Le CHICHOIS
N°34
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Le Journal
d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net.
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04/03/02(Prochaine
parution le : 18/03/02
)
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ECHOS
Insécurité ? Le nombre d'agressions dans les rues ne représenteraient que 1/ 20 eme de celles commises envers les femmes derrière les volets clos des maisons. A quand les caméras dans les salons..?.
Sète et les autres. Aux halles l'étiquetage obligatoire concernant la provenance des poissons est réduit à sa plus simple expression: il y a les étiquetages avec l'indication " Sete " et les étiquetages sans aucune indication. Par contre les éclairages optimisés pour " embellir le poisson " ont beaucoup de succès ..on se croirait dans une bijouterie !
Triangle Le dossier de modification de la ZAC de Villeroy est consultable à la Mairie de Sète Bureau 207. Nous ignorons le contenu de ce dossier ne l'ayant pas encore consulté. Cependant nous notons que Mr Comeinhes avait avancé comme point fort de sa campagne de candidature la nécessité de soumettre aux Sétois un référendum sur les projets touchant Villeroy. Un reniement à ce niveau ne pourra certainement pas être toléré par la population Sétoise qu'elle soit de droite ou de gauche d'aileurs.
Les mairies de LOUPIAN et de VILLEVEYRAC ont pris la courageuse décision d'interdire les essais en plein champs d'OGM sur leur commune.
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I-MEL
Bois et diamant: Guerre et économie mondiale
Les «montagnes du lion», nom donné par les Portugais qui ont les premiers découvert la Sierra Leone, sont aujourd'hui le théâtre de sanglants affrontements entre le RUF (Front révolutionnaire uni ou Revolutionary United Front en anglais) et les forces militaires du gouvernement en place à Freetown, épaulées par la MINUSIL (Mission des Nations Unies en Sierra Leone), créée en octobre 1999, et d'autres forces de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).
Le RUF, soutenu par le Liberia occupe les points clés de la riche région diamantaire orientale de la Sierra Leone. Le bilan du conflit qui sévit en Sierra Leone est lourd: 75 000 morts, un demi-million de réfugiés au Liberia et en Guinée et plus de 2 millions de personnes déplacées, soit environ 44 % de la population de la Sierra Leone. Le conflit en Sierra Leone, n'a rien d'ethnique ou de religieux, ou d'un conflit entre ruraux et citadins ou même d'intergénérationnel comme beaucoup l'ont prétendu. La particularité du marasme qui secoue la Sierra Leone ressemble à certains égards au conflit cambodgien où durant des années les Khmers rouges contrôlaient les riches régions des pierres précieuses et du marché lucratif du bois.
Le 7 mars 2001, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé d'appliquer des sanctions contre le Liberia (S/2001/1343). Il enjoint le gouvernement de Charles Taylor à expulser tous les membres RUF du Liberia, à cesser toute aide financière et militaire aux forces du RUF.. L'embargo interdit également à tous les États d'importer des diamants bruts du Liberia, peu importe que ceux-ci soient d'origine libérienne ou non.
Le 8 Mai 2001 Le bureau de coordination des affaires humanitaires ( NATIONS UNIES ) IRIN pour l'Afrique de l'Ouest 'Global Witness' désire une interdiction des ventes du bois Libérien '. Global Witness' a proposé que les Nations Unies envisagent rapidement d'imposer un embargo total sur les exportations du bois Libérien car leurs revenus financent le Front révolutionnaire uni (RUF ) de la Sierra Leone . L'appel fait suite à l'imposition de sanctions plus sévères des Nations Unies contre le Liberia, qui n'a pas pu prouver qu'il a rompu tous liens avec le RUF. 'Global Witness' a annoncé qu'il a récemment découvert que deux personnes impliquées dans le commerce illicite d'armes et de diamants au RUF siègent au Conseil d'administration de l'Autorité de développement de l'exploitation forestière Libérienne (FDA). Gus Van Kouwenhoven, identifié dans le rapport de la Commission des experts de l'ONU comme un ressortissant hollandais qui était responsable de la logistique de plusieurs transactions d'armes, siège au conseil d'administration. Egalement, Talal EL-Ndine, un libanais que le panel a identifié comme étant le payeur des combattants libériens aux côtés du RUF et ceux sortant les diamants à l'extérieur du pays. Suite à ce rapport, seule la France et la Chine, premiers importateurs de bois libérien, ont refusé de voter un embargo sur les exportations de ce pays.
'Global Witness' - qui opère dans des régions où le commerce des ressources naturelles et la destruction de l'environnement financent des conflits ou des violations des droits de l'homme - a ajouté que des investigations dans des ports maritimes français avaient révélé que le bois Libérien était en train "de se déverser sur la France".
Langue de Bois ? Intervention du représentant permanent de la France au Conseil de Sécurité des Nations Unies (5/11/2001) à propos du Liberia.
- La France souhaite qu'il soit répondu positivement à la demande de la CEDEAO visant à compléter le groupe d'experts existant auprès du Comité des sanctions par une petite équipe d'enquête sur place, qui apporterait son concours aux autorités libériennes pour la mise en oeuvre des mesures de la résolution 1343. Elle serait notamment chargée de surveiller les trafics d'armes, y compris ceux destinés aux rebelles libériens, la contrebande de diamants, et l'exploitation des bois tropicaux, du caoutchouc et du registre maritime. Si ce dispositif, qui aurait mandat pour procéder à des contrôles inopinés et ferait rapport au Comité des sanctions, donnait des résultats satisfaisants, le Conseil de sécurité pourrait décider de le maintenir plutôt que renouveler les mesures de la résolution 1343, lorsque cette dernière arrivera à échéance.
Louis Ernesto / UN OCHA Integrated Regional Information Network for West Africa (IRIN-WA)
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SCIENCES
Plusieurs nouvelles scientifiques, " sensationnelles " ont été rendues publiques ces derniers mois avec grand battage médiatique : clonages de diverses espèces de mammifères, clonages qui pour certains n'en sont peut être pas vraiment, plus bluff que clone, et pour finir en ce mois de février on apprend que des savants peuvent non seulement reconstruire un ADN chimérique à partir de deux espèces différentes mais peuvent " artificialiser " totalement de l'ADN, ils sont capable de brouiller le message universel de transmission de la vie, de le pirater , de le tagger. Nous avions parlé dans le dernier CHICHOIS des outils techniques qui ont permis dès les années 80 les réalisations du génie génétique : enzymes dont on s'est aperçu qu'elles pouvaient spontanément couper en des points précis l'ADN, ou le recoller, ou encore le réparer, découverte de la capacité pour un morceau d'ADN de reconstituer son complément, et technique de culture de cellules etc…Ces possibilités technique du génie génétique devancent les connaissances théoriques, ce sont elles qui ont permis le nouveau bricolage de l'ADN.
Il
est très intéressant de relever les expressions des chercheurs
pour dire leur sentiment profond, leur but prochain, et le monde qu'ils
rêvent de nous construire… est ce que nous auront aussi notre mot
à dire ?
On peut classer les affirmations des chercheurs, à propos de cette
nouvelle invention, en quatre domaines :
Science
et industrie, main dans la main. Il s'agit d'engendrer des descendants
des bactéries adaptés au besoin de l'industrie.. " Exploiter
" les nouveaux codes génétiques.
Les chercheurs visent la construction de nouveaux matériaux intéressant
diverses industries.
Les progrès de ces équipes performantes sont suivis de près
par les géants de l'industrie Roche ou Merks.
On peut noter l'emploi des termes " machinerie " dont le principal caractère
est de n'avoir encore jamais été observé sur terre.
On parle " d'optimisation maximale " du système de codage.
Le
contrôle des risques.
Le système de transmission de l'hérédité peut
être " modifié et enrichi " et deux phrases plus loin il
est dit que les organismes auront des propriétés " insoupçonnées
"… insistons sur la noirceur du soupçon !
P.Marlière, directeur scientifique d'evologic, affirme dans l'interview
du Monde : " Personne ne peut prédire quelle modification du code
génétique permettra d'atteindre un objectif donné
", pour contrôler ces risques dus à tant d'inconnus il nous
dit miser sur des techniques existant déjà pouvant permettre
une " domestication implacable " de ces nouveaux organismes.
Technique
et science fondamentale Toujours Mr. Marlière : " Le naturalisme
est le carcan de la science biologique. Ce n'est pas en scrutant l'existant
que nous progresserons, mais en fabricant des biodiversités artificielles
et alternatives ".
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SCOOP
LA REQUETE DE ROBIN DES BOIS
Sous le titre " Grumes en stock ", l 'association de protection de l'homme et de l'environnement " Robin des Bois " (15, rue Ferdinand Duval. 75004 Paris) a, dans un communiqué de presse, réagi à la libération de l'Agia Irène. " Au lieu des CRS et des gendarmes maritimes envoyés contre les écologistes, c'est d'une inspection par les Affaires maritimes dont l'Agia Irène a besoin " estime Robin des bois et d'affirmer : " la dernière visite de contrôle effectuée à bord de ce bateau remonte à décembre 2000. Construit en 1976, immatriculé sous le pavillon de complaisance Saint Vincent - Grenadines, géré par une société grecque ne possédant que ce bateau et prête à mettre la clef sous la porte au moindre problème, l'Agia Irène est le profil type du navire sous normes. "
Pour autant, il tempère ses propos en expliquant que l'Agia Irène ne fait pas figure d'exception et que " le transport international du bois est gangrené de rafiots épuisés, d'armateurs douteux et d'équipages exploités ". Et de citer le Florenz (construit en 1970 et plantant dans le port de Sète depuis un an) où, lors de son dernier voyage entre Valence (Espagne) et Sète, " plusieurs grumes se seraient détachées en pleine nuit, faisant un blessé parmi les marins ". Et encore le cas du " Jerba " qui, le 25 février dernier, " aurait perdu plus de 800 grumes, menaçant, au gré des courants, la sécurité maritime entre l'estuaire de la Seine et le Pas de Calais, certaines ayant même dérivé dans les eaux britanniques "
Robin des Bois considère que " le transport de bois brut est une activité à faible marge bénéficiaire, dont la rentabilité s'exerce au détriment des équipages, de l'entretien des navires et de la sécurité des équipages ". Ainsi, il exhorte les Affaires maritimes de Sète " d'inspecter de façon approfondie l'Agia Irène et que les navires - grumiers soient considérés comme prioritaires pour les contrôles dans les ports européens ".
Katy GOSSELIN
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LE COURRIER DES CHICHOINAUTES
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FLASH
GREENPEACE DELOGE PAR LES FORCES DE L'ORDRE !
La semaine dernière a été riche en rebondissements avec l'épisode " Greenpeace ". Un grumier " L'Agia Irène ", battant pavillon Saint Vincent - Grenadines, transportant du bois en provenance du Libéria, a été arraisonné en pleine mer par le " Raimbow warrior II appartenant à l'organisation écologiste internationale Greenpeace et battant pavillon néozélandais. Lundi 25 février à 6h du matin, des activistes s'attachaient à l'ancre du grumier, bariolant des grumes en rouge, " couleur de la honte " selon eux, et peignant la phrase: " la France détruit les forêts anciennes ".
Ainsi contraint de faire du sur place, l'Agia Irène était dans l'impossibilité de décharger sa cargaison dans la darse Colbert comme prévu. " Agia Irène " et " Raimbow warrior II " se sont donc regardés pacifiquement durant presque 3 jours, faisant le ménage d'un côté, veillant de l'autre.
Les Affaires maritimes ont tout de même dû expliquer au capitaine ukrainien du grumier, qu'en France, " on " avait le droit de bloquer des navires et qu'on ne tuait personne pour cela. Autre côté anecdotique : un marin de l'Agia Irène a aidé une activiste à hisser ses chaînes et son sac.
Après 12 h de blocage, une ordonnance du Tribunal de grande instance de Montpellier a sommé Greenpeace de partir et de libérer l'Agia Irène. En dépit des menaces de la justice, il a poursuivi son mouvement de protestation, délivrant un message clair : " Une chose est certaine, le grumier ne déchargera pas à Sète. On ne bougera pas tant qu'il ne retournera pas chez lui. Déterminé, on ne cédera qu'après avoir obtenu gain de cause." Oui mais…
Sans autre forme de procès, le rêve a été de courte durée et les illusions des manifestants sont carrément tombées à l'eau mercredi 27 février. A 10h, des CRS ont en expulsé quelques-uns de chez Indubois (à Frontignan-La Peyrade) où ils entendaient dénoncer les importations de bois exotique. A 17h30, en mer, les gendarmes maritimes ont donné l'assaut, déboulonnant les chaînes du couple attaché au grumier. Escorté par des remorqueurs du port et de la Marine nationale, le bateau a pu, enfin, s'amarrer à la darse Colbert. Non sans mal car les activistes ne baissaient pas la garde. S'établirent alors une singulière mini bataille navale, un étrange ballet nautique, ponctués de gaz lacrymogènes, entre les zodiaques de Greenpeace et ceux de la gendarmerie maritime, ces derniers empêchant les premiers d'entraver le cheminement de l'Agia Irène. A terre, les activistes ont été accueillis par les CRS et les policiers du commissariat de Sète pour contrôle d'identité. Tous en règle, ils ont été relâchés. Le grumier, quant à lui, a déchargé sa cargaison sans encombre.
On s'en doute, la pilule a été plus qu'amère, voire écoeurante, pour Greenpeace qui a ainsi commenté ces événements : " Le Gouvernement français a fait le choix de la répression. Il avait le pourtant l'occasion de s'engager de manière concrète et prospective pour protéger ce qui reste de la biodiversité de la planète. Le quai d'Orsay a employé la langue de bois ! " Jeudi matin, le Raimbow Warrior II accostait à son tour à la darse Colbert. Après ravitaillement, il a levé l'ancre samedi matin pour d'autres opérations aussi spectaculaires.
Katy GOSSELIN
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ECRITS
A propos du livre : LES CORPS TRANSFIGURES Michel Tibon Cornillot, le Seuil, 1992. ---- la suite de l'article paru dans le Chichois .N° 33 …..
La
biologie et plus largement la science, à l'évidence, se donnent
comme proche perspective de changer l'homme et le monde. Changer l'homme
dans ce qu'il a de plus profond, de plus essentiel, de plus caché,
de plus " naturel " : son génome, modeler les espèces animales
et végétales, influencer l'évolution de la vie dans son
ensemble, modifier la biosphère, enfin pour se protéger de ses
congénères l'homme s'est donné le pouvoir de détruire
la planète.
En quelque décennies le développement des sciences et des techniques
a permis " l'apparition d'un possible destin apocalyptique, d'un monde d'automates
simulant les êtres vivants, de réseaux de machines fonctionnant
de façon autonome et d'êtres vivants reconstruits ".
Comment la science en est elle arrivée là, quelle force la
soutient et la guide ? Les fondements qui lui donnent son orientation ne sont
ils que pure rationalité ?
Michel
Tibon Cornillot, pour répondre à cette question, est parti du
paradoxe qui frappe la biologie moderne : La théorie affirme que
l'évolution des espèces ne serait due qu'à des mutations
totalement hasardeuses sur lesquelles la sélection naturelle agirait
en favorisant la reproduction des mutations les plus adaptées au milieu
- c'est à dire celles qui rendent les individus plus aptes à
utiliser les ressources de leur environnement - ainsi pourrait apparaître
de nouvelles espèces. Cette théorie élimine, radicalement
toute finalité quelle soit divine ou évolutive vers quelque
perfection que ce soit… Et pourtant l'homme est en train d'installer une finalité
en dirigeant l'évolution pour son avantage - pense t il - en modifiant
les génomes en transformant les espèces.
Paradoxe, car le principe qui a permis le développement de la biologie
moderne est totalement remis en question par les applications actuelles, lesquelles
sont indispensables , semble t il, pour approfondir nos connaissance de la
vie. Donc les connaissances actuelles, autant que les applications pratiques,
remettent en cause le principe qui est à leur origine.
Un changement de paradigme scientifique a déjà été
repéré au moment d'une " révolution " scientifique, quelque
soit la science.
Mais n'y aurait il pas des causes " imaginaire " dans ce cheminement des sciences
, particulièrement de la biologie?
Pourquoi, comment la science moderne s'est elle développée en
occident il y a quatre siècles ? Qu'en est il de la raison et de l'imaginaire,
du rapport Foi/ Logique dans le développement de la science ?
Qu'en est il de la relation science / technique ?
Qu'en est il de la relation qui lie vivant et non vivants ?
Quelle fonction a la technique dans le processus d'hominisation depuis 4 millions
d'années ?
Que dire de la convergence des rationalités scientifiques, économiques,
imaginaires et thérapeutiques ?
Michel Tibon Cornillot.aborde ces différents points que nous allons
tenter de résumer très succinctement.
Rapport Science / Technique Au cours du 16ème et 17ème siècle, à la naissance des sciences modernes, la raison était reine, la raison mathématique - surtout géométrique - était l'unique clef pour comprendre le monde, les sens ne pouvant que nous induire en erreur. Le monde parlait en symboles mathématique et ces symboles étaient intelligibles pour l'homme.
La
naissance de la science moderne a été l'occasion d'un affrontement
entre deux visions du monde : Un cosmos clos, fini, hiérarchisé,
rempli de sens, de valeur et de perfection a été détrôné
par un univers infini - donc sans centre, homogène ne comportant plus
aucun sens ultime, plus aucune hiérarchie naturelle " unie seulement
par l'identité des lois qui le régissent dans toutes ses parties,
ainsi que par celles de ses composants ultimes placés, tous, au même
niveau ontologique. " ( A.Koyré ).
La nouvelle conception du monde pris forme en plusieurs étapes. En
premier fut annulée la distinction en deux régions du cosmos,
supra lunaire et sublunaire. Puis émergea la notion d'infinie avec
G.Bruno, notion métaphysique échappant à toute vérification
par les sens .
Kepler refusera pour des raisons métaphysiques et scientifique l'infinité
du monde. Il dit des défenseurs de l'infinité de l'univers :
" il existe une autre secte philosophique……dont les tenants ne raisonnent
pas à partir de données des sens, ni n'accordent leurs hypothèses
causales avec l'expérience ".
G.Bruno glorifia l'évidence des vérités de l'entendement,
comme le fera Descartes, car l 'entendement peut saisir ce qui restera toujours
caché aux sens, les notions abstraite comme l 'infinité du monde,
en particulier.
La frontière n'est plus dans le cosmos ( supra et sublunaire) mais
à l'intérieur de l'homme entre connaissance sensible et entendement.
Dieu a quitté le monde pour ne plus se manifester que dans l 'âme
de l'homme, dans sa pensée. Le monde n'est plus soutenu par l'ordre
providentiel de Dieu, mais animé de façon purement automatique.
Et Dieu finira par disparaître, en peu de temps, de son dernier retranchement,
la pensée humaine.
Le divorce est consommé, chez Descartes, entre illusion du monde sensible
et vérité de l'entendement, Galilée tentera, lui, une
sorte de réconciliation, il cherchera à rendre compte de la
complexité du monde sensible par la pensée. Il aborde de face
la contradiction entre la réalité mathématique qui est
une vérité réductrice et simplificatrice de l'entendement
et la complexité du monde sensible, de la nature. Il assignera ce rôle
de réconciliateur à l 'expérimentation scientifique.
L'expérimentation va permettre d'interroger la nature pour y retrouver
et y vérifier les lois mathématiques qui la fondent.
Le langage et la méthode utilisées conditionnent et constituent
l'expérience, construite à partir de la théorie, elle
doit révéler la justesse des lois qui ont inspiré sa
fabrication !
L'activité expérimentale va alors introduire dans le monde sensible
une présence nouvelle, des objets rationnel et aussi perceptible, concrets
et intelligibles, des objets construits que l'on appellera pourtant des "
faits objectifs. "
Deux siècles après Galilé on est passé des petits
laboratoires clos à d'autres espaces rationnels, ceux des industries
, pour finir par reconstruire la nature, la rendre toujours plus artificielle,
plus " rationnelle ".
On
vient de voir un deuxième statut de la technique : la théorie
précédant l'expérience, à l'aube de la science
moderne, la dernière fois nous avions vu la technique devençant
la connaissance fondamentale, particulièrement représenté
dans la biologie contemporaine. Pour permettre le passage de l'une à
l'autre position il a fallut inventer de nouveaux objets et une nouvelle structuration
du réel par l'entremise d'une pure construction humaine : la construction
de l'expérimentation .
La prochaine fois nous verrons une troisième facette de la technique,
celle qui a joué un rôle primordiale dans le processus d'hominisation
depuis 4 milions d'années Nous verrons aussi ce que Michel Tibon-Cornillot
appel l'imaginaire de l'occident.
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VIE ACTUELLE
Sète, le port et le Bois
Le port de Sète est le portail sud de la filière bois. La performance et la sécurisation du port font que Sète est un centre de négoce international de bois tropicaux pour la Méditerranée.
Ainsi, le port de l'Ile singulière est classé 1er de la filière bois au niveau national,. Il représente 1/3 du trafic portuaire, soit, en 2 000, 129 615 tonnes à l'importation et 11 779 tonnes à l'exportation. Le terminal forestier reçoit du bois de l'Afrique, de l'Asie, du Brésil… Les installations portuaires bénéficient d'un environnement favorable (présence d'entreprises de négoce, sciage, stockage et distribution) conjugué à des atouts performants : 1 500 m de linéaire de quais multifonctions pour limiter les attentes, un tirant d'eau admissible de 11,70 m, un matériel adéquat (notamment 5 grues dont une d'une capacité de 32 tonnes), un axe routo-ferroviaire important proche du port et des laboratoires de recherche spécialisés dans les bois tropicaux (Montpellier-Agropolis).
Une scierie flambant neuve (qui sera inaugurée en décembre prochain) débite déjà 2 000 m3 de grumes dans le port. Qui dit portail dit sorties et… entrées. Dans le domaine de l'exportation, Sète peut mieux faire. C'est même une priorité constante de la CCI. Le port dispose d'une ligne directe avec la Tunisie pour le " long ". Une tentative avec l'Algérie a échoué. Et Antoine Soler, président de la CCI d'annoncer " un investissement de 30 MF poru aménager la surface de stockage des grumes en provenance et en partance, la construction de nouveaux hangars et une stratégie de diversification ". Selon lui, " ce nouvel ordonnancement sera résolu à l'été 2 002.
Une multitude de sociétés basées ou non à Sète gérent l'importation du Bois via le port Maritime sétois.
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BOIS |
ADRESSE |
|
LE COMMERCE DU BOIS |
6 avenue de |
|
Syndicat
des importateurs et industriels de |
7 quai Aspirant Herber |
|
SECRETAIRE
DU SYNDICAT |
133 rue Georges Clémenceau |
|
BEURIER S.A |
43 rue Saint-Maximin |
|
BOIS NORD-SUD |
Z.I des Eaux Blanches |
|
B.T.M |
Zone Portuaire |
|
Ets CABANNES |
5 boulevard Normandie
Niemen |
|
CENTRE IMPORT BOIS MEDITERRANEE |
Z.I des Eaux Blanches |
|
COMASUD/SICOBOIS |
7 rue Chevalier Paul |
|
COMPAGNIE COMMERCIALE ORION SUD |
3 quai Léopold Suquet |
|
DUCERF SARL |
183 avenue de Préssensé |
|
INDUBOIS
|
1 Zac de l'Ancien Pont |
|
JULLIER
|
La Palun B.P 28 |
|
SCIAGES
& GRUMES
|
Zone Portuaire B.P 341 |
|
SODIBOIS
S.A
|
Rue de la Gendarmerie |
|
SOFRABOIS
|
Zone Portuaire 17 |
|
HENRY PERE & FILS |
La Gare B.P 11 |
Source Chichois / CCI
Editorial
Pas bon le Bois..? Non rassurons nous de suite nous n'allons pas exorciser notre armoire normande ni vénérer le plastique. Ce que demandent autant les Nations-Unis que les associations comme Greenpeace est une gestion saine de l'exploitation du Bois. Ne pas raser des forêts pour la simple raison que la main d'oeuvre est bon marché et que le bois Africain ou asiatique rapporte de jolies sommes.
En pratique, la seule façon de s'assurer que le bois vient de forêts gérées légalement et suivant des critères de gestion durable est de s'approvisionner en bois certifié FSC (Forest Stewardship Council - Conseil de bonne gestion forestière). Ce label assure la traçabilité du bois et une bonne gestion forestière.
Dans le cas d'importations, faire le choix de la certification À l'échelle mondiale, l'exploitation forestière industrielle est depuis très longtemps dominée par l'illégalité et la corruption. Jusqu'à présent l'industrie forestière a largement résisté aux exigences de réforme. Avec plus de 50% du bois exploité illégalement dans de nombreuses régions, il est aujourd'hui difficile de se procurer du bois exploité de manière responsable. Pourtant les pays consommateurs et producteurs devraient avoir la responsabilité de s'assurer que les approvisionnements en bois proviennent de sources légales et écologiquement responsables.
Cathy delaincourt / Greenpeace
STOCKAGE DE TOURTEAUX DE SOJA par la SOGEMA dans le port de SETE
Exit les farines animales pour nourrir le bétail, que leur donner qui soit riche en protéine ? La première réponse, actuellement, est donnée par les tourteaux de soja. Manque de chance on est ficelés par des accords commerciaux avec les USA. Il nous faut importer, les dits tourteaux, des USA, mais aussi du Brésil et d'Argentine. Le soja des USA et d'argentine est un soja génétiquement modifié à plus de 50% et il est " non tracé ", c'est à dire qu'OGM et NON OGM sont mélangés. Le soja venant du Brésil est théoriquement cultivé sans OGM, mais des pratiques douteuses font que se mélangent soja Brésilien et provenant d'Argentine. Le soja local non ogm est en minorité, en France.
La Sogema , à Sete, stocke 15000 tonnes de tourteaux tracés ( sans OGM), pour 200 000 tonnes non tracé. Et encore il faudrait pouvoir suivre toute la filière ce qui est loin d'être évident quand les tourteaux transitent par plusieurs pays ( rappelons nous les farines animales et les céréales bio).
Existe il d'autres réponses que le tourteau de soja génétiquement modifié ? Les professionnels de la filière du lait se sont penchés sur la question depuis 4 ans. Ils proposent en substitution d'utiliser les tourteaux d'oléagineux, de protéagineux, la luzerne, l'herbe ( legumineuses et graminées), céréales et ……. de diminuer la ration protéique par vache (il y a surproduction de lait) Dixit Mr. Brunschwig de l'institut de l'élevage.
La mairie de SETE s'est prononcée , en Automne contre le stockage d'ogm dans le port, était ce une phrase creuse, purement démagogique ?
M'ba Marinella
Interview
POURQUOI UN TEL BLOCUS ?
....Ludovic Frère, chargé de la campagne " forêt " à Greenpeace, explique : " Cette action s'inscrit dans la campagne internationale de mobilisation pour la protection des forêts anciennes menée par Greenpeace, en prévision de la convention sur la diversité biologique (CDB) qui se tiendra à La Haye (Pays-Bas) du 8 au 19 avril prochain ". " Le gouvernement français est complice du pillage des dernières ressources naturelles africaines. A ce stade, poursuit-il, dans 10 ans, les forêts africaines n'existeront plus, les investissements seront envolés et l'économie en panne sèche. Le commerce de bois du Libéria a connu une forte croissance ces 5 dernières années. Le revenu généré par les exportations est passé de 5 millions de $ US à près de 100 millions de $ /an (sources World trade atlac, cité par Global Witness en 2001).
Frappé par la misère, l'exploitation forestière est la principale source de revenus du Gouvernement, surtout après l'embargo imposé en 2001 par les Nations unis sur les exportations de diamants. Ludovic Frère ajoute : " Avec cette déforestation illégale, la France participe implicitement aux violences perpétrées dans cette région du monde."
En clair, pour Greenpeace, " l'exploitation forestière au Libéria faciliterait le trafic d'armes à l'intérieur du pays et à leur envoi au Sierra Leone par les routes construites à la place des arbres arrachés. l semble même exister des liens indirects entre certaines entreprises forestières et l'organisation terroriste internationale Al Qaïda, d'après des articles du Washington post, du Mail & Guardian et d'un rapport d'expert sur la sécurité des Nations Unies en octobre 2001" Alors Ludovic Frère s'interroge : " La France souhaite t-elle, oui ou non, alimenter la guerre ? "
Katy GOSSELIN
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A TABLE
Bavarois de fraises au Sauternes
Ingrédients pour 8 personnes :
Préparation du biscuit : Faire chauffer 7 cl de lait jusqu'à ce qu'il frémisse. Retirez du feu et y ajouter 12 g de beurre en battant au fouet jusqu'à ce qu'il soit fondu. Casser 1 oeuf dans un saladier et y incorporer 100 g de sucre en poudre. Blanchir au fouet. Ajouter ½ cuiller à café de vanille liquide. Tamiser 75 g de farine et ½ cuiller à café de levure chimique. Ajouter le mélange lait/beurre tiède. Mélanger.
Beurrer et fariner un moule à manqué de 20 cm de diamètre. Verser la pâte dans le moule, cuire à 170° C pendant 25 à 30 mn.
Dans une casserole à fond épais, faire bouillir 30 cl de lait et y faire infuser 4 feuilles de menthe entières. Dans un saladier, mélanger 100 g de sucre en poudre et 4 jaunes d'oeufs. Blanchir le tout. Mélanger au lait et cuire à la nappe.
Incorporer l'agar agar à la crème chaude. Tamiser et refroidir sur glace. Faire un coulis avec 250 g de fraises mures, 50 g de sucre et l'ajouter à 20 cl de crème chantilly. Verser dans un moule rond de 20 cm.
Démouler la génoise sur cette préparation. Imbiber de Sauternes (au pinceau) puis placer 4 h au réfrigérateur. Démouler en trempant dans un peu d'eau chaude. Décorer de fraises et de menthe fraîche.
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Brèves
de comptoir.
Au bord de l'eau dans un petit village côtier mexicain. Un bateau rentre au port, contenant plusieurs thons. UnAméricain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer.
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