pondre ses œufs à l'intérieur de ce deuxième hôte ( l'homme par exemple). C'est à ce modèle que correspond le paludisme. 

Certaines petites bêtes sont moins raffinées et peuvent se développer indifféremment à l'intérieur de plusieurs espèces ( tuberculose, syphilis, grippe, rage, peste, sida, Brucellose…). Elles sont parfois capricieuses ou poussées par des changements écologiques, et vont changer de stratégies et envahir de nouvelles espèces ( Sida,ESB). 
Ces différentes formes de maladies mettant en jeu des passages entre animaux ( vertébrés) et l'homme s'appellent des zoonoses. Pasteur et ses élèves ont rendus visibles  par un détour sous le microscope des laboratoires les agents infectieux, ces êtres minuscules qui transitent dans le corps des gros animaux  dont nous même.

D'autres scénarios faisant intervenir des plantes sont encore plus complexes, nous en avons eu un exemple dans l'étang de Thau : une minuscule algue produit à certaine époque une toxine dans l'eau, celle ci est absorbée et filtrée par les coquillages sans qu'ils en souffrent, mais si l'homme mange ces coquillages il peut être malade - troubles neurologiques ou digestifs par exemple. 

Les animaux entre eux aussi se mangent, se parasitent et se font des pièges à l'aide de toxines. Lorsque l'homme n'est pas concerné; on appelle cela des épizooties

Les grandes épidémies sont toujours favorisées par les grandes concentrations urbaines, l'insalubrité des conditions de vie des hommes ou des animaux. 
Elles sont inhérentes à la vie sédentaire, à l'élevage, aux voyages ( qui vont introduire de nouveaux acteurs dans des sites écologiques et ainsi modifier leur équilibre). Pour résumer; la promiscuité, la surpopulation et  les changements brutaux(écologique) sont nocifs. 
Que faire ?... puisque l'homme vit de plus en plus dans d'immenses agglomérations, voyage de plus en plus - et par son intermédiaire, les plantes et  les animaux. Combattre les virus , comme avant on combattait les mammouths ?... avec comme arme la médecine moderne ?
Il est Intéressant de constater que la nature amène toujours l'homme à franchir ses limites. Lorsque il maîtrise - en tout cas en comprend le mécanisme - les épidémies causées par des virus ou bactéries, la nature lui propose des agents " non conventionnels " de propagation des maladies, par exemple les prions dont il ignore le mécanisme. Est ce pour l'amener plus loin dans la découverte des mystères du monde ?
Le combat est toujours à recommencer car bactéries, virus sont de très vieux habitants de la terre, des centaines de millions de fois plus vieux que nous, ils ont appris à survivre à beaucoup de modifications de leur environnement. C'est pourquoi les antibiotiques ne leur font pas peur très longtemps. 
On ne croit plus, aujourd'hui, arriver à faire disparaître toutes les maladies en particulier les maladies infectieuses comme on le pensait il y a seulement quelques dizaines d'années. Mais on caresse le même genre d'espoir par un autre biais avec la génétique, on cherche le gène de la longévité, celui de la résistance à telle ou telle maladie, le gène de l'immortalité ! Certains proclament, maintenant, que mourir ne serait pas une fatalité. 
Cet espoir n'est pas nouveau puisque dans les temps anciens en Egypte , en Chine, entre autres,  on coupait les mains ou la tête des médecins qui avaient échoué à guérir un malade de haut rang,  comme si il était toujours possible de vaincre la maladie et la mort. 
Au " que faire " ? Quelles autres réponses y a t il eu, ou peut il y avoir ?
Rien faire, tout d'abord, laisser à Dieu toute l'initiative.
Trouver un bouc émissaire, un sorcier mauvais.
Que dit la logique à l'œuvre dans l'agriculture bio appliquée à la médecine ?
Nous avions vu, dans un précédent Chichois que les stratégies d'action face aux " nuisibles ", aux maladies, les parasitages et destructions des végétaux, aux luttes compétitives ( mauvaises herbes) sont en quelque sorte négociées avec ces indésirables, avec la nature.
C'est la recherche d'un optimum plus que d'un maximum. 
Négocier avec les nuisibles - animaux et végétaux - c'est leur laisser leur part de butin en l'occurrence de choux , carottes et autres.
Mais sommes nous prêts - mêmes ceux qui défendent ces thèses - à ne pas rêver d'un maximum d'années de survie,  de laisser la nature choisir ses équilibres ? 

Pourtant il semble qu'il faudra tout de même faire des concessions à un équilibre global. 
 

Géronime Glasgow

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EDITORIAL

C'est sous le signe du 13 que le Chichois se place aujourd'hui...

Et nous n'avons pas pu résister à l'envie de jouer avec la magie des nombres... Un petit jeu facétieux qui vient peut-être du fait que la parution a lieu le lendemain du 1er avril.

Petite curiosité...

Ami lecteur, savourez donc votre Chichois, sans arrière pensée ni calcul d'aucune sorte.

Bernard Stéphan


Une information pour les non-internautes : un exemplaire du CHICHOIS sous sa forme papier sera disponible à la médiathèque de Sète. En principe, il sera disponible des le lendemain de sa parution et consultable sur place (vous ne pourrez pas l'emprunter et le lire au coin du feu).

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LE COURRIER DES CHICHOINAUTES

Ecrivez nous pour publier vos articles --------<>--------- info@opisline.com

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SCOOP

L'espace culturel Athénée

Mais que devient l'Athénée ?

Crée en 1988 l'association Athénée lance un programme de sauvegarde de l'ancienne salle de cinéma sis au 21 rue Maurice Clavel à Sète. Travaux d'accoustique, création d'une salle de spectacles, remise aux normes des lieux pour proposer dès son ouverture en 1988 une programmation culturelle 4 soirs par semaine (ciné-club, jazz-club, café-théâtre, théâtre scolaire, concerts, ateliers de rock, scènes ouvertes, festival “il suffit de passer le pont”, etc...) Parallèlement se construit un partenariat avec la Fondation de France en vue de la création d’une entreprise d’insertion d'artistes qui se concretisera en 1990 par l’accueil, l'accompagnement et la promotion pour 12 artistes bénéficiaires du RMI, conventionné par la DSD et soutenu pour la DRAC.
A partir des années 1990 s'élargira l’activité d’accueil, par l'accompagnement et la promotion pour les artistes à 20 puis 28 artistes et l'élaboration d’un projet d’entreprise d’insertion conventionnée par la DDTE. Lancement aussi d’une activité d’animation et diffusion culturelle décentralisées dans les quartiers de l’Ile de Thau et de la Corniche et participation à la création de la Fédération Régionale des Petites Structures de Spectacles. Soutien technique à divers projets culturels locaux. Co-réalisation d’une grande expo-peinture à la Préfecture de l’Hérault et à Aniane en collaboration avec l’ODAC, participation aux activités du Lieu Ressource à Sète, organisation d’un stage de théâtre en collaboration avec l’association La Lucarne, Répétitions de groupes musicaux, compagnies de danse et compagnies de théâtre amateur - participation aux rencontres d’une dizaine de structures oeuvrant dans diverses régions de France sur le terrain de l’insertion des artistes du RMI. Création d’une structure coordinatrice sur le plan national : “ Art et société”. - . - . Manifestation en collaboration avec “Le Lieu Ressources” (association regroupant le dispositif RMI sur le “Bassin de Thau”, services municipaux et départementaux ainsi qu’une quinzaine d’associations) Coordination du Festival de Rock MAK-CAK au Théâtre de la Mer .
Plus de 300 artistes ou groupes d'artistes se sont produits de nombreuses fois à la salle Athénée et plus de 120 associations ont participé en partenariat à des manifestations culturelles ou sociales ! Enorme travail.
Les problèmes financiers auquels ont dû faire face les responsables de l'association pendant toutes ses années ont été rudes et parfois allégés par des subventions municipales ou régionales. Aujourd'hui, l'arrêt des attributions de subventions par l'ancienne municipalité semble porter un coup dur à l'Athénée. A tel point que les responsables cherche un repreneur pour la salle de spectacle et envisage une reprogrammation totale des activités de l'association.
Pourquoi un tel échec ? N'y at-il pas nécessité sur la place de Sète de conserver un endroit offrant un espace multi - culturel de formation, de création et de réprésentation ? Combien d'artistes cloitrés dans leur difficultés ont pu s'ouvrir et définir une ligne d'expression dans des lieux semblables ? Combien parmi les groupes d'artistes reconnus ont eu besoin de scene ouverte de ce style pour débuter ?
Prenons garde ! Dans un monde trop régulé et aseptisé on finit par s'ennuyer ferme !

Louis Ernesto

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FLASH

Fichtre ...mais bien sûr !

Une équipe de chercheur suédois composée d'archéologues, scientifiques et plasticiens aurait recrée à partir de données récentes le véritable visage de Jesus de Nazareth.

Contrairement à des idées assez répandues il n'aurait pas le look occidental bon teint. Ces chercheurs le définiraientt plutôt avec la peau mat, avec un nez légerement épaté et probablement des cheveux frisés.

Ce qui en fin de compte serait assez vraisemblable vu qu'il etait originaire du Moyen-Orient... Et comme le cite le Cantique des cantique " ...je suis brune car le soleil m'a trop regardé, Oh ! fille de Jérusalem ..."

Peut-être le dicton " nul n'est prophète en son pays" est une très grande vérité. La religion Chrétienne se serait-elle autant maintenue et étendue si Jesus avait été un Savoyard ou un Gaulois ? N'aurait-on pas détruit son effigie pendant les graves crises passées ( et de temps en temps actuelles) d'anti-semitisme et de racisme si sa face eût été noire ?

Allons, restons simple .. le beurre est blanc, le pain est blanc et Dieu est blanc !

Louis Ernesto

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Lire et Dire

L'association "Lire et Dire" vient de tenir un des dîners littéraires qui commencent à la rendre célèbre. Nous n'avions pas eu l'occasion de vous la présenter... réparons cet oubli.

Au départ, trois complices désireux de passer une soirée agréable entre le partage d'un roman et d'un bon plat. L'un et l'autre permettant de bien nourrir son homme. Le fonctionnement est simple : un livre est choisi à la fin de chaque réunion, chacun s'engage à le lire dans le mois qui suit. Et lorsque le dernier jeudi du mois arrive, les compères se retrouvent tous chez "The Marcel" et confrontent leur compréhension de l'ouvrage tout en savourant une petite mitonnade du resto.

Dans cette confrontation d'opinions, chacun retire un petit quelque chose. Comme le dit si bien le dicton, c'est la différence de l'autre qui nous enrichit. Sans publicité, la petite association fait son chemin... et jeudi dernier ils étaient une vingtaine à discuter du dernier livre d'Assouline : "Double vie".

Et si nous avons décidé de vous parler de Lire et Dire, c'est qu'une idée originale vient d'être lancée pour la prochaine réunion de ce club de lecture (le jeudi 26 avril à partir de 19h30 at The Marcel).

Le prochain ouvrage est "La première gorgée de bière" de Philippe Delerm... et chacun va s'évertuer d'écrire un texte de quelques lignes, dans l'esprit du livre, pour parler d'un de ces petits plaisirs qui donnent à la vie un goût si merveilleux. Le Chichois a promis de reproduire in extenso ces témoignages d'une sensualité toute personnelle... et nous vous invitons, vous qui nous lisez, à participer à ce petit jeu d'écriture.

Lisez, ou relisez "La première gorgée de bière" et envoyez-nous votre page d'écriture... nous la transmettrons à l'association et la reproduirons dans le Chichois. Une sélection sera faite par "Lire et Dire" et nous enverrons à Philippe Delerm ce choix fait entre la poire et le fromage. A vous lire...

Bernard STÉPHAN

MOMENTO FINIS

Suite du numéro 10

09 Juillet 1289 Voilà presque deux ans que je croupis dans les prisons de Damas. Je ne peux écrire à nouveau sur mon journal que grâce à la bonté du sultan.

Normalement je devrais être mort car les sarrasins ne font pas de prisonniers, du moins lorsque ceux-ci proviennent du Temple. Je ne suis pas la seule exception dans l'histoire, quelques uns de mes frères ont eu ce privilège par le passé. Je vais à présent tenter d'écrire sur ce parchemin les horreurs que j'ai vécu pendant ces longs mois de détention. Alors que la bataille était sur le point de commencer, je levais haut le baucéant et ordonnais à tout mes hommes de charger. Comme je l'ai dit auparavant, nous n'étions point nombreux. Je me souviens que nous devions être environ une cinquantaine tout au plus. Je sortis mon épée ou du moins celle d'Olivier d'Arçon, car je me suis dit sur le moment, qu'il était juste que sa lame tue de l'infidèle en son honneur ; et je chargeais.

Je chargeais au mépris de toutes nos règles de bataille dont celle qui stipule que le porteur du baucéant doit éviter à tout prix d'être pris au milieu du combat sans protection. Bien qu'en sous nombre (nous combattions à un contre dix), nous réussîmes à percer l'avant garde ennemi en très peu de temps. Je me battis comme un fou tailladant de tout les cotés et faisant tomber les têtes partout où je passais. Les sarrasins commencèrent à m'éviter mais je les chargeais sans pitié. Nous n'avions aucune chance c'était évident, mais notre seul avantage était que nous n'avions plus rien à perdre.

Finalement, une heure après le début du combat nous nous fîmes écraser, de la piétaille se resserra vers moi, limitant mes mouvements, et je compris trop tard ce qu'ils voulaient faire. Ils m'agrippèrent et me jetèrent au sol, puis comme j'étais étourdit par ma chute, ils me maîtrisèrent. Je fut emmené au sultan qui me demanda de rejeter ma religion et de me convertir, je refusais et au moment où il allait donner l'ordre de me trancher la tête, je vis que l'un de ses officiers se penchait vers lui pour lui murmurer quelque chose à l'oreille. Le sultan hocha la tête et ordonna que l'on me mène à Damas pour y être emprisonné. Je ne sais pas qui est cet homme à qui je doit le vie mais je le remercie aujourd'hui.

de Alexandre Denjean / A suivre dans le numéro 14

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A TABLE

Deux recettes d' accompagnements délicats qui seront servis avec un plat de viande (de préférence du porc).

Ingrédients : 800 gr de pommes de terre, 60 gr de gruyere, 3 oeufs, 100 gr de mortadelle, 200 gr de mozarella, 100 gr de chapelure blanche, sel, poivre, noix de muscade.

<> Lavez les pommes de terre, ne les pelez pas. Mettez les dans une grande marmite et couvrez les d'eau froide. Portez à ébullition. salez. Laissez cuire à petits bouillons 30 m environ, jusqu'à ce que la lame d'un couteau les pénètre facilement. egouttez-les, laissez- les tiédir et pelez les. Passez au moulin à légumes, grille fine.

<> Coupez la mortadelle en lamelles et la mozarella en dès d'environ 2 cm de coté.

<> Mettez la purée dans une terrine. Ajoutez les oeufs et le gruyere rapé. Salez, poivrez, muscadez et mélangez bien le tout. Formez des croquettes grosses comme un petit oeuf, faites un creux et metez y un peu de mortadelle et de mozarella. refermez et passez- les dans la chapelure.

<> Faites chauffer l'huile dans une friteuse et faites dorer les croquettes. Servez chaud.

Ingrédients : 1 kg de petits oignons nouveaux, 60 gr de beuure, 3 cuillerée à soupe d'huile, 3 cuillerée à soupe de vinaigre, 1 cuillerée à soupe de sucre, 2 dl d'eau, sel.

<> Coupez la queue des oignons, pelez les, lavez les et égouttez les. Faites chauffer l'huile dans une grande sauteuse, mettez-y le beurre et faites dorer les oignons. Salez. Poudrez de sucre. faites les carameliser, puis arroser-les de vinaigre et d'eau.

<> Couvrez et faites cuire 1 h à tout petit feu, en retournant les oignons de temps en temps. Au bout de ce temps, il ne doit presque plus rester de liquide dans la sauteuse. S'il en reste faites le réduire au maximum à découvert et à feu vif.

<> Servez ces délicieux oignons en accompagnement.

LE CONSEIL DU SOMMELIER

Servir avec un Muscadet-- Domaine P. de la Grange -- Blanc 97 en vente sur le site Internet : Voir le site

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DE QUOI J'E-MEL

DECIDEMENT MINIMALISTE ! 

Pourquoi tant d'agitations inutiles dans nos vies, les rendant semblables aux grains de poussière tournoyant dans un rayon de soleil ? Pour quoi, pour qui ?

Ben ! pour la gagner cette vie, puis pour nous distraire, pour y mettre du luxe…En fin de compte pour la faciliter - ce qui est vrai.
Pour toutes ces raisons il faut bien fabriquer, vendre, rénover, renouveler, moderniser, consommer, jeter, éliminer etc….de plus en plus vite, de plus en plus, pour être de plus en plus compétitifs…Et puis stocker, conserver , améliorer ….la viande, les embryons, les informations…

 Est ce bien utile ?. Prenons une des boucles du grand huit de la vie : La façon de nous nourrir par exemple. Il y a de plus en plus de gens obèses, ils mangent trop . Par exemple,  trop de chocolat. 
Alors déjà il y faut qu'il y ait d'autres gens qui passent leur vie sur les chaînes de fabrication de chocolats  à faire des chocolats rond, carrés, en forme de père Noèl etc… puis d'autres vont être chargés de faire maigrir les gros, puis d'autres encore vont essayer de guérir les gros des maladies secondaire à leur obésité, lesquels devront travailler pour payer tout ça . Mais miracle on a presque trouver la manipulation génétique qui va permettre d'engouffrer des tonnes d'hamburger sans grossir ! Est ce la meilleur voie ? la plus interessante ou la plus simple ?

Pourquoi faut il produire tout ça ? Pour gagner sa vie, pour " créer des richesses " dit on ! L'homme a toujours produit largement plus que le simplement utile, d'accord et heureusement, mais il dépasssait alors la seule nécessité, il débordait du coté du mythe, du symbolique, de la transe, de la contemplation, de l'art, de l'œuvre, nous, nous débordons du coté des objets, des déchets. Est ce totalement un progrès ? Pas sûr du tout.
Prenons un autre exemple dans l'alimentation . On s'est aperçu des bienfaits du sojà et des légumes secs sur les maladies cardio vasculaires et sur la décalcification. Manque de chance les gens ont diminué leur consommation de légumes secs par sept en quelques dizaines d'années et multiplié celle de la viande, du fromage, des graisses animales et des sucres rapides.De plus en Europe on ne mange pas beaucoup de soja. Là aussi, la solution va venir de la génétique : on va manipuler les plantes les plus consommées pour leur faire produire les molécules bienfaitrices et ne pas changer les habitudes alimentaires modernes.
Et aussi, pourquoi élever du bétail dans de mauvaise conditions tant en ce qui concerne les animaux transformés en machines que pour les éleveurs privés d'initiatives et  de  savoir faire, le tout afin d'augmenter à l'infini la productivité, pour finir par se trouver face à des stocks de surproduction ingérables. Des millions de tonnes de viande, de carcasses, de graisses et de lait en trop condamnés à être détruite par le feu, mais là encore pour crouler sous les reste de combustion : les farines et aussi les graisses animales, des millions de tonnes dont on ne sait que faire ? 
Et que faire des déchets nucléaires après la grande fête du tout électricité, des gaspillage d'énergie ? Pourquoi faut il fabriquer tant de gadgets  ?

Nous fabriquons 10 ou 100 fois plus vite , nous avions oublié les 10 ou 100 fois plus de déchets dont il  faudra se débarrasser et  trouver des consommateurs etc… 
Travailler pour faire ou pour défaire, lequel est le mieux ? Et d'abord de quel faire s'agit il ? 
C'est ici, justement, un travail toujours recommencé comme le ménage, comme tout ce qui s'occupe des processus vitaux. dont nous sommes submergé au lieu d'en être libérés ! Le vital, le biologique, la consommation, le corps, le bobo, le soin, le pipi-caca, le déchet organique nous occupent plus que jamais. Comme il occupait toute la force et le temps des esclaves jadis. 
Les loisirs même de " l'animal laborans (homme en tant qu'animal laborieux) ne sont consacrés qu'à la consommation, et plus on lui laisse de temps, plus ses appétits deviennent exigeants, insatiables " … " Le danger est qu'une telle société, éblouiee par l'abondance de sa fécondité, prise dans le fonctionnement béat d'un processus sans fin, ne soit plus capable de reconnaître sa futilité - la futilité d'une vie qui ne se fixe ni ne se réalise en un sujet permanent qui dure après que son labeur est passé " ( Hannah Arendt, la condition de l'homme moderne) 
Donc décidément minimaliste sans culpabilité.

Géronime Glasgow 

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VIE ACTUELLE

 

LA POLLUTION DES USA . A . L ' ETANG DE THAU. 

Pour la première fois les Américains ont dosé les taux de métaux lourds directement dans l'organisme de leurs compatriotes et non plus dans l'air, l'eau et les sols. 
Cette enquête a été réalisée par les centres de contrôle et de prévention des maladies ( CDC). 
Ont été dosé sur 5000 individus, les taux de 27 polluants : 
 - Des métaux - cadmium, mercure, césium, cobalt, plomb, Uranium, tungstène …    - Des pesticides organo- phosphatés.  
 -Des phtalates métabolites - utilisés dans la fabrication des PVC -, des peintures, colles, adhésifs, lubrifiants, shampooing, laque…
Les taux trouvés leur ont paru énormes, mais quels sont les taux admissibles puisqu'ils ne sont presque jamais dosés - exception faite dans certaines expositions professionnelles importantes ou lors d'accidents industriels catastrophiques ?  Pour les expositions chroniques relativement faible, qu'en est il des limites supérieures admissibles, c'est à dire non corrélées à un risque significativement plus élevé de maladies ? 
En France, souvent, les labos qui dosent les métaux ne peuvent donner  " les  normales"  ! 
Le programme national (USA) de toxicologie en 2000 avait fait une estimation, mais leurs chiffres ont été pulvérisés par les résultats de l'enquête. 
Les femmes en âge de procréer ont des taux de phtalate " considérablement plus élevés " que ceux estimés. Certaines partie de la population ont des taux très élevés de pesticides. 
" L'exposition chimique atteint en général des niveaux supérieurs à tous ceux précédemment estimés par les experts. " Le cri d'alarme de la CDC a enclenché le lancement de 150 études médicales pour rechercher des liens éventuels entre maladies et concentration de toxiques dans l'organisme. 
En France également la recherche de toxique dans le corps est rare et a porté, jusque là essentiellement sur le plomb et la Dioxine..
Il est à noter qu'il existe 80000 polluants chimiques en vente dans le commerce et qu'il faudrait les doser tous! 

Dans le journal L'HUMANITE du 19 mars 2001 est paru un court article dénonçant la pollution dans L' Etang de Thau
Une contamination par la Dioxine et les métaux lourds serait due aux rejets et résidus - sous forme de fumée et de mâchefers - par l'incinérateur de Frontignan-Sète. Qu'en est il vraiment ? Ragots, fantasmes , ou vérité ? 
Nous avons essayé d'en savoir plus . 
Nous avons envoyé un fax à l'HUMANITE pour connaître leurs sources, pas de réponse. 
Les " Verts " n'étaient pas plus au courant, pour eux l'incinérateur de Sète est, on ne peut plus aux normes, les mâchefers sont stockés de façon étanche. 
Nous avons voulu avoir les dosages de l'IFREMER : dans les moules ils étaient normaux, plutôt bons, mais ils dataient de 98, l'article accusateur parlait surtout des huîtres analysées en 2000 et 2001 ! 
L'association ICI-ROM à l'origine du communiqué, association qui lutte contre la présence de l'incinérateur nous a affirmé que les analyses ont été faites dans " un " laboratoire de la Drome, sans plus de précision, et qu'elles étaient en cours dans le labo de la répression des fraudes de Montpellier. 
Nous devons recevoir le dossier de l'association dans les prochains jours.
Le dossier IFREMER pour l'année 2000 doit aussi sortir très prochainement. Normalement leur section RNO doit pratiquer - pour détecter les contaminations chimiques - 4 dosages par an en 2 points de l'étang. 
L'association APOGEE ( association pour la gestion de l'étang et son environnement ) n'a pas non plus de chiffres pour les métaux lourds ni la Dioxine. En fait pour l'étang sont reconnus deux contaminations chimiques : celle due au moteurs des bateaux, qui doit être résolue par la substitution de moteurs 4 temps GPL aux 2 temps (2% d'huile) : question de temps et d'argent.
Il existe aussi une pollution chimique par le TBT, non toxique dans l'alimentation mais provoquant le chambrage des huitres en augmentant le fragilité de leur coquille, due à la peinture anti fouling pour la coque des bateaux. 
Nous devrions en savoir plus dans le prochain CHICHOIS…..  Géronime Glasgow 

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LA PLUME

C'est devant un café que le Chichois a fait connaissance avec Wilfrid Simon, écrivain de métier mais surtout de coeur et de coups de gueule...

N'allez pas croire qu'il est affublé d'un caractère ombrageux; au contraire, son sourire est franc et son discours cordial. Ses révoltes, et elles sont sincères, il les canalisent dans son écriture.

Après avoir bourlingué de par le vaste monde, en stop d'abord, en bateau ensuite, il a fini par poser son paquetage près de Carcassonne avant de rejoindre récemment notre île.

C'est au cours de ses voyages qu'il a pris conscience de la nécessité de témoigner en utilisant ses dispositions naturelles pour l'écriture afin de dénoncer les grands scandales qui ébranlent notre planète.

Sa révolte vient de ce qu'il a vu et vécu... Ne pas se taire, c'est le prix de sa liberté. En écrivain lucide, il monte une trame romanesque qui ne s'éloigne jamais des réalités qu'il veut mettre en lumière : esclavage moderne, politiques financières, prostitution, crime organisé, trafic d'organes, dictatures...

L'intimité qu'il partage avec Jack Swift lui vaudra de traduire tous ses ouvrages. Entre eux, c'est beaucoup plus qu'une complicité... plutôt une dualité qui se retrouve dans une même écriture et qui explique peut-être pourquoi seul Wilfrid Simon pouvait traduire Jack Swift.

Sa collaboration étroite avec Jack Swift vient de donner naissance à un thriller : "Opération virus" (Ed du Rocher) où l'on retrouve tous les ingrédients d'une réalité terrifiante... menace d'un virus, secte, C.I.A..

Après ce roman noir, Wilfrid Simon met en chantier une oeuvre plus littéraire et plus intime aussi : "La comédie" dont l'action se situe à Montpellier et à Sète. Nous patienterons donc quelques mois pour découvrir ce que notre belle région inspirera à ce jeune auteur (jeune car nanti du même âge que moi, une quarantaine dépassée mais riche de promesses)

En attendant vous pouvez le découvrir à travers ses nombreux ouvrages (bibliographie ci-jointe) et si vous désirez lui faire passer un commentaire, n'hésitez pas, le Chichois transmettra.

Bibliographie de Wilfrid Simon :

Pour tous ceux qui n'arriveraient pas à se procurer les ouvrages que nous présentons, n'hésitez pas à nous adresser un E-Mail. Le chichois se fera un plaisir de vous conseiller ou de vous trouver une solution pour vous le procurer. : Bernard Stéphan / Maison de la Presse 1 rue général de Gaulle

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INTERVIEW

  Pas d'interview dans ce numéro.

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Brèves de comptoir.

Blague masculique et informatine..

Une petite blague pour les mecs qui comptent se marier dans les jours qui suivent.

Est-il temps de vous mettre à jour ? Il ne faut jamais acheter les mises à jour de n'importe quel produit de votre vie quotidienne.

L'année dernière un de mes amis, appelons-le Bobby, a décidé de se mettre à jour. Il a donc fait passer son programme Petite Amie version 12.4 vers Epouse 1.0. Malheureusement, il s'est vite rendu compte que ce programme accaparait beaucoup de ressources système et laissait peu de place pour les autres applications. A son grand étonnement, il a aussi vu son nouveau programme créer des sous-routines appelées Enfants 1.0, parasites bruyants et coûteux, surtout les premières années. Bien évidemment, tous ces petits problèmes n'étaient absolument pas précisés sur la boîte d'emballage ou dans la notice d'utilisation.

D'autres utilisateurs l'ont prévenu qu'ils rencontraient exactement les mêmes incidents. De plus Epouse 1.0 se lance dès le démarrage de la machine et supervise toutes les autres activités du système. Autre point irritant : ce nouveau programme entraîne le plantage quasi-systématique d'applications pourtant vitales telles que NuitFootball 4.3, SoiréeBeuverie 7.5 ou encore SexeOrgiaque 2.2.

En installant Epouse 1.0 l'utilisateur n'a aucun contrôle sur l'opération et se retrouve donc obligatoirement avec des plug-in indésirables tels que BelleMère 54.7 ou BeauFrère version Beta. De plus le programme a l'air de s'altérer avec le temps qui passe (sans compter des perturbations tous les 28 jours environ).

Il faudrait donc que soit créé Epouse version 2.0 ; voici quelques options utiles qu'elle devrait contenir : Un bouton : "arrête de me le rappeler" ! Un bouton "Minimisé" pour placer le programme en tâche de fond. Un bouton d'installation permettant de désinstaller le produit à tout moment, sans perte de mémoire, cash et autres ressources (divorce error). Une option Promiscuité permettant de réactiver les fonctions sexuelles abandonnées lors du passage de Petite Amie vers Epouse.

Attention ! Epouse 1.0 contient un bug non référencé. Si vous essayez d'installer Maîtresse 1.1 avant de désinstaller Epouse 1.0 cette dernière effacera de votre disque dur MS Money avant de s'effacer elle-même. Dans ce cas Maîtresse 1.1 refusera de s'installer, à cause de ressources système insuffisantes. Pour éviter ce bug, essayez d'installer Maîtresse 1.1 sur un autre système que celui qui abrite Epouse 1.0 ; attention, n'utilisez jamais de programme de transfert entre ces deux systèmes !

Méfiance aussi, Maîtresse 1.1 peut contenir des virus susceptibles d'affecter le bon fonctionnement d'Epouse 1.0 Pour ma part, j'ai décidé d'éviter tous les problèmes associes à Epouse version 1.0 en restant sur Petite Amie 2.0. Néanmoins, j'ai quand même rencontré quelques ennuis que je vais vous faire partager :

apparemment, il n'est pas possible d'installer Petite Amie 2.0 par dessus Petite Amie 1.1 ; il faut d'abord désinstaller Petite Amie 1.1 Les autres utilisateurs me font savoir que c'est un bug éternel et que j'aurais du être au courant ; il semblerait que cela soit un conflit de port I/O. De plus, le programme de désinstallation ne fonctionne pas très bien et laisse des traces de l'application précédente dans le système (sous forme de mobilier cassé et de sous-vêtement oubliés). Un autre petit point noir : toutes les versions de Petite Amie envoient régulièrement des messages à l'utilisateur lui vantant les mérites de la mise à jour vers Epouse 1.0

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