Imprimer
Chichois
**********
Votre
avis
Commentez
ou critiquez cet article sur le Forum
*********
Haut de la page
|
|
LES
ZOONOSES
Depuis que l'homme côtoie
les animaux , donc depuis toujours, il en est malade !
Soit les parasites, virus ou
bactéries font leur nid dans sa chair, son sang ou sa lymphe pour
s'y reproduire ou s'y métamorphoser directement , soit des microbes
- dans le rôle du méchant font intervenir un traître
ou une ruse du genre cheval de Troie : un autre animal qui va jouer les
intermédiaires. Celui - ci pouvant être touché par
la malade ou être un " porteur sain " ( ayant le microbe en son
sein sans en être malade mais le disséminant parmi ses congénères
ou à d'autres espèces.).
Cet animal intermédiaire
est parfois indispensable pour la croissance du microbe- parasite. Celui
ci se développe sous forme larvaire dans un premier hôte,
toujours d' une espèce précise, puis inoculé
dans un deuxième hôte, d'espèce obligatoirement différente
du premier, il va continuer sa vie adulte et pondre ses œufs à
l'intérieur de ce deuxième hôte ( l'homme par exemple).
C'est à ce modèle que correspond le paludisme où
le moustique est le premier hote..
Certaines petites bêtes
sont moins raffinées et peuvent se développer indifféremment
à l'intérieur de plusieurs espèces ( tuberculose,
syphilis, grippe, rage, peste, sida, Brucellose…). Elles sont parfois
capricieuses ou poussées par des changements écologiques,
et vont changer de stratégies et envahir de nouvelles espèces
( Sida,ESB).
Ces différentes formes
de maladies mettant en jeu des passages entre animaux ( vertébrés)
et l'homme s'appellent des zoonoses. Pasteur et ses élèves
ont rendus visibles, par un détour sous le microscope des laboratoires,
les agents infectieux, ces êtres minuscules qui transitent dans
le corps des gros animaux dont nous même.
D'autres scénarios faisant
intervenir des plantes sont encore plus complexes, nous en avons eu un
exemple dans l'étang de Thau : une minuscule algue produit à
certaine époque une toxine dans l'eau, celle ci est absorbée
et filtrée par les coquillages sans qu'ils en souffrent, mais si
l'homme mange ces coquillages il peut être malade - troubles neurologiques
ou digestifs par exemple.
Les animaux entre eux aussi
se mangent, se parasitent et se font des pièges à l'aide
de toxines. Lorsque l'homme n'est pas concerné; on appelle cela
des épizooties.
Les grandes épidémies
sont toujours favorisées par les grandes concentrations urbaines,
l'insalubrité des conditions de vie des hommes ou des animaux.
Elles sont inhérentes
à la vie sédentaire, à l'élevage, aux voyages
( qui vont introduire de nouveaux acteurs dans des sites écologiques
et ainsi modifier leur équilibre). Pour résumer; la promiscuité,
la surpopulation et les changements brutaux(écologique) sont
nocifs.
Que faire ?... puisque l'homme
vit de plus en plus dans d'immenses agglomérations, voyage de plus
en plus - et par son intermédiaire, les plantes et les animaux.
Combattre les virus , comme avant on combattait les mammouths ?... avec
comme arme la médecine moderne ?
Il est Intéressant de
constater que la nature amène toujours l'homme à franchir
ses limites. Lorsque il maîtrise - en tout cas en comprend le mécanisme
- les épidémies causées par des virus ou bactéries,
la nature lui propose des agents " non conventionnels " de propagation
des maladies, par exemple les prions dont il ignore le mécanisme.
Est ce pour l'amener plus loin dans la découverte des mystères
du monde ?
Le combat est toujours à
recommencer car bactéries, virus sont de très vieux habitants
de la terre, des centaines de millions de fois plus vieux que nous, ils
ont appris à survivre à beaucoup de modifications de leur
environnement. C'est pourquoi les antibiotiques ne leur font pas peur
très longtemps.
On ne croit plus, aujourd'hui,
arriver à faire disparaître toutes les maladies en particulier
les maladies infectieuses comme on le pensait il y a seulement quelques
dizaines d'années. Mais on caresse le même genre d'espoir
par un autre biais avec la génétique, on cherche le gène
de la longévité, celui de la résistance à
telle ou telle maladie, le gène de l'immortalité ! Certains
proclament, maintenant, que mourir ne serait pas une fatalité.
Cet espoir n'est pas nouveau
puisque dans les temps anciens en Egypte , en Chine, entre autres,
on coupait les mains ou la tête des médecins qui avaient
échoué à guérir un malade de haut rang,
comme si il était toujours possible de vaincre la maladie et la
mort.
Au " que faire " ? Quelles autres
réponses y a t il eu, ou peut il y avoir ?
Rien faire, tout d'abord, laisser
à Dieu toute l'initiative.
Trouver un bouc émissaire,
un sorcier mauvais.
Que dit la logique à
l'œuvre dans l'agriculture bio appliquée à la médecine
?
Nous avions vu, dans un précédent
Chichois que les stratégies d'action face aux " nuisibles ", aux
maladies, les parasitages et destructions des végétaux,
aux luttes compétitives ( mauvaises herbes) sont en quelque sorte
négociées avec ces indésirables, avec la nature.
C'est la recherche d'un optimum
plus que d'un maximum.
Négocier avec les nuisibles
- animaux et végétaux - c'est leur laisser leur part de
butin en l'occurrence de choux , carottes et autres.
Mais sommes nous prêts
- mêmes ceux qui défendent ces thèses - à ne
pas rêver d'un maximum d'années de survie, de laisser
la nature choisir ses équilibres ?
Pourtant il semble qu'il faudra
tout de même faire des concessions à un équilibre
global.
Géronime
Glasgow
|