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Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net.
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EDITORIAL

Tranche de vie

" Moi avec mon chien, je marche à travers les villes. Je poursuis mon chemin, celui d'un homme avec son chien. Et pour lui donner à manger, je fais fort bien la mendicité. Mais j'aime trop la liberté pour déconner et me retrouver emprisonné.

Moi, me retrouver emprisonné dans cette société, Je vous dis non, j'aime trop ma liberté. Pour être obligé de payer la vie qu'on a méritée !

Je dis non et sur la chemin de la vie, Poursuivant mon chemin, Je suis heureux d'être ce que je suis avec mon chien. Je vous laisse tout ce matériel dont vous avez tant besoin.

La société cache votre lucidité. Vous qui croyez tant à l'amour qu'on vous offrira un jour n'est que trompette ! L'amour que vous portez en vous ne peut être révélé que si vous aimez.

Alors, crions haut et fort ce que nous pensons ! Peut-être, mon chien et moi nous arrêterons nous dans un coin de cette pauvre terre ? Salis, meurtris, mais toujours en vie !

Ecrit par un Sétois : David CARRIERE

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ECHOS

Quai d'Alger Très demandé le quai d'Alger et ses prolongements quai commandant Samary, quai de la République. Tous y veulent accoster: les navires de croisière, les pêcheurs, les services de navigation, les douanes, les plaisanciers. Par contre, les riverains que l'on a tendance à oublier préfèrent les paquebots de croisière. Ca leur fait de la distraction, ça ne dure pas longtemps et ça ne laisse pas de déchets contrairement aux pécheurs qui sont un peu "goulamas"...

Joli mur Depuis le printemps dernier, un mur est en construction le long de la montée des Arabes, coté Souras-Bas. Il est édifié à l'ancienne, pierre par pierre, d'où la durée du chantier. Le résultat est charmant et embellit ce lieu de passage si fréquenté par les touristes. Ifremer

Dans ce même coin, face au Théâtre de la Mer, l'immeuble qui abritait les scientifiques d'Ifremer est vide, ceux-ci s'étant installés aux Quilles. A quoi vont servir ces locaux? Du coté de la mairie, on aimerait bien en faire un Musée des traditions sétoises, ce qui libérerait le Musée Paul-Valéry de ses encombrantes collections régionales (joutes, archéologie) et lui permettrait de mieux exposer ses richesses picturales.

Banane! A Sète, c'est une injure de traiter quelqu'un de banane. Ca sous-entend un naïf légèrement jobastre sur les bords. Maintenant que nous sommes devenus le port français numéro un de la banane avec la création d'une ligne régulière avec les Antilles, il ne faudra plus utiliser ce terme qui risquerait de vexer nos clients maritimes.

......B.Baraillé

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BALLADE

De Roquebrun à Olargues

Il est beau notre littoral mais n'oubliez pas notre arrière-pays. Cette fois, nous avons choisi Olargues que tous les guides s'accordent à classer parmi les plus jolis villages de France et en tous cas du Midi.

Pour vous y rendre, il faut passer par Béziers. Evitez le centre ville et pour cela, que vous veniez par la 113 via Pezenas ou par la 112 via Agde, prenez l'autoroute à l'entrée de Béziers et quittez la à la sortie Ouest, la dernière. Prenez la direction de Saint Pons puis au premier carrefour celle de Roquebrun. Si vous manquez cet embranchement, pas de panique, allez jusqu'à Saint Chinian d'où vous irez retrouver Roquebrun et la délicieuse vallée de l'Orb, royaume des cerisiers et des orangers en bord de route. En ce moment, ce sont les mimosas qui explosent.

Bientôt, vous arriverez sur la route des piémonts reliant Bédarieux à Saint Pons. Encore quelques kilomètres de jolie route où se succèdent les invitations à s'arreter pour pique niquer ou se détendre et voila Olargues. Le coup d'oeil est agréable sur les rives du Jaur et les maisons et clochers étagés en flanc de colline.

Résolument tournée vers le tourisme, cette commune placée au centre d'une région sauvage et préservée du béton vous fera le meilleur accueil. D'ailleurs, un bureau d'accueil est ouvert au centre du village de 8h à 18 h 30 tous les jours sauf dimanche. Vous y trouverez des feuillets-guide très complets sur la gamme d'activites proposées : affût aux mouflons, sorties thématiques sur la flore ou la géologie,etc... Téléphone : 67.97.71.26

Olargues est d'ailleurs le siège du Centre permanent d'Initiation à l'Environnement et un point idéal pour des promenades en bord de rivière ou dans les collines. Mais le village lui-même mérite qu'on s'y attarde avec ses ruelles d'un autre âge, son vieux pont moyenâgeux, appelé lui-aussi Pont du Diable, ses châtaigniers, ses chapelles rurales et ses anciens moulins. La journée sera trop courte pour tout voir et tout faire .

Parions que vous reviendrez à Olargues !

-- B. Barraillé

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SCIENCES

BIOETHIQUE / suite 
( discussion entre S. Demos et G. Glasgow)

----A quoi sert la bioéthique ? 
---- A mettre des limites à l'action humaine que ce soit sur les organismes vivants, ou sur l'homme.. 

----- A quoi servent les experts scientifiques ? 

----- A dire le possible de la science. 

----- Mais la bioéthique n'est pas qu'une discussion sur le possible, tout le possible n'est pas permis , et pourtant les comités éthiques sont constitués en majorité d'experts scientifiques. 

Ce n'est pas parce qu'une action scientifique est possible et sans danger immédiat sur la vie qu'elle est permise automatiquement, par exemple le clonage reproductif., la stérilisation des semences de céréales, ou la prise des brevets sur le vivant sont possibles techniquement, mais en principe interdits. C'est dans de telles situations que des philosophes, des psychanalystes, des anthropologues, des juristes, des citoyens ont droit à la parole et celle ci devrait valoir autant que celle des scientifiques.

Les experts scientifiques sont, aussi, là pour estimer les risques, ceux que font peser la situation naturelle ou la solution technique, et dans ce dernier cas les experts doivent évaluer si les risques ne sont pas plus importants que les avantages que l'on peut en espérer ?

Les experts scientifiques peuvent souvent prédirent les bienfaits et la non dangerosité à court terme, mais de moins en moins à long terme - alors que le long terme en question se rallonge prodigieusement : persistance de la dangerosité des déchets nucléaires ou effets des changements climatiques, sur des millénaires !

De plus la faisabilité technique est, de nos jours , très en avance sur la compréhension rationnelle des phénomènes, dans tous les domaines des sciences ( manipulation génétique, mais aussi en physique) , la prévisibilité devient donc impossible ; Cette avance de plus en plus rapide du faire sur le comprendre est remarquable aujourd'hui.

La certitude scientifique comme seul élément de décision ne semble plus totalement fiable, de nombreux acteurs sont mêlés à la polémique.

Prenons par exemple les changements climatiques, une majorité de scientifiques pensent que le réchauffement est prouvé, mais les prédictions dans la poursuite du phénomène varient de 0,5° à 6° pour le 21ème siècle, ce qui entraînerait des conséquences fort différentes.

Il est aussi prouvé que la concentration de CO² ( produit par l'activité humaine) a triplé en quelques décennies, certains pensent qu'il y a relation de cause à effet, d'autres non. Pour ces derniers à l'origine du réchauffement il y aurait un phénomène naturel : l'activité solaire. 

Pour d'autres enfin, la futurologie est une niaiserie, on n'en a pas besoin. On pourrait poser une devinette : qui s'engage dans la polémique, revendiquant la Vérité Scientifique pour quelle option ? Bizarrement les industriels et scientifiques rattachés à l'industrie ne croient pas à l'hypothèse du lien entre CO² et réchauffement, peut être ont ils raison . 

C'est dans ce genre de situation qu'est utilisable le principe de précaution : lorsqu'il existe un risque lourd et irrémédiable durant un ou deux milliers d'années ( tous sont d'accord) si la prédiction pessimiste se réalise., Et lorsque la prise d'un tel risque n'est pas justifiable par un besoin, une crise vitale immédiate.

--- Que vient faire l'éthique dans cette histoire d'incertitude scientifique ? De toute façon nous seront tous morts avant la fin du siècle et peut être les risques sont ils surestimés . Peut être n'est ce qu'un dernier avatar de la célèbre culpabilité judéo-chrétienne toujours prête à fondre sur l'homme et ses actes .
Peut être, peut être pas.. 

Il existe dans toute action humaine une incertitude quant au résultat, c'est à cause d'elle ou malgré elle que l'homme doit promettre et être responsable de ses actes. 

C'est dans le " peut être " de la science d'aujourd'hui que se glisse l'éthique, celle ci , par le développement de pensée qui est exigé d'elle et donc l'évolution conceptuelle qu'elle peut entraîner, est tout de même plus riche que le sot leitmotive sans appel : " le risque zéro n'existe pas ". 

---- la place de l'éthique ne s'est pas faite tout de suite avec la même puissance qu'aujourd'hui . Peut être parce qu'avant , la science était peu remise en question, elle était l'espoir sans ombre de l'humanité. Déjà au début du siècle il y avait eu une crise de confiance vis à vis de l'industrie alimentaire, en Amérique. Les citoyens réclamaient alors la transparence, plus de rationalité, des contrôles scientifiques sur la fabrication industrielle des aliments, il en était né la Food and Drug Administration,  et le rôle des expertises scientifiques dans les décisions politiques. Le problème était, comme aujourd'hui, une polémique économique mais la bioéthique était encore dans les limbes. 
Dans les années 70 il y eut plusieurs rencontres de scientifiques inquiets pour la sécurité des recherches sur les recombinaisons de l'ADN ( sections de l'ADN recollées avec des morceaux provenant d'espèces différentes ).

.Ils voulurent tenir séparées les questions purement scientifiques et les questions éthiques, et rester entre eux. Ils proposèrent un moratoire sur la poursuite des recherches. 

Ainsi l'éthique voulant donner des leçons à la science, c'est relativement nouveau. Relativement, parce que les physiciens s'étaient déjà posés des questions de responsabilité à propos de l'usage destructeur qui pouvait être fait de leurs découvertes ( bombe sur Hiroshima).

Dans l'ensemble l'éthique s'est développée, telle que nous la connaissons aujourd'hui, surtout à partir de la 2ème moitié du 20ème siècle ( crime contre l'humanité, déclaration universelle des droits de l'homme, lutte contre le racisme) et la bioéthique plus récemment encore. Les deux reposent sur les mêmes concepts. 

---- Le rôle des experts scientifiques, sollicités par les forces progressistes, comme butoir aux dérives industrielles, au début du siècle, semble aujourd'hui s'être inversé : pour une grande part, ils portent en avant la marche de l'industrie. Qu'est ce qui a changé ?
Hyper adaptation de l'industrie ? Intéressement des scientifiques ?

En fait comme dans toute situation, particulièrement l'humaine, les alliances entre acteurs se nouent et se dénouent, le sauveur d'un jour devient persécuteur, ou victime le lendemain… mais pas toujours , cela doit dépendre s'il était sur sa vérité intérieure dès le début au lieu d'être sauveteur dogmatique, et s'il avait la souplesse d'adaptation aux situations. Progressiste, rétrograde ne sont pas des étiquettes fixes et  selon les moments elle seront collées sur tel ou tel.

----- Qu'est ce qui a redonné la parole a l'éthique ? qu'est ce qui l'oppose à la science ? Comment se pose l'éthique du 20ème siècle ? 
----Sans doute est ce la deuxième guerre mondiale qui, par force, a redonné la parole à l'éthique.

Le Tribunal de Nuremberg a parlé en premier - en 45 - des crimes contre l'Humanité.

La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme date du 10 décembre 1948.

La société internationale ( 180 pays) dira son accord - du moins théorique - à ce principe universel sacralisant le sujet humain universel.

Des institutions internationales se sont constituées ,émanant de l'ONU, pour agir dans ce sens : UNESCO, OIT. La cour pénale internationale a été créée en 1998. 

Tous ont soutenu le concept de " Dignité humaine " définie comme l' " irréductible humain ".

Les lois de bioéthique datent de 94, en France, les diverses commissions nationales ou Européenne datent aussi des années 90.

La Bioéthique reprend à son compte ces mêmes notions : Humanité, Dignité Humaine ; elle va rajouter dans ses concepts de base: l'Espèce humaine.

----- Comment s'articulent ces notions ?
----- Tout d'abord reparlons un peu de la morale, de l'éthique si l'on préfère. 

La morale, donc, va fixer des limites, dire le bien et le Mal.., tache risquée s'il en est : Les utopies ( à commencer par celle de Platon ! mais elle ne fut heureusement jamais réalisée) en fixant le Bien pour les hommes et tentant de le réaliser ont - toujours ? - ouvert la porte à la terreur, au totalitarisme. Etait ce une étape indispensable ? enfin il semble qu'en voulant faire le bien on puisse aboutir au mal. Reste la solution de nommer le Mal en premier, de s'en prémunir et tout ce qui agira dans ce sens sera le Bien, cette solution n'est pas nouvelle.

Il y a plus de sciences- fiction catastrophes qu'idylliques.

On a donc le mal et le bien en général et un sujet humain universel, c'est sans doute de là ( cette unité du sujet, de l'éthique)que pourrait advenir une perversion. On en discutera par la suite. 

L' éthique de nos jours s'appuie le plus souvent sur la morale Kantienne, sur la religion Chrétienne. 

L'Humanité est par définition universelle.
Humanité et dignité de l'humanité soulignent que la condition humaine ne peut se réduire à sa vie animale biologique.. Il est donc hasardeux de faire dépendre les décisions éthiques des résultats évolutifs de la biologie. C'est pourtant une dérive qui n'est pas toujours évitée : ainsi dans une déclaration de l'UNESCO - qui sera rectifiée rapidement - il est dit " Le génome humain sous tend l'unité fondamentale de tous les membres de la famille humaine " fondant l'humanité sur une base biologique et de plus réduite au génome.

La Dignité humaine est difficilement définie, soit de façon négative, soit la définition est acculée à " l'irréductible humain " au processus d'humanisation , pourtant elle est la valeur positive implicite de référence servant pour interdire les traitements humiliants, la torture, l'esclavage et par extension le clonage. 

Le droit à la vie renvoie à la vie biologique, l'interdiction de tuer supporte des dérogations : guerre, légitime défense, peine de mort. 

Au droit à la dignité il n'y a pas de dérogations.

Pour interdire le clonage est retenu la notion d'unicité , d'autonomie et d'indétermination de la personne humaine, et comme contre l'esclavage, est avancé l'interdit d 'instrumentalisation de tout être humain. 

La nouvelle notion éthique d'Espèce humaine à protéger, contre l'eugénisme en particulier ou contre sa transformation définitive par les biotechnologie est inscrite depuis 94 dans le code pénal par les lois de bioéthique.

Au final ces notions reposent sur la sacralité de l'être humain. Mais si on écarte les notions religieuses, en quoi et pourquoi la personne humaine est elle sacrée ? Si la vie est un bricolage matériel pourquoi ne peut on y toucher ?

Si le moi, l'unité de l'homme est une illusion, qu'est ce que cela change ? 
Si le Sujet humain n'existe pas comme sujet unique , s'il n'est plus universel (cf. M.Foucault, Lacan , Althuser ) quel sens a l'éthique ?

Suite au prochain N° pour la discussion de ces concepts utilisés par l'éthique..

 A bientôt 
Géronime Glasgow 

. Tous les premiers mardi du mois il y a un " café philo " à l'espace ATHENEE

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LE COURRIER DES CHICHOINAUTES

Pour ce troisième millénaire, sur ce site Internet Sétois et libre, nous allons donner une place plus importante à la vidéo.

Pour cette raison nous nous adressons à vous, heureux et heureuses possesseurs de caméra numérique, de webcam ou de bidouilleurs divers, pour que vous nous adressiez vos bouts de film, vos clips vidéos, vos montages d'animation, vos points de vue webcam etc....

Tout ceci devrant rentrer dans les rubriques suivantes : Gag, film touristique, film d'animation, scoop, interviews, groupes de musique, clips vidéo.

Ces séquences seront diffusées sur le site à l'attention des Internautes. Donc les sujets trop personnels ou familiaux ne présenteront pas vraiment d'intérêt. Cependant les films de création seront bienvenue.

Nous pourrions même, établir des prix (librement attribués par les internautes) sur les meilleurs diffusions.

Les séquences seront diffusées sur le site www.opisline.com au format real. Vos fichiers que vous nous enverrez doivent être soit au format REAL (rm), ou au format AVI ou MOV (dans ce cas nous nous chargerons de la conversion au format REAL).

Tout ceci est gratuit, et vous pouvez dès maintenant nous envoyer vos fichiers par mail ou en les déposant chez notre partenaire "La Maison de la Presse - rue général de Gaulle" sur le support de votre choix (disquette, zip, CD Rom )

Ecrivez nous pour publier vos articles

info@opisline.com

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SCOOP

" Pied marin, pied à terre, le travail des hommes dans le port de Sète "

L'association " Histoire et vie étonnantes d'un port " à Sète, présenté dans une précédente édition du " Chichois " lance, conçu avec divers professionnels, spécialistes, utilisateurs ou passionnés du port, le livre " Pied marin, pied à terre, le travail des hommes dans le port de Sète ".

D'escales en embarquement, route ouverte aux marins et voyageurs, chassé-croisé de cargos, de bateaux de pêche et de navires, sont autant de mouvements, de couleurs, d'images ,de vécus réunis qui ont donné matière à l'ouvrage.

Œuvre collective destinée au grand public, " Pied marin, pied à terre… " donne la parole aux acteurs, témoins et spectateurs portuaires : leurs savoir-faire, passion, ressenti, etc. Paroles et images y seront rassemblées, navigueront entre sensibilité et réalité. L'ouvrage sera un étonnant voyage à travers les routes étonnantes de la richesse du port de l'Ile singulière.

" Pied marin, pied à terre… " paraîtra au cours du premier trimestre 2002. La souscription est ouverte au prix de 180 F/ 27,44 euros (230 F/35,06 euros hors souscription) à l'ordre " d'Histoire et vie étonnantes d'un port ". Les bulletins sont à retirer auprès de l'association, de la Chambre de commerce et d'industrie, au Service maritime et de navigation du Languedoc-Roussillon, de la Nouvelle librairie sétoise, , la Maison de la Presse, " Presse St Clair ", au service de tourisme de la municipalité et au magasin Diapo à Montpellier (4 bis avenue G.Clémenceau).

Renseignements : 11 quai d'Alger. Tel. 04 67 74 08 27.

Kathy GOSSELIN

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FLASH

Prix littéraire peu connu

Récemment, la parution dans le Chichois n°6 de la liste impressionnante des prix littéraires attribués en France en automne 2000 me remit en mémoire un prix littéraire inconnu dans votre région, prix que j'ai eu l'honneur de remporter en 1968. En voici l'histoire.

Un matin, dans le journal régional "L'Union", je découvris une annonce ainsi libellée : "Concours de poésie". Taquinant la muse à mes heures, je fus d'abord intéressé puis subjugué par la suite de l'article. Le premier prix était une andouille ! Le poème devait être fait à la gloire de l'andouille, écrit sur du papier sulfurisé, spécial charcutier, et adressé au "Grand Dépendeur d'Andouilles". J'étais enthousiasmé par ce concours sans prétention, sans prix excessivement élevé, et où transperçait l'humour au premier degré.

A qui adresser le texte ? …à la "Confrérie des Taste-Andouilles" du Val d'Ajol, dans les Vosges qui, l'année précédente, avait fait renaître une tradition ancestrale, la foire aux andouilles, et avait créé ce prix littéraire appelé pompeusement "Prix Goncourt de la charcuterie". C'est ainsi que j'envoyai un texte appelé "Ode à Elle" et que je fus lauréat de ce second Goncourt de la charcuterie.

Je fus donc invité à aller chercher mon prix qui me serait décerné le jour de la foire aux andouilles, le 2ème lundi de février, au Val d'Ajol.

L'histoire pourrait s'arrêter là si ce "Goncourt" n'avait provoqué un quiproquo assez réjouissant.

Pour aller dans les Vosges, il fallait être libre. Or, étant enseignant, j'avais des vacances en février mais pas la 2ème semaine. Mon épouse suggéra que je fasse une demande de congé exceptionnel et se chargea des démarches auprès de l'inspection. Elle exposa le cas à la secrétaire qui transmit l'information à l'inspectrice, parlant de Goncourt mais oubliant la suite…"de la charcuterie".

Le lendemain, un appel téléphonique de mon inspectrice m'apporta son étonnement, sa surprise, ses félicitations pour cette réussite, sans me laisser la possibilité de m'expliquer. Enfin, entre deux respirations de ma supérieure, je réussis à glisser : " Merci, Madame l'Inspectrice, mais… c'est le prix Goncourt de la charcuterie. " Quelle tête fit-elle ? Je ne l'ai jamais su, mais la conversation s'est arrêtée net, me renvoyant à mon tableau. Inutile de dire que je n'ai pas obtenu l'autorisation de m'absenter.

Une surprise m'attendait le fameux deuxième lundi de février. J'eus droit à une inspection - surprise de ma supérieure. Peut-être craignait-elle que je fasse l'andouille en allant au Val d'Ajol ce jour-là ? Avoir une tête de cochon, d'accord, mais pas à n'importe quel prix !

C'est l'"Ode à Elle", qui a valu à M. Pierre STEPHAN, rue du Chemin vert à Braine (Aisne) de se voir proclamer lauréat du second "Goncourt de la Charcuterie".

Toi qui n'a pas besoin de voiles pour parer ta nudité

Toi ; si tendre, si capiteuse, si veloutée…

Mais déjà l'eau me vient à la bouche

En pensant à notre dernier bouche à bouche.

Nul secret pour ta naissance

Que depuis toujours chaque gourmet encense

Car, si l'enfant est issu du sein de sa mère

Le sein du noble porc est ton père.

Mais où te trouver, maîtresse de mon palais

Mollement étendue, si bien épicée par tes valets

Aussi délicieuse en ta chaleur

Qu'excitante dans ta froideur Pitié !

Un bout de toi est me voilà ravi

Déjà tout mon être te crie : " Merci ! "

Tous mes sens d'un coup batifolent

Et je cherche, avide, car tu m'affoles

Mais c'en est fait Je vais être satisfait

Nul besoin de courir après la succulente

J'aperçois déjà sa silhouette aux formes promettantes

Car, pour mon petit ventre que je cajole

Ah ! Jolie andouillette dont je raffole

Toi, la reine : tu es du Val d'Ajol.

Le lauréat, âgé de 38 ans, est professeur de sciences au CEG de Braine. Père de six enfants, il avait abandonné la poésie à l'âge de 15 ans. Il avait, hier, délégué son épouse au Val d'Ajol pour recevoir prix et diplôme.

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MOMENTO FINIS ( Suite du N° 8 )

08 Juin 1287 Deux jours ont passé depuis ma rencontre avec Mourad. Je constate que personne ne me laisse du temps de libre. Je suis sur qu'ils me font suivre pour savoir ce que je fais et qui je rencontre. Les gens sont aimables mais un peu froids. Quelque chose a changé et je n'aime pas cela. Je n'ai pas osé parler au Grand Maître de ma discussion avec Mourad mais je sais qu'il sait tout. Ce marchand turc travaille t-il pour le Temple ou bien pour quelque autre obédience ? Je ne sais pas encore mais je finirais bien par lever ce mystère.

09 Juin 1287 Le Roi est arrivé, vers 10 heures du matin avec sa suite. Il n'a pris aucun risque, cinquante chevaliers et environ 200 hommes à pied l'accompagnent. Seul un fou attaquerait une telle escorte. La ville est en fête mais je ressens chez la population autochtone une certaine tension. Ils ne l'aiment pas et ils lui font savoir. Après tout je les comprends car nous les avons envahis et nous avons massacré nombre de villes et de villages pour asseoir notre domination sur cette région. Si cela nous était arrivé à nous je pense que je réagirais comme eux. Pourtant pas grand monde dans l'ordre ne partage mes idées. Pour les autres frères nous n'avons fait que christianiser des barbares. On m'a dit qu'ils ont une bible qui ressemble à la notre sauf que l'Eglise à interdit à qui que ce soit de la lire sous peine d'excommunication. On dit qu'elle contiendrait l'enseignement du Diable. J'irais voir Mourad pour qu'il m'en parle mais je ne lui fais pas vraiment confiance. La nuit commence à tomber et mes recherches sont restées infructueuses pour la bonne et simple raison que Mourad est parti précipitamment de St Abraham. On m'a aussi appris que nous allons bientôt retourner à la commanderie des paumiers. Je ne crois pas que nous allons assister au mariage.

10 Juin 1287 J'avais raison, nous s'avons point assisté au mariage, Jocelin semblait déçu. Actuellement nous sommes en route vers la commanderie. J'ai pu constater que tout le monde était nerveux. Je ne sais pas pourquoi mais cela à sûrement un rapport avec notre situation actuelle. Nous avons perdu nombre de commanderies et de places fortes, de grandes villes sont tombées elles aussi aux mains des sarazzins. Je pense que nous ne pourrons pas tenir très longtemps encore ici. Espérons que nous pourrons résister suffisamment de temps pour que tous les pèlerins aient pu évacuer le Nord de la palestine.

14 Juin 1287 Nous sommes depuis hier à la commanderie, ce matin un turcopole que nous avions envoyé en éclaireur est revenu au triple galop. Il nous a informé qu'une armée de sarazzins faisaient route vers notre place forte. Maître Olivier a aussitôt envoyé un message à la citée de Saint Abraham, nous sommes désormais en état d'alerte et nous nous préparons au siège.

15 Juin 1287 L'armée ennemie est face à nos portes, ils sont si nombreux que j'ai eu du mal à me faire une idée sur leur nombre. D'après frère Ange, ils seraient environ 1500. Je ne pense pas que nous ferons le poids, nous ne sommes que 300 en tout. Que Dieu nous donne la force de tenir, le temps que Jocelin arrive pour nous aider.

16 Juin 1287 Ce matin les sarrasins ont envoyé un messager devant les portes, celui-ci nous a intimé l'ordre de sortir et de nous rendre. Olivier d'Arçon a refusé. Environ 30 min plus tard les catapultes ont commencé à faire pleuvoir des tonnes et des tonnes de pierres. Certains projectiles contenaient de la poix. Les échelles se sont posées sur les murs d'enceinte et nous avons eu toutes les peines du monde pour les repousser. Cet assaut a duré presque toute la journée… Ce soir alors que j'écris ces lignes, j'entends encore le hurlement des blessés, le cri de rage des sarrasins alors qu'ils ne peuvent briser notre défense mais surtout je vois ce sang et ces corps mutilés, certains écrasés par des rochers… Mes yeux ne vont pas ce fermer cette nuit car ma vision reste brouillée par ces litres de sang qui tapissent les remparts et la cour de la commanderie. Dieu, que je déteste la guerre.

de Alexandre Denjean --------------- A suivre.... dans le prochain numéro (10) du CHICHOIS…

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A TABLE

PAS D'ARTICLE DANS CE NUMERO

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DE QUOI J'E-MEL

Pourquoi sommes nous pressés ?

Pourquoi voulons nous plus ?

Nous pourrions, par exemple, nous satifaire de ce que les pêcheurs ramènent - sardines, maquereaux ... au gré des saisons plutôt que d'exiger des dorades et des loups .... en toutes époques. Ceci entrainant cela, les etals du marché débordent de poissons venus de Grece et de Turquie, nourris on ne sait trop avec quoi et élevés dans des bassins d'élevage.

Les tomates et les fraises à Noël ne nous surprennent plus, mais leur goût continuent à nous décevoir (quelquefois même en été, c'est décevant).

Le pain, parlons donc du pain. Cet aliment Oh combien ! typical frenchie... 99% des boulangeries utilisent des farines industrielles ou bien elles ne savent plus faire du pain car cela ressemble de plus en plus à une imitation de coton hydrophille avec envelloppe craquante.

Que désireiez vous que l'on aborde ? -- L'architecture ? Eh bien soit. C'est soit carré soit cubique..... Et là, il me vient une angoisse existentielle. Comparé aux siecles précédent -- voir notre théatre de Sète, les cathédrales, les maisons de maître...... notre architecture est totalement dénuée de fioritures, d'ogives élancés, de courbes exceptionnelles, de sculptures, d'oeuvres d'art. Et surtout ne me répliquez pas que c'est de l'art moderne, abstrait -- non ! c'est de la facilité réalisé par des êtres soumis à des pressions financieres et sans aucun vécu; ni humain, ni culturel, ni amoureux.

C'est laid ! Cela ne supporte pas le temps. Et comment nomme t-on une époque ou les êtres ne pensent plus au futur ? On donne un terme à cet état : une civilisation en phase de décadence.

Louis Ernesto

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VIE ACTUELLE

Des bananes à Sète : Peut-être?

Des pourparlers ont lieu depuis quelques temps afin que des bananes débarquent à Sète. Une blague ! Que nenni. Rien de plus sérieux au contraire. Un constat s'impose : de gros bateaux, arrivant de " contrées lointaines " au delà de la Méditerranée, accostent à dates régulières dans le port de Sète pour décharger, recharger et repartir en direction de ces mêmes contrées….Fort de France, Point à Pitre, etc. Ainsi ,pourquoi ces bateaux ne livreraient-ils pas les bananes destinées à la France dans le port de Sète ? En ce moment, la capitale du débarquement des bananes est Dunkerque (Mer du Nord). Auparavant, Dieppe (manche) a connu son heure de gloire dans cette spécialité, puis Le Havre.

Daniel Rey, responsable du Comptoir général maritime sétois, manutentionnaire, consignataire, transitionnaire installé sur le… port, en plein cœur du problème donc, nous a livré quelques données. " Ce serait une bonne chose pour Sète , avantagé par sa situation géographique et son infrastructure conjugué au beau temps ". Les bananes arriveraient dans des bateaux frigorifiques.

De plus, les retombées de l'économie induite ne seraient nullement négligeables : augmentation du tonnage portuaire sétois pour notamment résister à la concurrence de Port la Nouvelle et d'Arles Et, par voie de conséquence, cette manne, financièrement parlant, rejaillirait sur la ville. En effet, un port qui meurt fait mourir la ville entière. Et Daniel Rey d'ajouter : "il faut avoir envie de bien faire ce qu'on sait faire. " L'Ile singulière réfléchit donc pour offrir un " pont d'or " à ces bananes d'un autre continent. Affaire à suivre !

Kathy GOSSELIN

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Echos Littéraires

A paraître mi-février, deux petits guides à glisser dans sa poche avant de partir en randonnée sur le littoral même si vous décidez d'aller musarder, pendant vos congés, ailleurs qu'en méditerranée.

Bernard Stéphan / Maison de la Presse 1 rue général de Gaulle

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INTERVIEW

Portrait d'un amoureux de l'écriture : Paul-René Di Nitto.

On ne présente plus aux Sétois Paul-René Di Nitto... beaucoup l'on reçu dans l'intimité de leur foyer, chaque soir, à l'heure des actualités régionales sur FR3; beaucoup le lise, chaque dimanche, dans Midi Libre; et nombreux sont ceux qui ont eu le désir et le plaisir de feuilleter ses livres pour retrouver la photo d'un aïeul, d'un ami ou le souvenir d'une vieille histoire locale.

Avec sa complicité, nous avons voulu revenir sur son propre passé... car de ce grand témoin de notre vie régionale que connaissons-nous au juste ?

Le petit Paul-René est né à Sète, presque fils unique, nous confie-t-il, car sa soeur aînée est beaucoup plus âgée. De sa petite enfance, il garde le souvenir d'une vie sans histoire. Les parents décident de tout et l'enfant se laisse porter dans ce bonheur quotidien. Ce qui ne signifie pas que la vie soit facile, son père, ébéniste d'art, travaille d'arrache-pied et l'argent, durement gagné, permet de vivre mais certainement pas de faire fortune. Une famille modeste où la mère occupe une place importante.

La religion est importante également chez les Di Nitto, et le petit Paul-René passera toute sa scolarité dans les écoles privées de Sète puis chez les bons pères, dans les Hauts-Cantons. Il y a bien sûr le choix de la mère qui rêvait de voir son fils devenir évêque. Pourquoi pas, il y a déjà eu un évêque dans la famille. Et puis, il y a les circonstances : c'est la guerre, Sète est déclarée zone sensible, les allemands sont partout, on craint un débarquement, la ville est évacuée... et sera bombardée trois fois.

C'est dans ces circonstances que Paul-René passera son adolescence dans un collège du nord du département... un établissement qui deviendra célèbre pour avoir accueilli un certain Roger Peyrefitte, auteur du roman "les amitiés particulières"... un brûlot pour l'époque. Un auteur qu'affectionne particulièrement Paul-René, pour son style magnifique, et il nous confie avec gourmandise qu'il connaît toute son oeuvre.

 

C'est au milieu des soutanes que le petit Paul-René découvre les joies de l'adolescence dans une vie de pensionnaire bien réglée. Bien sûr, de temps en temps, on fait le mur, avec les copains, la nuit, pour aller manger des pommes dans le champ voisin... mais la vie est si dure durant ces années de guerre que les estomacs vides crient famine.

Le moule que ses parents avaient confectionné commence à se fissurer : l'enfant se met à réfléchir, à penser, à désirer.

Le désir ! C'est cela qui mettra définitivement fin à la carrière d'évêque de Paul-René.

Avec l'arrivée de la puberté, la nature affirme ses choix. Une autre passion s'affirme chez le jeune homme : celle d'écrire... écrire pour le plaisir d'écrire.

C'est également la découverte de la presse écrite et Paul-René passe tout son maigre argent de poche dans des journaux et magazines. Son choix est fait : il sera journaliste !

La révolte gronde dans la famille : journaliste, et pourquoi pas saltimbanque. La maman, autoritaire certes mais soucieuse de voir son fils avec un métier sécurisant, le pousse à passer des concours pour rentrer dans l'administration. A cette époque, il n'est pas question de claquer la porte et de partir avec un petit baluchon sur l'épaule... mais Paul-René résiste et ne veut pas abandonner son idée : il sera journaliste.

Pas question d'aller suivre des cours pour apprendre le métier de journaliste... trop loin (Paris) et parce que trop loin... trop cher. Alors, parce qu'il faut bien ramener un peu d'argent à la maison, Paul-René exerce divers métiers : saute-ruisseau dans une compagnie maritime, vendeur de salle-de-bains... etc...

Et la chance lui sourit un jour par l'intermédiaire d'Henri Delpont. (Henri Delpont est un des grands amis de Georges Brassens, il est connu également à Sète pour avoir dirigé le Théâtre et s'être occupé du tourisme au sein de la municipalité.) Henri le connaît et il sait qu'il cherche à rentrer dans la presse.

Henri Delpont l'aborde un jour dans la rue : "Alors, tu as toujours envie d'être journaliste ? L'Indépendant de Perpignan veut lancer une édition dans l'Hérault, ils cherchent du monde; moi je suis pris ailleurs; alors vas-y" L'Indépendant, ce n'est pas n'importe quoi... un journal déjà centenaire à l'époque. Et c'est ainsi que Paul-René débute dans le journalisme, il n'a pas encore vingt ans. Il fait équipe avec une figure locale: M Mouraille, la caricature du journaliste du XIXème siècle, cheveux longs, une lavallière autour du cou. Un tuteur pour Paul-René même s'il doit abattre tout le travail, mais qu'importe, son rêve se réalise, humblement mais concrètement.

L'aventure ne dure pas longtemps... l'Indépendant se retire du Languedoc pour se retrancher dans ses terres du Roussillon. Mais elle dure suffisamment pour mettre le pied à l'étrier au petit sétois féru d'écriture.

C'est une grande maison d'édition qui recueille le jeune Di Nitto : les éditions Causse Graille et Castelnau. Ils sont connus pour leurs publications en matière de viticulture et d'économie (livres et presse spécialisée) et font travailler 120 personnes. Leur notoriété dépasse les frontières : un bureau à Paris, à Bordeaux et à Alger. Ils éditent des ouvrages en anglais et en allemand.

C'est dans cette grande maison (qui existe toujours sous le nom des éditions Causse, dirigée par Jean-Christophe Causse, le petit fils du fondateur) que Paul-René va se former au métier du livre... il apprendra la technique, le plomb notamment car lil n'y a pas d'informatique et encore moins de PAO à l'époque. Et c'est également dans ce nouveau cadre professionnel que Paul-René commencera à voyager un peu partout en France... un avant-goût du reportage.

Tout en poursuivant sa carrière, Paul-René s'intéresse à cette nouvelle technique qui se démocratise de plus en plus : la radio. La télé n'existait pas encore. Il s'équipe... radio, magnétophone de reportage... sans arrière-pensée, simplement pour le plaisir de satisfaire sa curiosité naturelle.

A Toulouse, une station radio s'installe : Radio Sud. C'est l'ancienne radio des vallées qui émettait depuis la principauté d'Andorre. Tous les jours, de midi à treize heures, elle diffuse un magazine "de l'Atlantique à la Méditerranée" et recherche des correspondants sur toute la côte sud pour son émission. Paul-René propose ses services... et il est pris !

La vie se complique... Paul-René poursuit son travail dans la maison d'édition et tous les midis, il intervient en direct sur Radio Sud. Techniquement, la radio, c'était une époque où il fallait bidouiller... L'aventure se poursuivra très longtemps

La télé fait son apparition... avec l'ORTF et son professionnalisme.

Une anecdote pour bien illustrer le déphasage entre les deux mondes. Régulièrement, Montpellier reçoit un Ministre et tous les médias se précipitent pour interviewer ce dignitaire de l'État. Paul-René arrive avec sa petite bagnole et son magnéto UHER et aperçoit l'équipe de la télé : quatre gars... le cameraman, le preneur de son, l'assistant et le journaliste... en un mot, le grand luxe. Et chacun fait son interview, l'équipe Télé repart et Paul-René rejoint sa voiture, cale tant bien que mal son magnéto sur ses genoux, fait son montage, coincé entre le vide-poches et le levier de vitesse, bidouille ses fiches pour balancer via le téléphone la modulation en direct sur l'antenne. Du bidouillage dont il garde un souvenir merveilleux.

Entre temps, le journal "La Croix de Paris" se lance dans une politique d'information orientée vers la décentralisation. Il faut pouvoir fournir aux lecteurs des informations sur les grandes régions françaises et par la même occasion récupérer un lectorat régional. Pour lancer cette nouvelle politique, le journal se lance à la recherche de correspondants régionaux. Et Paul-René devient correspondant pour le Languedoc tout en se débrouillant avec un emploi du temps déjà bien chargé.

La télé va se rapprocher de son existence au cours d'un déjeuner où se retrouvent une vingtaine de journalistes dont René Raynaud, premier rédacteur en chef de FR3 Montpellier. La télé c'est encore nouveau et toujours en noir et blanc. Tout le monde se connaît dans ce petit milieu de la presse et c'est presque par plaisanterie que Paul-René lance à René Raynaud "Tu n'embauches pas ?". L'arbre est planté... trois mois plus tard, René Raynaud téléphone à Paul-René pour lui proposer d'assurer les journaux parlés de 7h du matin. Ce n'est qu'un remplacement pendant les congés du titulaire mais c'est l'occasion de travailler pour l'ORTF qui regroupait les émissions télé et radio.

Alors là, le planning devient fou et après de longues discussions, la maison d'édition accepte de faire passer Paul-René à mi-temps. Même dans ces conditions, la journée est bien remplie : lever à 4h30, déplacement rapide de Sète à Montpellier chez FR3 pour préparer le journal de 7h, le journal terminé, direction la maison d'édition pour le restant de la matinée, l'après-midi est consacrée à Radio Sud et la Croix de Paris.

Le dimanche, Paul-René se voit confier toutes les missions que les titulaires n'ont pas envie de faire : impossible de refuser. Et notre reporter se voit confier des sujets qu'il n'aurait jamais cru pouvoir traiter. Lui qui ne comprend rien aux sports, se retrouve comme animateur d'une émission sportive.

L'ombre de la télé ne plane pas loin... Le soir de temps en temps, on lui demande s'il est libre parce qu'il y a deux ou trois petits commentaires à faire dans le journal télévisé.

(suite et fin dans le prochain numéro du Chichois)

STÉPHAN Bernard.

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Brèves de comptoir.

 

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