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De
quoi j'me mel
LA BIODIVERSITE, ET ALORS?
Pourquoi
aurait on besoin de petites bêtes qui ne nous ont pas été
présentées ou dont les savants, eux même, ignorent
encore l'existence!
Pourquoi
aurait on besoin d'autres vivants que les chiens, les chats, les souris
de laboratoire et les entrecôtes de boeuf.
Pourquoi
s'encombrer de vivants qui ne nous sont pas directement utiles.
De
plus, de la diversité on va en créer avec le génie
génétique : des fraises/ phoques, des animaux avec des gènes
végétaux et même des mixtes fait de neurones animaux
ou humains et de matériel informatique. Pourquoi aurait on besoin,
à tout prix, d'une diversité "naturelle" non voulue,
non créée par l'homme?
Alors
les rétros pourquoi chouiner ? Pourquoi prophétiser la menace
que représenterait les ogm sur la biodiversité? Tout ce que
vous nous avez fait gagner c'est le désinvestissement de Monsanto
en Europe, il paraît qu'il ne veut plus entendre parler des Européens
et de leur méfiance à l'encontre des ogm - du moins tels
que ceux ci sont aujourd'hui construits, expérimentés, cultivés,
surveillés, commercialisés.
Pourquoi,
aussi, voulez vous casser un sublime projet immobilier, au nom de la défense
de la biodiversité, à seule fin de laisser vivre une ridiculement
minuscule plante protégée qui de plus ne produit rien, ne
nous sert à rien? Si on avait toujours agit comme ça aucune
civilisation ne serait née! On ne peut pas toujours se soucier des
nichées d'oiseaux migrateurs. ...
Pourtant,
maintenant, on le peut - et sans doute le doit on. C'est là la grande
question.
La
biodiversité représente nos ressources et celles de toute
la biosphère, ces ressources sont limitées. Une grande diversité
biologique est un potentiel de vie, d'adaptation à de nouvelles
donnes environnementales, de resistance à des prédateurs
inconnus jusque là, à toute situation extrême (certains
insectes supporteraient les irradiations, des bactéries vivent sans
oxygène, certains humains résistent, naturellement, au paludisme,
d'autres à la peste ou au sida, d'autres encore à la tuberculose,
de même si on sème plusieurs variétés d'une
même espèce de plante on a de bonnes chances qu'au moins une
variété résiste au prédateur présent
dans le champ - quel qu'il soit ), c'est aussi une réserve
de molécule ou de gènes thérapeutiques pour notre
espèce, une réserve potentielle de nouveaux aliments.
Cette
diversité est un équilibre, toujours en mouvement, de tous
les éléments de la faune, de la flore, de l'air, de la composition
et de la structure des roches; de la qualité de l'humus etc....
Cet
équilibre est instable et son évolution est difficilement
prévisible, dans l'état actuel de nos connaissances en écologie.
Plusieurs
phénomènes peuvent menacer ce fragile équilibre et
l'amener à un nouvel état, pour lequel l'être humain
ne sera peut être pas du tout adapté. Parmi ces phénomènes
certains sont notre fait : monoculture, déforestation, ogm (par
la dissémination de même gène à des plantes
sauvages), destruction de niches écologiques par du bétonnage
par exemple, braconnages divers, pêche trop intensive, intrusion
- volontaire ou non - d'un prédateur / envahisseur - qui est inconnu
jusque là dans telle niche écologique et n'ayant pas de contre
prédateur devient un envahisseur (comme les lièvres en Australie,
une algue en Méditerranée, une jacinthe d'eau dans les cours
d'eau et lac d'Afrique) etc ...
La
fragilité de la biodiversité, sa vulnérabilité
aux divers changements de l'environnement, en l'occurrence l'introduction
de plantes génétiquement modifiées à grande
échelle, c'est ce qu'ont révélé, le 16 octobre,
deux études Anglaises, menées sur 3 et 4 ans et portant sur
la répercussion des cultures de colza, betterave et maïs, génétiquement
modifiés. Ces plantes ont, greffés sur leur génome,
des gènes de résistance à un herbicide , elles ont
été cultivées en plein champ, on a cherché
à évaluer leur impact sur des populations d'insectes (dont
abeilles et papillons) et d'oiseaux. C'est la plus grande étude
menée à ce jour, sur le sujet, elle a été commandité
par le gouvernement Blair, pour décider ou non d'autoriser la culture
d'ogm commerciaux en Grande Bretagne.
Si
ces études montrent un effet délétère, des
plants de colza et de betterave génétiquement modifiées,
sur le nombre d'insectes et de papillons d'une parcelle, relativement à
leur nombre sur une même surface voisine plantée et cultivée
de façon dite conventionnelle ( non ogm mais usant de bons nombre
d'intrants: engrais, herbicide et insecticides), cet effet n'est pas directement
dû à leur nature "ogm" mais - contrairement aux affirmations
publicitaires des semenciers - au fait que de plus grandes quantités
de pesticides sont épandues sur ces parcelles, cela directement
en raison de la présence du gène de resistance à un
herbicide, les plantes cultivées pouvant être aussi copieusement
arrosées que les mauvaises herbes. De grosses doses d'herbicide
sur la totalité des champs réduit à zéro les
réserves de nourriture pour les insectes et ceux ci, bien évidemment
quittent le terrain .
De
plus le colza cultivé dissémine ses gènes de résistance.
Le colza se croise très facilement avec les variétés
sauvages ( ravanelle ) qui sont, elles, considérées comme
des mauvaises herbes, ces mauvaises herbes vont donc devenir résistantes
à l'herbicide et se conduire elles aussi comme des envahisseurs.
Le colza transgénique se croise aussi, bien évidemment, avec
les cultures "conventionnelles" et "biologiques", et contamine leur génome.
Cette
méthode fait gagner un peu de temps, et donc de productivité
à l'exploitant ( mais aggrave la surproduction, la chute des prix
mondiaux et la ruine des petits paysans du tiers monde). Au final, les
seuls gagnants sont les semenciers. Mais on vient de voir que le principal
argument de vente des ogm: une moindre utilisation de pesticides est donc
invalidé par les plus récentes études.
Géronima
Glasgow

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