...................
...................
............| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N°16| |
**********
|
LE DEVOIR DE MEMOIRE
Mai est le mois des commémorations ! Sète s'est souvenu : bataille de Camérone, journée mondiale de la déportation, victoire du 8 mai 1945 à Berlin, en présence de personnalités civiles et militaires. Ces deux dernières furent placées sous le signe du devoir de mémoire auprès des générations montantes avec, notamment, l'implication d'élèves de CM2 des écoles Jean Macé à Sète et Les Terres blanches à Frontignan mardi 8 mai et celle de lycéens de Paul Valéry primés au concours de la Résistance lors de la journée nationale de la Résistance et de la déportation au monument Rose Roc - maquis Jean-Pierre à la Corniche. Le devoir de mémoire concerne une " foultitude " d'aspects de la guerre : batailles, résistance de celles et ceux qui s'engagèrent dès les premières heures après l'armistice de juin 1940, déportation, internement rimant avec souffrances, tortures, mort… Il concerne également le comportement, la mentalité des civils lambda d'alors. Ainsi, les résistants médaillés ne doivent pas faire oublier toutes ces familles qui, loin des maquis, ont, dans l'anonymat le plus complet, avec une grande abnégation, partagé le peu qu'elles avaient, caché des enfants Juifs ou non, accueilli des enfants des villes à la campagne, leur permettant ainsi de manger un peu plus à leur faim, de vivre leur enfance malgré tout. A leur manière, ces gens là ont, eux aussi, résisté à l'ennemi. Le devoir de mémoire se doit également de faire sortir des oubliettes tous ces les résistants de la dernière heure, voire de la 25e heure ! Ceux qui ont pris le maquis pour échapper au Service du travail obligatoire (STO) et qui, pour manger, débarquaient arme aux poing dans les maisons, ne se préoccupant nullement si des enfants étaient affamés. Que dire aussi de ceux qui ont fait du marché noir, non pas pour partager, mais pour vendre aux riches et, ainsi, se constituer un confortable magot. Que dire de ces bons Français, miliciens ou simples individus qui ont dénoncé à tout va leurs voisins parce que leur tête ne leur revenait pas, renseigné les Allemands sur la situation des maquis, jusqu'à les guider à travers routes et chemins. De ceux qui ont libéré leurs petites villes ou villages alors que les Allemands étaient partis depuis belle lurette… De ceux qui, aujourd'hui encore, traitent les enfants nés (ils n'y sont pour rien eux !) de père allemand, d'enfants de boches, de nazis, de SS, faisant porter sur les épaules de ceux qu'ils nomment pudiquement " enfants de la guerre ", le poids d'un pays. Tout le monde a vu le film " Au bon beurre " avec Roger Hanin. Il reflète parfaitement cette réalité. Le devoir de mémoire implique également de mettre en lumière l'épuration pratiquée par les " gaullistes " de dernière minute. Sans jugement aucun, ces exactions n'ont pas, hélas, frappé que les " collabos ". La liste n'est pas exhaustive : tonte des femmes, tuerie d'infirmières, religieuses ou non, docteurs qui ont soigné des Allemands (eux, soignaient simplement des hommes), de commerçants ne vendant, pour certains, que de simples lacets de chaussures…Il ne fallait pas grand chose pour se retrouver devant le poteau d'exécution ou être balancés, tête première, dans un puits. Cela a bel et bien existé dans n'importe quel coin de France. Et les générations montantes ont le droit de savoir que les méchants n'étaient pas exclusivement chez l'ennemi ! C'était la guerre vont objecter certains. Qu'éprouvent ces braves gens, aujourd'hui parents, grands parents ? Aucun enseignement n'est tiré de l'histoire. Des hommes, des femmes se sont battus pour la liberté et on retrouve le même obscurantisme, la même méchanceté envers les différences de races, d'habillement, de manière de vivre, de penser… Dieu merci, les courageux rehaussent le niveau. KATY GOSSELIN Une information pour les non-internautes : un exemplaire du CHICHOIS sous sa forme papier est disponible à la médiathèque de Sète. En principe, il sera disponible des le lendemain de sa parution et consultable sur place (vous ne pourrez pas l'emprunter et le lire à la plage). |
|
| CONCEPTION MAINTENANCE HEBERGEMENT SITES INTERNET-OPIS SETE 04 67 53 24 59 |
|