Le Chichois..désobéissance civile

 

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La désobéissance civile, qu'est ce que c'est ?

Son origine.  Bien que remis au gout du jour dans sa lutte contre les OGM, Mr José Bové n'a pas inventé ce concept qui fut créé en 1849 par Henry David Thoreau dans son essai La Désobéissance civile, publié en 1849, après un séjour en prison pour avoir refusé de payer une taxe destinée à financer la guerre avec le Mexique.

Henry David Thoreau (12 juillet 1817 à Concord, Massachusetts, États-Unis - 6 mai 1862 à Concord, Massachusetts, États-Unis) est un essayiste, mémorialiste et poète américain.

Regardé par certains comme le premier environnementaliste, Thoreau était un philosophe de la condition humaine. Son essai 'La Désobéissance civile' a inspiré Tolstoï, Martin Luther King et Gandhi.

 

 

"Renoncer à la Désobéissance Civique, c’est mettre la conscience en prison", a dit Gandhi. La désobéissance civique est une action citoyenne et réfléchie.

L’action de désobéissance civile se distingue de l’objection par le fait qu’elle implique plusieurs personnes dépassant une simple prise de position personnelle. Cette action se situe aussi dans la non violence bien qu’elle implique d’enfreindre la loi quand elle est injuste. C’est tout le sens de ces luttes qui s’inscrivent dans la durée comme le combat des paysans du Larzac contre l’extension du camp militaire qui a durée 10 ans ou encore la lutte d’indépendance de Gandhi qui s’est étalée sur une période de 30 ans. Alain Refalo a aussi rappelé des exemples récents de désobéissance civile comme le renvoie des papiers militaires ou le refus de l’impôt dans les années 70 ou encore plus dernièrement les actions de réquisition de Droit au Logement ou des cinéastes mobilisés contre la loi debré concernant les étrangers.

Il rappelle aussi une parole de José Bové "les formes de résistances que l’on emploi portent en elles le type de société que l’on veut construire". Une des régles importantes étant que les actions doivent se faire au grand jour, ce qui implique d’assumer aussi la répression qui peut s’en suivre.

Dans la durée et dans le cadre d’actions bien pensées, le pouvoir se trouve confronté au dilemme suivant : ne pas réprimer et être affaibli par le fait que des individus enfreignent la loi ou les réprimer et prendre le risque d’un retournement de l’opinion publique. Un autre aspect important et que cette remise en cause de la loi entraine aussi la nécessité que l’on ai des propositions qui doivent faire progresser la loi dans le sens de plus de justice.

Ainsi transgresser la loi n’est pas une fin en soi mais implique la participation du plus grand nombre pour avoir une efficacité. Elle peut compter sur un soutien important de la collectivité puisque par exemple, 70% des Français de tous horizons sont opposés aux OGM dans leur alimentation. 16 régions refusent les O.G.M. et 1 500 communes ont pris des arrêtés pour les interdire sur leur territoire.

Une autre révolution tranquille ?

D'autres formes  de  désobéissance civile pourrait graviter autour d'une non-consommation. Celles ci étant quasiment assurées de non-represailles.  Bouder la télévision, ce qui d'ailleurs reposerait l'esprit..,  n'acheter que le minimum vital et choisir consciensieusement le producteur honnête, se passer des modes et de leur marketing intensif, ... ce ne sont certainement pas les idées qui manque dans ce mode de pacifisme contestataire ( contestation pacifique ? ).

 

C.D

 

 

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