...................
...................
............| Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N°18| |
**********
|
_____________________________ lectrices, lecteurs et internautes de tous horizons... Les deux textes que nous vous proposons aujourd'hui ont été écrit par Michèle CAILLOL.et Augustin Di Martino. ________________________ Musique estivale. On l'a quittée depuis longtemps, la maison de notre enfance.Elle est bien loin, la villa "les Cigales", dressée sur la colline, bravant le fort mistral mais chaque année, dès le premier chant des cigales, son souvenir nous obsède et nous enchante.On se revoit allongée sous le cerisier dans un état de somnolence bourdonnante. Le passé si présent est presque parfait. L'été, alors, pend la crémaillère. Le corps enveloppé d'un souffle d'air brûlant on recherche les ombres, on paresse, on somnole qui sur une balancelle, qui sur une chaise longue. Le chat, sous l'olivier, coule une sieste ronde. Les premiers cris nous surprennent. Quelques accords timides, tels des musiciens avant un concert, puis l'orchestre s'enflamme, monoinstrumental. Les cigales jouent de leur caisse de résonance, elles craquettent, elles cymbalisent avec ardeur, sans discontinuer. Elles sont nées pour ça, festives amies de nos vacances. Après quatre années de ténèbres elles ont bien mérité, Madame la fourmi, ne vous déplaise, de chanter à perdre haleine durant leurs trois courtes semaines de représentation ! Chaque matin, de nouvelles larves sortent du jeu de boules, au fond du jardin, à dix pas du figuier et se hissent sur la branche d'un arbre pour leur métamorphose. Alors, le jardin tout entier, écrasé de lumière, aux senteurs de fruits mûrs; bruissera tout le jour de milliers de cymbales, chaque arbre possédé par la même gaîté. Vibrantes, stridulantes, entêtantes, parfois agaçantes mais ô combien envoûtantes sont les cigales qui accompagnent nos étés de Provence. On n'a plus envie de bouger, surtout, ne pas ouvrir les yeux... on est sur la balancelle, on a quinze ans... on est bien. Avril 2001 Michèle CAILLOL ________________________
Un jour d'été, le soleil brille et le ciel est d'un bleu azur, parfait sans aucun nuage, on pourrait s'y baigner suspendu à l'envers. Les oiseaux chantonnent dans les arbres, et les petits qui viennent de naître gazouillent et quémandent la becquée, les parents les auraient-ils oubliés ? ou flirtent-ils quelque part ? Mon petit chardonneret s'égosille, il chante dans sa pauvre cage, je pense que je ne supporte plus de le voir derrière ces barreaux. Je vais le libérer de ses chaînes, mais voilà s'envolera-t-il ? Il est tellement bien soigné par maman. 9h - Oh j'entends un sifflet au dehors, c'est notre signe de ralliement, les copains bien sur................ Tino, on va à la plage s'écrie Chicha ! Tu viens ? OK j'arrive. Au revoir petits oiseaux, à bientôt, et nous voilà partis avec les copains : Chicha, Jallil, Jean-Marc sur la route des caroubiers accablés déjà par la chaleur de cet été qui assèche nos gorges. Sur notre route nous nous désaltérons à une fontaine au bord de la route, hum quelle est fraîche ! ... Deux kilomètres à faire pour arriver "au lever de l'aurore" plage qui nous attend tous les jours avec sa grande bleue et ses rochers aux deux extrémités parallèles qui s'élèvent comme des menhirs. Nous ne sommes plus très loin, encore un effort... Quelques mètres et nous apercevons déjà des baigneurs qui batifolent dans cette eau limpide qui ressemble à un miroir qu'on aurait superposé au-dessus. Sitôt arrivé, Jean-Marc propose de faire un petit match de foot sur le sable et ensuite de se baigner, et la drague comme d'habitude. C'est ce que nous faisons habituellement, des filles sont présentes sur la plage, magnifiques au teint halé et d'un corps à retenir son souffle, il y a Marie Claude avec sa charpente musclée et ses lolos qui nous font rêver, il y a Danielle plus mince avec ses longues jambes de mannequin, ses yeux d'un bleu profond qui nous envahit de plaisir.
Après nos différentes activités, déjà midi, il faut rentrer, et refaire le chemin en sens inverse. Fatigués et rougis comme des écrevisses nous parcourons ce calvaire et ils nous semblent que la route n'en finit plus, le bitume fond comme du caramel sous la chaleur, et lorsque nous arrivons enfin chez nous, trempés de sueur, les mamans ne tardent pas à nous montrer du doigt l'endroit salvateur de la douche. Un bon petit repas et prêt pour la grande aventure de cet après midi. FABRIQUER DE LA GLACE. Après notre épopée matinale, comme promis nous nous retrouvons l'après midi chez Jean Marc. La chaleur est torride, l'humidité du couloir qui mène au troisième étage de Jean Marc nous fait du bien. Tous les ingrédients sont bien là présents. Nous pouvons commencer. Une fois chargée la sorbetière ronronne sous nos tours de mains, les bras tournent cette machine qui ressemble à une toupie, à tour de rôle, nous ne tardons pas à être en sueur. De temps en temps ils nous semblent qu'une certaine odeur savoureuse se dégage de cet appareil infernal. Après que les tours de bras n'en finissent plus de gesticuler dans tous les sens, la bonne odeur de sucre et de vanille vient enfin taquiner nos narines. Nous parlons de plus en plus fort, à nous donner des conseils de prudence, afin que cette précieuse mixture ne puisse tourner en lait caillé... Jean Marc est aux commandes, il s'essoufle. Tino lui conseille d'avoir un effort constant. -
On entend des bruits dans l'escalier, ce sont les parents de Jean Marc. -
Hum, hum... les voisins s'en repartent en grommelant. Et le cycle infernal reprend de plus belle. Les bras tour à tour s'emploient à tourner la manivelle de cette machine diabolique qui devrait dans peu de temps nous laisser entrevoir un liquide blanchâtre. Nos papilles commencent à nous taquiner.
La sorbetière est ouverte avec un cérémonial digne d'artistes montant en scène, une glace blanche, ferme et épaisse se découvre à nos yeux étonnés et remplis de surprise et de joie.
Augustin
Di Martino.
Envoi de vos textes, analyses, histoires et scoops. " Notez dans l'espace ci-dessous le texte que vous souhaitez envoyer. ( Vous pouvez le préparer hors connection avec votre logiciel de traitement de texte et ensuite faire un "copier/coller" dans cet espace). Vous pouvez signer, ou non, avec le nom qui vous plait. Nous assurons la totale confidentialité des identités. Si vous désirez utiliser l' E-Mail : cliquez ici
|
|
| CONCEPTION MAINTENANCE HEBERGEMENT SITES INTERNET-OPIS SETE 04 67 53 24 59 |
|