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............| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N°17| |
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Suite du numéro 16
La créature se jeta sur moi et tenta de me mordre au cou. Mais elle n'y arriva jamais… Ma foi fut plus forte, nous engageâmes un combat au corps à corps qui fit voler en éclat mes chaînes, toute la colère que je n'avais pu exprimer pendant ma captivité, la mort injuste de Foulques et celle de mes compagnons d'infortune décupla mes forces et je forçais cette créature diabolique à me fuir. Dieu était avec moi ce jour là. Nous étions tous enchaîné les uns aux autres ce qui fait que lorsque mes chaînes furent brisées, nos compagnons purent se détacher et fuir. Ils me désignèrent comme le chef de cette expédition. A ce moment là je regardais celui qui avait tué Foulques lors de la rixe dont j'avais précédemment parlé, je n'avais plus de colère en moi, alors je posais ma main sur son front et lui pardonnais. Il pleura. Nous ne connaissions pas vraiment ce château mais nous étions sûr que les cachots communiquaient avec les égouts. Alors nous descendîmes au plus profond des fondations et nous les trouvâmes. Mes compagnons y descendirent mais je ne les suivi point. Il fallait que je délivre les autres prisonniers. Nous ne pouvions pas les laisser là. Alors avec leurs encouragement je remontais seul. Une fois revenus dans les cachots, je me mis à prier Dieu de m'aider dans cette tâche. Je remontais prudemment les escaliers en colimaçon et pointais le bout de mon nez à l'entrée des cachots du niveau supérieur. Là je vis vingt-cinq autres malheureux enchaînés les uns aux autres. Trois d'entres eux me semblait être des chevaliers Hospitaliers, le reste des chevaliers et de grands nobles. L'un d'entre eux me vit et écarquilla les yeux. Je lui fit signe de se taire, il ne fallait pas que les gardes ne me repèrent. Doucement je montais, je penchais la tête sur la droite et je vis que deux gardes était en train de torturer un jeune chevalier. Celui-ci avait la main posée sur un billot et s'apprêtais à lui trancher la main, l'ennui c'est que ce garde me faisait face. L'autre garde me tournait le dos. Je regardais leur armement, Tous les deux étaient équipés d'un cimeterre et d'un dague à lame courbe. Il fallait que je me rapproche suffisamment d'eux pour prendre la dague de celui qui me tournais le dos et lui trancher la gorge. Oui à ce moment là je voulais les égorger comme les moutons. Doucement je m'avançais et je ne sais ni comment ni pourquoi, les gardes ne me virent point. Je tirais la dague du premier garde et avant qu'il ne puisse faire quelque chose, son corps baignait dans son propre sang. L'autre garde cria quelque chose qui me sembla être : "Alerte !!". Ce fut ce qui le perdit, je lançais mon corps en avant et plantais la dague directement dans son cœur. Il s'écroula sur le sol. Je pris son cimeterre et détachais les prisonniers. Ils s'enfuirent tous dans la direction que je leur avais indiqué. J'entendais le reste des gardes approcher, je décidais de rester en arrière pour les contenir. Je pouvais résister suffisamment longtemps pour que ces pauvres hères fuient. De plus les gardes se trouveraient coincés dans l'escalier en colimaçon. Je combattis pendant au moins une heure mais la fatigue et le manque de nutrition furent ma perte. Ils me tombèrent tous dessus mais ne me tuèrent point. Je fus enchaîné et traîné devant le sultan. Je pensais que j'allais enfin trouver le repos auprès de Dieu. " de Alexandre Denjean / A suivre dans le numéro 18 ___________________________________________________________________ |
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