Le CHICHOIS N°12 . VERSION PAPIER . www.opisline.com
Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net.
Pour imprimer ce journal cliquez sur "Imprimer"
dans le menu Fichier ou dans la barre d'outil de votre navigateur.
19 / 03 / 2001<> Prochaine parution le :2 / 04 / 2001
_____________________________________________________

ECHOS

Printemps C'est le Printemps. En avance sur le calendrier, Saint-Clair et les environs ont sorti toutes leurs couleurs tel ce bouquet émergeant d'un fossé de la Craque. Y sera-t-il resté longtemps ? Promeneurs, ne faites pas du mal aux fleurs, laissez les vivre...

Quelle Vène Il faut remonter très très loin dans le temps pour retrouver une Vène aussi remplie de fraiches eaux. Ainsi, à Montbazin, où le lit est presque toujours à sec, on peut voir un véritable torrent. Voila qui va gonfler la source d'Issanka où la ville de Sète pompe une eau gratuite alors qu'en période sèche, celle de Florensac est payante. La CGE baissera-t-elle les factures ?

A la Réunion L'Ile de la Réunion a toujours été une terre d'acceuil pour les sétois qui autour d'Anelli ou de René Taillade composent une forte colonie. Cette fois, l'ANPE a noué des liens avec sa consoeur réunionnaise pour faire venir les personnels qui manquent chez nous en saison estivale. Cela malgré les 5589 demandeurs d'emplois du bassin sétois.

Gorges classées C'est une petite nouvelle qui est passée inapercue et pourtant elle est importante: les Gorges de l'Hérault, qui vont de St Bauzille de Putois à St Guilhem le Désert ont été classées. Voila dix ans que les sociétés de protection de la nature y travaillaient. Dans ce paradis préservé de justesse, à une heure de Sète, on ne pourra plus faire n'importe quoi n'importe comment. Enfin une bonnenouvelle !

Nouvelle table "La Huchette" qui fut un haut-lieu des soirées sétoises vient de ceder la place à "La table de Calou". Le cadre et les cuisines ont été entièrement rénovés ainsi que la carte à dominante espagnole. Calou, Jocelyne et Jacques, spécialiste de la plancha, vous y attendent: sourire garanti.
 

.B.Baraillé
_____________________________________

BALLADE

Belle Gardiole

Certains sétois sont curieux: ils ont si peu de curiosité qu'ils ne connaissent ni Issanka, ni la Gardiole. Tout de même... A leur intention, conseillons-leur de prendre la direction de Gigean, via la nationale 113. Au milieu du village, à un feu, tourner à droite en suivant les flèches indiquant "Abbaye de St Félix de Montceau".

Par un chemin goudronné qui passe sous l'autoroute, on atteint la vieille abbaye sauvée de la ruine totale par Luc Routier et ses amis. On se gare facilement sous les arbres. On part visiter les alentours de l'église, promenade facile même avec des enfants.

En ce moment, la belle garrigue de la montagne de la Gardiole retrouve ses couleurs d'un printemps précoce. Un vaste panneau vous indiquera les bonnes directions à prendre à partir du parking. Vous marcherez entre thym, romarin et aspholèdes.

Au retour, arrétez-vous à Issanka où la Vène coule fort actuellement et visitez ce parc qui fut le rendez-vous des sétois à la Belle Époque où on préferait l'ombrage à la plage.

-- B. Barraillé

___________________________________________________

SCIENCES

Statistiques : Quelques données
---- Rapporté dans le BMJ ( Journal Médical Anglais : très crédible). Différence d'incidence du cancer du sein entre Américaine et Congolaise : 8/1,
Les Américaines développent huit fois plus de cancer du sein que les congolaises, le BMJ met en cause la suralimentation américaine responsable d' une surproduction hormonale.
---- OMS (organisation mondiale de la santé) : 
Mortalité tout âge et toute cause confondue, exprimé en taux pour: 100 000 habitants : 
FEMMES HOMMES
USA ( 1997) 849 880,8
Cuba (1996 665 790
Espérance de vie homme femme
USA 78 72
Argentine 77 69
Costa Rica 77 73
Cuba 77 73
Comme quoi l'infrastructure médicale et la hauteur des revenus ne sont pas directement corrélés avec l'espérance de vie .

---Collection " Que sais je ? " sur 'Les agriculteurs ' : Aux USA, 4% des terres , seulement, seraient suffisant pour couvrir les besoins alimentaires du pays.

_________________________________________

LES BEBES ET LE PROGRES

Le plus grand progrès en santé a très certainement été de diminuer la mortalité infantile et également la mortalité des femmes durant la grossesse et en couche. 
La médecine néonatale est née au 19ème siècle.
Les pionniers à la fin du 18ème siècle ont commencé à observer, peser et mesurer taille et température des nouveaux nés, puis à prendre en compte certains de ces paramètres sur lesquels ils pouvaient agir, en particulier la température ( mise au point, en tâtonnant, des couveuses), l'alimentation ( allaitement au sein,) le repos au dernier trimestre de la grossesse, le risque de contagion .
" Contagion " au sens , actuel, de contagion microbienne est un anachronisme, puisque son inventeur ou découvreur Pasteur a exposé et mis en pratique ses thèses dans la deuxième partie du 19ème siècle.
Les antibiotiques n'existaient pas encore au 19ème siècle et encore moins au 18ème. 
Les méthodes des hygiénistes étaient le seul recours, globalement elles visaient à faire circuler eau et air pour " assainir " les habitations, les villes , mais ces mesures étaient trop nombreuses et dispersées dans toutes les directions, Pasteur va leur donner une cible : le microbe et ses points de passage obligatoire.
Les éléments de pronostics péjoratifs pour la survie de ces bébés " débiles " étaient un faible poids de naissance - inférieur à 2kg500 et une température au dessous de 32°.
En conjuguant les mesures d'hygiène : repos de la mère au dernier trimestre pour que le bébé prennent plus de poids, allaitement au sein, couveuse et isolement des nouveaux nés pouvant être contagieux, on atteint dès la fin du 19ème siècle une survie inespérée des bébés dont le poids de naissance est inférieur à 2,5kg : 93% de survivants en 1900., alors qu'au début du siècle précédent les petits poids à la naissance et dont la température était basse n'avaient qu'un infime chance de survie ( 1 ou 2%).
Depuis, des techniques modernes ont permis de sauver de grands prématurés mais avec, souvent, d'importants risques de séquelles neurologiques, on peut se demander si on ne risque pas de basculer dans l'acharnement thérapeutique. 
Voulant exporter ces techniques ( les couveuses) vers le tiers monde, on s'est heurté aux manques de moyens : il y avait beaucoup plus de prématurés que de couveuses, on fut donc obligés -par chance - de se tourner vers les méthodes locales de portage à même la peau, façon kangourou, des prématurés. Les bébés sont littéralement " scotchés " sur l'un ou l'autre parent dans toutes leurs activités, jusqu'à ce que le bébé ait atteint un poids et une maturation suffisants . Cette technique simple et peu coûteuse vaut mieux que les couveuses dans la plus part des cas. La survie physique et le développement psychique des bébés est meilleur. 
Heureusement qu'ils ( certains scientifiques) n'ont pas posé un brevet sur les " kangourous ou autre bande pour attacher corps à corps les nouveaux nés à leur parents - méthode inventée par les indiens. 

C'est là un bon exemple des " échanges réciproques " Nord / Sud : les hygiennistes et Pasteur pour contrer les risques de contagion / portage et maturation des bébés par les Indiens.


A l'opposé , l'aide humanitaire " classique " exporte ses techniques, ses techniciens, ses surplus alimentaires sans échange, sans reconnaissance de l'Autre.
R. Brauman, président durant 12 ans, de " Médecins sans frontière " s'interroge sur cette médecine humanitaire, qui tend à aboutir - comme toute la médecine occidentale à " un accord trop parfait entre la bienséance et la science, entre normes sociales et vérité objective coïncidant avec des profits commerciaux gigantesques " . Un autre membre de MSF dénonce " l'aveuglement plein de bons sentiments …. Et la " naïveté criminelle des gentils membres du club caritatif " 
L'échange réciproque sous entend d'accepter l'apport de l'autre, de reconnaître son savoir, ses techniques, ses solutions. Ce qui rendrait plus difficile le vol de ses remèdes végétaux en posant des brevets sur des plantes locales utilisées depuis des millénaires … et qu'ils devront bientôt payer pour en avoir l'usage ! !Les occidentaux ayant acquis le " brevet d'invention " de la plante et du remède. 

_________________________________________ 

SCIENCES ET SOCIETE

L'APPEL DE HEIDELBERG

La science est neutre, ni bonne ni mauvaise, dit on .. Parfois on dit aussi qu'elle sert le bonheur de l'homme, qu'elle lui nomme son bonheur et son destin le plus haut.
Pourtant parmi les choses qui irritent, qui gênent notre béate admiration et notre confiance totale est le lien évident avec le pouvoir. Pouvoir économique, pouvoir politique, idéologie mercantile. 

16 années après la tragédie de Bhopal, qui a coûté la vie à plusieurs milliers de personnes, la compagnie industrielle, productrice de pesticides, responsable d'une fuite de gaz mortelle n'est toujours pas passée en procès ! 
Ce pesticide était destiné aux agriculteurs Indien.

L'usine n'étant pas rentable il a fallut rogner les coûts de production en commençant par la sécurité. 
Les industriels ont payé en argent - pour ne pas passer en jugement - mais de toute évidence cet argent n'est pas allé aux familles de victimes.

Alors dira t -on ce n'est pas de la faute de la science, pas plus qu'Hiroshima ni Tchernobyl, etc.. Pourtant si on relit l'appel de Heidelbeerg, écrit en 1992 par 254 scientifiques dont 52 prix Nobel pour être présenté à la conférence de Rio sur l'environnement , on n'en est plus si sûre : " Nous nous inquiétons d'assister à l'émergence d'une idéologie irrationnelle qui s'oppose au progrès scientifique et industriel et nuit au développement économique et social…. Les plus grands maux qui menacent notre planete sont l'ignorance et l'oppression et non pas la science, la technologie et l'industrie dont les instruments, dans la mesure ou ils sont gérés de façon adéquate, sont des outils indispensables qui permettront à l'humanité de venir à bout , par elle même et pour elle même, de fléaux tels que la surpopulation, la faim et les pandémies
Voilà qui a au moins le mérite d'être clair, quoiqu'on se demande où et pourquoi il y a ou non gestion adéquate , ou adéquate à quoi ? C'est justement ce qui s'est passé à Bhopal ou à tchernobyl les hommes n'étaient que des hommes pas encore tout à fait adéquats à la technologie, et dont l'espoir en une forte rentabilité est le seul crédo ( cf. la vache folle).
On remarque dans ce texte le coté : toute critique ne peut être qu'irrationnelle, l'avenir est l'affaire des scientifiques , ils s'en occupent , on ne vous demande que d'être confiant .
On prend note de l'affirmation que science - technique et industrie sont, indissolublement , liés tressés, soudés.

Le 15 mars a été rendu le verdict à l'encontre de J.Bové, pour arrachage, en compagnie de paysans Indiens de quelques OGM , " prison  et amende… Les conséquences de cette action ont été évidemment beaucoup plus graves que les centaines de milliers de morts de Bhopal, Tchernobyl ou Hiroshima ! !
Ces paysans pensaient qu'il était prématuré de cultiver en pleine terre, des scientifiques le pensent aussi, sont ils pour autant irrationnels ?
Le professeur Testar affirme " Les industriels des semences parlent de nourrir le tiers monde ou de réduire les pesticides et engrais, mais ce sont des vœux, des promesses et nous n'avons pu nous procurer aucune étude scientifique fiable et indépendante apportant la preuve des avantages des OGM. " Testard est le pionnier de la procréation médicalement assistée. Il a prononcé ces phrases irrationnelles lors d'une conférence de presse, en 2000, de la commission Française du développement durable, qu'il préside. La commission insiste : " faute d'éclairage précis sur les avantages des OGM, et donc en l'absence d'éléments pour contrebalancer les risques avérés, le moment n'était pas venu de prendre des décisions " en faveur de la culture en plein champ d'OGM. 

Géronime Glasgow

. Tous les premiers mardi du mois il y a un " café philo " à l'espace ATHENEE

_______________________________________________

EDITORIAL

Peut-être encore plus avec les réseaux Internet qu'avec les réseaux traditionels comme les routes, le rail, les postes ou le téléphone la différence de technologie voire même l'absence d'implantation de cette technologie creusera et agrandira ce fossé entre pauvre et riche, entre pays, et même au sein d'un même pays.

Déjà nous pouvons constaté à l'intérieur de l'Europe de grandes différences par rapport aux nombres de personnes utilisant l'Internet ( 15 % en France, 30 % en Allemagne et en Anglettere 45 % dans les pays Nordiques). Au sein de la France ces 15 % représente en grande majorité les grosses sociétés Internationales implantées en France, les ministères et les Universités. Le tout public, le peuple comme on dit aussi, n'est pas attiré par " ce gadget "qui est à la fois cher, compliqué et angoissant car on peut se faire piquer sa carte bancaire, recevoir des virus...comme l'on si bien clamés pendant de longues années les médias.

En ce qui concerne ce média qu'est l'Internet 85% des Français rejoignent donc les tiers mondistes des nouvelles technologies (Afrique, Asie, Amerique du Sud, Europe de l'Est .....).

Si l'Internet n'était qu'un ustensile à vocation superflu cela n'aurait pas grande incidence sur l'avenir et le développement d'un pays, mais le réseau des réseaux (comme on se plait à le nommer) permet une communication immédiate des informations. Une masse illimitée de personnes ou d'entreprises ont les moyens de recevoir ou de diffuser ces informations. Les transactions entre entreprises, ou entre clients et entreprises sur Internet permettent un gain de temps de l'ordre de 80% avec tous les avantages financiers qui en résultent.

L'acquis de connaissances, l'accès aux informations publiées de tout les points du Globe sans (ou presque) censure, les rencontres entre personnes se réclamant d'un même projet, d'une même démarche sociale ou culturelle, d'une même recherche offrent aux individus une compréhension plus globale et très efficace de leur vision du Monde et de leur quotidien.

Il y aura donc l'individu qui subira les contraintes du temps avec l'envoi postal de courrier traditionel et celui qui utilisera les courriers électroniques (instantanés). Il y aura aussi contrainte de temps et de fiabilité pour celui qui fera une recherche documentaire traditionelle ( où se trouve le support documentaire? Dans quel organisme? Edité par qui?) contrainte qui sera réduite à 95% au travers des moteurs de recherche d'Internet. Il y aura la personne qui ne comprendra l'information qu'aux travers des médias classiques (journaux et téles) lesquels de par leurs natures ne peuvent réellement offrir toutes la gamme des opinions et il y aura la personne qui aura accès en quelques clics de souris à des dizaines de sites d'informations institutionels et de sites d'opinions critiques et personnels qui lui permettront de trier le grain de l'ivraie.

L'entreprise qui envoie 100 000 pubs d'informations au hasard des boites à lettres dont les 3/4 vont être jetées immédiatement à la poubelle sera confrontée à l'entreprise concurrente qui édite son site sur le réseau et qui reçoit 100 000 visiteurs désireux de s'informer sur ses produits.

L'être humain a toujours souhaité, que ce soit avec les signaux de fumée, les tam-tam ou les diligences, communiquer le plus rapidement possible avec ses semblables; ce qui dans nombre de guerres ont fait la différence...Le réseau Internet permet de nous affranchir de l'envoi immédiat de son, de texte et d'image et contrairement à sa grande soeur :la télévision quiconque a la possibilité d'utiliser sa propre chaine sur Internet et de consulter et d'inter-agir avec les millions d'autres chaines du réseau

Louis Ernesto.


Une information pour les non-internautes : un exemplaire du CHICHOIS sous sa forme papier sera disponible à la médiathèque de Sète. En principe, il sera disponible des le lendemain de sa parution et consultable sur place (vous ne pourrez pas l'emprunter et le lire au coin du feu).

_________________________________________________________

LE COURRIER DES CHICHOINAUTES

Ecrivez nous pour publier vos articles --------<>--------- info@opisline.com

 _____________________________________________________
SCOOP

La liste " Dessine moi un mouton" qui n'a pas pu participer aux élections cantonales et municipales de Sète à cause d'un dossier remis en retard nous prie d'insérer dans le CHICHOIS les lignes de leur programme.

DESSINE MOI UN MOUTON

Liste apolitique d'intérêt commun et de démarches résolument orientées vers l'avenir.

Certains autres points sont à développer et nous espérons pouvoir vous les présenter aux prochaines élections.

Louis Ernesto

.______________________________________________________

FLASH

Comme très prochainement débute les vacances de Pâques il nous semble judicieux de rediffuser cet article sur les stations de ski.

Aujourd'hui, les plus mordus fréquentent les grandes pistes des Alpes mais il est un ski familial qui préfère les petites stations plus proches pour passer une journée. Voici les plus proches:

MOMENTO FINIS

PAS DE FEUILLETON AUJOURD'HUI !
_____________________________________________________
A TABLE

SOUFFLE de POTIRON

Pour 4 personnes :

-- Enlevez la peau et les graines de la tranche du potiron. Coupz la chair en gros cubes de 4 cm de coté.

-- Mettez les cubes de potiron dans une casserolle. Ajoutez-y une demi-cuillérée à café de sel et autant de sucre. Couvrez à peine d'eau. Portez à ébullition, puis baissez le feu et laissez cuire 10 mm à petits bouillons.

-- Au bout de ce temps, égouttez le potiron dans une passoire et passez le à la moooulinette, grille fine. Mettez cette purée dans la casserole avec 50 g de beurre et la farine en pluie et faites la dessécher sur feux doux 10 mm en ne cessant de la tourner avec une spatule pour éviter qu'elle n'attache.

-- Lorsque la purée est consistante, retirez la du feu, ajoutez y le fromage rapé, encore un peu de sel et un peu de noix de muscade râpée. Incorporez les jaunes d'oeufs un à un en les mélangeant bien à la purée.

-- Battez les blancs des oeufs en neige très ferme. Incorporez les à la préparation très délicatement. Allumez le four, thermostat 4 1/2.

-- Avec le reste du beurre, beurrez un moule à soufflé pouvant contenir une fois et demi la préparation et versez la dans le moule : il ne doit être rempli qu'aux trois quarts de sa hauteur.

-- Faites cuire le soufflé 25 mm et servez sans attendre.

LE CONSEIL DU SOMMELIER

Servir avec un Bordeau /Entre deux mers Château La Tuilerie du Puy-- Blanc 98 en vente sur le site Internet : Voir le site

_________________________________________________
DE QUOI J'E-MEL


D.Strauss Khan, Delmas, Attali, C.Mitterand, Tibéri, Chirac, Sirven et d'autres. Trafiques d'armes, travail fictif, commerce de sang, d'hypophyses, blanchiment d'argent, pot de vin etc ...
C'est tous les jours la fête, et le manège tourne vite , dès après l'éclatement de la bulle on a le droit de s'étourdir, quelques jours seulement, avec l'énormité des sommes détournées , puis se dépose une vaporeuse brume propre à l'oubli purificateur… Et au bout de quelques mois les mêmes reviennent rincés de tout soupçon.
Les " affaires " ! comme on dit, en fait des feuilletons pour le petit peuple qui est sensé émettre des AH ! et des HO ! d'indignation et de surprise .
Qu'est ce qu'elles nous racontent ces affaires ?
Que 90% des humains peuvent - veulent - se faire acheter, et dans le monde politique au moins autant qu'ailleurs .
C'est une donnée de base, un fait, comme les dénonciations en temps de guerre (à Paris il y eut plus de dénonciations à la Gestapo, que d'habitants !)
Ce qui produit des étincelles prêtes à mettre le feu à notre croyance en l'être humain, est que tout cela n'est pas cohérent avec l'idée de " l'être humain civilisé " vanté par les dépliants publicitaires de la civilisation occidentale, les prospectus de la démocratie, les méandres de l'éthique judéo-chrétienne. Pourquoi sommes nous , ou devrions nous être étonnés?
Pensons nous vraiment que nous, occidentaux, nous sommes d'une autre planète qu'Amin Dada ?

Le problème est que le nazisme déjà s'est appuyé , sur une indignation de ce genre, sur l'exécration d'une bourgeoisie trompeuse, faussement sérieuse, aux idéaux petits , petits…. Et maintenant aussi,  les plus gros transgresseurs ce ne sont pas les exclus, les babas, les zonars, les étrangers, mais, évidemment , ceux qui ont le pouvoir de le faire.

Les fraudes multiples et variées qui se découvrent dans les râteliers et les seaux d'aliments de la vache devenue folle , sont l'œuvre des fabriquants de farine animale, des éleveurs, des maquignons (cf. que choisir de mars 2001 ), sans oublier les autres domaines tels les trafiquants d'hypophyse etc…Ces fraudes nous rassurent : vendre son âme au premier diable qui passe - pourvu qu'il puisse payer - n'est pas réservé à une catégorie sociale ou professionnelle .. Mais il faut tout de même avoir un petit pouvoir pour tricher, sinon on est obligé de tuer tout de suite….

Donc, voilà , la triche plus ou moins sordide ou assassine est un fait assez répandu. .Que faire quand il concerne les plus respectables d'entre nous, les chefs de notre société, le prince ou ses ministres ?
D'abord réfléchir, il y a là un merveilleux sujet de thèse, de livre, d'étude anthropo - socio - psycho philosophique., à mettre en chantier.
On a déjà eu beaucoup d'études sur les " sérials killers ", sur les petits délinquants de banlieue, sur les escrocs mythomanes, mais à ma connaissance pas grand chose sur la psycho sociologie des politiciens qui font commerce d'eux même. Il doit pourtant y avoir des choses passionnantes à découvrir.
Car, enfin ils ont tout : l'argent, le pouvoir, le savoir, les relations, la renommée - si ce n'est la gloire - …. Alors quoi ?
La réponse tient elle dans " l'encore plus ", dans l'insatiabilité du désir…… ou alors c'est le goût du risque, plutôt, nos politiques ont la psychologie du joueur qui au fond cherche plus à se perdre qu'à se retrouver riche, ou encore le goût du risque comme ceux qui jouent à la roulette russe . Peut être sont ils - comme beaucoup - sous employés - ainsi serrer des mains dans les campagnes électorales, prononcer des discours débiles, être obliger d'assister à toutes les inauguration de stade sportif ou de salle des fêtes ça doit pouvoir déprimer même les plus caparaçonnés contre l'ennui. Ils pourraient tous , sûrement, mieux faire , faire plus et faire autrement .
Il leur manque l'aventure et la foi en ce qu'on fait .

Alors quelques solutions, en vrac :
- La plus utile me semble t il serait de limiter drastiquement la durée d'une carrière politique, par exemple 15 ou même 10 ans maximum, pour éviter de tisser trop de liens entre richesse, pouvoir et relation.. Seulement 10 ans pour qu'ils n'aient pas le temps de se faire acheter et de rendre la monnaie.
- Et aussi le tirage au sort, comme chez les grecs anciens : présidents, ministres, maires , tous tirés au sort pour quelques années.
- Quelques autres mesures encore, telles que le saut à l'élastique une fois par mois et mettre au quitte ou double leur fortune personnelle , régulièrement etc….

Vous avez sûrement d'autres idées pour qu'on ne prenne pas le risque de se laisser à penser, un jour plus cafardeux que d'habitude, juste pour se dégoûter de soi encore plus : " s'ils le font pourquoi pas nous "
…… Les veilles d'élection ça fait cauchemarder " grave "

Géronime Glasgow

___________________________________________________________________________
VIE ACTUELLE

Dessine moi un mouton… mort

Par toutatis, qu'arrive-t-il à nos bestiaux européens ? Après la myxomatose des lapins il y a quelques décennies, la tremblante du mouton et la vache folle il y a peu de temps, nous voici confrontés maintenant à la fièvre aphteuse.Le foyer, ayant démarré en Angleterre, s'est propagé chez nous. Officiellement, un seul cas est déclaré, en Mayenne.

Nous mettant à la place du consommateur lambda, nous voulons bien écouter les discours aussi rassurants que lénifiants des pouvoirs publics français, bénis oui oui de l'Europe. L'épizootie de fièvre aphteuse ne concernait que le Royaume Uni. Promis, juré !le virus était contrôlé, voire la maladie jugulée. En aucun cas, les dits virus et maladie ne devaient arriver dans l'Hexagone. C'était un remake de Tchernobyl où, faute de vent peut-être, le nuage polluant s'est arrêté pile poil à la frontière française. Si si, souvenons nous ! Dans le cas de la fièvre aphteuse, ou c'est la faute à pas de chance ou les nuages sont en colère contre la France.Mais ,ohé, bonnes gens, rassurez vous. A l'instar des autres régions, aucun problème n'est à déplorer en Languedoc-Roussillon !

Trêve de plaisanterie. De qui se moque-t-on ? Des éleveurs en particulier, des Français en général ? Le vent, paraît-il a donc amené le virus de la fièvre aphteuse en France. Outre de petis malins qui ont importé d'oute Manche des bêtes atteintes, laquelle outre Manche employait des mesures soit disant draconniennes et était sous embargo avec, entre autres, fermes en quarantaine, périmètres de sécurité, tram-pouillage des pneus de voiture dans un lit de paille désinfectée, etc. Mais voilà, c'était sans compter contre ce maudit vent, capable d'arrêter un nuage radiocatif mais pas un virus !

Certes la fièvre aphteuse n'est pas nouvelle. A telle enseigne qu'un vaccin existe comme mesure de prophylaxie contre cette maladie non transmissible aux bipèdes que nous sommes. En vigueur jusqu'en 1990, l'Europe a décidé de laisser tomber cette vaccination. Et, comme un seul homme, pardon, comme une seule femme également (parité oblige), la France a laissé dire et faire. Le résultat ? Dix ans après la fin de la vaccination, Pouvoirs publics, agriculteurs, M. et Mme tout le monde sont stupéfaits de voir la fièvre aphteuse réaparaître. Alors pour limiter la propagation, le gouvernement français, à l'instar de son homologue anglais a déployé tout un arsenal de mesures… ra-di-ca-les ! Sacro-saint principe de précaution La maréchaussée est mobilisée pour poser des barrages autour des fermes contaminées ou susceptibles de l'être (les malfaiteurs ont de beaux jours devant eux). Obligation est faite aux automobilistes de désinfecter les roues de leur véhicule dans un " truc " de paille qui ressemble à une litière de vache souillée (la litière, pas la vache !). Les piétons doivent laver leurs chaussures dans un pédiluve. Certains vétérinaires sont tout de blanc vêtus - çà en jette !

- En attendant, adieu veaux, vaches, moutons, et pourquoi pas chèvres et cochons au train où galope le virus. On brûle à tout va ! Certes, c'est une mesure d'éradication subliminale dans son efficacité. Mais, outre la viande, une vache, un mouton, une chèvre… sont également pouvoyeurs de lait cru (boisson ou fromages), de cuir (chaussures, vêtements, ganteries, sacs), de poils (pulls). Bref, toute une économie induite (transport, activité portuaire, abattoirs, grossistes, magasins super, hyper et mini, consommateurs…) risque bien de se casser la figure si cette situation devait perdurer. On ne mesure pas, (ou on refuse de mesurer) le problème " sanito, socio économique ". Apparemment, on planche sur le court terme, laissant voir venir pour le long terme. Alors, les gendarmes confisquent les armes de certains éleveurs pour les empêcher de se suicider. Geste oh combien louable ! Peut-être aurait-il été plus judicieux de poursuivre une vaccination qui a fait ses preuves ? Pourquoi continue-t-on à vacciner la gent canine et féline, les renards (appâts-vaccins contre la rage)… La fièvre aphteuse ne risque-t-elle pas de toucher d'autres espèces (sangliers, lièvres, bisons, autruches, etc). Jean Glavany, ministre de l'agriculture, a tranché : il ne préconisera la vaccination qu'en utilme recours. Pourquoi ?

Trop cher ! Trop cher (12 à 15F environ une dose de vaccin) ! Et abattre des cheptels entiers et indemniser (500 F le mouton, 5000 F la vache) les éleveurs ne coûtent rien sans doute ! Ces aides, utiles dans un premier temps, ne régleront en rien le problème de fond. Par ailleurs, les agriculteurs ne demandent certainement pas que l'Etat paye les vaccins. On entend : les bêtes vaccinées ne pourraient plus être exportées (vaccin agissant au bout de 15 jours, efficacité à 100% non prouvée…). Mais de nombreux pays refusent carrément de recevoir nos foutus bestiaux pour cause de maladie avérée ou prévisible. Dans les aéroports, les Européens voient leurs bagages fouillés et certaines denrées confisquées (charcuteries, fromages, etc).

Ainsi, rien d'affolant, tout baigne… Tous, autant que nous sommes, devons rester sereins, zen, prier dieu sait qui ou faire brûler des cierges pour que le vent porteur de cette maudite fièvre cesse de souffler. En cas de réussite, chacun s'en ira accrocher son ex voto à l'église. Nous avons l'impression d'être au Moyen Age avec nos mesures empiriques et dérisoires. En ce temps là aussi, le feu salvateur était utilisé pour endiguer peste et autre choléra. Alors, c'est grave docteur ? Le comité vétérinaire permanent (CVP) a interdit toutes exportations de bovins, ovins, caprins, porcins, de lait et de viande en provenance de Mayenne ou d'Orne. Le Royaume Uni est, lui, soumis à embargo jusqu'à fin mars. Fin 2000, les commerçes de bestiaux ont enregistré une baisse de 50% sur le marché français pour cause de " vache folle ". La fièvre aphteuse, se superposant, on peut s'attendre à des lendemains qui déchantent.

Concrètement, quelle viande manger ? Il reste les poulets, lapins, chevaux… à condition qu'ils restent en bonne santé et que les prix ne flambent pas à l'étal. Le lait, pasteurisé, les yaourts sont consommables sans risque. On peut s'interroger tout de même sur le silence de certains sur l'abandon de la vaccination contre la fièvre aphteuse, l'alimentation d'herbivores avec des farines animales, alors que les OGM sont sujet, légitimement, à controverse.

Katy GOSSELIN

_______________________________________

LA PLUME

Peut-on encore s'émerveiller ? A cette question qui réveille l'adolescent enfoui au fond de chacun de nous, Armand MANTE, sans prétention mais avec beaucoup de coeur, y répond dans son dernier recueil de poésie : "Rien que des oasis".

On retrouve au détour de ses vers, le regard d'un homme qui vit, construit, se révolte, et aime. Au matin, quand le calme règne sur toutes choses, sa plume se fait plus insistante et arrache à son maître quelques bribes de son existence... de son oasis.

Saluons le poète avec cet extrait en guise d'invitation à le lire : "PASSANT"

"Arrête-toi, écoute
La grande plaine nue
Qui se déploie
Comme une idée de la planète
Où souffle un vent de vérité.
Écoute les mille petits bruits
De la terre et du ciel
Qui se marient
Dans des lits de silence.
Arrête-toi, regarde.
Lève la tête, regarde
La foule aux cents visages
Aux coeurs qui battent fort
De joie, d'amour
Qui pleurent de désespoir...
Passant,
Arrête-toi pour dire
T'asseoir, écrire."

 
 

Dans un autre registre où la construction n'est pas un vain mot, signalons la sortie aux Éditions du Patrimoine de deux ouvrages d'architecture consacrés à deux voisines célèbres de Sète : "La cité d'Aigues-Mortes" et "La cité de Carcassonne : Aude".
Dans la prochaine édition du Chichois, nous vous présenterons Wilfrid Simon, écrivain ayant choisi récemment Sète comme lieu de villégiature... et d'inspiration.
 
 

Pour tous ceux qui n'arriveraient pas à se procurer les ouvrages que nous présentons, n'hésitez pas à nous adresser un E-Mail. Le chichois se fera un plaisir de vous conseiller ou de vous trouver une solution pour vous le procurer. Bernard Stéphan / Maison de la Presse 1 rue général de Gaulle

_____________________________________________________

INTERVIEW

Portrait en profondeur d'un sétois peu ordinaire...Claude BARTHELEMY.

Prenez votre respiration, nous descendons en apnée vers les abysses pour retrouver, à travers le destin de ce plongeur-cinéaste, l'ultime trace d'Antoine de Saint-Exupéry.

Claude est plongeur avant tout : il enseigna cette discipline au Cap d'Agde avant de s'embarquer pour la pêche au thon, d'abord à Marseille puis à Sète. En 94, il fait ses premiers pas dans le cinéma sous-marin en intégrant l'équipe de Cousteau en tant que plongeur-photographe pour une mission à Madagascar. Après la disparition de Cousteau, l'équipe du légendaire Commandant au bonnet rouge se disperse et Claude reste en relation avec le cameraman. Ils tourneront ensemble des films publicitaires.

En 98, un patron de chalutier annonce la découverte de la gourmette de St Exupéry. GEDEON Programmes, l'agence qui emploie Claude, suit l'affaire et dépêche un journaliste d'investigation sur les lieux de la découverte. Début 2000, GEDEON Programmes décide de réaliser un documentaire sur la découverte de cette gourmette et les recherches que la COMEX a entrepris pour retrouver l'épave de l'avion du père du Petit Prince.

La COMEX dispose de moyens techniques importants pour mener à bien ses investigations : le ROV (Remote Operating Vehicule) qui est un robot sous-marin télécommandé, ainsi qu'un sous-marin de poche, le REMORA dont la capacité d'intervention est de l'ordre de 1000 mètres en plongée.

L'équipe de GEDEON embarque donc sur le navire de la COMEX, elle est constituée de deux producteurs et de deux équipes de prises de vue, l'une pour les vues sous-marines, l'autre pour les vues "terrestres". Embarquent également le patron pêcheur qui remonta dans ses filets la gourmette, un historien et des membres d'une association spécialisée dans les crash d'avions.

La stratégie est simple : on part de la gourmette qui est le seul élément tangible dont on dispose au départ, celle-ci ayant été authentifiée par les services du Louvre. La gourmette ayant été découverte au cours d'un chalutage, la connaissance de la zone de pêche du navire permet de délimiter un secteur de recherches qui s'étend des Lecques jusqu'à l'entrée de Marseille

Tout ce secteur est analysé au sonar à balayage latéral. Ce type d'appareil offre deux avantages : d'une part il restitue un écho en trois dimensions et d'autre part permet de faire une discrimination sur la nature de la matière sondée et notamment de repérer les échos venant de matériaux non-ferreux (ce qui est le cas pour les épaves d'avions). L'analyse sonar permet de repérer plusieurs points potentiellement intéressants. Le ROV rentre alors en action et permet, par ses prises de vue en plongée, d'identifier le type d'appareil. Celui de St Exupéry est un P38 Lightning armé pour faire de la reconnaissance photo.

Un premier tri est ainsi fait parmi les centaines d'épaves jonchant les fonds marins de ce petit coin de Méditerranée.

Les épaves sélectionnées sont alors visitées par une équipe embarquée sur le sous-marin de poche...l'examen de chaque épave permet à l'aide de détails infimes de déterminer si le P38 est du même modèle que celui que pilotait St Exupéry. C'est dans ces moments que l'historien et l'association des plongeurs amateurs font preuve de leur efficacité grâce aux importants travaux de recherches et de collationnement d'informations menées dans les archives.

Par jour, dix épaves sont ainsi visitées... ce qui permettra de retrouver un P38 conservé intact au fond de la mer, son identification sera faite et le nom du pilote sera retrouvé. Imaginez l'émotion devant une telle découverte.

En milieu de semaine, alors qu'une soixantaine d'avions ont déjà été explorés, l'équipe envoie le ROV sur un écho de métal non-ferreux...Il s'agit d'un P38 de modèle L, le même que St Ex. La COMEX plonge et prélève une pièce significative : un vérin portant un numéro de fabrication. La pièce est expédiée chez le fabricant, elle sera formellement identifiée comme faisant partie de l'avion que pilotait Antoine de Saint-Exupery lors de son dernier vol.

Aujourd'hui, l'épave est toujours au fond de l'eau, cassée et éparpillée sur une zone certainement vaste. Le Petit Prince repose en paix et il est peut-être rassurant, pour les vivants, de connaître son dernier lieu de repos.

GEDEON a présenté son documentaire sur ARTE en juin 2000. Claude BARTHELEMY, depuis, a participé au tournage d'un documentaire sur la découverte d'une épave étrusque au large de Porquerolles réalisée par GEDEON, la COMEX et la DRASM. Deux autres projets sont en cours de préparation : l'un sur les épaves du littoral (avions, bateaux, sous-marins), l'autre sur l'écosystème du Cap (Afrique du Sud) et plus particulièrement sur les requins et dauphins qui chassent dans les bancs de sardines de cette région.

STÉPHAN Bernard.

___________________________________________________
Brèves de comptoir.

Combien faut-il d'abonnés à des listes de discussion (mailing list) pour changer une ampoule ? -

2 785 551 personnes, soit :

________________________________________

__________________________________________________

" Les articles de ce journal appartiennent aux auteurs et ne peuvent être réutilisés sans leur consentement