Le
CHICHOIS N°
61 - VERSION
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Le Journal
d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net.
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Prochaine
parution: 16 / 06 / 2003
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Vie Actuelle
Les projets " de protection et d'aménagement durable" du LIDO de Sète à Marseillan.
Aménagement " durable " ce terme évoqué dans le mensuel de la municipalité Sétoise à propos des projets de réhabilitation de la route et dans la foulée de tout l'espace du LIDO ( compris entre Sète et Marseillan) est une expression très en mode et souvent utilisée à mauvais escient. Autre terme beaucoup plus precis que l'on trouve dans ce même article est celui de " requalification générale du site ". Avant de nous pencher sur la problématique de ces deux expressions un regard sur la situation actuelle du LIDO s'impose.
Le LIDO bande sableuse entre mer et Etang longue de 11 km s'étend de Sète jusqu'à Marseillan. Exceptés le triangle de Villeroy dont le propriétaire est la Ville de sète et les 60 hectares situés juste au nord de ce triangle rachetés par le conservatoire du Littoral, les terrains du LIDO sont partagés entre trois propriétaires seulement: -- La bande étroite le long de mer appartient au ministère des transport --Les terrains occupant la large bande centrale appartiennent au producteur viticole Listel -- Les terrains occupant la large bande coté Etang de Thau appartiennent aux Salins du Midi.
Espace protégé. Le 3 janvier 1986 paraît la loi n° 86-02 relative à l'aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral, loi dite " loi littoral ". Dés 1989 en complément et fortifiant localement cette loi du littoral se construit " le Shéma de Mise en Valeur de la Mer et du Bassin de Thau " qui sera finalement approuvé par décret d'Etat le 20 avril 1995. Le préfet de l'hérault à cette occasion cite " Etait-il possible d'organiser, de façon globale et cohérente, la gestion et la mise en oeuvre d'un espace dont les conflits d'usage pouvaient s'avérer préjudiciables au développement de ses potentialités et constituer un frein à son dynamisme?" De cette étude la commission soulignera notamment " la Confirmation des espaces à vocation naturelle" et " Une préférence pour une urbanisation en profondeur à une urbanisation linéaire en conformité avec la loi du littoral" ( ci-dessous illustration jointe au Shéma de Mise en Valeur de la Mer et du Bassin de Thau - 1995)
Dans la terminologie du Shéma de Mise en Valeur de la Mer et du Bassin de Thau le symbole N dans les triangles signifie: " Protection du milieu et des équilibres naturels" et soumet donc ces espaces à une interdiction d'aménagement immobilier. 99 % de l'espace du LIDO est sous régime N.
Les projets concernant le LIDO aujourd'hui. Autour de la réfection et du déplacement de la route littorale se batissent actuellement dans les bureaux d'études de la Mairie des projets de création de plusieurs " belvéderes ". Au nombre de cinq ils seraient constitués de parking, de commerces et d'activités liés au tourisme ( location, animations etc ...). Une vision plus étendue de ce projet actuel ( qui sera prochainement présenté aux sétois) concernerait une utilisation à des fins de "tourisme vert" des terrains appartenant aux salins du Midi ( le tiers de l'espace du Lido en front d'Etand de thau).
Confiance ? Véritable aménagement repectueux des zones protégées ? Gestion de l'important afflux de véhicules qui encombrent les accotements de la route tout en respectant le cadre naturel ? ou bien profit d'une situation qui en usant de la " requalification générale du site " permettrait de réaliser des " aménagements durables " des portes ouvertes en somme à de petits Villeroy ou encore à un nouveau ATOLIS comme du temps de Mr Yves.Marchand ....
Louis Ernesto
Flash
Sécurité maritime
Comment se fait-il que des navires poubelles tels les Tamgout et Edoil ( voir le chichois N° 57 ) s'echouent sur nos quais Sétois ? Question posée à Mr Dréan, reponsable de la sécurité maritime du Languedoc-Roussillon, lors d'une soirée organisé par le café d'Histoire Portuaire.
Le sujet de cette soirée n'était pas directement lié à ces navires mais retraçait en quelques sortes l'histoire de la sécurité maritime qui dès 1681 avec Colbert s'efforce tant bien que mal d'assurer un contrôle sur tout ce qui flotte sur nos eaux. Divers évènements au fil des années et des siècles comme le naufrage du Titanic accentuèrent les normes et les obligations de sécurité.
Établi sur l'initiative de la France, et signé en 1982,Le Memorandum de Paris établit un contrôle coordonné des navires étrangers afin de lutter contre la prolifération des navires sous-normes, tous les états ne respectant pas leurs engagements internationaux en ce qui concerne la surveillance de la sécurité des navires battant leur pavillon. Actuellement, 19 pays sont parti de cet accord : ( les 13 de l'Union Européenne qui ont un littoral, la Croatie, la Norvège, la Pologne, la Fédération de Russie, le Canada et l'Islande ) qui a pour objet d'harmoniser et de coordonner entre ses 18 signataires, les contrôles effectués sur les navires dans les ports. En 1995, une directive européenne adoptée le 19 juin 1996 sous présidence française, a renforcé le dispositif du Memorandum de Paris en le rendant obligatoire pour les États membres, en renforçant certains contrôles, en rendant obligatoire la publication des résultats des contrôles et en prévoyant l'interdiction d'accès aux ports européens à certains navires identifiés. A la suite du naufrage de l'Erika, cette directive est aujourd'hui en cours de refonte afin de renforcer le contrôle des navires à risques, en rendant systématiques les inspections renforcées de ces navires et en introduisant, notamment pour les pétroliers, des contrôles de la structure par la visite des ballasts.
A la lecture de ce mémorandum dont Paris fut l'instigateur on peut se demander pourquoi, contrairement aux USA qui avec leur 70 000 Coast guards ( gardes côtes) n'ont eu aucun problème de pollution depuis de nombreuses années, la france se retrouve régulièrement avec des "prestige", des côtes emmazoutés et des navires poubelles interdit par la commission Européenne qui , donc, s'échouent sur nos quais sétois ? La réponse franche et étonnante donnée par Mr Dréan ( responsable sécurité maritime du Languedoc-roussillon) fut celle-ci: " Nous avons en charge le contrôle des navires entrants dans les ports de Sète - port la Nouvelle et Port Vendres les trois principaux ports industriels du LR. Nous devons effectuer le contrôle de l'état ces navires, leur bon fonctionnement, les normes de sécurité et les risques possibles qu'ils peuvent faire encourir à l'environnement et aux marins à bord - de plus nous vérifions les conditions de travail des marins ( équipements, soins, contrat de travail, salubrité de vie à bord) ". " Pour effectuer toutes ces tâches nous sommes au nombre de cinq ! ".
Cinq seulement pour gérer les rentrées dans trois ports ce qui implique des contrôles par sondage et des impossibilités d'appliquer pleinement les textes tels que définient dans le mémorandum de paris.
CD
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SCIENCES
OGM ET ALIMENTATION ANIMALE.
Les OGM, dont les consommateurs des pays dits développés ne veulent pas, finissent "en aide alimentaire" pour le tiers monde ou dans l'auge du bétail. Cependant même en cas de famine les pays pauvres n'en veulent pas ! Quant aux semences miracles rien ne permet de confirmer les supposés espoirs pour résoudre les problèmes de malnutrition ou de famine.
Alors reste le bétail, qui ne peut rechigner.
Pourquoi mettre des plantes génétiquement
modifiées dans leur alimentation?
Pour
quel avantage?
--
Premier avantage : remplacer les farines
animales aujourd'hui interdites! Mais n'est
ce pas tomber de Charybde en Scylla, éviter
la "vache folle" pour aller on
ne sait dans quel inconnu.
Les
farines animales étaient, elles aussi, le
fruit d'un concept tout ce qu'il y a de
plus rationnel, de plus scientifique: la
vie comme grand légo dont les pièces identiques
peuvent construire aussi bien une vache
qu'un caméléon ou qu'un cornichon . Une
protéine vaut une autre protéine sans s'occuper
d'où elle vient , donc on pouvait remplacer
les protéines végétales par des protéines
animales, remplacer fourrage et légumineuses,
nourriture habituelle des ruminants par
les cadavres - réduits en farine - de leurs
congénères !
Toujours
au rayon légo , les pièces interchangeables
ne sont plus seulement, aujourd'hui, les
protéines mais les gènes. Aussitôt imaginé
aussitôt fait, on greffe un gène de phoque
sur une fraise pour la rendre résistante
au froid, et c'est le progrès, ou un gène
de luciole sur une souris grise pour la
rendre vert fluo, et c'est de l'art! Ou
encore un gène de résistance à un pesticide
sur une plante qui n'était pas résistante,
et c'est de l'économie! ( surtout si, dans
la foulée on vend aussi le pesticide. )
Tout circule ( les cellules souches, les
ovocytes, les gènes ....) tout traverse
toutes les frontières, il n'est plus de
barrières - d'espèce - qui tiennent, tout
est possible, c'est le biolibéralisme. De
nouvelles appartenances se dessinent, les
gènes appartiennent aux multinationales
dont les chercheurs ont "découvert"
des gènes de végétaux, d'animaux, ou d'humains
et déposé des brevets sur ces gènes c'est
à dire le plus souvent ( surtout pour les
plantes médicinales) sur l'organisme entier.
C'est alors le totalitarisme.
--
Deuxièmement: Avantage économique pour les
multinationales de l'agro alimentaire, pour
les semenciers, sans doute....Quoi que...Les
avantages économiques qu'empochent les multinationales
seraient réduits à néant si elles menaient
des études sur les risques de la transgénèse.
Pour
les éleveurs l'intérêt est plutôt maigre,
en effet augmenter la productivité alors
que le problème était déjà la surproduction
et abaisser les prix alors que déjà les
prix mondiaux ne permettent pas aux paysans
de vivre sans les subventions de l'état,
est assez discutable.
La
part des protéine dans l'alimentation animale
est aujourd'hui assurée essentiellement
par des tourteaux de soja importés d'Amérique
du nord ( presque toujours génétiquement
modifiés) du Brésil ( officiellement non
ogm, mais en fait frauduleusement mélangés
à des ogm Argentins). Le maïs est l'autre
ogm entrant dans l'alimentation animale.
Pourquoi
la France ne produit elle pas assez de soja
non ogm ou n'emploie t elle pas d'autres
protéagineux ( pois, luzerne, lupin, féverole
) dans l'alimentation animale? Ou ne favorise
t elle les pâturages plutôt que l'alimentation
intensive?
Les
accords commerciaux de Blair House limitent
la production nationale de soja au profit
des USA qui sont déjà le premier producteur
mondial de soja.. " Rappelons que les
excédents UE de lait, de viande bovine,
porcine, volaille, œufs et céréales sont
dûs essentiellement à l'importation massive
(plus de 50 millions de tonnes par an) d'aliments
du bétail sans droits de douane. L'autonomie
de l'Union Européenne en protéines végétales
a donc été considérablement diminuée, phénomène
aggravé par le développement massif de la
culture du maïs, très déséquilibré en protéines,
mais favorisé dans la PAC, et par l'accord
USA/UE de Blair House en 1993, qui a limité
la surface UE en oléo-protéagineux."
( dixit la confédération paysanne)
Quels risques font courir la présence
d'OGM dans l'alimentation animale? Ce
sont des risques environnementaux, commun
à toutes les plantes génétiquement modifiées
( développement de résistance chez les adventices,
perte de la biodiversité, déséquilibre écologique,
pollution des cultures conventionnelles....)
Des
risques pour les animaux, aussi imprévisibles
que l'ESB,
Des
risques pour les humains, soit directement
comme on l'a vu avec le maïs Starlink (
autorisé seulement dans les aliments pour
animaux), très allergisant, retrouvé - par
erreur - dans des chips mexicaines destinées
aux humains. Soit indirectement et nous
sommes les gentils cobayes de ces manipulations
qui n'ont pas été précédées d'expérimentations...
Où en est la législation? Très prochainement la nourriture pour les humains et pour le bétail devra obligatoirement être reconnaissable par les consommateurs et par les éleveurs si le taux d'OGM dépasse 0,9%. Mais il faudra attendre deux années de plus pour que les aliments fabriqués à partir d'animaux nourris eux même aux OGM soient identifiés.
Géronime Glagow
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Société
Marchés publics : L'Etat protège le trafic de bois tropical douteux
Le vendredi 23 mai 2003 à Sète, l'association écologiste Greenpeace, accompagnée de son navire amiral, le Rainbow Warrior, menait des actions d'information et de sensibilisation sur le trafic de bois tropical dans le port de Sète. Le port de Sète est en effet l'un des plus grands ports à bois tropicaux français. Suite à une campagne de sensibilisation et de mobilisation, notamment avec le blocage de l'Agia Irène en février 2002, un embargo vient d'être décrété par l'ONU sur les importations de bois en provenance du Libéria. Cependant, le trafic de bois tropicaux venant d'exploitations destructrices continue et les forêts anciennes d'Afrique sont régulièrement pillées.
Lundi dernier, le Rainbow Warrior quittait Sète pour les côtes espagnoles sans avoir obtenu de réaction de la part du gouvernement quant à la protection des forêts anciennes, bien que celui-ci soit le premier acheteur de bois tropical -un quart des importations de bois tropical en France est en effet destiné aux marchés publics.
Mercredi dernier, le Santa Maria, un navire venant de Dakar et transportant du bois tropical sous forme de planches et de grumes, est arrivé dans le port de Sète sous haute surveillance. Malgré le départ de Greenpeace, les autorités ont déployé un arsenal démesuré : en mer, des vedettes de la police et de la marine nationale ; à terre, des cars de CRS et des voitures de police. Un remorqueur de haute mer de la marine française doit officiellement protéger les grumiers transportant du bois tropical venu d'Afrique. Greenpeace dénonce l'attitude du gouvernement qui, au lieu de protéger les dernières forêts anciennes, protège le trafic de bois.
"Il y a un an, Greenpeace obtenait des engagements importants du gouvernement et du Président de la République. Greenpeace leur demande aujourd'hui de poser des actes pour protéger les dernières forêts anciennes et non pour protéger le trafic de bois tropical, mené par des "compagnies voyous", qui alimente ses marchés publics. Le gouvernement doit donner des directives claires sur l'intégration de l'environnement dans le nouveau code des marchés publics et faire en sorte que les appels d'offres de l'administration française, comme de l'ensemble des entités couvertes par le code des marchés publics, intègrent l'utilisation de bois écocertifié FSC", déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes à Greenpeace France. Greenpeace rappelle que les forêts anciennes abritent 80% de la biodiversité terrestre. Elles sont indispensables à la régulation du climat, car elles influent sur la chute des pluies et stockent de grandes quantités de carbone. Au niveau mondial, la déforestation continue de s'accélérer et les richesses uniques des forêts anciennes disparaissent à une vitesse effrayante.
Greenpeace / Louis ernesto
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SCOOP
Suite à une campagne de sensibilisation et de mobilisation, notamment avec le blocage de l'Agia Irène en février 2002, un embargo vient d'être décrété par l'ONU sur les importations de bois en provenance du Libéria. Cependant, le trafic de bois tropicaux venant d'exploitations destructrices continue et les forêts anciennes d'Afrique sont régulièrement pillées.
Habituellement, et dans tous les pays du monde, les compagnies forestières impriment leur logo aux extrémités des grumes qui sont coupées en sections. Ces logos permettent de reconnaître facilement les lots de troncs coupés, et souvent ces marques s’accompagnent de précisions sur l’origine géographique de la concession forestière. Souvent, mais pas toujours, des empreintes de marteau-de-forestier sont apposées, correspondant à une sorte de visa des inspecteurs du Ministère des Forêts du pays exportateurs ou des ingénieurs forestiers de la compagnie d’exploitation. Ainsi, les professionnels de la filiere bois, tous comme les autorites portuaires et douanières, peuvent s’ils le souhaitent facilement reconnaître l’origine des lots de grumes qui transitent et aboutissent à une scierie.
Par exemple, le logo ILC et IHC (photo) indique que l’arbre a été coupé par l’exploitant ILC (Inland Logging Company) agissant au Liberia, et acheté par la compagnie IHC (Interholco), basée en Suisse. Ensuite, ces bois estampillés ILC / IHC ont été achetés par l’importateur BTM (Bois Tropicaux du Midi), sur la place de Sète. A Sète arrivent de nombreux bois tropicaux exploités par des compagnies du Libéria: OTC (Oriental Timber Company), RTC (Royal Timber Company), MWPI (Maryland Wood Processing Industry), MGC (Mohammed Group of Companies), ….Leurs logos sont facilement reconnaissables (photos).
Pourquoi cacher ou masquer ou ne pas indiquer de logos? Depuis 2001, on observe dans differents ports d’Europe, y-compris à Sète, des piles de grumes qui ne sont pas accompagnées de logos. A la place, les exploitants , sur ordre des grandes compagnies forestières, utilisent un système de codes de points de couleur (4 photos), voire livrent des grumes sans aucune inscription (3 photos). Pourquoi? Les recherches dans différents pays européens et en Afrique nous ont appris que ces bois tropicaux sans logos provenaient majoritairement du Liberia, et en particulier de compagnies forestières connues pour leur comportement destructeur des forets anciennes et leurs liens prouvés avec le trafic d’armes. Probablement une grande partie de ces grumes sans logo reconaissable proviennent de coupes illégales, effectuées en dehors des concessions officielles, ou dépassant les quotas d’abattage concédés à ces exploitants voraces.
Ce qui a été dévoilé sur le port de Sète.
Grumes de niangon provenant du Liberia, et livrées à Sète en février 2003. Les seules marques de reconnaissance sont soit deux points verts & un point rouge, soit un point vert et un point rouge. Pile de 251 grumes. Le bateau qui a livré ces grumes est l’Agia Irene. Nous SAVONS que ce masquage (points rouge & vert) est celui de la compagnie du Liberia ILC (Inland Logging Company), dont les liens avec le trafic d’armes sont connus publiquement depuis decembre 2001.
Grumes d’azobé provenant du Liberia, et importées par Bois Tropicaux du Midi (BTM), à Sète (Août 2002). L’exploitant forestier au Liberia est ILC (Inland Logging Company), et la compagnie suisse IHC (Interholco) a acheté ces bois tropicaux qui transitent par la France. Piles de 79 + 90 + 97 grumes. Les liens entre ILC et le traffic d’armes au Liberia sont denoncés depuis decembre 2001.
Grumes de sipo (essence africaine) sans logo: Port de Sète, 18 decembre 2002. Plus de 250 troncs sans logo ont été acheté par Indubois sur le port de Sète durant l’automne 2002. Origine probable = Liberia
grume du Liberia, coupée par la compagnie MGC (Mohammed Group of Companies). L’importateur de Sète serait Sciages & Grumes. Pile de 29 + 106 billes, le 15 janvier 2002. MGC est l'une des six compagnies du Liberia impliquées dans le trafic d’armes
OTC = Oriental Timber Company. Ce tronc de niangon du Liberia a été coupé par OTC puis acheté par DLH et Indubois, à Sète. OTC est une des compagnies forestieres du Liberia, qui est impliquée dans la guérilla et dans le trafic d’armes (différents rapports parvenus des début 2001 au Conseil de Securité des Nations Unies). Indubois-Frontignan achète d’énormes quantités de grumes du Libéria aux compagnies OTC et RTC.
MEL
Encore... à propos de l'aménagement du lido de Sète à Marseillan.
Pourquoi
la nature doit elle être partout aménagée, paysagée,
civilisée, contrôlée, maîtrisée, transformée ?
Sinon
ça gratouille, ça chatouille, il y manque quelque chose
...enfin ça fait pas propre, surtout les zones humides
- il faut vite combler ou maçonner les plans d'eau naturels,
quitte à y perdre tout l'intérêt écologique - et encore
plus les zones humides dont on se sert comme décharge...pour
pouvoir dire que c'est pas propre.
Donc
on va rendre ça coquet: premier prétexte.
Mais
la grande raison est de rendre plus efficace la desserte
des deux villes et de la plage pour les automobilistes,
donc des parkings, beaucoup de parkings ! On pourrait
faire une piste cyclable, des transports en commun en
nombre suffisant et réduire de trois quart la circulation
et le stationnement des voitures individuelles mais
ça ferait un peu rétro, un peu trop lent, au siècle
de la vitesse il ne s'agit pas de perdre quelque minutes.
On ne peut pas non plus perdre l'indépendance du transport
individuel. Donc des parkings.... et des queues de voitures
à n'en plus finir (1 ou 2 heures pour revenir de la
plage, plus qu'en y allant à pied ! Là on touche le
domaine de l'absurde , mais faut surtout pas insister).
La
voiture individuelle existe, il faut l'utiliser, on
ne peut - absolument - pas faire autrement, ça ne se
discute pas, c'est l'évidence même, il n'y a pas d'alternative.
De coquets parkings donc Et des belvédères ... et des
marchands de frites Un décor de rêve en quelque sorte,
sur une quinzaine de kilomètres.
L'efficacité
touristique c'est de tenir pour vrai qu'il n'y a pas
de limites. Pas de limites aux constructions sur le
littoral, pas de limites au flux de voitures, pas de
déséquilibre en vue, pas de point de rupture possible,
il suffit de construire des maisons et des parkings,
en attendant une solution technique qui résoudra tout.
La loi du littoral c'est un peu comme le principe de
précaution, on en parle, on les brandit comme des épouvantails
mais on marche dessus, le pas assuré, avec une mine
compassée d'adultes sérieux et responsables. Et ces
lois ne sont tout bonnement pas appliquées car elles
ne sont pas, ou plus, applicables. On pourrait aussi
mettre dans le même panier la réglementation pour les
installations industrielles classées "Sévéso".
Les
tables de la loi ont été remplacées par un seul interdit
majeur: " Jamais, la Croissance tu ne ralentiras
!"
La
technique (industrielle, de loisir, d'organisation de
la vie dans ses fonctions vitales etc...) est devenu
notre unique milieu, notre environnement total, on est
tellement dedans qu'on ne peut plus la penser, c'est
notre monde sans médiation possible, il faut lui obéir
par toujours plus de croissance, plus d'objets, de vitesse,
de profits. Même les belvédères se mettent à proliférer.
Les
rythmes et contraintes de la nature sont remplacés par
ceux de la technique, toujours plus intenses. Plus la
médiation d'une pensée de la technique est nécessaire
plus cette pensée est niée, ridiculisée, répudiée, annihilée.
Alors
prenons le train express de la technique sans nous demander
où il va puisqu'il y aura, forcément, une réponse technique
(généralement pire que le problème. Cf. les incinérateurs,
les centrales nucléaires) à un éventuel engorgement,
à une saturation bientôt explosive.
Tout ça est très vite dit, c'est juste pour vous donner l'envie d'aller en lire les développements sublimes d'intelligence et de clairvoyance dans les livres de J. ELLUL sur la technique.
Saùl Demos _________________________________________________
ART
Pop up au Musée International d'Art modeste - Sète ( M.I.A.M )
Pop up à Sète (20 juin - 2 novembre 2003) L'exposition présente la remarquable collection de livres animés et de jouets en papier de l’artiste catalan Quim Corominas selon un parcours qui ménage des échos entre les œuvres de différentes époques et cultures. En rassemblant prés de 250 pièces historiques, le MIAM a souhaité ouvrir au pays des arts modestes, un champ d’exploration supplémentaire et obliger à un regard attentif et contemporain sur la magie de cet univers peu parcouru par les musées et pourtant si familier à tous.
Pop up à Sète offre un regard inédit sur les livres dits" à système" ou " à transformation". Un catalogue, conçu par Quim Corominas sera édité pour l'occasion et une série d'animations avec la participation du centre Villefranche autours du livre et du papier sera proposée aux enfants: des rencontres avec l'artiste Quim Corominas, des spectacles " Kamishibaï " ( théâtre d'ombre japonais ) du 25 juin au 22 juillet et des activités de mise en forme ludique du papier.
Le pop up et son histoire.
Objet au statut ambigu, situé entre le livre et le jouet, le Pop up relève en fait de plusieurs héritages qui le placent presque toujours en marge des domaines de la création.
Les premiers dispositifs d'animation du livre apparaissent dès la renaissance dans des ouvrages scientifiques comme l'Ars Magna de Ramon Llull. Au tournant du XVIIIe siècle, l'essor de l'édition s'accompagne de l'avènement d'une production explicitement destinée aux enfants. Vers 1830 apparaît le livre-jouet.
Tout au long du XIXe siècle le livre à figures mobiles se généralise et multiplie les innovations techniques: livres avec figures découpées et placer dans un décor, livres à relief, livres à tirettes qui permet de faire apparaître et disparaître à volonté un élément de la gravure... Le système va se perfectionner avec les albums de l'allemand Lothar Meggendorfer et les adaptations de l'éditeur Français Capendu.
Au fil de XXe siècle, les livres animés connaissent une véritable floraison servie par les grands maîtres du genre: Julien Wehr, Robert de Lonchamps, Voitech Kubasta, Bruno Munari ( art plastique et design Itaien), Raymond Queneau avec ses 100 000 poèmes qui révolutionne le Pop up.
Les livres animés restent aujourd'hui un formidable territoire d'inventions pour quelques artistes contemporain: Andy Warhol, Keith Haring, François Boisrond, Dieter Roth, Patrick Raynaud ...
Le Musée International d'Art modeste / Louis Ernesto
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COMMUNIQUE
Communiqué de Presse d'ATTAC.
Fondée il y a cinq ans, Attac avait dénoncé dès cette époque les menaces qui pesaient sur les retraites et la volonté des forces de la mondialisation libérale, entraînées par la Banque mondiale, d'implanter les fonds de pension. L'analyse d'Attac, alors que " l'exubérance boursière " faisait rage, avait suscité du scepticisme ou même le mépris chez certain. Aujourd'hui nous y sommes : les fonds de pension, après " l'affaire Enron " et l'écroulement des Bourses, ont ruiné des millions de salariés et retraités américains et britanniques. Les luttes sociales en cours en Europe (notamment en France et en Autriche), pour une réforme solidaire des retraites, valident entièrement nos analyses et propositions et nous confortent dans notre action.
La France, peut-être, va dans les jours qui viennent, connaître une secousse sismique susceptible de provoquer de profonds changements. Association d'éducation populaire tournée vers l'action, Attac contribue aux luttes sociales qui se développent dans le secteur public et privé pour la défense des retraites, et, dans l'Education nationale, contre sa privatisation rampante qui vient d'être enclenchée (hypocritement appelée " décentralisation " par le gouvernement). Les conditions de la retraite et la réussite des enfants et adolescents à l'école concernent toute la société et constituent des principes parmi les plus fondamentaux du progrès, du bien-être social et de la solidarité. C'est au nom de ces principes et de ces valeurs qu'Attac et ses militants participent aux luttes sociales en cours avec une double spécificité irremplaçable : établir le lien entre les différents projets du gouvernement et les politiques de mondialisation libérale ; éclairer la perspective d'autres mondes possibles, tant en France qu'à l'échelle planétaire.
Cette double spécificité de l'intervention d'Attac dans les luttes sociales lui permet, d'une part, d'être fidèle à sa vocation d'éducation populaire tournée vers l'action et, d'autre part, d'agir en complément à l'action des syndicats. Attac n'a pas pour ambition de " marcher sur les plates-bandes " des syndicats ou de développer une intervention de type syndical. L'originalité de l'apport d'Attac tient d'abord aux liens que l'association établit entre les différents éléments de la politique gouvernementale afin de montrer aux citoyens leur inscription dans les politiques libérales de mondialisation. Sur la question des retraites par exemple, Attac est pratiquement la seule organisation à parler du rôle de la Banque mondiale et de la Commission européenne qui ont pour projet la destruction de la solidarité permise par les régimes de retraite par répartition.
Raffarin : du thatchérisme à la française Après avoir donné l'impression d'une certaine hésitation en début de mandat, la politique du gouvernement Raffarin vient d'opérer un tournant libéral radical. Qu'il s'agisse de la " réforme " des retraites, de la " décentralisation " et particulièrement celle de l'Education nationale, de la volonté de réduire le nombre des fonctionnaires, de l'autorisation qui vient d'être accordée à l'entrée des Hedge Funds en France, de la perspective de la baisse des impôts (pour les riches), des aménagements ou même de la possibilité de supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, du projet de loi sur la sécurité financière qui facilitera en réalité la spéculation et les paradis fiscaux, des prévisions de casse de l'assurance-maladie, de la préparation de l'opinion publique à la levée du moratoire européen sur les importations d'Organismes génétiquement modifiés, du plan d'austérité qui vient d'être décidé, de la libéralisation et de la privatisation des services publics, des " assouplissements " opérés à la législation pour faciliter les licenciements : tout indique désormais que le gouvernement s'est engagé dans une forme de thatchérisme à la française.
Cette politique idéologique et dogmatique correspond totalement aux exigences démesurées du Medef, le syndicat des très grandes entreprises, alors que rien, dans la situation économique et sociale française, ne justifie la destruction du système de protection sociale et la poursuite acharnée de la libéralisation et de la privatisation dans de nombreux domaines. C'est même exactement l'inverse qui est nécessaire pour mettre fin aux drames sociaux que constituent le chômage, la précarité et la pauvreté, qui frappent des millions de nos concitoyens.
Le rôle d'Attac, dans cette période ou une explosion sociale est possible, est donc de démontrer la soumission à la mondialisation libérale de la politique menée par le gouvernement. Attac a pour rôle d'établir le lien entre les différentes " réformes " annoncées par le gouvernement, les luttes qu'elles suscitent, et le projet libéral d'ensemble qu'elles forment. Au-delà des luttes visant à rejeter telle ou telle " réforme ", Attac a pour rôle de construire une exigence populaire majoritaire de rejet du libéralisme mondialisé lui-même.
Le principal motif des luttes en cours est celui des retraites. On assiste cependant, selon les secteurs, à l'émergence de revendications supplémentaires, dont le symbole le plus visible est celui des enseignants contre le démantèlement et la privatisation rampante de l'école. Il est parfaitement possible, comme c'est souvent le cas lors des mobilisations sociales d'envergure, que les raisons initiales de la lutte s'élargissent à des sujets qui ne constituaient pas le motif de ces mouvements à leur origine. Attac ne peut qu'encourager une telle évolution en rendant compréhensible au plus grand nombre la cohérence entre les politiques de mondialisation libérale et les " réformes " gouvernementales actuelles. Au même moment, en effet, en Autriche, des millions de salariés font grève contre la réforme des retraites.
Quel est le fond de sauce de la pensée libérale mondialisée ? Elle aplatit le développement de la société à sa seule dimension économique selon un fonctionnement en trois étapes : - il faudrait épargner et orienter cette épargne vers les entreprises sous forme d'actions ; - les entreprises disposeraient ainsi de fonds propres leur permettant d'investir ; - ces investissements stimuleraient la compétitivité, l'emploi et la croissance économique. L'expérience de ces trente dernières années démontre que cette " pensée ", non seulement n'a donné aucun des résultats attendus, mais qu'elle a produit en réalité l'inverse.Il paraît inutile, ici, de rappeler que dans un pays comme la France, au 2e ou 3e rang mondial pour la collecte d'épargne, toute augmentation de cette dernière est néfaste à l'emploi et à un développement économique soutenable : - l'augmentation de l'épargne signifie la baisse de la consommation alors que celle-ci est la condition d'une croissance économique soutenable ; - l'épargne des entreprises est utilisée principalement à des placements financiers et non à des investissements utiles ; - la politique d'encouragement à l'épargne menée depuis vingt ans (à coup de subventions fiscales colossales) n'a pas stimulé l'investissement et l'emploi, tout au contraire.
C'est au nom de ce raisonnement que les politiques libérales de mondialisation veulent : - réduire autant qu'il est possible les masses financières du système de protection sociale (retraite et santé principalement), car elles sont considérées comme improductives et même nuisibles à la croissance économique dont rêvent les fanatiques du marché puisqu'elles ne vont pas sur les marchés financiers (achat d'actions) ; - abaisser les impôts, particulièrement ceux des catégories aisées, dans l'espoir que le pouvoir d'achat ainsi dégagé sera utilisé à épargner ; - marchandiser tout ce qui peut l'être (AGCS) afin que les entreprises qui produisent ces marchandises soient financées par actions cotées en Bourse et non par le budget de l'Etat ; - mettre en concurrence les collectivités locales (" décentralisation ") afin qu'elles deviennent " compétitives " et " attractives " en organisant le dumping fiscal qui leur permettra d'attirer des entreprises et, pour ces dernières, de réduire leurs coûts, rendant ainsi prometteur l'achat de leurs actions ; - organiser les paradis fiscaux car ils permettent d'utiliser les masses financières détournées de leurs obligations fiscales au rachat de nouvelles actions.
Tout se tient, et il revient à Attac d'établir les liens entre ces politiques et la mondialisation libérale, liens qui n'apparaissent pas spontanément aux citoyens. L'intervention d'Attac serait cependant incomplète si elle ne contribuait pas à éclairer les perspectives : celles d'autres mondes possibles. Or c'est bien l'absence de telles perspectives qui n'a pas permis aux luttes de 1995 de se traduire en politiques alternatives antilibérales au moment de la victoire de la gauche aux élections de 1997. La situation actuelle est identique à celle de 1997 : l'opposition n'est actuellement pas en mesure d'incarner cette perspective. Attac n'a évidemment ni la vocation, ni les forces, d'incarner seule une perspective alternative. En revanche, Attac peut jouer un rôle décisif, comme il l'a fait jusqu'à présent, pour aborder les questions que personne ou presque ne se pose ou ne veut se poser, dans le but de provoquer un débat aujourd'hui interdit. Mieux encore, le moment semble venu, dans le cadre de la " nouvelle étape " que le Conseil d'administration d'Attac du 26 avril a décidé de franchir, de mettre un coup de pied dans la fourmilière des paresses des uns et des hypocrisies des autres. Dans quel monde voulons-nous vivre ? Allons-nous accepter cette société de plus en plus inégalitaire ?
Toute alternative aux politiques libérales mondialisées nécessite de débattre et de trancher clairement quelques questions essentielles : - Est-il nécessaire et possible de faire contribuer les revenus du capital pour financer la protection sociale ? - Le libre-échange est-il un horizon indépassable, et des mesures de protection sont-elles souhaitables et possibles ? - Les Etats, dans le cadre de la mondialisation libérale, disposent-ils encore de " marges de man¦uvre " pour mener des politiques économiques et sociales alternatives au libéralisme ? - Face à la globalisation du capital et aux stratégies des firmes transnationales, quelles réponses à l'échelon mondial ? - Faut-il poursuivre la politique de baisse des " prélèvements obligatoires ", ou faut-il augmenter ces dernières ? - Est-il possible, non pas seulement de faire baisser le chômage, mais de le supprimer totalement ? - Sera-t-il nécessaire de provoquer une crise européenne pour amener l'Europe à mener des politiques alternatives au libéralisme ? Aucune perspective d'alternative ne sera crédible si des réponses claires et précises ne sont pas données à ces quelques questions qui ne sont pas limitatives.
Les luttes en cours seront décisives. Une victoire sur les retraites, qui est possible, permettrait d'aborder dans une position de force les autres " réformes " prévues par le gouvernement. C'est particulièrement le cas pour le projet de destruction de l'assurance-santé, la privatisation des services publics, et pour les négociations de l'AGCS cet automne à Cancun. La priorité donnée par Attac à la lutte pour les retraites en ces mois de mai et juin, ne doit pas être interprétée par les adhérents et les Comités locaux comme une exclusivité. Il paraît évident que l'action pour les retraites menée par les Comités locaux d'Attac, au côté des millions de citoyens qui font grève et manifestent, facilitera les campagnes d'explication conduites sur d'autres sujets. Les autres sujets portés par Attac doivent donc être impérativement présents dans le contexte actuel. Ils contribuent, en effet, à montrer les logiques des politiques libérales et leur application, dans des domaines variés, qui ne peuvent qu'aider à une compréhension d'ensemble du libéralisme mondialisé et à renforcer la lutte particulière pour la retraite, car elle sera mieux perçue comme un élément dans un ensemble plus vaste.
Communiqué de Presse d'ATTAC.
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REGIONS
Le Corso de Sète.
Per faïre s'envolar los pecats à l'an qué ven ! - Pour que les fautes s'envolent jusqu'à l'année prochaine !
Le " Corso " cette course qui se faisait jadis dans Rome et qui fut à l'origine des défilés de chars a toujours autant de succés dans notre région et surtout comme ici à Sète remise au gout du jour voici quelques années.
Fête de la Mi-carème ? Fête du printemps ? Représentation du " Testament de Carmentrant " écrit en 1500 probablement par jehan d'Abundance ( auteur entre autre de " Disciple de Pantagruel ou Navigation de Panurge " ? ) le Corso sans revendiquer la place du carnaval ( pas de présentation dans le Corso d'animaux totémiques ni de revendications ) se veut une fête ouverte à tous.
Venus de tous les quartiers de la ville, d'associations ou d'institutions comme l'hopital par exemple, les chars et les autres " masquarades" ont donné un spectacle très varié. Théâtre de rues à l'Italienne, personnages de BD, légendes, folklore et bien entendu Musique
Défilés de chars venus de tous les quartiers de la ville, fanfare, pena et autre musique de rue le cortège est accompagné du public et des enfants qui ne ratent pas l'occasion de lancer confetis et autres projection colorées !
La cloture du défilé de chars qui traversent toute la ville donne lieu à une symbolique d'expiation ou d'exorcisme avec la mise à feu d'un personnage qui peut être tout à fait différent suivant les années et les évènements qui ont eut lieu. Ce personnage de paille et habillé se nomme à Sète le " Caramantra " et à comme origine " le Carmantrant " terme occitan.
Cathy Delaincourt
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ECHOS
Fichtre, on a évité le pire ! Notre Maire, Mr Commeinhes, a très courageusement évité un drame en interdisant à l'organisation Greenpeace d'installer leur stand d'information sur le môle St Louis. " Patrimoine historique en très mauvais état pouvant se révèler excessivement dangereux ....". Le Corso qui eut lieu quelques jours avant a échappé à cette dramatique catastrophe qui aurait endeuillé nombre de sétois !
Vache de lapsus ! Vu à la télé sur le nouveau site Internet de la CCI de Sète ce début de séquence de film sur le transit des animaux dans le port de Sète..." Trafic de vaches ? "
Brigitte Bardot va encore se plaindre ! A part ça les vidéos sont de bonne qualité, comme quoi avec de bons moyens financiers qu'est ce qu'on ne peut pas faire ?
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Lecteurs
Apprenons à faire la paix...
Dans le siècle passé, nous avons vu l'émergence de la technologie... dont le seul nom ne suffisait pas à rendre tout le brillant de ces sciences appliquées et l'évolution exponentielle des dernières décennies... On lui a donc attribué un épithète... et la technologie est devenue de pointe.
La guerre s'est largement servie de cette avancée des techniques, et les derniers conflits ont montré combien l'homme sait faire la guerre... Quelle efficacité il montre dans l'élaboration de ses bombes... on préfèrera parler de frappes chirurgicales. Car le guerrier des temps modernes maîtrise également la communication... La guerre est devenu une entreprise professionnelle, régie comme une multinationale... avec une logistique, une gestion des ressources humaines, un service commercial efficace...
Mais fichtre... pas de SAV L'Irak en est un exemple frappant... la guerre fut rapide, efficace... les Américains ont dominé le terrain... mais une fois l'ennemi abattu (ou du moins en déroute)... pas de police, pas de soins pour les blessés, pas d'eau... Le siècle qui passe verra-t-il l'émergence d'un nouveau type d'organisation post-conflictuelle ? ...
A quand le SAV de la guerre ? Bernard
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Prise d'otage à Sète!
Profitant de la concentration des forces de l'ordre occupées à déloger les activistes de Greenpeace agissant sur la zone portuaire, le groupe Betterave, Moustique et tournesol s'est emparé hier du panneau "vidéo-surveillance" situé à l'entrée sud de la ville.
Rassuré par l'allure sympathique, les gestes mesurés et les paroles apaisantes des ravisseurs, le panneau n'a opposé qu'une très faible résistance. Opérant à l'aide d'une simple clé de 17 et sans échelle, ceux-ci ont rapidement décroché le panneau et, après l'avoir délicatement enveloppé, l'ont emmené vers une destination inconnue. Affirmant que le panneau restera bien traité quelle que soit la durée de sa cptivité, le groupe Betterave, Moustique et Tournesol exige pour le restituer que, publiquement, le maire de Sète :
groupe Betterave, Moustique et tournesol
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ECRITS
A lire, à voir, à méditer...
"Porto Alegre, l'espoir d'une autre démocratie" de Marion Gret et Yves Sintomer - Ed La Découverte
Porto Alegre est connu pour son forum social qui, depuis l'an 2000, propose une autre vision de la mondialisation. Mais c'est aussi un lieu d'expérimentation réussie d'une forme de démocratie particulièrement prometteuse : la gestion participative.
Les deux co-auteurs ont apporté leur regard et leur expérience de sociologues pour expliquer ce qu'est la gestion participative, comment elle a pris naissance au Brésil, quels en sont les résultats et les espoirs. Il est intéressant de comprendre comment cette forme de démocratie, initialement mise en place par le Pouvoir pour maintenir une main mise sur les affaires du pays, s'est en fait transformée en un système politique permettant une réelle intervention des habitants dans la gestion publique. Proche des premières formes de démocratie (inventées par les cités grecques de l'Antiquité), ce système politique commence à s'expatrier (en France notamment, au niveau de certaines municipalités).
On pourra faire, à la lecture de cet ouvrage, de nombreux parallèles avec l'enjeu que représente la décentralisation dans l'avenir de notre pays. Loin d'être figée, la gestion participative reste un laboratoire d'idées en pleine évolution. Quel en sera l'avenir ? L'enjeu politique en est mondial et mérite bien que l'on consacre un peu de sa curiosité pour se plonger dans la lecture de cet opuscule construit avec toute la rigueur scientifiques qu'il sied à deux universitaires.
RS.BRANDE
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