Le CHICHOIS
N°45
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Le Journal d'Information
de Sète et du Bassin de Thau sur le Net.
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02
/ 09 / 02.
Prochaine parution: 16 / 09 / 02
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ECHOS
Vu sur les forums. " Toutes mes félicitations monsieur le maire. En effet, comme tous les ans j'ai l'habitude de me rendre à Sète visiter mes parents Sétois de longue date. J'ai aussi l'habitude de stationner pour la nuit le long de la plage entre Marseillan et Sète. Quelle joie pour moi d'admirer, de nuit le Mont Saint Clair tout illuminé et d'apercevoir le sémaphore ou j'ai servi durant quatre ans. Cette année, quelle ne fut pas ma surprise, au petit matin, de trouver sur mon pare-brise une contravention pour stationnement illicite! Quid ? Je n'ai vu aucune interdiction de stationner si ce n'est quelques "tags" sur les panneaux routiers avec la mention suivante: "camping-cars go home". N'ayant pas reconnu la une inscription autorisée de la DDE ,je n'y ai pris aucunne attention. J'appris, plus tard que toute la plage est interdite au stationnement entre 22H00 et 06H00 par "vox populi !" Alors là, bravo. D'ordinaire les maires des communes ont du mal à boucler le budget et vous avez trouvé une solution légale à ce problème. J'entendais d'autres vacanciers crier "au scandale", "c'est du racket" " un gang organisé ". J'essayais de les dissuader, de leur dire que c'était une vielle coutume quand on taxait les étrangers désireux d'entrer dans la ville. Mais rien n'y fit. Il faut dire que le Hollandais ou le Finlandais n'a pas le même humour que nous. Enfin ! je suis très heureux de régler cette contravention de 11€, ce qui me permet en quelque sorte de participer au développement de cette belle ville que j'aime. Soyez certain que votre initiative recevra de ma part une grande publicité car il est rare de trouver un élu aussi inventif et tout dévoué à sa commune." BELLEZIT Georges (Brest)
Plongeur amateur, j'ai le plaisir régulierement d'explorer les fonds marins de Sète, mais malheureusement j'ai pu constater la quantité de déchets déposées au bord des falaises de la corniche ( pneu, boite de conserve, ferraille, etc...). Les tests concernant la qualité de l'eau sont trés satisfaisants, mais il serait tellement dommage que cela finisse par ce dégrader. J'aimerai évoluer dans ma passion, et je vous propose en échange d'une participation au frais de stage du niveau 2 de plongée sous marine, un bénévolat, pour une période défini ensemble, consacré au nettoyage des fonds marins. Je reste à votre disposition pour tout renseignements complémentaires. Cordialement. raphael.bonnenfant@wanadoo.fr
St Louis. les deux sétois Mickaël Arnau de la Lance amicale sportive et Aurélien Evangélisti de la Jeune lance sportive se sont partagés le grand titre, sous le regard de la statue crée par Pierre Nocca et érigée en l'honneur des joutes. Les deux finalistes se sont donc partagés l'honneur de porter le pavois réalisé par Joël Dumoulin.
Le quatrième festival CINECOURT organisé par le ciné garage aura lieu les 2 et 3 novembre 2002. Tous les réalisateurs et producteurs souhaitant participer peuvent envoyer une VHS au Ciné Garage, 29 grande rue haute, 34200 Sète. tel 04 67 46 12 18 mail: garage.cine@libertysurf.fr Date limite d'inscription 30/09/02. Pour plus d'informations contacter Daphné au Ciné Garage.
Caméras cachées ? Selon quelques rumeurs, certaines des caméras de sécurité installées dans la ville de Sète seraient factices...canular ou réalité ?
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SCIENCES
En prenant connaissance dans la presse ces jours ci, des scandales financiers,
du naufrage de pays, pourtant bons élèves du FMI et adeptes
de l'OMC, où règne le chaos, des dégâts écologiques,
des guerres déjà engagées ou promises pour garder une
priorité sur les réserves d'énergie, on a un sentiment
ambigu.
D'une part on a l'impression que les idées des écologistes et
des adversaires de l'ultra libéralisme se laissent approprier par des
couches de plus en plus large de la population et font leur percée
dans les médias et même dans les discours de nos gouvernants.
Elles sont en passe de devenir des banalités, si ce n'est des évidences.
Mais d'un autre coté les promesses d'action de la communauté
internationale ne sont suivi d'aucun effet.
Les gouvernants,
et même les entreprises, les multinationales affichent un souci de l'environnement,
s'apitoient sur la crise et la pauvreté des pays du sud, prennent même,
des fois, de généreux engagements.
Et pourtant
…rien ne change, au contraire on fonce toujours dans la même direction
( sous le prétexte qu'encore plus de croissance - assimilée
au progrès - encore plus de technique, plus d'accumulation du capital,
plus de libre échange finiront par résoudre les problèmes
de famine, de pauvreté, d'environnement).
Pourquoi
n'est ce pas une évidence pour tous qu'il faille trouver d'autres modes
de production, d'autres principes économiques, un autre regard sur
la vie de la planète et sur les rapports inter humain. Une évidence
de la joie qu'il peut y avoir à être tous concernés, tous
créateurs d'un nouveau monde.
Sans illusions
cependant ni sur la nature humaine ni sur la difficulté de l'entreprise,
car nous savons tous à l'occasion être victime, bourreau ou hypocrite
sauveur…. et presque tous banquiers véreux, maffioso ou missionnaire.
Sans la prétention
utopique, ridicule et stupide de créer un monde tout beau tout gentil
qui aurait effacé tout conflit, toute crise, tout épreuve, tout
malheur. Bien au contraire ! Et commençons par regarder en face la
crise actuelle sans se cacher derrière d'autres banalités -
de droites, celle-ci - du genre " les générations prochaines
trouveront bien une solution aux problèmes économiques et écologiques
" ou " Ce n'est rien, vous dramatisez la situation, le capitalisme est
de plus en plus capable d'amortir toutes les crises et de repartir de plus
belle, cf. le crak boursier de 87 " ainsi A.Minc ( économiste et
président de AM.Conseil) vient à la rescousse de l'économie
libérale armé d'une série de dictons, dans le journal
le Monde. "
Les premiers investisseurs se brulent les doigts, les suivants sauvent les
meubles, les troisièmes triomphent".
Cependant
ce n'est pas parce que le système capitaliste a su retomber sur ses
pieds (à quel prix ?) jusque là, qu'il est immunisé contre
toute dérive, contre tout rejet. Alors oublions les illusions pour
demain et restons dans la rigueur de jugement sur notre époque. Nous
pouvons au moins tenter d'avoir un jugement éclairé et en tirer
les conséquences.
TINA
( le " There Is No Alternative " de Mme Tatcher ) n'est plus la fille unique
du XXème siècle, il y a d'autres alternatives à trouver
et nous ne serons peut être pas de trop, les 6 milliards d'êtres
humains, pour chercher des solutions, pour peu que tous aient le moyen de
se faire entendre, et que l'on considère que chaque être humain
est une richesse potentielle.
Nous sommes
6 milliards d'êtres humains sur la planète et il faudra faire
avec…avant que ce chiffre ne double ou ne triple.
Ce ne sont
pas les rugissements du frêle Sarkozy aux frontières de la France
et de l'Europe qui empêcheront les milliards de pauvres et d'affamés
de s'infiltrer ou d'envahir plus brutalement les pays riches, le jour où
on ne pourra plus leur donner à manger de couleuvre.
Les quelques chiffres qui vont suivre prouvent que les dés sont définitivement
pipés, qu'au jeu du libre échange le tiers monde ne peut que
s'enfoncer toujours plus :
-- La fortune
des 358 personnes les plus riches égale les revenus des 2 milliards
3 cents millions les plus pauvres.
--Le PDG
de Disney a gagné 230 millions de dollards en 93 en 1 an , soit ce
qu'un ouvrier haïtien, travaillant pour un sous traitant de Disney, mettrait
325000 ans à gagner !
--Selon le
PNUD les 20% les plus pauvres disposaient de 2,3% des ressources mondiales
en 1969 mais ils n'en avaient plus que 1,1% en 1994 !
--La planète
est aujourd'hui 4 fois plus riche qu'en 1980 et 40 fois plus qu'en 1900 !
Mais cette
croissance s'est faite au profit presque exclusif des multinationales et de
leurs dirigeants.
-- Les 13
membres du CA de NIKE, ont touché en 1992 2 fois plus que le salaire
cumulé des 6500 ouvriers d'une de leur usine en Corée.
Qu'est ce
qui peur justifier de tels écarts ? Ah ! oui il faut rémunérer
le capital. ..Bon , alors on va changer les règles de l'économie
!
La pensée
libérale ne peut plus guerre faire illusion. O.K, son a priori de base
est tout à fait séduisant : un marché qui régulerait
spontanément les équilibres économiques. En poursuivant,
chacun, un but égoïste sans s'occuper du bien commun nous y arriverions
tout de même à ce bien commun, par l'équilibre de toutes
les stratégies individuelles au cœur des marchés. Séduisant
par ce qu'il n'est pas moralisateur et prend l'être humain sans l'idéaliser,
là où il en est. Tout le monde pourrait donc acquiescer à
ce projet. Mais il y a au moins deux questions : Avons nous tous la même
possibilité de poursuivre nos buts égoïstes ? Et si une
partie des humains est hors jeu ils ne peuvent faire contre poids et l'équilibre..
pschiit, comme dirait Chichi.
Si le marché est trop faussé par la spéculation financière,
et les magouillage des PDG et autres, à grande échelle, est
ce que ca marche toujours ?
La
crise actuelle est aussi une crise écologique qui s'amplifie de jours
en jours. Faut il continuer à n'y prendre garde ? Qui peut vraiment
assurer que ce n'est pas grave ? ou que l'endroit où nous vivons, notre
petit coin de Méditerranée, entre Agde et Montpellier, ne connaîtra
pas la montée du niveau de la mer et les risques d'inondation des terrains
à niveau d'eau, comme l'affirme l'architecte du projet d'urbanisation
du triangle de Villeroy ! !
Les réserves
d'énergie s'épuisent, le nucléaire n'est pas gérable,
du moins pas aujourd'hui, à cause des déchets qui resteront
actifs des centaines de milliers d'années.
La planète
se transforme sous l'action humaine, qui peut assurer que se sera pour le
mieux ?
Cette crise
retentit sur l'économie des pays pauvres. Ils seront les premiers touchés,
et n'auront pas les moyens d'y faire face, par les désordres climatiques,
la pénurie d'eau potable, la désertification…Mais peut être
pense t-on que c'est un bon moyen de régler le problème de l'explosion
démographique.
Ca vient
de sortir ! la nouvelle pollution de l'été : un immense nuage
de pollution plane sur le sud de l'asie, il modifie l'ensoleillement, la pluviométrie,
la croissance des plantes, il est à l'évidence dû au mode
de développement industriel . Z'ont vraiment pas de chance les gens
du tiers monde ! On leur reproche d'être responsables de leur sous-développement
par ignorance technique et " mauvaise gouvernance " et lorsqu'ils s'y
mettent à fond ils se retrouvent dans un nuage marron ou bien une bulle
spéculative se déchire sous leur pieds, ou encore les recettes
du FMI, de la banque mondiale transforment des pays riches en peuple de miséreux.
….Mais il
paraît que nous devons nous réjouir de la " mondialisation heureuse
" et continuer à consommer sans regarder les nuages, sans lever les
yeux vers les autres, la bouche pleine et la tête vidée.
Géronime Glasgow
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SOCIETE
LA POPULATION SETOISE………. en quelques chiffres ( donnés par l'INSEE, d'après le recensement de 1999 ) --
Au total la population de Sète est pauvre, plutôt âgée. Le problème de dépopulation de la ville est sans doute plus causée par le chômage, et la non solvabilité d'une partie des Sétois, que par un réel manque de logements ( 11,2% de logements vacants).
Les logements qui se sont construits récemment sont surtout des résidences secondaires, les prix étant trop élevés pour des Sétois. Pourquoi cela serait il différent avec les grandes villas projetées sur le triangle de Villeroy ?
Elles seront essentiellement des résidences secondaires, contrairement à ce qui est affirmé par la mairie. Leur construction ne donnera sans doute pas de travail aux petites et moyennes entreprises de bâtiment , telles qu'elles sont à Sète ( ne pouvant s'attaquer à un si gros chantier).
J.A et S.D
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Vie Actuelle
Le Sommet mondial pour le développement durable, qui se tiendra à Johannesbourg du 26 août au 4 septembre 2002, réunira des chefs d'État et de gouvernement, des délégués nationaux et des dirigeants d'organisations non gouvernementales, des milieux d'affaires et d'autres groupes importants. Il permettra au monde entier de se pencher sur les mesures propres à assurer le développement durable. Pour assurer le développement durable, il faut améliorer la qualité de vie de l'ensemble de la population mondiale sans accroître l'utilisation des ressources naturelles au-delà de ce que peut supporter la planète. Si des mesures différentes s'imposent probablement dans chaque région du monde, il n'en reste pas moins que pour instaurer un mode de vie véritablement durable, il nous faut agir de façon intégrée sur trois fronts principaux : croissance économique et équité; préservation des ressources naturelles et de l'environnement; et développement social.
Le Sommet sera essentiellement axé sur les questions qui se posent au niveau intergouvernemental. Les vues des principaux groupes intéressés seront prises en compte dans le cadre d'un processus de consultation des parties prenantes et d'autres manifestations organisées pendant le Sommet. Le Sommet se tiendra au Sandton Convention Centre, à proximité de Johannesbourg. Un forum des organisations non gouvernementales se tiendra non loin de là, à Gallagher Estate.
De RIO à JOHANNESBURG Bien peu des promesses faites à Rio (1992 - premier sommet mondial du développement) ont été tenues. L'objectif du Sommet de la Terre en 1992 était de concilier l'économie, l'environnement et le social. Dans les dix années qui ont suivi Rio, la situation globale a empiré, l'état de la planète s'est dégradé. Il est à craindre que le Sommet mondial du développement durable ne soit que la 1001éme grande réunion internationale dont il ne sorte que bien peu d'engagements réels. C'est aujourd'hui, l'ensemble du dispositif de concertation internationale qui souffre d'un énorme déficit de crédibilité.
Louis Ernesto
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Editorial
Ce Chichois 45 sera un Chichois light. Une bonne moitié de notre petite troupe de journalistes reste encore dans le giron vacancier et l'effort est trop grand pour atteindre les touches du clavier. Oh ils disent tous, bien entendu, que le numéro 46 sera un cru renommé...on verra !
Que s'est-il passé à Sète pendant notre mois d'absence ? Comme d'habitude dans ces moments d'été, de nombreux bipédes habitant alleurs sont venus découvrir le soleil, les plages et le charme des canaux Sétois " Oh que vous avez de la chance de vivre ici " nous sortent les parisiens, les Lillois, les Dijonnais ... Oui peut-être bien.
Peut-être aussi que cette joie de vivre que vous touristes avez perçu n'existe que quand l'on fait semblant, en votre honneur, de faire la fête. Car l'hiver chez nous il n'y a plus de défilés orgiaques ni même de feu d'artifice non plus de graine de stars ni encore de théâtre de rue. Nous, Sétois, sommes heureux de vivre à Sète, mais nous sommes simples et un peu rigides. Nous communions avec la mer, avec notre fils l'étang, avec les poissons, avec les palourdes mais nous sommes un peu ignorant pour communier avec nos ados qui s'emmerdent dans les rues, un peu coincé pour reconnaître l'art ailleurs que dans les créations locales, un peu mesquin de fermer la porte à toutes initiatives non-Sétoise.
Comprenez vous, nous sommes pêcheurs de poissons, pas pêcheurs d'homme.
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SCOOP
MOSS expose au bistrot du marché. Escale à Séte.
Du fin fond de la prison de Villeneuve les Maguelones d'où il est incarcéré pour vols, Moss rêve. Escale à Sète, est le titre de l'exposition de ses peintures sur toiles et papier qui à lieu actuellement et jusqu'à fin Septembre au bistrot du Marché ( Sète, face aux Halles).
Comme son nom l'indique ce sera surtout des marins et des personnages, que peut rencontrer un marin à terre, qui dominent dans ses oeuvres. Sujet qui rapellera à beaucoup d'anciens Sétois ce qu'était la vie portuaire il y a quelques années...Exposition à voir absolument.
C.D
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LE COURRIER DES CHICHOINAUTES
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I-MEL
Fin de saison
Les orages ont eu raison des derniers " touristes " et Sète reprend sous la pluie son rythme lent du quotidien. Bientôt la rentrée des classes, les papiers neufs et les crayons aiguisés, les feuilles mortes dans les cours de récrés et les odeurs de craie des salles de classe.
Rentrée politique aussi avec des sujets sensibles comme l'aménagement du triangle de Villeroy et le démontage des restaurants de plage et cette question lancinante : les mêmes seront-ils vraiment réinstallés ou les aménageurs privés en charge du dossier choisiront-ils par affinités ?
Sommes nous des meurtriers ?
Offririons nous à notre fils un bout de jardin dans lequel la terre regorgerait de produits toxiques et rendrait la consommation des tomates et des poivrons dangereuse pour sa santé et sa vie ? Si nous le faisions ce serait certes un crime, un assassinat.
Et c'est pourtant ce que nous faisons tous de façon plus ou moins prononcée. Un emballage plastique met environ 50 ans avant de se désagréger, brulé dans les incinérateurs il dégage des métaux lourds hautement toxique qui se déposent sur la végétation et imbibent les nappes phréatiques. Avec les huiles de vidange et les pots de peinture c'est encore plus désastreux... la Bretagne n'a presque plus de nappes d'eau potable, nos rivières sont à 90 % impropre à la baignade. " Trouvez vous encore des écrevisses dans les torrents ?"
Alors, que décidons nous ? on limite nos consommations de déchets, on s'efforce de mettre en action les systèmes de recyclage ou on regarde son fils en pensant " tes petits enfants ne boiront pas d'eau saine, et ils pataugeront dans le poison " ?.
C.D
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FLASH
«NOUS HABITONS LA TERRE, NOTRE SEULE PLANETE QUE NOUS DEVONS REMETTRE EN ETAT», DECLARE le Secrétaire général des Nations Unis, M. Kofi Annan :
Voilà 30 ans, la communauté internationale se réunissait à Stockholm à l’occasion de la première Conférence des Nations Unies sur l’environnement. Cette manifestation a marqué un tournant décisif. Elle a inspiré des légions de militants écologiques sur le terrain. Elle a débouché sur la création de ministères et d’agences de l’environnement dans des pays qui n’en avaient pas encore. Elle a placé l’environnement à l’ordre du jour international.
Il y a 10 ans, la communauté internationale se retrouvait à nouveau pour le Sommet Planète Terre à Rio de Janeiro. Le Sommet a sonné l’alarme, mais il a aussi offert une vision positive grâce à la naissance du concept du développement durable qui a constitué une véritable percée. Plus jamais, du moins l’espérait-on, la protection de l’environnement ne serait considérée comme un luxe ou un complément. Les facteurs environnementaux seraient intégrés aux questions économiques et sociales et placés au centre du processus de décisions. Les pays développés, qui s’étaient modernisés par le gaspillage et des pratiques dangereuses, aideraient les pays en développement à lutter contre la pauvreté et à éviter de s’engager sur la même voie polluante.
En adoptant Action 21, un plan en faveur du développement durable, les riches comme les pauvres semblaient être convenus d’une conception commune de la croissance, de l’équité et de la conservation à long terme. Mais depuis, les progrès ont été plus lents que prévu. L’équilibre de l’environnement mondial demeure fragile. Les mesures de conservation sont loin d’être satisfaisantes. Lors des débats sur les finances et l’économie mondiales, l’environnement est toujours le parent pauvre. La consommation effrénée continue à compromettre les cycles naturels de la vie sur terre. La recherche et le développement restent malheureusement insuffisamment financés et négligent les problèmes des pauvres. Les pays développés, en particulier, ne sont pas allés assez loin dans le respect des promesses qu’ils avaient faites à Rio, tant en ce qui concerne la protection de leur propre environnement que l’aide à apporter aux pays en développement pour vaincre la misère.
Pour le Sommet mondial pour le développement durable qui se tient à Johannesburg, nous aurons l’occasion de relancer la dynamique créée au Sommet Planète Terre. Déjà, le processus préparatoire à cette manifestation a permis d’attirer à nouveau l’attention sur des questions qui avaient été largement éclipsées par les conflits, la mondialisation et, plus récemment, le terrorisme.
Fondamentalement, Johannesburg a pour thème la relation entre l’homme et son environnement naturel. Nous représentons ici, dans cette salle, une partie des 20% de l’humanité qui jouissent d’un niveau de privilèges et de prospérité que les générations passées n’auraient jamais osé espérer atteindre. Et pourtant, le modèle de développement qui nous a autant donné a également eu des effets dévastateurs sur la planète et ses ressources. Il ne sera peut-être pas durable, même pour ceux qui en ont déjà profité, et encore moins pour la plus grande majorité de nos semblables, dont beaucoup vivent dans un état de privation et de misère insupportables, et aspirent tout naturellement à profiter des avantages qui sont les nôtres. C’est ce que les responsables mondiaux rassemblés à l’Organisation des Nations Unies, voilà près de deux ans, pour le Sommet du Millénaire ont compris. Ils ont décidé que les 15 premières années de ce siècle seraient consacrées à une lutte sans concession contre la pauvreté dans le monde, et ont défini un ensemble d’objectifs – les objectifs de développement du Millénaire – à cette fin. Mais ils ont également pris la résolution d’éviter aux générations futures «d’avoir à vivre sur une planète irrémédiablement dégradée par les activités humaines».
Le Sommet de Johannesburg vise à trouver des moyens concrets pour répondre à ces deux défis –améliorer les conditions de vie de tous les êtres humains, tout en protégeant l’environnement. Le Sommet a également pour objectif de passer des promesses –qui ont été nombreuses il y a 30 ans mais aussi il y a 10 ans – à l’action.
Il existe, à mon avis, cinq domaines particuliers où des résultats concrets sont aussi essentiels que réalisables.
Premièrement, l’eau et l’assainissement. Plus d’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable. Deux fois plus ne disposent pas de systèmes d’assainissement appropriés. Et plus de trois millions meurent chaque année de maladies causées par l’insalubrité de l’eau. Sans des mesures rapides et décisives, d’ici à 2025, les deux tiers de la population mondiale vivront peut-être dans des pays qui auront à faire face à une grave pénurie d’eau. Nous devons élargir l’accès à l’eau et parvenir à une consommation rationnelle, par exemple en encourageant les techniques dites « plus de grains par goutte d’eau » dans l’agriculture qui est le principal consommateur dans ce domaine. Il faut améliorer la gestion des bassins versants, réduire les fuites, notamment dans les grandes villes où elles représentent 40 % ou plus du total de l’approvisionnement en eau, chiffre véritablement ahurissant. (à suivre).
Deuxièmement l’énergie. L’énergie est une condition du développement. Et pourtant deux milliards de personnes dans le monde en sont privées et donc condamnées à rester prisonnières de la misère. Nous devons faire en sorte que chacun puisse avoir accès à des sources d’énergie non polluantes et économiques. Nous devons accroître l’utilisation des énergies renouvelables ainsi que les rendements énergétiques. Et nous ne devons pas nous dérober face au problème de la surconsommation – le fait que les habitants des pays développés utilisent beaucoup plus d’énergie par personne que ceux des pays en développement. Les États doivent ratifier le Protocole de Kyoto, qui traite non seulement des changements climatiques mais également d’une multitude de pratiques écologiquement nuisibles. Les États doivent également éliminer les subventions à l’énergie et les incitations fiscales dont les effets pervers perpétuent le statu quo et entravent le développement de solutions nouvelles et prometteuses.
Troisièmement, la productivité agricole. Les deux tiers des terres agricoles dans le monde souffriraient des effets de la dégradation des sols. Cette situation entraîne une chute considérable de la productivité agricole, alors que le nombre de bouches à nourrir ne cesse de croître. En Afrique, notamment, des millions de personnes sont menacées de famine. Nous devons augmenter la productivité agricole et enrayer le grignotage des forêts, des prairies et des zones humides par l’homme. La recherche et le développement seront déterminants à cet égard, tout comme l’application de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.
Le quatrième domaine est la biodiversité et la gestion des écosystèmes. La biodiversité diminue très vite – presque 1 000 fois plus vite que si elle ne subissait pas les effets de l’activité humaine. La moitié des forêts équatoriales et des mangroves tropicales ont déjà disparu. Près de 75 % des réserves marines de poissons sont épuisées. Soixante-dix pour cent des récifs coralliens sont menacés. Nous devons inverser cette tendance – préserver autant d’espèces que possible, et mettre un frein à la pêche illégale et non viable ainsi qu’aux pratiques de déboisement – tout en aidant ceux qui dépendent actuellement de telles activités à réaliser la transition vers des modes de subsistance plus viables à terme.
Enfin, le domaine de la santé. Les liens entre l’environnement et la santé humaine sont indéniables. Les substances chimiques toxiques et d’autres matières dangereuses sont peut-être indispensables au développement, mais il reste que plus d’un milliard de personnes respirent un air malsain, et trois millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution atmosphérique; deux tiers d’entre elles sont des pauvres, surtout des femmes et des enfants, qui meurent de la pollution à l’intérieur des habitations, causée par la combustion du bois de chauffage et d’excréments animaux. Les maladies tropicales comme le paludisme et la dracunculose sont étroitement liées à l’insalubrité des sources d’eau et à des conditions d’hygiène insuffisantes. Les conventions et les autres mesures prises pour réduire les déchets et prévenir l’utilisation de certains produits et substances chimiques peuvent aider à créer un environnement plus sain. Mais nous devons également mieux comprendre comment et où agir. Pour cela, la recherche et le développement sont particulièrement importants, notamment les études qui doivent être axées, davantage que par le passé, sur les maladies des pauvres.
L’eau; l’énergie; la santé; l’agriculture; et la biodiversité. Cinq domaines qui constituent un programme d’action ambitieux mais réalisable. Cinq domaines dans lesquels il est possible de progresser grâce aux ressources et aux technologies dont nous disposons aujourd’hui. Cinq domaines dans lesquels le progrès peut offrir à tous les êtres humains une chance de prospérité, pas seulement pendant leur vie, mais aussi pour leurs enfants et petits-enfants. Cinq domaines dont les initiales en anglais forment un acronyme simple: WEHAB. Pour s’en souvenir, il suffit de penser aux phrases suivantes: We inhabit the earth (nous habitons la Terre). And we must rehabilitate our one and only planet (Et nous devons remettre en état notre seule planète). Je suis sûr que vous pouvez trouver votre propre interprétation. J’espère que ce sigle deviendra une sorte de mantra d’ici à l’ouverture du Sommet de Johannesburg.
Les découvertes archéologiques des dernières décennies montrent que même les grandes civilisations, comme les Sumériens et les Mayas, ont été anéanties en partie parce qu’elles n’avaient pas réussi à vivre en harmonie avec l’environnement naturel. Nous aussi, nous avons joué avec le feu pendant la plus grande partie des 200 dernières années, poussés par les progrès de la science et de la technologie, et convaincus que nous avions surmonté les derniers obstacles au bien-être des hommes. Les changements climatiques en sont un très bon exemple. Aujourd’hui, nous avons davantage conscience des réalités et nous avons commencé non sans difficultés à transformer nos sociétés. À ce jour, nos connaissances scientifiques sont encore en avance sur notre conscience sociale et politique. Malgré quelques exceptions louables, nos efforts pour changer le cours des choses sont trop peu nombreux et trop limités. Il s’agit désormais de savoir s’ils ne sont pas aussi trop tardifs. À Johannesburg, nous avons une chance de nous rattraper. Il ne s’agit pas de devoir choisir entre l’environnement et le développement, ni entre l’écologie et l’économie. Contrairement à ce que l’on croit, ces actions ne sont pas contradictoires. Ce n’est pas non plus le problème des riches contre les pauvres. Tous deux ont de toute évidence intérêt à protéger l’environnement et à promouvoir le développement durable. À Johannesburg, les gouvernements conviendront d’un plan d’action commun. Mais ce qui sera le plus novateur, ce sera peut-être les partenariats qui se constitueront entre les gouvernements, les entreprises privées, les associations, les universitaires et des citoyens responsables comme vous. Ensemble, nous devons trouver la voie vers un plus grand sens des responsabilités mutuelles. Ensemble, nous devons édifier une nouvelle éthique de sauvegarde du patrimoine naturel mondial. Ensemble, nous pouvons, et nous devons, écrire avec optimisme un nouveau chapitre de l’histoire naturelle – et de l’histoire de l’humanité.
Secrétaire général des Nations Unis, M. Kofi Annan
Interview
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Voir et Lire
LES JOIES DE L'ETYMOLOGIE
Le PAVOIS - à Sète il se doit d'être d'or - est à l'origine (14ème siècle.) un long bouclier rond.
Le mot vient de l'Italien Pavese, " de Pavie ", ville où on fabriquait ce bouclier. Au 16ème siècle. on retrouve le mot dans l'expression " élever sur le pavois " pour parler de la coutume des Francs d'élever leur nouveau roi sur un bouclier.
Au 17ème siècle. Pavois est l'ensemble des pavillons hissé sur un navire. De nos jours, à Sète, le bouclier des jouteurs a perdu ses rondeurs, il est devenu plus carré.
Dictionnaire étymologique du Français. J.PICOCHE Le Robert
Saül Démos
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A TABLE
Lotte aux fruits de mer 1 kg de moules 800 g de lotte 150 g de crevettes 1 dl de vin blanc 150 g de crème fraÎche 2 échalotes hachées sel poivre 250 g de champignons beurre citron Faites ouvrir les moules sur feu vif avec le vin blanc, les échalotes hachées, du sel et du poivre. Décoquillez-les et filtrez le jus de cuisson. D'autre part, nettoyez et émincez les champignons Faites-les revenir rapidement dans une noix de beurre avec un filet de citron. Ajoutez le jus de cuisson des champignons à celui des moules et faites-y pocher la lotte coupée en médaillons (5 mn environ). Egouttez-les faites réduire le jus de cuisson et liez-le avec la crème fraÎche, ajoutez les champignons les moules et les crevettes Laissez chauffer pendant quelques minutes, remettez le poisson dans la sauce. Accompagnez de riz créole.
SALADE DE MELON AUX ORANGES Pour 6 personnes: 3 melons ou 1 sachet de billes de melon surgelées, 3 oranges + le jus d'une orange, le jus d'un citron, 1 verre de grenadine, 1 verre d'eau, 500 g de fraises, 200 g de sucre semoule. Lavez les fraises sans les équeuter. Égouttez-les. Réservez-les au frais. Pelez au couteau économe les oranges non traitées. Découpez les zestes en très très fines lamelles. Faites-les confire pendant 10 minutes dans le mélange grenadine et eau bouillante. Laissez refroidir. Retirez les zestes à l'aide d'une écumoire. Avec une cuillère à soupe ou une cuillère à glace formez des boules dans les melons, coupés en deux dans le sens de la longueur et épépinés. Mélangez les melons, les fraises dans un saladier, avec les oranges et les zestes de citron. Présentez le sucre en poudre à part
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Galerie
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