Le CHICHOIS
N°37
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Le Journal
d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net.
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15/04/02(Prochaine
parution le : 29/04/02
)
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ECHOS
L'été doit s'approcher, à moins que l'envie irrépressible et difficilement contenue de faire joujou avec les conversions en Euro ne se soit libérée, en tout cas le prix des consommations dans les bars et café explosent. 1.40 Euros la tasse de café dans de nombreux endroits, ce qui nous donnerait dans notre ancienne monnaie la somme de : 9.20 Francs. Bon si vous voulez que l'on quitte Sète et que nous laissions la Ville uniquement aux porte-monnaie des touristes ..dites le !
Mais quand donc reverrons nous notre débitant de presse favori ! Ce camelot génial qui rendait l'achat d'un simple magazine aussi enrichissant qu'un débat à la Sorbonne, qui éclairait nos matins difficiles de trouvailles d'esprit et dont l'énergie pétillait dans toute la rue Général de Gaulle. Bien évidemment, je parle de la Maison de la Presse et de Monsieur bernard Stéphan, vous l'aviez compris.
Tempête. Sous les forces conjuguées du vent de la mer et de la pluie la route reliant Sète à Marseilan s'est effondrée. D'ici que les projets annoncés des constructions sur Villeroy soient modifiés pour y inclure des pilotis dans le style forage en mer.....
Jardin du chateau d'eau Mais que fait donc le gardien du jardin ? Fermé sans aucune annonce le parc restait inaccessible Samedi et Dimanche. De nombreux cortèges de mariés cherchaient en vain un accès pour y célébrer comme de coutume leur lien avec les traditionnels photos sur la pelouse. Que nenni ! Toutes portes closes et robes blanches et enfants aux tons roses s'agrippaient aux grilles infranchissables.
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I-MEL
Confédération Paysanne Languedoc-Rousillon. LA CISTERNETTE OCCUPEE
Comme vous avez pu le voir dans les journaux et à la télé, la Confédération paysanne est passée à l’action, soutenue par Frédérique Alibert, maire de St Maurice de Navacelles, la Communauté de Communes du Lodévois-Larzac représentée par Lionel Micola, président de la Charte du Lodévois-Larzac, Guilhem Dardé, maire d’Octon, et par les militants du « Carnaval des affamés de Montpellier », de l’association « Wervel » de Wallonie, de l’association « Le Ciste » de Puechabon, du syndicat Sud, des « Chevaliers du Bout du Monde », « des Amis des Points d’eau », de « Païs », de « Revivre ».
Après maintes péripéties, les brebis sont arrivées à la bergerie. Nous avons partagé des grillades de brebis offertes par les éleveurs du GIE du Larzac, des fromages de Roquefort et des pélardons fermiers offerts par les producteurs et du vin offert par les viticulteurs. Arrivée et déchargement en commun à la main de la remorque de foin offerte par un paysan. Pose de la clôture où les brebis pâturent. Puis la pluie a commencé.
Samedi soir : Nous avons eu la visite de Louis Villaret, Maire du Pouget, Conseiller Général du Canton de Gignac, Président de l’Agence Foncière, vers 18 heures, il a bu un coup pour se réchauffer. Il nous a assuré de son soutien à l’occupation de la ferme, aux revendications sur le droit d’usage. Il a affirmé que ce sujet serait abordé lundi lors d’un débat sur l’agriculture à l’Assemblée du Conseil Général. Une bonne vingtaine d’hommes, femmes et enfants sont restés et ont passé une soirée bon enfant autour de la cheminée de la Cisternette et le la guitare de Cédric.
Dimanche 7 avril : Les gendarmes sont arrivés vers 9 h 30 … sans les croissants. Ils ont tout de même eu droit au café (sans sucre !). David a ramené les dernières brebis avec leurs agneaux. Transport des mangeoires et abreuvoirs. Sa remorque avec le matériel de clôture a disparu, que font les gendarmes ? Il est gêné pour son travail : il ne peut plus faire qu’un parc pour faire pâturer ses brebis.
Vers 12 –13 h visite de Marie-Christine Bousquet, Maire de St Etienne de Gourgas, Présidente de la Communauté de Communes du Lodévois-Larzac. Elle a partagé le repas avec une vingtaine de personnes. Elle a regretté de ne pas avoir pu venir samedi, mais s’est faite représenter par son adjoint Lionel Mickola. Elle a confié qu’il y a longtemps qu’elle et les autres élus sont conscients des problèmes fonciers du Sud Larzac, c’est pourquoi elle soutient cette occupation.
Vers 15 h visite de Maurice Requi, Maire de la Vacquerie, Conseiller Général du canton du Caylar, Questeur du Conseil Général (Président de la Commission Financière). Il a regretté de ne pas avoir été présent samedi. Il a remis un exemplaire de la lettre qu’il a adressée à André Vézinhet, Sénateur, Président du Conseil Général.
Lundi 8 avril : L'huissier est passé….. Guilhem Dardé, Maire d’Octon, membre de la Confédération Paysanne, participe à l’action, comme il y a 20 ans à la Vernède. La vie s’installe, après les matelas, les tables, la gazinière, le frigo arrive dimanche soir porté par David et J.Christophe. Bientôt le téléphone et encore beaucoup à faire…
La Cisternette a retrouvé un paysan et son troupeau. Tous ceux qui se sentent concernés par l’installation et le maintien des paysans, sont invités à venir manifester leur soutien et leur solidarité en partageant travail, aménagement et convivialité. Un soutien financier s’organise et la collecte continue.
Pour tout renseignement, s’adresser : Confédération Paysanne 34 14 rue Massillon 34120 Pézenas Tél : 04 67 98 32 99 Fax : 04 67 98 05 96 Email : conf34@aol.com
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Vie Actuelle
UNE VICTOIRE POUR GREENPEACE
L'organisation écologiste internationale Greenpeace se réjouit de la position du gouvernement français contre la lutte contre la destruction des forêts anciennes. La confirmation de la France est tombée le jeudi 11 avril dernier. En effet, le gouvernement français entend s'engager dans la lutte contre la déforestation lors de la réunion de la Convention sur la diversité biologique (CDB) à La Haye les 17 et 18 avril prochain. Il s'est également à en faire le thème clef du Sommet du G8 au Canada qui s'est tenu cette fin de semaine et du Sommet pour le développement durable (en août prochain à Joannesbourg).
Pour le chargé de la campagne " forêts " à Greenpeace France, Ludovic Frère, " cette prise de position représente un signal clair lancé par la France aux autres pays et, en particulier, à ceux du G8 et de l'Union européenne " et d'ajouter : " C'est aujourd'hui à l'ensemble de la planète d'accompagner cette prise de position contre la destruction des forêts anciennes. ". Pour autant, Greenpeace entent bien continuer son combat. Le directeur des campagnes Greenpeace France est très clair : " Notre satisfaction vis à vis du gouvernement ne signifie pas que nous ne resterons pas très vigilants, notamment vis à vis des engagements financiers qui accompagneront le plan d'action de la Convention sur la diversité biologique et qui sont souvent le nerf de la guerre contre la déforestation. " Ainsi, Greenpeace entend pousser les pays représentés à La Haye à suivre la position française et que soit créé un fonds pour la gestion durable des forêts anciennes. Pour mémoire, Greenpeace avait " sévi " à Sète, en février et mars dernier, en bloquant deux grumiers transportant du bois en provenance du Libéria.
LES MOUSTIQUES D'EUROPE SUR CD
Identifier les moustiques Européens européens est désormais possible grâce à un CD Rom d'identification intitulé Les moustiques d'Europe. Réalisé par l'Entente interdépartementale pour la démoustification du littoral méditerranéen (Eid), l'Agence française pour la démoustification et la gestion des espaces naturels démoustiqués (Adege) et l'Institut de recherche pour le développement (Ird)., ce CD propose une nouvelle approche de la famille des moustiques, les culicidés (100 espèces présentes dans 37 pays d'Europe plus Madère à l'exception des pays de la marge orientale : Chypre, Biélorussie, Moldavie, Russie, Turquie et Ukraine). La taxomanie (science de la description des être vivants) dispose là d'un outil innovant grâce à un identiciel (morphologie, écologie, répartition), des images numériques de qualité (plus de 800 illustrations originales), un accès simultané à une base de connaissances en bio- écologie (rôle médical ou vétérinaire, méthodes de lutte) et à une bibliographie indexée (325 références).
Bilingue (anglais et français), ce logiciel remédie à l'absence d'ouvrage de synthèse et à la multiplicité d'identification . Il devrait se révéler un outil fort utile aux professionnels impliqués dans le programmes de contrôle des moustiques en Europe ,aux scientifiques, aux enseignants de biologie et d'écologie des milieux humides, aux étudiants, aux entomologistes et autres naturalistes.
(Katy GOSSELIN) .
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SCIENCES
Troisième partie, à propos du livre de Michel Tibon-Cornillot : " Les corps transfigurés ".
Dans
cet ouvrage M.T-C. analyse le développement des sciences et des techniques
jusqu'à l'époque contemporaine, pour en mettre à jour
les racines et en prévoir les futurs fruits.
Il part de son étonnement
sur plusieurs points :
-
L'inversion du paradigme ( ensemble des problèmes et des méthodes
pour les résoudre) en biologique depuis quelques dizaines d'années
.
Ce paradigme, la théorie
de Darwin ou la sélection naturelle (mutation aléatoire des
gènes et filtrage des formes qui répondent le mieux aux contraintes
du milieu ) s'était érigé en modèle en éliminant
l'autre prétendant, dont les caractéristiques étaient
: le finalisme, l'hérédité des caractères acquis,
l'instruction et l'orientation directe par le milieu extérieur.
La théorie Darwinienne,
puis néodarwinienne, a permis en un siècle et demi de développer
la biologie moderne jusqu'au déchiffrement ( tout du moins une première
ébauche et quelques hypothèses sur sa signification ) du génome
- entre autre de l'homme. Le paradoxe est que cette théorie est aujourd'hui
contredite par ses applications : le génie génétique,
qui se propose de modifier le génotype et ce faisant d'installer
un nouveau finalisme, à visage humain celui là, mais en contradiction
avec ses hypothèses fondatrices.
De ce paradoxe, M.T-C. rapproche
- La transformation de l'homme
et du monde à laquelle tout scientifique aspire et qui sera sans
doute irréversible
- Le traitement des parties
des corps telles des marchandises industrielles. Leur utilisation comme
outil transformable au fur et à mesure de leur découverte.
Ces trois points ont poussé
M.T-C. à choisir, comme un des fils directeur de son enquête,
la question de savoir pourquoi la science moderne ne peut se contenter de
connaître et ne peut s'empêcher, dans un même mouvement,
de transformer ses objets et le monde, en rêvant un monde de transparence,
parcouru par la raison, sans obscurité.
Que signifie cette volonté
de transformation ? Et selon quelle finalité s'organise t elle ?
Purement rationnelle ? certainement pas.
La
science moderne née au 16 et 17ème siècle est héritière
de deux traditions fort différentes : la spéculation logique,
théorique, mathématique, le logos auquel tout est soumis des
Grecs antiques, et la tradition judéo Chrétienne.
C'est cette tradition religieuse,
le plus souvent reniée des scientifiques, que M.T-C. voit à
l'œuvre, souterrainement, dans l'aspect activiste, démiurgique, de
la science. Dans la science moderne sont inextricablement mêlées,
la raison spéculative - la science fondamentale - et celle que M.T-C.
appelle la " raison militante ", transformatrice, créatrice, c'est
à dire la technique. Alternativement l'une est en avance sur l'autre
et l'entraîne dans sa foulée.
La religion judéo Chrétienne
c'est tout d'abord une temporalité, le temps de la création
devenu le temps du progrès en rupture avec le temps cyclique, le
temps du déclin. Elle introduit une histoire qui est attente du Messie,
lequel révélera le sens ultime et achèvera cette histoire.
Cette religion est aussi le monothéisme
: un Dieu exilé loin du monde et des hommes. Le sacré et le
profane sont séparés et le divin est alors le Tout Autre de
l'homme, contrastant avec les multiples esprit et Dieux qui dans la plus
part des autres religions habitent un lieu commun avec les hommes.
Les philosophes et les scientifiques
du 16ème sc. jusqu'aux Lumières vont creuser cet espace en
un univers infini, sans centre, sans ordre, ni sens, sans providence ni
plus aucun symbole divin. La recherche d'un sens, d'une finalité
n'est pourtant pas abandonnée, une hiérarchie non plus Divine
mais Humaine va émerger dans ce large champ hors du sacré,
qui deviendra lieu d'une possible objectivité, de l'expérimentation,
de la reconstruction du réel.
A cette époque la séparation
du monde nouméal ( monde des essences, des Vérités
) et du monde phénoménal ( des apparences sensibles) passe
de l'extérieur à l'intérieur de l'homme, entre intellect
- connaissance par les idées claires et distinctes - et sensibilité
- connaissance fausse, changeante, illusoire. Une réconcillation
va être tentée.
Les scientifiques, suivant en
cela Galilée, vont installer au cœur du monde changeant, insaisissable
et flou, des objets rationnels. Ils vont reconstruire un nouveau monde à
travers les données choisies par eux dans la mise en scène
de l'expérimentation. Des résultats des expérimentations
naîtront des objets industriels qui envahiront le monde et la société,
créant bien un monde nouveau.
Quel est le statut de la création
humaine chez les modernes ? Dans le Christianisme l'homme participe
à la nature divine et donc au processus de création. L'homme
peut avoir confiance en son activité créatrice. L'absolu et
la créativité humaine ont une co-naturalité.
M.T-C. va interroger les mystères
Chrétiens en particulier l' Incarnation, l'épiphanie, l'eucharistie,
la résurrection, enfin la transsubstantiation du Catholicisme Il
s'appuie, aussi, sur la vision Hégélienne de l'histoire humaine
dont le mouvement peut être lu comme une incarnation de l'Esprit Absolu,
mouvement dont la manifestation centrale est l'émergence progressive
de l'homme.
Pour Hegel la culture occidentale
où va naître la science moderne est marquée, " même
si elle ne le reconnaît pas explicitement, par le dogme Chrétien,
elle en est même la radicalisation "
Suite dans notre prochain Numéro du Chichois .... Géronime Glasgow
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SCOOP
HISTOIRE
Le 18 mars 1962, les Accords d'Evian (prenant effet le lendemain 19 mars à midi), déclaraient le cessez le feu en Algérie. Qu'en est-il 40 ans après la fin de ces hostilités, enfin reconnues comme une vraie guerre ? Ce 40e anniversaire a fait couler beaucoup d'encre et de… salive de la part des " pour l'Algérie française " et ses détracteurs pour qui, selon eux, ces hommes et ces femmes installés " là-bas " durant 132 ans n'ont été que des colonisateurs au sens le plus péjoratif du terme. Loin des polémiques, pourquoi ne pas, tout simplement, privilégier les faits historiques ? A découvrir, dès aujourd'hui et durant tout le mois de mai : 1830-1962 : La grande aventure des Français d'Algérie.
Qu'il soit permis de s'interroger ! Se gouverner seul, être indépendant sans asservissement de tous ordres, est un droit fondamental de tout peuple. Ceci implique l'autogestion. Or, n 'en déplaise à certains, qu'est l'Algérie aujourd'hui ? Les Pieds-noirs revenus en métropole ont laissé… la maintenance : cultures, commerces, hôpitaux, écoles, collèges et lycées, institutions sociales, etc Bref, un pays indépendant en état de fonctionner. Au passage, il convient de noter que l'Algérie (département français alors ) a été écarté du référendum sur l'indépendance qui a eu lieu le 10 avril 1962. Seuls les métropolitains sont allés aux urnes. Le résultat (publié aux Journal officiel) fait état de 26 983 275 inscrits, 20 402 503 votants, 10 300 026 suffrages exprimés, 17 505 473 oui (90,70%), 1 794 553 non (9,30%), 1 102 477 nuls.
Les reportages des medias, de la presse audiovisuelle en l'occurrence, ne montrent donc que des images tronquées en révélant la misère, les ruines, le chômage, les tueries au " douk-douk " ou aux bombes (2 ont encore explosé à Alger samedi 13 avril dernier) entre gens d'une même ethnie. N'en déplaise encore à certains, ces Français de là-bas n'étaient pas tous des " gros " colons à la fortune colossale, regardant, du haut de leurs deniers, leurs terres cultivées par les indigènes. Il y en a eu ! Ceux-ci n'ont pas attendu 1962 pour rejoindre la métropole, arrivant bien avant. Mais à côté d'eux, d'autres étaient employés, fonctionnaires, petits paysans, etc. Si certains habitaient les immeubles chics des beaux quartiers, d'autres résidaient en HLM. Il suffit juste de faire preuve d'un minimum d'honnêteté et de ne pas se référer à la pensée unique. Libres, les Algériens avaient en main les atouts nécessaires à la réussite de leur indépendance. Aujourd'hui, leur souhait est de vivre en France. Pourquoi ? Cherchez l'erreur !
L 'ARRIVEE DES PREMIERS COLONS. 1830 en France : la population fuyait pour défendre ses idées politiques, la famine dans un des moments chaotiques de notre pays, la Monarchie de juillet. Vaincus par cette Révolution, des aristocrates légitimistes qui avaient cru en la Restauration, " fondaient l'espoir de continuer à vivre en France tout en la quittant " , considérant " qu'elle était aux mains de boutiquiers ". Ces aristocrates, riches, ont donc pensé à s'exiler dans un pays vierge - l'Algérie (aux mains des Turcs) - en utilisant leur argent pour " construire ". Et les voilà partis vers cet Eldorado.
Le toponyme Algérie a été entériné le 14 octobre 1839 par lettre du général Schneider au maréchal Valée, alors gouverneur général des possessions françaises en Afrique du Nord. D'abord installés à proximité des ports, les 1er colons se sont ensuite aventurés à l'intérieur des terres, marécageuses, qu'il entreprirent de défricher. Choléra et malaria décimaient les indigènes. Ces maladies firent également de nombreux ravages parmi les pionniers. Des maisons de secours ont été créés en 1838 à Alger. Puis le succès de l'entreprise est arrivé tel, Boufarik, où en 1837, près de 150 colons étaient établis, il a fallu attendre 1856 pour que les naissances (106) l'emportent sur les décès (79).
Le "désert vert " Dans la moitié du XIXe siècle, les 1e arrivés n'avaient que des bras et de l'espoir à laquelle l'Armée a ajouté pelles, pioches, couvertures, caisses (en guise de meubles) en leur donnant l'ordre de construire des villages. Un obstacle de taille devait être vaincu : l'eau ! Ou il y en avait trop ou pas assez. Ainsi, les colons ont creusé des puits, asséché les marais, construits des barrages pour irriguer plaines et pentes, ouvrant ainsi la route à la recherche agronomique : céréales, vigne (de 2000 ha seulement sous la domination turque, l'Algérie est passé à 125 000 ha en 1885, soit ¼ de siècle d'avance sur la vigne métropolitaine, en proie au phyloxéra. Le vin d'Algérie prenait la mer pour la métropole via le port de Sète), agrumes (le mandarinier en 1850 et un hybride du mandarinier et du bigaradier : la clémentine en 1898, " fruit " du frère Clément, religieux de l'orphelinat agricole de Misserghin près d'Oran. Les moines de ce monastère ont été assassinés il y a 7 ou 8 ans). Dès 1872, 392 faucheuses et 410 moissonneuses-batteuses (d'origine américaine pour la plupart) fonctionnaient sur le sol algérien. Ceci nécessitait de la main d'œuvre, génératrice… de rentrées d'argent pour tous.
Katy GOSSELIN
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LE COURRIER DES CHICHOINAUTES
lectrices, lecteurs et internautes de tous horizons...
Passer à l'écriture. Bon défouloir et mise au net de vos pensées. Envoyez nous vos articles, nouvelles ou reflexions nous vous publierons dans ce CHICHOIS
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Editorial
Donc, pour la quatrième année consécutive la municipalité n'a pas daigné accorder de subventions pour le CHICHOIS, ni d'ailleurs de soutien et de remerciements pour tout le travail que l'ancienne association OPIS ( maintenant Société OPIS INTERNET ) a donné pour le développement du tourisme et du commerce de Sète sur le Net.
Cela au moins nous indique que nos attitudes sont réellement apolitiques et nous n'entendons pas par là un apolitisme de gauche ou de droite, mais une conception humaine et respectueuse de l'existence. Cela nous apprend certainement aussi que nous dérangeons, que l'on ne peux nous utiliser comme représentation d'une pensée unique - nous sommes un lieu de reflexion et non un panneau d'affichage.
Cela aussi nous gène, par manque de démocratie d 'abord, sommes nous moins important et utile qu'une équipe de foot ou qu'un club de philatélie par exemple, sommes nous tributaire des couloirs de Mairie ? Et évidemment, bien que cela ne nous empêchera pas de continuer nos publications, la gène financière est bien présente.
Le chichois: nouvelle Agora ? Pourquoi pas ? En effet, trop peu d'espaces d'expression sont laissés à la disposition des habitants. Une fois les élections faites nous ne pouvons plus intervenir sur les débats importants du quotidien - d'ailleurs peut-être le menu présenté lors des élections n'est -il pas assez détaillé..
Cathy delaincourt
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FLASH
L'aménagement du Triangle de Villeroy. Pur ou en dilution ?
La municipalité met à la disposition du public (Bureau 207) le nouveau projet d'aménagement du triangle de Villeroy. Ce projet, contrairement à celui de l'équipe municipale précédente, couvrirait l'ensemble des 40 hectares disponibles.
L'équipe du Chichois s'est déplacé pour vous et vous propose donc un tour d'horizon de ce projet. A noter que l'illustration ci-dessous, disponible en plus précis à la Mairie, est " un document non contractuel qui doit évoluer" sic la Mairie.
Ce projet comprendra dans le détail :
-- Une zone de logements collectifs à vocation de résidences principales ( sur le dessin représenté par le groupe L le plus à droite.). Cette zone de logements assurerait une continuité avec le quartier des Quilles.
-- Une zone de logements individuels groupés ( sur le dessin représentés par le groupe L. central ).
-- la dernière zone grise ( sur le dessin représentés par le groupe L. gauche ).serait utiliser pour la construction d'autres logements individuels.
--- Un ensemble de trois parking reliés depuis le Boulevard jean Monnet par cheminement.
--- Une zone d'activités et d"équipements publics ( sur le dessin représentés par le groupe Z ) comprendrait un parc et un plan d'eau.
--- Une relocalisation entre les parkings des restaurants de plage et l'implantation d'activités de services.
L'objectif de cet article n'est pas une dissertation sur les Pourquoi ont-ils détruit un endroit vivant ( enduro des sables, cross et promenades dominicales), ni sur Pourquoi crée un plan d'eau alors qu'il y en a des vrais qui existent déjà, ni non plus sur Pourquoi refaire un autre quartier des Quilles alors que celui existant a du mal à survivre.
NON, cet article est une présentation objective du projet présenté en municipalité et nous vous le répétons consultable par tous bureau 207 Mairie de Sète. Et puis de toute façon Mr Commeinhes nous a promis lors de son election un référendum sur le sujet.
Louis Ernesto
Interview
La création comme processus de transformation. Conférence d'Isabelle de Grandmaison à l'occasion de la table ronde organisée par les Ateliers d'Art de France à la FNAC de Montpellier et présidée par le sculpteur Ousmane Sow..
C'est à la fois par le biais de mon métier de sculpteur, passionnée par la terre depuis 15 ans, et par la formation en Art-thérapie que j'ai suivie que je désire aborder le thème de la terre et de la santé.
Il m'est
en effet difficile de les dissocier car la thérapie ajoute
à l'art le projet de transformation de soi-même et
c'est un parcours que j'ai pu effectuer dans cette formation. D'autre
part, il me semble que l'artiste étant habitué à
explorer son imaginaire et à sonder l'inconnu se trouve moins
sur la défensive lorsqu'il rencontre des personnes dont l'imaginaire
est dérivant ou douloureux.
Ayant dû lui même
effectuer ce double parcours, il peut lors devenir un compagnon
silencieux et bienveillant dans le chemin d'apprivoisement progressif
de nos folies et de nos problèmatiques.
L'Art-thérapie propose un cadre et un support. Ici il va s'agir de la terre mais il peut prendre d'autres formes d'expression telles que le Théâtre, la musique, la voix, les marionnettes, etc...Au travers de ces médiateurs, il s'agit d'accompagner l'autre dans son parcours de création, sans aucune interprétation ni solution apportée de la part de l'intervenant - et c'est ce parcours et l'acte de création qui en résulte qui font thérapie. Le contenu de ses problèmes appartient au patient, c'est à lui de trouver son itinéraire et en cours de création d'approcher les formes qui figurent sa problématique, qu'il en soit conscient ou non.
Les consignes données qui servent de cadre, les repères qui l'accompagnent et l'écoute de l'intervenant sont là pour le rassurer dans ce chemin à risque. Les règles du jeu doivent être suffisamment établies mais non enfermantes ou trop directives pour que ce voyage dans l'inconnu ne soit pas trop angoissant.
La
terre est un élément que j'aime proposer car il
y a avec elle un rapport très physique, sensuel, direct qui
ne passe pas par l'oeil, elle permet aussi de restaurer l'odorat
et le toucher qui sont souvent inhibés surtout dans les lieux
d'enfermement comme les prisons. C'est une matière à
transformer qui permet une projection plus ou moins consciente,
entraîne aussi des résistances et des impulsions liées
à la matière elle-même. C'est une parole sans
mots, directement au bout des doigts. Lorsque je commence une séance
d'accompagnement avec des personnes qui font un travail d'évolution
personnellle, je leur demande de rentrer dans l'inconnu avec les
yeux bandés pendant 20 minutes à 1/2 heures afin qu'elles
puissent entrer directement en contact avec la terre, la sentir,
l'approcher, écouter ce qu'elle a à leur dire dont
ils ne sont pas encore conscients, sans chercher à suivre
une idée préconcue, un savoir-faire ou une norme ésthétique,
c'est un voyage dans le laisser-faire, le laisser-venir.
Il n'y a aucun jugement
esthétique; fantasmes et souvenirs se mèlent
et parfois se différencient. L'élaboration de l'oeuvre
est une démarche analytique où le patient et l'intervenant
savent de manière tacite que ce qui va émerger, c'est
son histoire à lui, mais ce n'est jamais dit, on peut parler
de son oeuvre avec distance, sans dire "je", on peut aborder
les thèmes universels de la folie, de la vie, la mort, la
sexualité, l'amour, les interdits, les démons qui
nous habitent de façon indirecte, sans les aborder de front
grâce à la distance qu'offre l'oeuvre et les projections
qu'elle accueille. Le travail de la terre permet de dérouler
une histoire, de la faire évoluer, de changer d'air, d'effectuer
des retours en arrière, de défaire, de refaire, de
suivre toutes les émotions qui surgissent.
Les difficultés
techniques qui s'imposent font également partie du
travail de la création comme processus de transformation
- lorsqu'il s'agit de trouver un équilibre, un mouvement,
faire le choix de détruire pour reconstruire, creuser une
oeuvre pour l'amener à bout si le patient désire la
conserver comme trace de son parcours. Une patiente qui est venue
dans mon atelier pendant 3 ans m'a dit en voyant sortir sa première
sculpture du four " c'est la première fois de ma
vie que je termine quelque chose, je vais l'offrir à mon
père pour lui monter que j'en suis capable". Au
travers de cette oeuvre elle se sentait enfin reconnue, valorisée
et au delà de sa souffrance avait retrouvé la notion
de plaisir.
Ce
travail de transformation d'une personne par le biais de la
création peut se faire dans le cadre des institutions, d'un
hopital psychiatrique, de prisons, de maisons de retraite, de centres
d'aide aux personnes en difficultés, aux enfants ayant subis
des traumatismes, etc...ou simplement dans le cadre d'une recherche
d'évolution personnelle qui nous concerne tous. L'intervenant
adapte alors sa façon d'aborder la création aux populations
avec lesquelles il travaille et selon leur difficultés.
Dans le cadre de l'hopital
psychiatrique lorsque les artistes viennent intervenir, ils le font
comme non-médecins. Il ne s'agit plus de faire un traitement
pour réparer le malade comme une machine, mais de le considérer
comme un être humain, lui permettre de retrouver une capacité
à construire pour se reconstruire et transformer les angoisses
qui le submergent en alliées. Pour cela il faut que l'artiste
ait effectué un parcours sur lui-même pour être
à même d'accompagner le patient, et qu'il travaille
encadré par le milieu hospitalier. Il rentre avec le patient
dans un territoire qui n'est pas sans danger et dont lui sait ressortir,
mais le patient ne peut y rester seul avec son seul corps physique
et ses difficultés -- le problème pour l'intervenant
est de trouver la juste distance à l'autre, ne pas aller
trop loin avec quelqu'un qui souffre, savoir se taire, s'éloigner,
respecter, être dans l'écoute, l'aider à pousser
ses propres portes à son rythme.
Dans le travail de la
terre ce peut être parfois en reculant loin de l'oeuvre, en
la faisant tourner, en passant de la main à l'outil ou de
l'outil à la main , changer d'outil, prendre un temps pour
ne rien faire, fermer les yeux, ne travailler qu'avec les mains
mouillées, donner la parole au patient, etc...C'est là
qu'intervient la qualité d'écoute de l'intervenant.
Mon intérêt en tant qu'artiste pour l'accompagnement thérapeutique est né lorsque j'ai commencé à ouvrir pendant deux ans mon atelier de terre à une population de personnes en difficultés: Rmistes, personnes vivant dans la rue, dessociabilisées ou faisant des séjours réguliers en hopital psychiatrique. J'ai pu voir chez certaines personnes la transformation qui s'opérait lentement par le fait de redevenir quelqu'un, de devenir l'auteur d'une oeuvre, de reprendre confiance en soi, de retrouver le plaisir dans un cadre sans jugement. Après ma formation à l'INECAT à Paris, j'ai été amenée à travailler quelques temps dans une maison de retraite pour personnes agées atteintes de la maladie d'Alzheimer et nous avons pu ensemble au travers de la peinture et de la terre travailler sur la mémoire lointaine, les souvenirs d'enfance, de jeunesse, tenter de redonner une identité à des personnes qui n'en ont plus, reconnaître leur histoire d'êtres humains, rénouer un dialogue avec eux.
Depuis 3 ans, j'ai
ouvert mon atelier de sculpture à des personnes souhaitant
faire un travail personnel par le biais de la terre. Le fait de
travailler par petits groupes est dynamisant et permet de se sentir
aussi accompagné par les autres dans ce parcours. Le magnifique
médiateur non-verbal qu'est la terre permet à ces
personnes d'effectuer leur propre transformation tout comme la passion
de la terre durant toutes ces années m'a permis d'opérer
tout doucement ma propre transformation.
Isabelle de GrandMaison. Son atelier de sculpture 168 Grande rue Haute à Sète et pour contacter I. de GrandMaison: 04 67 74 50 23
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A TABLE
Tournedos de cabillaud au lard fumé et lentilles
Ingrédients pour 4 personnes : 600 g de filets de cabillaud 4 tranches de lard 150 g de poitrine fumée 200 g de lentilles vertes 1 carotte, 2 échalotes 1 pincée de thym vinaigre de framboise 10 cl de crème liquide 50 g de beurre + 1 noix 1 cuiller à soupe d'huile d'olive
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Galerie
3000 Euros à gagner pour la réalisation du Pavois d'honneur Saint Louis 2002
La Municipalité lance un concours à tous les artistes pour la réalisation du pavois d'honneur de la Saint Louis 2002. Le thème de la décoration du pavois sera " Le Monde des joutes fête les 100 ans du Pavois d'Or" et devra obligatoirement comporter les mentions : RF , Sète , Saint Louis 2002
Le jury sera composé des présidents des sociétés de Joutes, des professionnels de l'art et de la communication et d'élus de la ville de Sète. La présidence du jury sra confiée à Mr le Conservateur du Musée Paul valéry.
L'acte de candidature doit comprendre un CV, une description du projet de décoration du Pavois et une esquisse ( en couleur) en format A3. Les dossiers de candidature sont à envoyer à la Direction des affaires Culturelles - Hôtel de Ville - 34206 SETE CEDEX --- Avant le Mardi 15 Mai 2002
Un jury sélectionnera 20 projets. Chaque artiste sélectionné recevra un pavois d'honneur en bois brut pour la réalisation de son projet. Les oeuvres définitives devront être remises avant le Vendredi 13 Juin 2002 à La Direction des affaires Culturelles rue mario Roustan.
Après délibération du jury les résultats seront proclamés et le lauréat du concours recevra un prix d'un montant de 3 000 Euros.
BONNE CHANCE !
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