Le CHICHOIS
N°54
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Le Journal d'Information
de Sète et du Bassin de Thau sur le Net.
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Prochaine parution: 20 / 01 / 2003
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Editorial
Changement d'humeur dans le Chichois. Nouvelle déco et nouveau rythme de parution, le chichois paraîtra toutes les 3 semaines. A noter cependant l'ajout d'une rubrique " Actualités " qui elle sera mise à jour indépendamment du Chichois à proprement parler et au gré des évênements qui pourront avoir lieu.
Pourquoi une extension de la durée de parution ? Nous sommes, journalistes du Chichois, peu nombreux et par ailleurs avons nos propres occupations professionelles. Un article précédé d'une enquête ou d'un interview puis suivi de sa rédaction et en dernier lieu de sa diffusion sur le site Internet prend énormément de temps. Nous souhaitons privilégié, dans la limite de nos talents journalistiques, la qualité et la profondeur de nos écrits. Pour cela il n'y a que deux possibilités; soit nous nous donnons plus de temps ou soit plusieurs autres rédacteurs (pro ou amateurs) viennent rejoindre notre peiite équipe.....
Numéro spécial ce Chichois 54 est un survol des moments forts de l'année 2002. Le Chichois 55 paraîtra le 20 janvier et à partir de cette date vous pourrez le consulter donc toutes les 3 semaines.
Les archives ( tous les anciens numéro du Chichois) sont toujours à votre disposition. Des forums de discussion vous offrent la possibilités de commenter un article avec d'autres lecteurs du Web. Un moteur de recherche interne au chichois vous permet de trouver des articles précis à partir de mots clefs et l'Abonnement au Chichois est toujours gratuit, ce qui vous permet d'être informé par mail des nouvelles parutions.
Bonne lecture.
L'Equipe du Chichois
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Vie Actuelle
PalmBiscotte Cyberculture, beurre et confiture.
Sébastien Pattier webmaster de palmbiscotte.com a créé un site <Internet Sétois relatant les évènements majeurs de l'actualité multimédia avec un regard décalé, et proposant surtout un contenu propre depuis près de 2 ans. " Ainsi, régulièrement nous mettons en ligne de nouveaux épisodes de notre roman photo racontant les aventures extraordinaires de Grosse Poulpe un super héro hors norme. Palmbiscotte c'est aussi un cimetière virtuel où l'on peut "mettre en web" ses périphériques informatiques disparus, ou encore un laboratoire de recherche sur l'underclocking et la "déZoptimisation". "
Exemple de décalage qui rafraichit le Web et nous fait penser à autre chose de plus joyeux que les zigouillages de start-up " Suite à notre guide complet de l'Underclocking "Grave" et de la "DéZoptimisation", Palmbiscotte.com à ouvert un département "Research & Development" dans ses locaux de Sète." ou encore le numéro 7 du feuilleton Grosse Poulpe " Après la chute de GrossePoulpe,la MDM imposa un règne de terreur à la face du monde. Plus aucun humain à la surface du globe ne pouvais vivre en paix, alors qu'elle commença à supprimer un à un tout les opposants à son régime. Le monde entra alors dans sa periode la plus noire ... L'ère de la MDM ! "
A voir pour rigoler franchement à la mode Sétoise ! Le site de Palmbiscotte
Cathy Delaincourt
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Société
Les océans et plus précisément notre mer Méditérranée vont-ils avoir leur niveau qui va monter ?
L'élévation du niveau des océans est une conséquence du réchauffement de la planète (Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC(2)) a rendu son rapport scientifique. Il conclut entre autres que : - depuis 1750, le taux de CO2 dans l'atmosphère a augmenté de 30%, celui de CH4 de 145% - depuis la fin du 19ème siècle, la terre s'est réchauffée de 0,3° à 0,6°). Plusieurs facteurs contribuent aux variations du niveau de la mer. Les phénomènes responsables sur des échelles de temps de 1 à 100 ans sont, d'une part, des changements de volume des océans qui résultent essentiellement des variations de température (une eau chaude est plus volumineuse qu'une eau froide) et, d'autre part, des changements du contenu en eau des océans causés par les échanges avec les autres réservoirs de surface (atmosphère, réservoirs d'eau continentale, glaciers et calottes polaires).
La modification de la position du niveau de la mer aura logiquement des effets induits sur l'évolution, sinon de toutes les côtes, du moins sur certaines d'entre elles. Il convient d'essayer d'évaluer ces effets afin de voir s'ils représentent éventuellement des risques pour les établissements humains qui se sont densifiés sur les rivages marins au cours des dernières décennies. Il suffit de rappeler que les communes littorales de la France métropolitaine, alors qu'elles ne représentent que 4 % de la superficie du territoire national, accueillent 10 % de la population totale du pays et qu'elles reçoivent quelque trente millions de visiteurs par an.
Mais il faut aussi savoir que le niveau relatif de la mer, celui qui résulte du jeu combiné, d'une part de la variabilité du niveau planétaire de la mer qui peut s'élever ou s'abaisser, d'autre part de l'instabilité du continent qui peut se soulever ou s'affaisser, est déjà en cours de hausse, probablement depuis au moins un siècle et parfois plus, sur pratiquement l'ensemble des côtes de la France métropolitaine. Le fait est attesté par les relevés de la très grande majorité des marégraphes qui indiquent, en première approximation, une hausse comprise entre 1 et 2 mm par an.
Si, dans les décennies à venir, le niveau planétaire de la mer devait se relever en liaison avec l'effet de serre d'origine anthropique attendu, on assisterait seulement à la poursuite de l'évolution actuelle, avec cependant la probabilité d'une accélération, donc d'une majoration de ses effets, puisque, dans sa plus récente estimation, le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat prévoit d'ici à l'année 2100 une montée mondiale de la mer de 25 à 95 cm, la valeur la plus probable se situant autour de 50 cm.
Dans la perspective d'une élévation du niveau de la mer, les submersions sont le plus à craindre sur les plaines deltaïques, à la topographie à fleur d'eau, parsemées d'étangs et de lagunes, où la limite entre la terre et la mer est souvent indécise. C'est le cas de la Camargue sur sa marge littorale. Sa vulnérabilité est d'autant plus grande qu'elle a tendance à s'affaisser sous le poids de l'épaisse accumulation de sédiments qui la constitue et que cette tendance à la subsidence, qui accentue ici l'élévation du niveau relatif de la mer, n'est plus compensée aujourd'hui par des apports alluviaux. En effet, la charge solide que le Rhône apporte jusque dans son delta a été considérablement réduite par les travaux d'aménagement dont il a fait l'objet, en particulier la construction de barrages. A cela s'ajoute, l'endiguement du fleuve pour l'empêcher de déborder lors de ses crues, ce qui interdit le dépôt de sédiments dans la plaine deltaïque. On doit donc s'attendre ici à une extension spatiale appréciable des plans d'eau salée au sud de l'étang de Vaccarès ainsi qu'en arrière des pointes de l'Espiguette et de Beauduc, d'autant plus que leur communication avec la mer a toute chance d'être facilitée par l'agrandissement des passes et l'ouverture de nouvelles brèches dans les fragiles cordons sableux qui les isolent. Dans une telle conjoncture, il existe pour les marais salants de Salin-de-Giraud et pour ceux d'Aigues-Mortes un risque d'endommagement qui appelle une surveillance et, éventuellement, des travaux pour mettre à l'abri les tables saunantes d'une invasion par la mer. Sur la côte du Languedoc, le long de laquelle une telle évolution est déjà en cours, il faut s'attendre à l'ouverture de nouveaux graus, donc à une accentuation de la maritimisation des étangs qui caractérisent ce littoral, d'où une salinité accrue entraînant des modifications dans la composition de la flore et de la faune qui les peuplent. Les activités agricoles voisines des lagunes devraient souffrir de la salinisation du milieu qui, en revanche, favorisera le développement de l'aquaculture.
Louis Ernesto / CNRS / Roland Paskoff professeur à l'université Lumière de Lyon
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Flash
Port de Sète dangereux ?
Chaque mois le port de Sète accueille entre 5 et 10 cargos remplis à raz bord d'ammonitrate.
Scoop qui n'en pas vraiment un vu que cela dure depuis plusieurs années mais l'explosion de l'usine toulousaine AZF de Grande Paroisse (groupe Atofina) intervenue le 21 septembre dernier, a mis sous les projecteurs de l'actualité le nitrate d'ammonium (ou ammonitrate ).
Le Saxum, le Dou Em, le Charlotte C, le Batim E, le Daniel K venant d'Italie, de Bulgarie et d'Egypte desservent 3 fois par mois le port de Sète en Ammonitrate ( nitrate d'ammonium) cela afin d'approvisionner nos usines Françaises ( Sud Fertilisant aussi ? ) en matière première rentrant dans la fabrication d'engrais.
Le nitrate d'ammonium est également un engrais azoté appelé "ammonitrate" très largement utilisé en France. sous une forme a haute teneur en azote interdit dans certains pays européens. Obtenu par neutralisation de l'acide nitrique par l'ammoniac, le nitrate d'ammonium (NH4+, NO3-) est un sel cristallisé blanc très soluble dans l'eau, il est également très hygroscopique. Le nitrate d'ammonium peut être utilisé comme explosif, au même titre que la nitroglycérine ou le trinitrotoluène (TNT), des molécules organiques contenant des fonctions fortement oxydantes (nitrate d'alcool et nitro) et un squelette hydrocarboné réducteur.
Les ammonitrates sont très utilisés car ils donnent un "coup de fouet" aux plantes suivi d'une action fertilisante plus prolongée. Pendant la campagne de fertilisation 1999-2000, l'agriculture française a utilisé 3,5 millions de tonnes d'ammonitrates sous forme solide représentant 43 % de la fertilisation azotée totale et 52 % de la fertilisation azotée simple. Nettement devant les "solutions azotées" (nitrate d'ammonium et urée en solution dans l'eau) et l'urée solide avec respectivement 31 % et 12 % de la fertilisation azotée simple. A noter que ces deux derniers produits ne présentent aucun risque d'explosion.
Outre Toulouse avec un bilan qui s'établit actuellement à 29 morts et plus de 2 500 blessés, sans compter des dégâts estimés à cinq ou six milliards de francs l'ammonitrate a été la cause d'importants accidents. En 1921, dans l'usine BASF d'Oppau en Allemagne, un stock de plusieurs milliers de tonnes d'engrais à base d'ammonitrates a explosé causant la mort de plus de 500 personnes (en mélange avec du sulfate d'ammonium). Après cet accident Carl Bosch, qui devait recevoir le Prix Nobel de Chimie en 1931 écrivait " Une substance que nous fabriquons et expédions depuis des années s'est soudainement transformée en un ennemi impitoyable pour des raisons que nous ignorons encore ". En 1947, un cargo français chargé de 2 300 tonnes d'ammonitrate a pris feu et explosé dans le port de Texas City faisant 576 morts et 4 000 blessés. La même année, l'explosion d'un cargo d'ammonitrate dans le port de Brest faisait 22 morts.
Notre port et la population Sétoise assez proche est-elle à l'abri ? Cette question peut être posée car ammonitrate + cuves d'essence + habitation aux alentours, le cocktail à des allures inquiétantes.
Mais les inquiétudes qu'il suscite en termes de sécurité publique sont non moins grandes. C'est de l'ammonitrate agricole (additionné de substances sensibilisantes comme le fioul) qui a été utilisé par les terroristes pour le premier attentat contre le World Trade Center et dans le meurtrier attentat d'Oklahoma City en 1995 qui a fait 168 morts et 500 blessés.
Le Tamgout bannis des eaux européennes, mais pas du port de Sète.
La commission Européenne a dressée une liste de 66 navires dont l'état est en dessous des normes décrites dans l'article 7b de la directive 2001/106/EC. Ces navires - "poubelles" appartenant à 13 ports d'attaches différents ont été classé à haut risque en raison de l'état de délabrement de leur structure.
La commission Européenne a donc décrétée une interdiction pour ces navires d'accéder a un port Européen. Cet avis a été dernierement et en raison du naufrage du Prestige confirmé par notre président de la République, Mr Chirac".
Parmi ces 66 bateaux bannis des eaux Européennes et donc de nos mers figure le Tamgout:
Le Tamgout etait a Sete le 15 novembre 2002, le 30 novembre 2002, le 14 décembre 2002 et devrait être présent pour les fêtes de fin d'année sur le rivage de notre merveilleuse petite ville..
L'expérience du Prestige doit pousser les gouvernements à bannir ces navires poubelles de nos mers. Nous ne pouvons en aucun cas nous permettre d'attendre 13 années de plus. En effet, selon les règlements internationaux, les pétroliers à simple coque sont encore autorisés à naviguer sur tous les océans du globe jusqu'en 2015, date à laquelle une interdiction totale entrera en vigueur.
Pétroliers … quelques chiffres... La flotte mondiale compte 3760 navires de plus de 5000 tonnes, dédiés au transport de produits pétroliers (pétrole brut ou hydrocarbures issues de la distillation). 1625 navires, soit 43 % de cette flotte, sont d'ors et déjà équipés d'une double coque. Ces navires à double coque représentent une capacité de chargement de 150 million de tonnes. Tous les pétroliers de plus de 5000 tonnes qui seront construits à partir de janvier 2003 devront être conçus sur le modèle "double coque". Attention cependant la double coque ne constitue en rien une garantie systématique contre les accidents. Un double coque mal entretenu est aussi dangereux qu'un navire simple coque mal entretenu ! En fonction de différents critères - notamment leur date de construction - les navires à simple coque devront être progressivement éliminés à partir de 2005. En 2015 plus aucun pétrolier à simple coque ne pourra prendre la mer. Au début de l'année 2002, environ 13% des pétroliers étaient âgés de 25 ans ou plus. La plupart de ces navires anciens sont des simples coques.Intertanko, l'association professionnel des gestionnaires de pétroliers, considère que ce taux devrait être très prochainement de 9 % du fait de la construction récente de nouveaux pétroliers et de l'élimination (ou du naufrage ! !) des plus anciens.
Louis Ernesto / Données Greeenpeace
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Scoop
Mais que fait la Police ? Elle travaille beaucoup, avec passion mais avec les moyens du bord !
Comment fonctionne un commissariat ? Une question dont les réponses ne sont faites que de nombreux à priori. Pour beaucoup, hélas : « Ah, les condés ? Ce sont des cons qui ne sont jamais là où il faut et quand il faut. Ils ne foutent rien. Ils sont payés pour arrêter les bandits et non emmerder les braves gens qui garent leur voiture de façon anarchique. Ils se font trouer la peau ? Ben on les paye pour ça, non !…» La liste est loin d’être exhaustive. Pour savoir vraiment de quoi il retourne, rien ne vaut un bon « stage » au cœur d’un commissariat. Le journal a choisi celui de Sète-Frontignan/La Peyrade, circonscription d’environ 60 0000 habitants l’hiver et une population qui double, voire qui triple l’été. Elle y a rencontré des femmes et des hommes humains, si si, humains !… s’investissant dans diverses associations ou dans le sport, mariés, papa, maman, nantis d’animaux ; des hommes et des femmes mêlant humour et rire, bonne humeur et sévérité quand il faut, sachant manier, paroles apaisantes et paroles réprimantes ; bref, des hommes et des femmes qui disent oui à la prévention par la parole mais, laquelle, seule, ne suffit pas - ou plus - face aux nombreuses incivilités. La punition est, quelquefois, la seule solution.
De mauvaises langues murmureront qu’ils ont « joué » aux gentils devant la Presse. Faux ! La Police ne peut agir ainsi durant un mois. Ces femmes et ces hommes se sont montrés sous leur vrai jour, du haut en bas de la hiérarchie. Ca n’a pas dû être évident d’avoir une journaliste accrochée à leurs basques mais elle a été formidablement bien accueillie et les portes lui ont été grandes ouvertes.
La réalité est toute autre que celle des feuilletons comme Navarro, Julie Lescaut et autre Cordier juge et flic –versions édulcorées - ou encore Malone (jeudi 7 novembre à 20h55 sur TF1) qui, lui, battait tous les records d’ineptie. Dans ces séries, les flics ont une irrésistible envie de cogner, quand il ne cognent pas tout court comme chez Malone, avec annuaire ou sans. La journaliste est désolée pour ceux qui veulent à tout prix bouffer du flic – ceux là mêmes qui sont bien contents de les trouver en cas de problème - mais elle n’a vu aucun prévenu revenir d’audition avec une tête pleine de bleus ou un corps en kit. Dès les premières minutes de la garde à vue, les policiers appellent un docteur et un avocat. Au prévenu d’accepter ou de refuser. Le menu est composé d’un sandwich (jambon ou fromage selon la religion) deux fois par jour, payé par l’Administration si l’interpellé est sans argent.Certes, la « maison » police, comme toutes les professions, a ses j’m’enfoutismes et ses têtes plus ou moins enflées, d’autant plus quand elles sont vides… les têtes s’entend.. Ainsi, ont existé (ou existent peut-être encore) des flics qui se la jouaient Rambo ou Superman. Pour eux, le métier consistait à employer la manière musclée pour faire cracher aux prévenus, à défaut de leurs dents, au moins des aveux ou le nom d’éventuels complices.
Un commissariat vit jour et nuit, avec, de temps à autre, des accalmies, mais où tout le monde est prêt à intervenir sur tous les fronts. Lesquels vont de l’anecdote au drame. Les postes clefs sont le fameux « 17 » qui régule les appels et les transmet aux policiers sur le terrain via la radio et l’accueil. Il faut une forte dose de patience et de diplomatie pour répondre aux attentes du public. D’innombrables tranches de vie, plus ou moins douloureuses, passent dans un commissariat et la personne en difficulté s’imagine être la seule. Alors quelquefois, les insultes fusent, telle cette dame qui, venant d’être cambriolée, voulait que sa plainte soit enregistrée immédiatement. Oui mais voilà, il y avait du monde avant elle. « Connard » a-t-elle alors lancé à l’agent. Une façon comme une autre d’évacuer son stress mais pas forcément la bonne.
Katy GOSSELIN
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INTERVIEW
La création comme processus de transformation. Isabelle de Grandmaison, sculpteur sétoise.
C'est à la fois par le biais de mon métier de sculpteur, passionnée par la terre depuis 15 ans, et par la formation en Art-thérapie que j'ai suivie que je désire aborder le thème de la terre et de la santé.
Il
m'est en effet difficile de les dissocier car la thérapie
ajoute à l'art le projet de transformation de soi-même
et c'est un parcours que j'ai pu effectuer dans cette formation.
D'autre part, il me semble que l'artiste étant habitué
à explorer son imaginaire et à sonder l'inconnu se
trouve moins sur la défensive lorsqu'il rencontre des personnes
dont l'imaginaire est dérivant ou douloureux.
Ayant dû lui même effectuer ce double parcours, il peut
lors devenir un compagnon silencieux et bienveillant dans le chemin
d'apprivoisement progressif de nos folies et de nos problèmatiques.
L'Art-thérapie propose un cadre et un support. Ici il va s'agir de la terre mais il peut prendre d'autres formes d'expression telles que le Théâtre, la musique, la voix, les marionnettes, etc...Au travers de ces médiateurs, il s'agit d'accompagner l'autre dans son parcours de création, sans aucune interprétation ni solution apportée de la part de l'intervenant - et c'est ce parcours et l'acte de création qui en résulte qui font thérapie. Le contenu de ses problèmes appartient au patient, c'est à lui de trouver son itinéraire et en cours de création d'approcher les formes qui figurent sa problématique, qu'il en soit conscient ou non.
Les consignes données qui servent de cadre, les repères qui l'accompagnent et l'écoute de l'intervenant sont là pour le rassurer dans ce chemin à risque. Les règles du jeu doivent être suffisamment établies mais non enfermantes ou trop directives pour que ce voyage dans l'inconnu ne soit pas trop angoissant.
La
terre est un élément que j'aime proposer car il
y a avec elle un rapport très physique, sensuel, direct qui
ne passe pas par l'oeil, elle permet aussi de restaurer l'odorat
et le toucher qui sont souvent inhibés surtout dans les lieux
d'enfermement comme les prisons. C'est une matière à
transformer qui permet une projection plus ou moins consciente,
entraîne aussi des résistances et des impulsions liées
à la matière elle-même. C'est une parole sans
mots, directement au bout des doigts. Lorsque je commence une séance
d'accompagnement avec des personnes qui font un travail d'évolution
personnellle, je leur demande de rentrer dans l'inconnu avec les
yeux bandés pendant 20 minutes à 1/2 heures afin qu'elles
puissent entrer directement en contact avec la terre, la sentir,
l'approcher, écouter ce qu'elle a à leur dire dont
ils ne sont pas encore conscients, sans chercher à suivre
une idée préconcue, un savoir-faire ou une norme ésthétique,
c'est un voyage dans le laisser-faire, le laisser-venir.
Il n'y a aucun jugement esthétique; fantasmes et souvenirs
se mèlent et parfois se différencient. L'élaboration
de l'oeuvre est une démarche analytique où le patient
et l'intervenant savent de manière tacite que ce qui va émerger,
c'est son histoire à lui, mais ce n'est jamais dit, on peut
parler de son oeuvre avec distance, sans dire "je", on
peut aborder les thèmes universels de la folie, de la vie,
la mort, la sexualité, l'amour, les interdits, les démons
qui nous habitent de façon indirecte, sans les aborder de
front grâce à la distance qu'offre l'oeuvre et les
projections qu'elle accueille. Le travail de la terre permet de
dérouler une histoire, de la faire évoluer, de changer
d'air, d'effectuer des retours en arrière, de défaire,
de refaire, de suivre toutes les émotions qui surgissent.
Les difficultés techniques qui s'imposent font également
partie du travail de la création comme processus de transformation
- lorsqu'il s'agit de trouver un équilibre, un mouvement,
faire le choix de détruire pour reconstruire, creuser une
oeuvre pour l'amener à bout si le patient désire la
conserver comme trace de son parcours. Une patiente qui est venue
dans mon atelier pendant 3 ans m'a dit en voyant sortir sa première
sculpture du four " c'est la première fois de ma
vie que je termine quelque chose, je vais l'offrir à mon
père pour lui monter que j'en suis capable". Au
travers de cette oeuvre elle se sentait enfin reconnue, valorisée
et au delà de sa souffrance avait retrouvé la notion
de plaisir.
Ce
travail de transformation d'une personne par le biais de la
création peut se faire dans le cadre des institutions, d'un
hopital psychiatrique, de prisons, de maisons de retraite, de centres
d'aide aux personnes en difficultés, aux enfants ayant subis
des traumatismes, etc...ou simplement dans le cadre d'une recherche
d'évolution personnelle qui nous concerne tous. L'intervenant
adapte alors sa façon d'aborder la création aux populations
avec lesquelles il travaille et selon leur difficultés.
Dans le cadre de l'hopital psychiatrique lorsque les artistes viennent
intervenir, ils le font comme non-médecins. Il ne s'agit
plus de faire un traitement pour réparer le malade comme
une machine, mais de le considérer comme un être humain,
lui permettre de retrouver une capacité à construire
pour se reconstruire et transformer les angoisses qui le submergent
en alliées. Pour cela il faut que l'artiste ait effectué
un parcours sur lui-même pour être à même
d'accompagner le patient, et qu'il travaille encadré par
le milieu hospitalier. Il rentre avec le patient dans un territoire
qui n'est pas sans danger et dont lui sait ressortir, mais le patient
ne peut y rester seul avec son seul corps physique et ses difficultés
-- le problème pour l'intervenant est de trouver la juste
distance à l'autre, ne pas aller trop loin avec quelqu'un
qui souffre, savoir se taire, s'éloigner, respecter, être
dans l'écoute, l'aider à pousser ses propres portes
à son rythme.
Dans le travail de la terre ce peut être parfois en reculant
loin de l'oeuvre, en la faisant tourner, en passant de la main à
l'outil ou de l'outil à la main , changer d'outil, prendre
un temps pour ne rien faire, fermer les yeux, ne travailler qu'avec
les mains mouillées, donner la parole au patient, etc...C'est
là qu'intervient la qualité d'écoute de l'intervenant.
Mon intérêt en tant qu'artiste pour l'accompagnement thérapeutique est né lorsque j'ai commencé à ouvrir pendant deux ans mon atelier de terre à une population de personnes en difficultés: Rmistes, personnes vivant dans la rue, dessociabilisées ou faisant des séjours réguliers en hopital psychiatrique. J'ai pu voir chez certaines personnes la transformation qui s'opérait lentement par le fait de redevenir quelqu'un, de devenir l'auteur d'une oeuvre, de reprendre confiance en soi, de retrouver le plaisir dans un cadre sans jugement. Après ma formation à l'INECAT à Paris, j'ai été amenée à travailler quelques temps dans une maison de retraite pour personnes agées atteintes de la maladie d'Alzheimer et nous avons pu ensemble au travers de la peinture et de la terre travailler sur la mémoire lointaine, les souvenirs d'enfance, de jeunesse, tenter de redonner une identité à des personnes qui n'en ont plus, reconnaître leur histoire d'êtres humains, rénouer un dialogue avec eux.
Depuis 3 ans, j'ai ouvert mon atelier de sculpture à
des personnes souhaitant faire un travail personnel par le biais
de la terre. Le fait de travailler par petits groupes est dynamisant
et permet de se sentir aussi accompagné par les autres dans
ce parcours. Le magnifique médiateur non-verbal qu'est la
terre permet à ces personnes d'effectuer leur propre transformation
tout comme la passion de la terre durant toutes ces années
m'a permis d'opérer tout doucement ma propre transformation.
Isabelle de GrandMaison. Son atelier de sculpture est sis 168 Grande rue Haute à Sète et pour contacter I. de GrandMaison: 04 67 74 50 23
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MEL
Assurance, sécurité et toute puissance.
Encore
un petit métier qui se perd..... Celui d’assureur.
Ils
seraient au bord de la faillite et refusent d’assurer:
-- Les
utilisateurs d’OGM et autres biotechnologies,
-- Contre
les catastrophes naturelles d’origine climatique,
-- La
téléphonie mobile, et plus généralement les
risques pouvant être dus aux champs électro magnétiques
-- Les
hôpitaux et cliniques, les obstétriciens et autres radiologue
ou tout médecins
-- Les
patients trop malades qui sont radiés
-- Contre
le risque terroriste aérien
- Contre
le vol des scooters
-- Et
les risques industriels ? Dans nos pays « développés
» c’est pas terrible, voire Toulouse, mais lorsque une grosse multinationale
( Carbide ) vient s’implanter dans un coin perdu en Inde , à Bhopal
par exemple parce que les salaires y sont dérisoires , et se rend
responsable de plus de 20 000 morts et 150 000 malades chroniques à
force de rogner sur la sécurité (cf. Chichois N°12
) c’est l’horreur. Cette firme dévoile ses vrais visages : férocité
et avidité sans frein parce que sans autre valeur que le profit.
Les indemnisations pour les travailleurs et les habitants de Bhopal ont
été ridicules, le site n’a toujours pas été
dépollué et 18 ans après le drame les gens, sans
travail, sans soins et malades continuent à y survivre et à
se battre. Dow Chemical , premier groupe mondial pour la chimie, reprenant
par absorption Carbide, n’a pas non plus dépollué le site
ni réajusté les indemnités ni la prise en charge
des soins médicaux des survivants. W.Endersen, l’ex PDG de Cardide
vit luxueusement à New York, jugé responsable de l’accident
il est pourtant recherché au niveau international. Mais sur le
site internet de Dow Chemical on peut lire : « Chez
Dow, protéger les personnes et l’environnement fait partie de tout
ce que nous faisons et de chaque décision que nous prenons. »
! ! Alors qu’aux USA, Dow a été reconnu coupable de différents
scandales :plainte des vétérans du Viet Nam contre l’agent
défoliant Orange, contamination par la dioxine, fabrication d’implants
mammaires défectueux....
Donc
il est indispensable qu’il y est des assurances mais aussi une législation
internationale qui contraigne les entreprises à assumer la responsabilité
des catastrophes environnementale dont elles sont la cause.
Dans
l’industrie le pollueur n’est pratiquement jamais le payeur et les assurances
se font discrètes, évanescentes... L’ industriel essaye
de faire prendre en charge par la communauté les mesures coûteuse
de sécurité et de dépollution - voir l’inénarrable
réunion entre le directeur de Sud Fertilisant et des militants
de diverses tendances politiques. La réunion accueillait, plus
ou moins sous le sceau du secret ( on
se demande pourquoi ?), Mr. Frechet - pour
nous parler de la sécurité, de la « culture du risque
» ....et des payeurs.
Il finit
par persuader les deux tiers de l’assemblée que financièrement
c’était à la communauté de prendre en compte les
coûts de sécurité d’autant que l’usine n’est pas rentable
! Là on se pose la question si l’usine est déficitaire,
dangereuse, polluante et inutile ... Alors pourquoi ne pas fabriquer de
la layette à la place ?
Revenons
au problème de l’esquive des assureurs. Ils pensent eux, qu’il
existe des risques trop forts, trop au dessus de celui qui serait acceptable
comme rançon du progrès. Ils voient aussi que les consommateurs,
les victimes s’organisent et que la législation se transforme et
leur donne des armes. Certains entonnent, depuis un moment déjà,
la complainte des contemporains trop frileux qui ne supportent aucun risque
alors que le risque zéro n’existe pas.
Ne peut
on y voir une autre contradiction ? La science -biotechnologie, médecine,
chimie, agro alimentaire - se présente comme porteuse de toute
puissance, de vérité. Et elle seule a ce privilège.
A tel point que les récalcitrants, ceux qui ne sont pas assez convaincu
et refusent de se soumettre sont poursuivis devant les tribunaux ( les
témoins de Jéhovah par exemple s’il y a accident. Ou les
cultivateurs qui refusent la loi des semenciers d’OGM).
A une
époque ou on se doit de mourir en bonne santé, ce qui est
devenu une valeur en soi, où le héros est devenu le greffé,
le génétiquement bidouillé, où la science
prétend avoir enfin percé les secrets de la nature comment
ne pas être déçu, offusqué de ne pas etre soit
même un miraculé ou pire d’ etre une ratée dans la
merveilleuse mécanique..
Si la
science se présente comme la seule vérité, donc la
vérité absolue, elle se doit d’avoir les résultats
qui correspondent.
Sinon
elle doit en rabattre sur ses prétentions et privilèges.
Ce sont les assureurs qui placés entre le marteau et l’enclume,
sont les plus sensibles à la contradiction et prennent la fuite
les premiers.
Géronime Glasgow
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LE COURRIER DES CHICHOINAUTES
lectrices, lecteurs et internautes de tous horizons...Passer à l'écriture. Bon défouloir et mise au net de vos pensées. Envoyez nous vos articles, nouvelles ou reflexions nous vous publierons dans ce CHICHOIS Ecrivez nous pour publier vos articles --------<> info@regionsud.com
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