Poesie
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La
poésie a toujours été un genre littéraire à part.
En dehors des grands boulevards de l'économie de marché, absente des
meilleures ventes en librairie, elle a su, néanmoins, franchir les siècles
en conservant ses valeurs d'origine : allier le rythme et les mots.
Georges FAVREAU perpétue la tradition par son écriture inspirée des
mille et une émotions qui émaillent la vie quotidienne. Venu sur le
tard à la poésie, il nous en livre sa motivation dans ces vers :
"Si je suis
parvenu, sans haine et sans passion
A soulever
en vous quelques instants d'émotion
A vous faire
rêver et à vous divertir
J'aurais atteint
mon but, celui de vous servir."
Mais qui
est Georges FAVREAU ? Né à Nantes, son enfance se partage entre
Frontignan où vit sa mère et la ville bretonne où son père tient boutique.
Le Languedoc le connaîtra écolier et la cour de l'école primaire de
Frontignan se souvient peut-être encore de ses jeux d'enfant. Il poursuivra
des études classiques à Nantes jusqu'au baccalauréat. La Guerre mettra
fin à cette scolarité. C'est le départ pour le régiment... et en 1944
une évasion qui n'a rien de poétique.
Après les hostilités,
il revient à Nantes, revend la quincaillerie familiale et se lance dans
une carrière de commerce international spécialisé dans les articles
de cadeaux. Son entreprise prend de l'ampleur et il se retrouve, après
quelques années, à la tête d'un réseau de 25 agents et de nombreux entrepôts
répartis sur tout le territoire français. Son activité l'amène à voyager
dans toute l'Europe et il garde de cette période de sa vie un goût prononcé
pour le contact et l'enrichissement qu'il procure.
Georges FAVREAU
Il devient
sétois... c'était il y a trente ans. Encore faudrait-il préciser qu'il
est mi-sétois, mi-martiniquais car il passe la moitié de son temps là-bas
sur cette île lointaine. Une île en cache une autre et sa passion est
entière pour l'une comme pour l'autre. La poésie vient frapper à sa
porte d'une façon singulière en 1994. Il se trouve alors à la Martinique,
bien embêté par un maudit fax en panne. En attendant la réparation salvatrice,
il griffonne un petit poème qu'il nomme "Martinique" et quand le technicien
lui demande par téléphone de faxer un document pour tester l'appareil,
il envoie ce qu'il a sous la main : ce petit poème. Quelle surprise
de recevoir par retour... le même poème signé par tous les membres de
l'agence des PTT qui lui témoignent ainsi qu'ils ont aimé, beaucoup
aimé ces quelques rimes dédiées à leur île.
Après tout
va très vite... la directrice des PTT, Mme Clovis, prend contact avec
lui... ce sera l'occasion d'un deuxième poème dédié à Saint-Pierre,
et depuis ce texte figure en bonne place au musée de cette ville. Puis
la rencontre et la reconnaissance d'Aimé CESAIR, poète martiniquais
de renom. Enfin, sublime honneur, ses poésies seront apprises, comme
récitations, par les petits écoliers de la Martinique.
Plusieurs éditeurs
se manifestent, et finalement c'est aux éditions "L'étoile de la pensée"
que paraîtra son premier recueil de poésie. Les prix viennent couronner
son talent : L'Institut Académique de Paris et l'Académie Florimontaine
d'Annecy dont il devint membre du jury par la suite.
Ses meilleurs
souvenirs sont les nombreux témoignages de sympathie qu'il reçut et
continue de recevoir. Que ce soit de personnalités connues, comme Raymond
Barre, ou de nombreux anonymes qui retrouvent leurs propres émotions
dans l'écriture de Georges Favreau. Beaucoup de femmes, reconnaît l'auteur.
Sans doute est-ce dû à sa grande sensibilité qui sait sublimer le quotidien
dans une rime riche et un rythme balancé.
Aujourd'hui,
Georges FAVREAU poursuit son écriture... son éditeur est devenu, par
suite d'un rachat de fonds, Les Éditions de La Mezzanine. Et pour fêter
la naissance de son premier petit-fils, il a écrit ce poème qu'avec
son autorisation, nous vous livrons en avant-première :
LE PREMIER
NÉ.
Tout à son
émotion, n'osant à peine y croire
La sentence
espérée vient de lui faire savoir
Qu'assouvi
est son rêve, grâce à ce nouveau-né.
Un moment
de bonheur qui ne peut s'oublier.
Le voici
arrivé, ce jour tant attendu
Cette journée
historique, celle du premier venu.
Il est bien
agréable, certes, de vivre à deux
Mais se retrouver
trois est tellement merveilleux.
Le tenir dans
ses bras pour la première fois,
Exprimer sa
tendresse par des larmes de joie,
L'effleurer
d'un baiser, est un bonheur extrême.
Pouvoir en
l'admirant se retrouver soi-même.
Et quelle
tendre surprise, lorsque tout souriant
Il bredouille
enfin le doux nom de Maman.
Agréables
instants que l'on n'oubliera pas,
Quand tenu
par la main il fait ses premiers pas.
Ainsi de jour
en jour, il s'ouvre à la vie
Et de ses
propres ailes s'envolera du nid.
Ces tendres
événements seront des souvenirs
Qu'avec ce
PREMIER NÉ vous verrez refleurir.
Georges FAVREAU.
Sans doute découvrirons-nous
bientôt dans les prochains écrits de Georges quelques vers à la gloire
de Sète... L'auteur y songe, nous ne pouvons que l'inviter dans cette
voie.
Entretien
: par Bernard Stephan