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Le
CHICHOIS
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Philosophie
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LES
ZOONOSES
Depuis que l'homme côtoie les
animaux , donc depuis toujours, il en est malade !
Soit les parasites, virus ou
bactéries font leur nid dans sa chair, son sang ou sa lymphe pour s'y reproduire
ou s'y métamorphoser directement , ou d'autres microbes dans le rôle du méchant
font intervenir un traître ou une ruse du genre cheval de Troie : un autre
animal qui va jouer les intermédiaires. Ceux ci pouvant être touché par la
malade ou être un " porteur sain " ( ayant le microbe en son sein sans en être
malade mais le disséminant parmi ses congénères ou à d'autres espèces.).
Cet animal intermédiaire est
parfois indispensable pour la croissance du parasite. Celui ci se développe sous
forme larvaire dans un premier hôte, toujours d' une espèce précise, puis
inoculé dans un deuxième hôte, d'espèce obligatoirement différente du premier,
il va continuer sa vie adulte et pondre ses œufs à l'intérieur de ce deuxième
hôte ( l'homme par exemple). C'est à ce modèle que correspond le
paludisme.
Certaines petites bêtes sont moins
raffinées et peuvent se développer indifféremment à l'intérieur de plusieurs
espèces ( tuberculose, syphilis, grippe, rage, peste, sida, Brucellose…). Elles
sont parfois capricieuses ou poussées par des changements écologiques, et vont
changer de stratégies et envahir de nouvelles espèces ( Sida,ESB).
Ces différentes formes de maladies
mettant en jeu des passages entre animaux ( vertébrés) et l'homme s'appellent
des zoonoses. Pasteur et ses élèves ont rendus visibles par un détour
sous le microscope des laboratoires les agents infectieux, ces êtres minuscules
qui transitent dans le corps des gros animaux dont nous même.
D'autres scénarios faisant
intervenir des plantes sont encore plus complexes, nous en avons eu un exemple
dans l'étang de Thau : une minuscule algue produit à certaine époque une toxine
dans l'eau, celle ci est absorbée et filtrée par les coquillages sans qu'ils en
souffrent, mais si l'homme mange ces coquillages il peut être malade - troubles
neurologiques ou digestifs par exemple.
Les animaux entre eux aussi se
mangent, se parasitent et se font des pièges à l'aide de toxines. Lorsque
l'homme n'est pas concerné; on appelle cela des épizooties.
Les grandes épidémies sont toujours
favorisées par les grandes concentrations urbaines, l'insalubrité des conditions
de vie des hommes ou des animaux. Elles sont inhérentes à la vie sédentaire, à
l'élevage, aux voyages ( qui vont introduire de nouveaux acteurs dans des sites
écologiques et ainsi modifier leur équilibre). Pour résumer; la promiscuité, la
surpopulation et les changements brutaux(écologique) sont nocifs.
Que faire ?... puisque l'homme vit
de plus en plus dans d'immenses agglomérations, voyage de plus en plus - et par
son intermédiaire, les plantes et les animaux. Combattre les virus , comme
avant on combattait les mammouths ?... avec comme arme la médecine moderne
? Il est Intéressant de
constater que la nature amène toujours l'homme à franchir ses limites. Lorsque
il maîtrise - en tout cas en comprend le mécanisme - les épidémies causées par
des virus ou bactéries, la nature lui propose des agents " non conventionnels "
de propagation des maladies, par exemple les prions dont il ignore le mécanisme.
Est ce pour l'amener plus loin dans la découverte des mystères du monde ?
Le combat est toujours à
recommencer car bactéries, virus sont de très vieux habitants de la terre, des
centaines de millions de fois plus vieux que nous, ils ont appris à survivre à
beaucoup de modifications de leur environnement. C'est pourquoi les
antibiotiques ne leur font pas peur très longtemps. On ne croit plus, aujourd'hui, arriver à
faire disparaître toutes les maladies en particulier les maladies infectieuses
comme on le pensait il y a seulement quelques dizaines d'années. Mais on caresse
le même genre d'espoir par un autre biais avec la génétique, on cherche le gène
de la longévité, celui de la résistance à telle ou telle maladie, le gène de
l'immortalité ! Certains proclament, maintenant, que mourir ne serait pas une
fatalité. Cet espoir n'est
pas nouveau puisque dans les temps anciens en Egypte , en Chine, entre autres,
on coupait les mains ou la tête des médecins qui avaient échoué à guérir un
malade de haut rang, comme si il était toujours possible de vaincre la maladie
et la mort. Au " que faire
" ? Quelles autres réponses y a t il eu, ou peut il y avoir ? Rien faire, tout d'abord, laisser à Dieu
toute l'initiative. Trouver
un bouc émissaire, un sorcier mauvais. Que dit la logique à l'œuvre dans
l'agriculture bio appliquée à la médecine ? Nous avions vu, dans un précédent Chichois
que les stratégies d'action face aux " nuisibles ", aux maladies, les
parasitages et destructions des végétaux, aux luttes compétitives ( mauvaises
herbes) sont en quelque sorte négociées avec ces indésirables, avec la
nature. C'est la recherche
d'un optimum plus que d'un maximum. Négocier avec les nuisibles - animaux et
végétaux - c'est leur laisser leur part de butin en l'occurrence de choux ,
carottes et autres. Mais
sommes nous prêts - mêmes ceux qui défendent ces thèses - à ne pas rêver d'un
maximum d'années de survie, de laisser la nature choisir ses équilibres
?
Pourtant il semble qu'il faudra
tout de même faire des concessions à un équilibre global.
Géronime
Glasgow

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