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Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N°6
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EDITORIAL

Sans retomber dans les démonstrations mathématiques et les désirs médiatiques il est un fait certain : nous changeons très prochainement d'année, de siècle et de millénaire.

------- 2001 , 21 eme siècle et troisième millénaire ! Qu'on se le dise !

L'énergie médiatique dépensée lors du passage de 1999 à l'an 2000, vraisemblablement, s'est totalement essoufflée pour ce réel passage au troisième millénaire ..... un peu dommage.

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Dans le genre " dépense d'énergie " qu'en est-il des sondages et des participations citoyennes au sujet du triangle de Villeroy ?

A grand renfort d'affiches et d'informations, il nous était donné la possibilité de nous prononcer sur le projet prévu. Nombreux sont ceux comme moi qui y sont allés de leurs commentaires et de leurs messages laissés sur les cahiers prévus à cet effet.

Des langues de peille disent que ces offres de participation citoyenne n'existent que parce que c'est la loi et donc obligatoire mais quelqu'en soient les résultats cela ne fera pas varier les décisions déjà prises ?

D'autres langues mentionnent avoir observées une augmentation importante des dépots de ruine aux abords de Villeroy ? Ruine sauvage de particuliers ou d'entreprises ? Préparation pour combler le terrain en prévision de construction prochaine ?

Nous ne pensons pas qu'un Maire communiste, et président de la société qui est l'initiatrice du projet concernant l'aménagement du triangle de Villeroy. (L'A.S.A.G.E société d'équipement et d'aménagement de la ville ), autoriserait ce genre de pratique opaque et irrespectueuse.

Une enquète entreprise par nos exceptionnels journalistes se déroulent et apportera, nous l'espérons, des explications et des analyses. ( dans notre numéro 7 du CHICHOIS qui paraîtra le prochain millénaire ).

Louis Ernesto

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ECHOS

 

Chewing-gum Deux semaines de travail intensif ont été nécessaires pour débarrasser les rues piétonnes des traces de chewing-gum qui maculaient la chaussée depuis 15 ans. Espérons que les macheurs de gomme arrêteront de jeter ces caoutchoucs sur les pavés. Car l'opération a été onéreuse pour les finances de la ville et la mairie a mieux à faire avec nos impôts.

Borras réélu A Montpellier, les sétois n'ont jamais eu la côte et il y a toujours un petit sourire quand les gens du Clapas parlent de nous. Pourtant, ils viennent de réélire pour la troisième fois un pur sétois, Gérard Borras, à la présidence de la Chambre de Commerce. Et pour tenter de remplacer Frèche, ils ont pas trouvé mieux qu'un autre pur sétois: Olivier Dugrip.

Jacques Goddet La disparition du fondateur de l'Équipe et du patron du Tour de France a été saluée unanimement. Il le méritait. Journaliste atypique, c'était aussi un fin gourmet qui au soir de chaque étape choisissait la meilleure table. A Sète, en 1975, il avait choisi La Madrague où officiait la meilleure cuisinière de la Marine, la grande Antoinette. Il y avait invité les journalistes locaux. Au dessert, il avait confié: "Jamais je n'ai mangé d'aussi bons poissons".

Paillotes On reparle du transfert des établissements de plage à 100 mètres du rivage. Voila 20 ans qu'on en cause mais cette fois ça parait sérieux. Si ça se fait et qu'on détruise la route pour reconstituer les dunes, on retrouvera dans quelques années la Corniche d'antan.

Dr Bruniquel Il est des sétois dont on parle peu et qui, pourtant, ont joué un rôle important dans la vie de la cité. C'est le cas du docteur Gabriel Bruniquel qui, après 35 ans de dévouement pour les enfants handicapés, vient de céder sa place de président de l'Institut de la Corniche. Bonne retraite.

Éoliennes Devant le refus des paysans des Corbières ou du Larzac d'accueillir les éoliennes géantes destinées à la fabrication d'électricité, on vient de découvrir que les espaces portuaires étaient bien adaptés à leur installation. Surtout dans des pays de vent comme le notre. Probable donc que le paysage portuaire sétois va rapidement changer. .......B.Baraillé

 

BALLADE

.ÉCHAPPÉE PROVENCALE

Un petit tour en Provence, avant que ne s'y abatte la grande migration touristique, c'est le bon moment .

Quittez le pays de Thau par la belle route littorale qui, de Palavas, vous conduira à Arles via la Camargue. D'Arles, qui mérite à elle seule une journée de visite, partez vers Les Baux de Provence, à 18 km. A peine sorti d'Arles, premier arrêt possible dans la spectaculaire Abbaye de Montmajour, haut-lieu provençal depuis le X° siècle, puis vous traversez le plateau du Castellet où, sur votre gauche, en bord de route, on peut voir cinq dolmens enterrés, datant de l'age du bronze.

Un peu plus loin, toujours bien indiqués par des panneaux, il ne faut pas manquer de jeter un coup d'oeil aux aqueducs romains de Barbegal qui alimentaient une curieuse meunerie gallo-romaine. Trois kilomètres plus loin, voici Fontvielle et son fameux moulin d'Alphonse Daudet.

Encore neuf kilomètres à travers garrigues et oliviers et nous voici aux Baux de Provence, superbe site planté sur un promontoire abrupt des Alpilles. De multiples vestiges de la Renaissance vous y attendent mais une simple promenade dans les ruelles vous enchantera. La Citadelle se visite de 8 h à 19 h 30 ainsi que le Musée, la Chapelle Saint Blaise qui abrite le Musée de l'Olivier et son diaporama. A voir aussi le Donjon du Château, la Tour Sarrasine sans oublier l'étonnant Cimetière, le musée Yves Brayer et la crèche géante.

A 8 km des Baux, vous vous arrêterez à Glanum et ses ruines grecques, puis tout à coté au fameux mausolée des Antiques, construit il y a plus de 2.000 ans. Continuez par Saint-Rémy de Provence où vous prendrez la route de Tarascon- Beaucaire d'où vous rejoindrez l'autoroute pour Nîmes. ---------------- B. Barraillé

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SCIENCES

 

En période de fêtes la science expérimente......

Bonnes Fêtes et à Bientöt

P.S. Tous les premiers mardi du mois il y a un " café philo " à l'espace ATHENEE

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LE COURRIER DES CHICHOINAUTES

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SCOOP

Il est né... le divin .........Chichois !

D'où provient le mot CHICHOIS ? -- CHICHOIS en Baraquette et autres CHICHOIS...On va pas Chichoiser sur ce qui est Sétois, non ? Et pourtant ...! Suivons alors l'enquète effectuée avec l'aimable participation de l'académie de Marseille et d'une troupe de théâtre de Nîmes nommée ." CHICHOIS"

 

CHICHOIS, surnom parfois usité de François, de Toulon à Marseille, fut le personnage central de l'oeuvre de Georges BENEDIT, modeste écrivain provençal, relatant les aventures truculentes d'un certain « Chichois », petit voyou de Marseille, devant le tribunal.

BENEDIT, né à Marseille en 1802, mort en 1870. De commerçant, il devint professeur de chant et de déclamation au Conservatoire. Il eut un jour maille à partir avec des nervis, noms donnés aux voyous marseillais il fut donc cité comme témoin devant le tribunal de cette ville Le côté comique des débats fut mis en vers par Bénédit, joué au « Théâtre du Gymnase » en 1852 par la troupe de Jean Baptiste DRAY sous le titre de « La police correctionnelle », dont le héros était ce fameux « Chichois », sorte de Sganarelle local.

Le langage provençal et populaire apportait un élément comique essentiel aux adaptations de plus en plus francisées qui suivirent, grâce au théâtre ambulant de comédiens de J.B. DRAY, ciseleur de corail à l'origine, qui à partir de 1844 jouait aussi des « passions » et des mélodrames, entre Marseille et Avignon et de Aix à Béziers.

Ce nom de CHICHOIS devint synonyme de théâtre de rues, de cafés et de salles de fêtes. Quatre générations de la famille DRAY se produisirent dans de nombreuses villes du Midi, engendrant de nombreux émules à qui le public donnait aussi le nom de THEATRE CHICHOIS ou « Chichois » tout court. Ainsi que de nombreux théâtres de marionnettes s'appellent GUIGNOL sans rapport avec Laurent MOURGUET, il y eut ainsi dix ou douze « Chichois », plus ou moins durables, parfois simultanés, implantés dans des villes du Midi de la France entre 1850 et 1950.

Des « chichois », aussi, blagaïres (conteurs de blagues), animaient noces et banquets. La mémoire garde la trace de ce théâtre ambulant. Le mot même de chichois fut longtemps proverbial et les expressions : « habillé comme un chichois » (mal fagoté) ou encore : « Arrête ! de faire le chichois » (faire le clown) résonnent encore à nos oreilles. Un des « théâtres Chichois » nîmois, celui de Marius AUTARD (1888-1949), montrait aussi des spectacles de marionnettes, qu'enfant j'ai apprécié. Des anciens nous ont raconté les séances de rires et d'émotions devant les tréteaux du Chichois où se jouaient des mélodrames de Xavier de Montépin, des « Passions », mais aussi Molière, Shakespeare sur le Bd Jean Jaurès, à la Fontaine, sur l'Esplanade ou la place de la Révolution, derrière l'église des Carmes. jusqu'à la guerre 39-45.

A propos des théâtres CHICHOIS

Très souvent les troupes des théatres Chichois étaient composées des membres d'une même famille. Les tréteaux étaient plantés dans les rues et la scène était défendue par de lourds rideaux et agrémentée par des décors latéraux et multiples en profondeur qui donnait du relief. De gros banc de bois s'alignaient devant la scène afin que les spectateurs puissent s'y installer. Les acteurs passaient ensuite dans les rangs avec leur chapeau en main pour une quète facultative et libérale.

Il n'y avait pas de programme, mais simplement un drand panneau de bois sur lequel était inscrit la pièce qui allait se jouer le soir. On y jouait différentes pieces comme : " La porteuse de pain" , " Les cinq sous de Lavarède" , "Le Cid" , " L'aiglon". D'autres pieces plus improvisées, bouffonnes, servaient de bases à des critiques de moeurs ou de gens en place.

Le théâtre CHICHOIS aujourd'hui

Le « Théâtre chichois de marionnettes », à Nîmes depuis 1981, propose un retour vers un théâtre de notre temps, pour les adultes principalement ainsi que tout public, loin des spectacles programmés par tour-opérateurs ou « décideurs » locaux parfois plus soucieux de grosses têtes d’affiches médiatisées que d’échanges, ou de proximité culturelle permanente, au long des saisons théâtrales ou lors de festivités régulières.

Le "CHICHOIS" dispose de deux ateliers, quelques moyens techniques, lumières, sono castelets, marionnettes, un grand jardin, permettant la mise en chantier, plein air ou en salle, de diverses formes d'expression, par des comédiens-marionnettistes et metteurs en scène, au-delà du maniérisme ou du fétichisme de la marionnettes pour elle-même.

L’écriture de ce théâtre doit faire place aux auteurs-praticiens ignorés des académismes, mais proches de l'oralité et l'improvisation originelle vivante régénératrices d’une dramaturgie moribonde, qui, dans l’imaginaire dominant, s’est arrêtée depuis longtemps aux « guignols de squares » de nos grands parents, ses guimauves et ses coups de bâtons. Leur site Internet : http://perso.wanadoo.fr/marionnettes.chichois

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FLASH

Christian GINE, vous connaissez ?

Inutile de vous faire un dessin... il s'en charge... En effet, Christian GINE dessine des BD. Nous avons voulu en savoir un peu plus sur ce Sétois peu ordinaire et l'exercice de son art.

Christian est né de l'autre côté de la Méditerranée, à Oran. Sa famille est venue s'installer à Montpellier dans ces moments troubles où il n'y avait pas d'autre choix que partir. Il poursuit ses études jusqu'en terminale avant d'entrer à l'Ecole des Beaux-Arts, du temps où celle-ci était encore en centre ville.

1968... il a alors son diplôme en poche. De ses années d'étude, il retient surtout les connaissances acquises. Comme il le dit lui-même, le diplôme ne servait pas à grand chose, quand on rencontrait un éditeur, que vous ayiez un diplôme ne l'impressionnait pas, il vous mettait devant une feuille, le crayon à la main et c'est le résultat qui comptait.

A l'époque, sa motivation profonde, c'est le dessin animé. Et c'est avec cette idée qu'il part pour Paris. Il ne le sait pas encore, mais il vient de signer un bail de 25 ans avec la capitale.

Il se retrouve seul à Paris, pas de famille, pas encore d'amis. Ses seules alliées sont sa volonté et son talent. Il fait le tour des maisons d'édition et des studios de dessins animés. A l'époque, la référence en matière de dessins animés, c'est Disney et l'image du travail d'équipe que véhiculent quelques documentaires venant d'outre-atlantique. La réalité est différente... le travail est certes un travail d'équipe mais avec peu ou pas de liberté de création. Un cahier des charges arrive et il faut le respecter.

Rapidement, Christian GINE se rend compte que la BD correspond mieux à son caractère de créateur. II peut réellement s'impliquer dans l'histoire, s'exprimer à travers le scénario et le dessin. Et c'est donc tout naturellement qu'il s'oriente vers ce type de réalisation.

Il va d'abord travailler pour de petites boites comme Frimoussette dans un style humoristique pour venir, par goût, vers un style réaliste. Il rentre alors chez Tintin (la revue) et crée son premier personnage vers la fin des années 70 : le Capitaine Sabre.

Comment est né le personnage ? C'est la lecture des oeuvres de Joseph Conrad qui a donné le déclic... un auteur qu'affectionne tout particulièrement Christian. L'aventure chez Tintin va durer dix ans et permettra la sortie de sept albums relatant les aventures du Capitaine Sabre. Tintin fut une passerelle importante dans la carrière de Christian GINE. D'abord par le principe même d'un journal qui permet de se former et de se préparer pour un album. Dans un journal, on trouve plusieurs créateurs, certains sont mûrs pour un album, d'autres ont encore besoin de peaufiner leur travail mais tous ont cette chance d'être publiés. Alors qu'aujourd'hui, c'est l'album directement... on n'a pas le droit de se tromper. Ensuite parce que la publication régulière de planches dans un journal, c'est aussi la possibilité de faire bouillir la marmite.

Avec Sabre, Christian assure le scénario et les dessins, et son chemin croisera celui de Didier Convart. De leur rencontre naîtra une nouvelle série "Neige". Didier Convart assurant le scénario et Christian Gine les dessins. Didier et Christian deviendront rapidement des complices et amis.

Neige paraîtra d'abord chez Tintin (les trois premiers albums) puis chez Glénat. Ce changement d'éditeur permettra de repositionner la série vers des lecteurs plus âgés. En effet, Tintin s'adressait à des jeunes de 8 ans, Glénat visera un lectorat de 14 ans et plus. Avec Neige, on retrouve un fond d'ésotérisme... les références templières et maçonniques donnent aux albums une lecture à deux niveaux : le récit d'une aventure d'une part, et d'autre part le symbolisme omniprésent qui prolonge la réflexion.

Parallèment, l'association Convart et Gine donnera naissance à une nouvelle série d'aventures "Finkel" éditée par Delcourt Productions. On retrouve également dans cet album la grande culture de Convart pour tout ce qui touche aux mythes et symboles.

Enfin, une grande saga imaginée par Convart : "Le Triangle Secret" où interviennent plusieurs dessinateurs. Christian assure toute la partie christique, deux autres s'occupant de la partie contemporaine d'une part et des passages relatifs au Vatican d'autre part. De plus, pour chaque album, un dessinateur invité intervient sur des passages spécifiques. Le scénario est très prenant et fait intervenir l'hypothèse de l'existence d'un jumeau du Christ... avec tous les ingrédients pour retenir l'attention du lecteur.

Dans les projets de Christian, la préparation d'un album chez Glénat intitulé "La grande ombre" où il assurera le scénario, les dessins et la mise en couleur. Ce sera une réflexion sur le mythe orphique et celui de Prométhée. Traité sur un mode onirique, ce sera un one-shot mais peut être publié en plusieurs volumes.

En préparation également, le passage à l'écran de Neige. Un film à gros budget qui devrait sortir en salle dans quatre ans. Pour Christian, c'est un travail de ré-écriture pour passer de la BD à un scénario cinématographique.

Et Sabre... car le capitaine des débuts est bien vivant. Christian Gine a lancé, il y a un an une revue "Nouvelles de Sabre" dont il est auteur et éditeur. Cette revue présente des dessins originaux de Sabre, des interviews mais également des histoires du capitaine mythique. Les prochains numéros réservent d'ailleurs de bonnes surprises aux lecteurs. De plus, Christian a l'intention de permettre, par l'intermédiaire de cette revue, à de jeunes auteurs de s'exprimer.

Entretien receuilli par Bernard Stephan
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MOMENTO FINIS ( Suite du N° 5 )

25 Mai 1287 Ma rencontre avec Jocelin fut des plus intéressante. Il m'a fait rencontrer celle qui est sa promise, la fille du comte est vraiment d'une beauté à vous couper le souffle. Il a bien essayé de me tenter (en plaisantant bien sur) mais rien n'y a fait, seul mon amour pour Dieu compte. Maintenant je sais à quoi j'ai renoncé en rentrant dans l'ordre… Jocelin m'a également présenté à son futur beau-père, c'est un homme assez âgé dont le visage brûlé à cause du soleil porte plusieurs cicatrices qui datent de la triste bataille de Hattin. Ensuite mes frères et moi-même sommes allé prier et nous nous sommes retiré loin des quartiers des nobles. Demain matin nous irons nous occuper des pauvres qui mendient dans les rues de Saint Abraham, frère Guilhem m'assure que ce sera une expérience des plus passionnante pour un jeune frère comme moi. Nous verrons…

26 Mai 1287 Le diable à tenté de s'emparer de la promise de Jocelin, Dame Yseult. Cela c'est passé tard dans la nuit. Alors que je n'arrivais pas à trouver le sommeil, je me suis levé et j'ai revêtu mon armure et mon épée et je suis allé faire un tour dans le château comtal. J'aime bien sortir la nuit car tout est calme et l'on peut réfléchir sur soi-même. C'est en promenant sur les remparts ouest que j'ai senti que quelque chose n'allait pas, tout était trop calme… Je suis allé voir un des garde en faction dans la tour ouest mais j'ai constaté avec stupeur qu'il était mort. Je suis descendu rapidement et je me suis dirigé vers la chambre du comte. Devant sa porte les gardes aussi étaient morts, je suis rentré et j'ai seulement pu constater que ce pauvre comte gisait sur le sol dans son propre sang. J'ai soudain eut le haut le cœur mais je me suis contenu et je me suis dirigé vers la chambre de Jocelin. Et là surprise, mon ami dormait à poing fermé, je l'ai donc réveillé avec vigueur (non pas à cause de ce drame mais sûrement pour évacuer ma peur), il se leva et pris son épée après que je lui ais annoncé ce que j'avais vu. Nous sortîmes rapidement et nous nous dirigeâmes vers la chambre de sa promise. Ce que nous y vîmes me fait encore froid dans le dos au moment où j'écris ces lignes. La porte de la chambre était défoncé, les deux gardes gisaient sur le sol, la cage thoracique ouverte et… du sang partout, même sur les murs, leurs armes étaient brisées et leur visage exprimaient la terreur la plus grande. Je pris mon crucifix et l'embrassait avant de rentrer dans la chambre. Là nous vîmes une chose que je n'aurais jamais cru si on me l'avait raconté. Un jeune garçon habillé de haillons était penché sur le lit Dame Yseult, il la regardait bizarrement et lui carressait le visage avec ses mains rouges de sang. A ce moment Jocelin hurla a la garde et se jeta sur ce garçon l'épée à la main. Cette créature du diable se retourna et au moment ou je vis Jocelin abattre son épée sur cette créature impie, il disparut pour se retrouver… derrière Jocelin. Je dégainais mon arme et je vis que mon ami volait au travers de la pièce pour heurter avec violence le mur est de la chambre. La créature me regarda et avança vers moi avec un sourire carnassier, je me mis à prier avec une telle force que je le vis reculer en faisant la grimace. Et là en ce moment terrible je sentis que Dieu était avec moi, que sa sagesse et son amour me secondait dans cette épreuve. J'avançais vers cette chose comme un fantôme ne contrôlant plus mes mouvements et d'un coup je sentit une colère totalement incroyable monter en moi (je ne me saurais jamais cru capable d'un sentiment aussi fort, bien que je connaisse la colère) je fondis sur la créature qui tenta de se dérober mais je l'empalais avec mon épée. Elle hurla et ses mains se transformèrent en griffes et il lacéra mon haubert comme si ce n'était que du papier. Je ne ressentit aucune douleur sur l'instant et retirant mon épée de son corps je tranchait la tête de cette enfant du diable dans l'instant qui suivit. Puis tout commença à ce brouiller autour de moi, avant de m'écrouler sur le sol je vis Jocelin qui me regardait avec un respect que l'on a uniquement pour des personnes de haut rang, puis tout devint noir et je m'écroulais.

27 Mai 1287 Mes blessures ne sont pas si graves que cela, ce qui m'a d'ailleurs permis d'écrire hier et aujourd'hui encore. Jocelin est venu me voir, il m'a dit que sa promise était en vie et qu'elle viendrait me voir demain. Il m'a aussi assuré que cet enfant du diable était bien mort et que les autres Templiers arrivés à ma rescousse n'avaient trouvé que des cendres sur le sol de la chambre près de mon cadavre. La ville à l'heure actuelle est en étant de siège, des patrouilles de mes frères sillonnent les rues de celle-ci à la recherche de créatures comme celles que nous avons vus lui et moi.

Avant de se retirer il me dit quelque chose qui me fait encore réfléchir : " Sais-tu ce que la créature a dit avant qu'elle ne tombe en cendre ? " me demanda Jocelin. " Non. " " Il a dit : Maman aide moi…. "

de Alexandre Denjean --------------- A suivre.... dans le prochain numéro (7) du CHICHOIS…

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A TABLE

LE COIN DU GOURMET

Pour un Noël intime (3 personnes) -- Pintadon de Bresse fermier farci.

  • Un pintadon de 1.400 Kg
  • 30 à 40 g de foie gras de canard frais
  • 1 tranche de lard de poitrine demi-salé
  • 1 truffe
  • 2 tranche de pain de mie
  • 60 g de beurre
  • ciboulette, persil, cerfeuil (une petite tasse de ce mélange.)
  • sel et poivre
  • 1 carotte, 1 branche de céleri, 1 oignon, 1 gousse d'ail
  • 1 dl de Madère, 1 cl de jus de citron, 1 cl de jus de volaille

---- Flamber, vider et brider le pitadon. nettoyer et garder le cou, le coeur, le foie et les bouts d'ailes.

---- Brider d'abord les ailes, farcir en tassant un peu la farce, refermer en pressant avec les pattes.

  • ---- La Farce

---- Couper la tranche de poitrine en 4, blanchir 2 fois à l'eau froide. Enlever la couenne du lard, couper chaque tranche en batonnet de 3 mm d'épaisseur.

---- Couper 2 tranches de foie gras épais d'environ 1/2 centimètre. Les tailler en cube.

---- Tailler la truffe en cube également, mais en plus petit.

---- Tailler les 2 tranches de pain en cubes.

---- Dans un plat à sauter bien chaud, mettre 10 g de beurre et rissoler les petits lardons. Dés qu'ils ont pris coulmeurs, mettre le pain. Laissez prendre une belle couleur blonde en remuant délicatement.

---- Ajouter le foie gras en conduisant la cuisson à feu vif afin qu'il soit saisi. Si la chaleur n'est pas assez forte le foie va fondre et ce ne sera qu'une bouillie sans interêt.

---- Ajouter les truffes et poivrer, ajouter les fines herbeshors du feu en remuant de façon aérer.

  • ----Le Plat

--- Emincer grossierement les légumes et foncer une cocotte en fonte avec le beurre et les parures réservées, le cou, le gésier, le coeur..

---Placer le pintadon farci et bien salé au centre et lui faire prendre couleur à feu vif en le retournant régulièrement.

--- Terminer la cuisson presque à couvert. Lorsque le pintadon est presque cuit, degraisser à fond puis glacer avec le madère, laisser réduire doucement, à couvert au four.

---Ajouter le jus de volaille au bouillon, laisser cuire un petit peu.

_____Débrider le pintadon, le placer sur un joli plat de service, poivrer sur la poitrine et napper du jus bien onctueux.

Bonne appétit et bonnes fêtes !

LE CONSEIL DU SOMMELIER

Servir avec Pommard Domaine Virely - Arcelain . 1 cru Pezerolles-- Rouge 96 A voir et en vente sur le site Internet : http://www.opisline.com/axe/index18b.html

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DE QUOI J'E-MEL

En période de Fêtes, uniquement de mes cadeaux !

Bonnes Fêtes et à Bientöt

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VIE ACTUELLE

ANDRE LAZERT

Quand on lui dit : "C'est bien ce que tu peins !" Il répond : "C'est gentil - Merci ; mais c'est du pastel !".

Il y tient !

Le pastel, ce bâtonnet qui prolonge la main sans cassure, intermédiaire entre celle-ci et le support, le fait vibrer, dit-il.

André Lazert, natif de Sète en 1934, et après des années passées au fil de la vie, est revenu près de son nid pour y vivre sa retraite. Autodidacte de l'art, il s'imprègne de tout ce qui l'intéresse et le motive à aller "plus loin" dans l'expression de ses sentiments. Résolument figuratif dès le début des ses créations (1992), il s'oriente peu à peu vers une "abstraction compréhensible".

Que ce soit en style figuratif ou plus abstrait, on retiendra notamment l'harmonie des couleurs.

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Les gens ordinaires cachent souvent des secrets extraordinaires...

Ce pourrait être une bonne définition de cette rubrique qui cherche à vous présenter un aspect souvent méconnu d'un de nos contemporains. Visitons ensemble les jardins secrets que cultivent nos proches. Aujourd'hui, nous avons le plaisir de vous parler d'André ORAZY et de sa passion pour le modélisme.

André a consacré une grande partie de sa vie à la mer. D'abord dans la Royale, puis dans la Marchande. Le pilotage d'abord... à une époque où les fanaux brûlaient encore au pétrole, puis le remorquage pour finalement embarquer sur des cargos. Ses souvenirs vous emmènent de la Caennaise à la Delmas-Vieljeux. Les traits burinés par les embruns, il a gardé de sa vie de marin cet équilibre rassurant que des années de roulis et de tangage donnent aux vieux loups de mer comme ultime fortune.

Il pose finalement son paquetage à Cannes pour devenir enseignant au CFA. En 1990, la retraite vient... Cap sur Sète...et c'est à La Pointe Courte qu'il trouve son havre... le mouillage lui convient, il double les aussières. Le vieux baroudeur des mers vient d'achever sa dernière expédition maritime pour couler des jours heureux et se consacrer plus encore à sa passion : le modélisme.

Ses premières maquettes étaient réalisées en liège, matière abondante dans les pays qu'il visitait au hasard des escales. Si le liège est facile à travailler dans la coupe, il lui a fallu inventer une technique particulière pour l'assemblage... les clous ne tenaient pas. Son astuce consistait à les tremper dans l'eau de mer... l'oxydation résultante assurait une liaison entre le liège et le fer... simple mais efficace.

Vinrent ensuite les maquettes de machine... Il réalisa ainsi des chaudières avec cylindres oscillants. Reproductions fidèles des mécanismes de propulsion utilisées dans la Marine.

Il passa ensuite aux maquettes en bois en respectant les règles de construction traditionnelle : longitudinale et transversale. Couples, membrures... une activité de Chantier Naval à petite échelle. Enfin, pour sa dernière construction en date, il mit au point une technique personnelle de moulage en utilisant du papier de tapisserie lavable et des colles spéciales. C'est ainsi que fut réalisée la coque de sa Pilotine... petit chef d'oeuvre de technique, d'astuces et de vérité.

Bernard STEPHAN

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Echos Littéraires

Les Prix littéraires de l'automne 2000... petit aide-mémoire à l'attention des passionnés de littérature.

Bernard Stéphan / Maison de la Presse 1 rue général de Gaulle

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INTERVIEW

Pour ce numéro du temps des surprises au pied de l'arbre de Noël, nous sommes allé interviewer un Argentin de Grenoble, Mr jaïme alberto Perez, … qui participe à la vie associative de Sète ! Dans les prochains numéros du Chichois nous interrogerons des Sétois qui s'engagent dans ces mêmes associations. 

Mr jaïme alberto Perez est effectivement Argentin d'origine, Grenoblois d'adoption,. et nomade par ses intérêts , son souci de l'humain. Rencontré à une semaine ouverte au CIEPAD à viol le fort, il s'est lié avec des associations Sétoises qui ont comme centre d'intérêt les problèmes humains qui peuvent accompagner la vie des marins. J.A Perez s'est chargé de mettre en contact des associations analogues des littoraux Français d'abord et aussi étrangers avec ces associations Sétoises.

Le Chichois D'où venez vous, professionnellement ?
J.A Perez Avant de rencontrer les associations Sétoises je travaillais avec un organisme catholique : le comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD), sur un de leur programme: le programme " Mer ". J'étais employé par eux avec un CDD, Je succédais à un Britannique dans ces fonctions . Le programme Mer était très vaste puisqu'il s'occupait des problèmes sociaux mais aussi écologiques, des ressources de la mer.

Le Chichois : Quelles associations Sétoises avez vous rencontré ? 
J.A Perez Le foyer Stella Maris , qui s'occupe des marins de passage, c'est un lieu de rencontre et d'aide - si besoin est - pendant quelques jours pour ces marins. Puis une association de femmes de pécheurs, qui s'appelle : " Méditerranéennes " Elle regroupe surtout des femmes de patrons pêcheurs - des thoniers -

Le Chichois : En quoi a consisté votre intervention ?
J.A Perez : En mai 98 je les ai invité à un congrès à Nantes dont le sujet était " Navire saisi, marins abandonnés " sur un week end . Le premier jour était consacré à la formation des différents foyers d'accueil du littoral Français, des gens étaient venus de Port la Nouvelle, de Marseille, de Fos, de Bordeaux, d'Arcachon etc. Il s'agissait d'une formation pour le soutient juridique international.., mené d'ailleurs par un Américain D.Stevenson qui dirige un centre international juridique à New York.  Soutient juridique aux marins dont le bateau est saisi, dont le salaire n'est plus versé, qui se retrouvent en plus en situation irrégulière - pas de papiers - et sans aucune ressource dans un pays qui leur est étranger. Le deuxième jour du colloque était consacré aux témoignages et débats.  Il y eu des interventions de " marins abandonnés ", de syndicalistes, de responsables de foyers, venant de France mais aussi du Nigeria, , d'Egypte, de Madagascar. 

Avec les femmes de marins, une idée qui me tient à cœur : c'est l'atelier d'écriture. Je me suis inspiré d'ateliers de Toulouse qui ont été jusqu'à la publication d'un livre " Nous, femmes de pêcheurs en Méditerranée ", édité en 95 par les éditions Indigo - coté femme, aidé pour cela par la " fondation pour le progrès de l'homme ".  J'ai engagé ce même travail d'écriture avec des femmes de pécheur de Madagascar que j'aimerais faire connaître, afin que cela serve de lien de solidarité, avec d'autres femmes dans d'autres pays. Ces ateliers donnent la parole à des femmes qui sont rarement écoutées et  pourtant très intéressantes. Ces ateliers sont immédiatement agréables et utiles. Il y a quelques temps a eu lieu un forum mondial des pêcheurs en Bretagne, cela a aussi été l'occasion de rencontres de femmes de marin.

Le Chichois Vous travaillez souvent avec des femmes ? 
J.A Perez On ne peut rien faire de sérieux dans le monde, dans le social, sans les femmes ! Voyez, en Amérique du Sud les mères de la place de mai.

Le Chichois Et maintenant ? je crois que votre contrat avec le CCFD est terminé, continuez vous avec les femmes de pêcheur et les foyers de marins ?
J.A Perez Je suis toujours en contact, je m'informe de leurs actions, mais j'ai dû trouver un autre travail. Le programme " Mer " s'est effectivement terminé dans sa forme initiale. Dernièrement je suis tout de même allé à la Rochelle où a eu lieu une réunion de femmes de marins , entre autre elles ont récolté 8000 francs qu'elles ont envoyé aux femmes Malgaches. Maintenant je propose aux entreprises des formations aux enquêtes participatives. C'est une méthode qui peut être proposée à de nombreux groupes sociaux pour éclairer, chercher des solutions à des problèmes de communication. Je travaille surtout avec les comités d'entreprise qui m'embauchent par CDD, pour améliorer les problèmes structuraux dans la communication intra syndicale, par exemple lorsqu'il y a un hiatus entre ce que demandent les élus syndicaux et le personnel syndiqués.

Le Chichois : Un mot sur les enquêtes participatives …
J.A Perez : Il s'agit dans un premier temps de dégager des thèmes d'enquêtes, de faire des hypothèses pour cibler les priorités. Pratiquement les enquêtes sont menées par des groupes de deux personnes, des binômes mixtes, c'est à dire deux personnes qui ne sont pas du même avis, ou pas du même milieu ( cadre et employés) , ou ne venant pas du même site de l'entreprise, ou encore appartenant à deux syndicats différents. Chaque binôme doit mener de douze à quinze enquêtes , puis ils apprennent à exploiter les résultats, c'est à dire valider ou rejeter les hypothèses. Si elles sont validées il faut réfléchir à l' initiative à prendre pour résoudre le problème soulevé, si elles sont rejetées, il faut en chercher d'autres. Et au total améliorer le fonctionnement syndical. 

Je travaille maintenant beaucoup à Grenoble, mais je grde des liens amicaux et "militants" avec Sète.

Le Chichois : Alors à bientôt, car nous interrogerons dans un prochain numéro du Chichois des Sétois qui s'engagent dans ces mêmes associations.

Entretien receuilli par Géronime Glasgow

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Brèves de comptoir.

Le coin des féministes

Pour changer du machisme habituel, des femmes nous prient d'inserer:

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Pour la franche rigolade, Celtik nous livre ses dernières cogitations... HERAUL.TIQUE

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Les échos des Sétoises et Sétois ne tombent pas dans d'innocentes oreilles... et c'est avec un certain régal que nous vous les répétons...