Le Chichois nouveau est arrivé... et dèjà, nous commencons à tirer des conclusions du premier numéro. Visiblement, l'idée d'un petit journal centré sur Sète et le Bassin de Thau a plu : environ mille personnes sont venues lire ce magazine peu ordinaire.
Les Sétois exilés loin de leur île ont été les premiers à apprécier ce lien avec leur ville natale. Nos lecteurs les plus éloignés, recensés à ce jour, viennent du Canada et de la Réunion. Beaucoup sont un peu partout en France. Tous ont ce désir d'avoir des nouvelles du pays...
Au pays justement, les commentaires vont bon train... Il y a bien sûr la question inévitable que nous attendions tous : "votre Chichois, il est de quel bord ? Gauche ? Droite ? " Au risque de décevoir les inconditionnels de l'art politique, notre petit Chichois n'est d'aucun parti... et se veut le plus éloigné possible de la politique au sens ordinaire du terme.
Nous souhaitons parler de notre ville, de notre région. Et nous croyons que celà peut se faire en toute objectivité. Il y a de si belles choses à dire sur la vie, les gens, l'histoire qu'il est inutile de se lancer dans des prises de positions partisanes... nous préférons montrer ce qui nous émerveille, nous surprend avec un ton neutre.
Bien sûr, le Chichois a besoin de grandir un peu, de trouver son rythme, d'agrandir ses rubriques. Et tout cela viendra tranquillement. Nous étudions l'opportunité de nouveaux sujets et, à chaque fois, cela implique de nouveaux volontaires pour une page d'écriture. Si vous sentez l'âme, ne serait-ce qu'une fois, d'un journaliste en herbe, n'hésitez pas à nous envoyer un E-mail.
Vous avez été nombreux dès ce premier numéro à nous communiquer vos idées... aucune n'a été rejetée, toutes sont en étude de faisabilité, beaucoup déboucheront. Ce n'est qu'une question de temps et d'organisation. Continuez à nous écrire... c'est réellement enrichissant pour toute l'équipe et c'est certainement le meilleur moyen pour nous d'écrire le journal que vous souhaitez.
A vos claviers, internautes... usez et abusez de la connexion. .
B.Stéphan
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ECHOS
Sète-Baléares La ligne maritime entre Sète et les Baléares, interrompue en fin d'été, reprendra-t-elle en 2001 ? Les avis divergent mais aux dernières nouvelles il semble bien que les pouvoirs publics vont aider à son redémarrage. L'apport pour la ville et la région que représente cette ligne mérite bien un coup de pouce. Tout dépendra aussi du retour à un prix normal du pétrole...
Orages D'ordinaire, les gros orages d'été ou les équinoxes de mars et d'octobre appréciaient de se déverser sur Sète. Or, ces dernières années, ces avalanches liquides préfèrent visiblement la région de Montpellier. Des mauvaises langues avancent que les nuages se méfient de l'incinérateur d'ordures et nous évitent par crainte de la pollution. Qu'est-ce qu'elles vont pas chercher, les langues de peilles..
Brunelin sur Playboy Non, rassurez-vous, le populaire Jean Brunelin ne pose pas dénudé sur le célèbre magazine. C'est à titre de restaurateur que, dans le cadre d'une enquête sur le Languedoc-Roussillon, les envoyés spéciaux de Playboy présentent le président de la Confrérie de la macaronade. Ils rappellent qu'il fut champion de motocross, explorateur au Sahara, reporter à Paris-Match avant de revenir au pays pour vivre de sa passion pour la cuisine. Mais il continue à écrire et à photographier puisqu'il prépare son troisième livre. Notre photo: Brunelin devant son restaurant de La Marine.
Police Le souci n°1 de la police et de la gendarmerie sétoise depuis le début de l'été est la fréquence des agressions nocturnes contre les automobilistes: un touriste belge assassiné sur l'aire de Loupian, des estivants agressés alors qu'ils dormaient sur la route de la plage, vers le Castellas, et même des occupants de péniches sur le Canal du Midi entre Agde et l'étang de Thau. A chaque fois, ces trois gangsters encagoulés et armés dépouillent totalement leurs victimes qu'ils frappent sauvagement. Maintenant, devant la rareté des touristes, ils arrêtent par une queue de poisson les automobilistes circulant la nuit entre Sète et Montpellier et appliquent leur méthode. Enfin, même en ville, les agressions sont courantes. Dernière victime, un soir à 23h, près de la Civette, M. Al... s'est fait tabasser et dépouiller par un trio frappeur. Quelle époque!
Grandes Puces Rendez-vous dominical incontournable des riverains du Bassin de Thau, les Puces de Marseillan créées par Mario Ascensio viennent d'abandonner le parking de la Cave Coopérative et d'émigrer un kilomètre plus loin au Carrefour des Onglous. Les 150 exposants y seront plus à l'aise pour accueillir les visiteurs qui sont près de 10.000 certains dimanches.
Jean-Pierre Farkas: 40 ans de journalisme Jean-Pierre Farkas est un de ces parisiens qui, dès qu'ils le peuvent, viennent se ressourcer entre Sète et Bouzigues. Grand nom de la presse depuis 40 ans, il publie "Romo Goldèche- Vieux mythes et grands secrets du journalisme". Françoise Giroud le présente comme "un de ceux qui ont fait honneur à ce métier". Farkas a tout connu de RTL à Elle, de Combat à France-Inter pour finir patron des stations locales de Radio-France. Sa carrière est jalonnée par Brassens, de Gaulle, Boby Lapointe, Mitterrand... Cela donne 160 pages de scoops qui ont été fétées pour leur sortie, à Bouzigues, chez Jean-Pierre Molina qui recevait sur sa terrasse de "L'Arseillere", entre tielles et huitres, les nombreux amis sétois de JPF. (Éditions Tiresias, 99 F.)
B.Baraillé
BALLADE
LE MONT AIGOUAL, ROI DES BELVÉDERES Avant que la neige ne l'interdise, parce que les routes ne sont pas encore trop encombrées par les skieurs, nous vous donnons rendez-vous au sommet du Mont-Aigoual. L'ACCES De Sète, direction Montpellier et par la déviation de Juvignac prenez la route de Ganges. Par St Matin de Londres, Saint Bauzille de Putois, en remontant l'Hérault, vous arrivez au bout de 100 km à Valleraugue, porte de l'Aigoual. Au retour, passez par l'Espérou qui vous ramènera au Vigan par le Col du Minier puis vers Lodève d'où vous rejoignez Sète en quittant la nationale à Gignac pour aller vers Plaissan et Villeveyrac. A partir de Valleraugue, vous continuez à suivre le ruisseau qu'est encore l'Hérault. La D269 vous amène au Col de la Serreyrède à 1290 m d'altitude. Du col, en vingt minutes, un sentier balisé mène en vingt minutes à la Cascade de l'Hérault. 300 mètres plus haut, vous êtes enfin au sommet de l' Aigoual où, d'une table d'orientation, vous découvrez le plus spectaculaire panorama de la région : des Pyrénées aux Alpes, de la chaine des Puys au Ventoux et à la mer qui, à vol d'oiseau, n'est qu'à 70 km ! Si l'hiver, l'Aigoual est carrément inhospitalier, l'été, c'est une oasis de fraicheur malgré l'absence de végétation à son sommet. Mais comme à l'aller et au retour vous traverserez de magnifiques forets... L'OBSERVATOIRE Il serait dommage d'ètre monté si haut et de ne pas visiter l'Observatoire de Météo France installé là depuis plus d'un siècle. Il est le dernier observatoire d'altitude en service en France. Dans les locaux, une exposition rassemble 800 photos de la vie sur l'Aigoual durant les quatre saisons. Un personnel chaleureux vous initiera même, si vous le souhaitez, à la météorologie de notre région. Il vous présentera les appareils de mesure les plus modernes mais aussi ceux de l'ancien temps, conservés dans un Musée sur 350 m2 d'exposition. Si vous aimez marcher, des sentiers balisés partent du sommet.
Carte 2641 ET, en vente à la Maison de la Presse.
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SCIENCES
Histoire des sciences .- suite du N°1
Encore un petit tour en Grèce antique.
Après tout, cela nous concerne directement , tant historiquement que géographiquement. On parle encore de nos jours pour des raisons économiques ou culturelles - de l'ensemble des pays du bassin méditerranéen. Pour ce qui est du temps, rendons nous dans le berceau de la philosophie et de la physique , six ou sept siècles avant J.C. sur la cote Ionienne. ( au milieu de la cote d'Asie mineure).
La Grèce antique était
beaucoup plus importante, par le rayonnement de sa civilisation et par
son étendue territoriale ( Espagne, sud de la France, Italie, Grèce,
asie mineure, Afrique du nord) que la Grèce actuelle.
Ce sont les villes Grecques
d' Asie mineure - l'actuelle Turquie - qui ont donné le plus grand
contingent de savants et philosophes, ceux qui seront les ancêtres
directs de notre civilisation occidentale, positiviste, scientifique et
technicienne - même si la Grèce a plutôt méprisé
la technique, la distinguant nettement de la science.
La philosophie, elle aussi,
ne se réclame que de la Grèce, son unique source !
L'Asie mineure et les villes
entourant la mer Egée, ont vu éclore les " physiologues "
qui s'occupaient de philosophie naturelle, c'est à dire de science
et de philosophie.
Les philosophes vivaient
plutôt à Athènes ( Platon, Aristote, cyniques, stoïciens,
sophistes, bien que ces derniers aient été d'incessants voyageurs.)
L'Italie du sud était
le repère des pythagoriciens.
Le reste de l'Europe, plus
au nord n'était alors peuplé que de Barbares à la
vie infiniment plus frustre, mais nos ancêtres par le sang.
Toute cette région
du bassin Méditerranéen, à cheval sur trois continents
- Afrique, Asie, Europe - donnera naissance à la pensée rationnelle
:le Logos, différente de la pensée mythique d'Homere et d'Hésiode.
Ce logos - la raison - dont la naissance a longtemps été
présentée comme un miracle, une apparition " ex nihilo ",
un événement unique, advenu seulement une fois et en Grèce
n'a donc pas de prédécesseurs, ni de rivales dignes de ce
nom : La " pensée vraie " ne pouvant avoir d'autre origine qu'elle
même.
Mais en y regardant de plus près, historiens et philosophes modernes ont commencé à remettre en question cette idée de discontinuité radicale entre mythe et raison. Ils ont suggéré que la première philosophie Grecque( qui s'occupaient aussi de physique) aurait eu des ancêtres, qui ne seraient autres, bien sur, que les mythes et les rituels.
La physique Ionienne n'aurait fait autre chose - mais ce petit pas de coté aura des conséquences très spécifiques et importantes -que transposer dans une forme laïcisée et sur le plan d'une pensée abstraite le système de représentation que la religion a élaboré. Les cosmologies ( ce que nous appelons l'astronomie) des premiers physiciens prolongerait directement les mythes cosmogoniques (mythe de création du monde). Les deux, cosmologie et cosmogonie, veulent apporter une réponse au même type de question : Comment un monde ordonné a t il pu émerger du chaos ? Quelle est l'origine de toute chose ?
Les philosophes que l'on appellera
les présocratiques (ils ont précédé Socrate,
lequel vécu au IV sc. Av J.C) cherchaient de quoi était fait
le monde, de quel élément primordial ( feu, eau., " illimité
", vent…) il provenait. Ces " éléments - principe " ont à
voir avec les puissances actives animées et impérissables
du mythe - que nous avons rencontré dans le précédent
numéro : " Abîme ", " Typhon ", " Terre " - mais ce ne sera
plus, pour ces philosophes, des Dieux individualisés, ils vont devenir
des éléments matériels puis des concepts abstraits
sur lesquels la spéculation philosophique pourra s'en donner à
cœur joie, formant à partir d'eux des constructions logiques qui
s'opposent les unes aux autres.- à travers les " disputes " des
différentes écoles de philosophes. Et
c'est là l'extraordinaire nouveauté de la philosophie naturelle
des Grecs anciens, leur audace créatrice.
Déjà dans un
passage du poème d'Hésiode le récit de la création
de l'ordre se présente dépouillé de toute imagerie
mythique et les noms des protagonistes révèlent le caractère
naturel du processus qui aboutit à l'organisation du cosmos :Abîme,
Lumière du jour, Ciel étoilé, Terre etc. Dans le mythe
ils sont tout d'abord, engendrés par séparation de ce qui
était uni. Puis arrive Eros, le principe qui unit les contraires.
Une même structure de pensée sert de modèle à
toute la physique ionienne et au mythe. La logique du récit mythique
révèle successivement : 1/ l'Indistinction, le chaos initial
où rien n'apparaît 2/ De là émergent les paires
d'opposés 3/ lesquels opposés s'unissent et interagissent
chacun l'emportant tour à tour sur les autres selon un cycle indéfiniment
recommencé décrivant le monde naturel.
Mais en quoi la philosophie cesse d'être le mythe ? Dans la Théogonie d'Hésiode, on a vu le combat de Zeus contre Typhon pour le titre de roi des Dieux. La logique du mythe joue sur l'ambiguïté : enfantement divin/ fait naturel, de plus Nature et société sont alors confondus dans la personne du roi. Cette nature lorsqu'elle sera coupée de son arrière plan mythique, par les philosophes qui annoncent la naissance de la raison, devient elle même problème et objet d'une discussion rationnelle. Les forces telluriques sont séparés de l'image du Roi- Dieu, elles cessent d'être intelligible dans le langage du mythe et se présentent alors comme des questions sur lesquels la discussion est ouverte. Le problème de la génésis - la génération successive ou concomitante des Dieux représentant les forces naturelles - le problème du devenir, du changement, de la " corruption " comme l'appelle Aristote, devra être contourné, il sera la bête noire des philosophes. Le moyen du détour sera de chercher une méthode qui mette en valeur exclusive le stable, le permanent, l'identique, par delà le changement. Les philosophes-physiciens feront appel, de plus en plus pour rendre raison des changements dans le cosmos aux modèles issus de l'ingéniosité des hommes sans référence a la vie des animaux ou des plantes. Ils verront une structure permanente de la matière, là où d'autres voyaient - et verront - des changements qu'engendrent le dynamisme vital. Les éléments n'auront plus entre eux que des différences quantitatives au lieu de lutte entre contraires qualitatifs. Le monde se vide peu à peu du divin .Mais une autre question se profile qui fera souvent appelle par la suite, à une force divine plus ou moins déguisée sous différents noms : l' Etre, l'Intellect ; le Premier Moteur … Comment, donc, régler le problème du mouvement, du devenir, : le divin se concentrera hors de la nature, en opposition avec elle, l'impulsant, la mettant en mouvement, et la réglant du dehors.
La science n'a, en ces temps
éloignés de plus de deux millénaires et demi de nous,
rien de commun avec notre science moderne : elle ne fait pas, ou très
peu, appel à l'expérimentation ni même à l'observation
exacte de la nature - bien que l'astronomie débutante fasse preuve
d'observation.. Elle est aussi chargée de se regarder penser : qu'est
ce que la pensée, quelles sont ses limites ? qu'est la perception
? peut on se fier aux sens ? quelle est la force du discours logique ?
etc…
Ce sera pourtant le début
des mathématiques : Thales vécut à la charnière
des VII et VIème siècle av J.C ,à Milet sur la cote
Ionienne ; il donna les premiers éléments d'algèbre
et de géométrie ( rapport des angles d'un triangle)- qu'il
rapporta, au moins en partie d'Egypte, de Babylone. Il permit la première
mesure exacte du temps grâce au gnomon, ancêtre des cadrans
solaire. Il faudra attendre trois siècles de plus pour qu'Euclide
pose les bases de la géométrie " Euclidienne " qui est encore
la notre, et qu' Archimède, lui aussi géomètre de
génie, formula les premières lois de l'hydrostatique. Cette
histoire pourrait se raconter de plusieurs autres façons.. Suite
au prochain numéro .
A bientôt
Géromine GLASGOW
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INTERVIEW
Aujourd'hui nous avons interviewé Isabelle de GRANDMAISON , sculpteur. Isabelle de Grandmaison vit et travaille à Sète.
Le Chichois : Vous êtes sculpteur , plus précisément vous modelez la terre. Chacune de vos pièces en terre est unique. Un thème revient très fréquemment : la féminité " épanouie ".
I.de GRANDMAISON : Mais il m'arrive aussi de faire des couples, ou des hommes seuls. Mes sculptures de femmes représentent effectivement la féminité, symboliquement, c'est à dire l'ancrage en terre, l'essentiel, la fécondité, l'origine et l'aboutissement… . mais elles sont aussi, plus sensuellement, l'occasion de faire des formes rondes, pleines , épanouies. La forme et le thème viennent tout seul, c'est la terre qui parle, je la laisse me guider, je n'ai pas de plan prédéterminé, de projet intellectuel, de but, je laisse la terre et mes mains tenir la barre.
Le Chichois: Un mot sur la technique, sur le travail de la terre en sculpture
I.deGRANDMAISON : Il faut sentir quand la terre a été assez travaillée, qu'elle ni trop sèche ni trop délavée. .Il faut surtout creuser chaque pièce avant la cuisson, c'est assez minutieux ; puis la sculpture est cuite à 1000 degrés dans un four électrique
I.de GRANDMAISON : Oui, à partir d'un original en terre, je peux produire des bronzes dont le nombre est limité à huit. La technique est compliquée et longue : Il faut d'abord faire un moule en élastomère, puis on coule une cire sur 4 mm d'épaisseur, au milieu on met un noyau de terre réfractaire, on fait des corrections sur la cire, on pulvérise autour de la cire une croûte en terre réfractaire, on cuit la pièce, la cire fond et à sa place on coule le bronze, il y aura encore le décochage, le ciselage, la finition …Cette exploration de la technique que je vous donne est somme toute assez sommaire le travail du bronze est très complexe. Le tout prend 2 mois environ. Je ne participe pas à toutes les étapes - en particulier le coulage du bronze à proprement dit qui est fait par un fondeur à Toulouse. Mais pour me réapproprier la pièce, c'est moi qui m'occupe de la patine, la dernière étape qui joue sur la couleur
Le Chichois: : Depuis quand avez vous commencé la sculpture ?
I.de GRANDMAISON : Cela fait 13ans que j'ai commencé la sculpture. Il y a 18 ans j'ai débuté la peinture, pendant un temps j'ai mené de front peinture et sculpture, depuis 6 ans je ne fais que de la sculpture.
Le Chichois: : Où vous êtes vous formée ? Les beaux arts ?
I.de GRANDMAISON : Non, je suis totalement autodidacte.. C'est la passion qui m'a servi de guide surtout. j'ai suivi pendant des années des cours de nus. L'année dernière j'ai travaillé avec Ali Salem. Jusque là mes sculptures étaient toutes de moyenne dimension : 30 à 80cm, avec Ali j'ai appris les grands formats : 2 mètres et plus..
Le Chichois: Quels sont les sculpteurs qui vous ont influencé ? Vers qui va votre admiration ?
I.de GRANDMAISON : Maillol surtout, mais aussi Rodin, Volti. Les sculptures Africaines me touchent beaucoup.
Le Chichois: Comment en êtes vous arrivée à la sculpture ?
I.de GRANDMAISON : J'ai commencé par la peinture, je suis passée tout naturellement au volume. Mais le véritable déclic a été un voyage au Sénégal en 86 Le plaisir me guide, aussi.
Le Chichois: Etes vous parfois découragée et par quoi ?
I.de GRANDMAISON: Bien sur je me heurte parfois - souvent - à mes limites, mais je les travaille au fur et à mesure des pièces.
Le Chichois: Pouvez vous vivre de votre travail ?
I.de GRANDMAISON : Maintenant : oui, et c'est merveilleux d'avoir comme travail sa passion. Mais il a fallu attendre au moins une dizaine d'années.
Le Chichois: : Comment vendez vous ?
I.de GRANDMAISON : Par les galeries où j'expose, en France (Aigues- mortes, Mougins, Nantes…Sète.), et à l'étranger ( Italie, Espagne, Angleterre, Monaco, Suisse), je vais aussi dans les Salons d'art contemporain, à Paris. Souvent je vends directement aux gens qui me connaissent par le bouche à oreille. .. Très prochainement, j'espère vendre grâce à Internet !
Le Chichois: Votre atelier est à Sète ?
I.de GRANDMAISON : oui, et c'est très agréable de voir la mer en travaillant, d'avoir une vue dégagée, c'est très inspirant !
Le Chichois: Vous travaillez toute seule évidemment. Quelle est la place de " l' autre " ?
I.de GRANDMAISON: Le regard du public est indispensable. La sculpture est avant tout, pour moi, un moyen de communication, un outil de rencontre. L'artiste donne à voir , le public donne son ressenti, sa parole qui se libère parfois.
Le Chichois: Vous allez à la rencontre des gens aussi par l'art thérapie ?
I.de GRANDMAISON : J'avais besoin de partager le plaisir de créer, de toucher la terre, d'aller au delà de soi avec d'autres . J'ai travaillé avec des RMIstes, et j'ai pu constater quel épanouissement c'était pour eux. Dans ces cas là il s'agit plus d'expression personnelle que d'esthétique... J'ai fait une formation en art- thérapie, à Paris sur deux ans. Je donne aussi des cours de modelage, je fais des stages de week end dans mon atelier : Cela m'a beaucoup fait avancer.
… Isabelle repart vite remettre les mains dans la terre, face au soleil et à la mer…..
Entretien
recueilli par G.Glasgow
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FLASH
Le contenu de cette rubrique, contrairement aux autres du CHICHOIS, sera alimenté en permanence - ou plus exactement dès qu'une nouvelle nous semblera importante.
Un groupe de supporters de l'OM nous prie d'inserer : Le 13 octobre 2000, un jeune homme de 18 ans a reçu un siège sur la tête lors du match PSG-OM. Ce jeune homme n'a pas encore retrouvé l'usage de sa jambe et risque d'être, à 18 ans, paralysé à vie. En tant que supporters de l'OM, nous sommes profondément choqués par cet acte de violence gratuit et sommes de tout coeur avec ce jeune homme et sa famille. Mais ce n'est pas le propos de ce courrier. Nous vous écrivons aujourd'hui car nous sommes outrés par la façon dont les médias nationaux ont fait état de ce drame. Sans sombrer dans la paranoïa, nous considérons que l'information a été traitée avec une lenteur étonnante et nous estimons que cet événement n'a pas eu le retentissement médiatique qu'un acte aussi grave aurait du avoir. Pour mémoire, le saccage des bus de la RATP par des supporters de l'OM avait été plus que largement relaté par tous les médias nationaux (TV, radio et journaux). Pour toute information, nous avons eu une dépêche de l'AFP précisant que "toutefois la rencontre n'a pas donné lieu à des incidents similaires à ceux enregistrés lors de précédents PSG-OM", incidents faisant référence aux bus détruits. Il semble donc que, pour les médias nationaux, la vie d'un supporter ait moins d'importance que la destruction d'un bus. Pourtant, une semaine avant le match les médias nous avaient mis en garde sur la sécurité et le déroulement du match dans les tribunes. On nous a expliqué maintes et maintes fois le dispositif mis en place, à savoir que la tribune située au dessus du carré des visiteurs serait libre sur les 3 premiers rangs et qu'un cordon de stadiers empêcherait l'accès au bord de cette tribune. Ce dispositif n'a simplement pas été mis en place le jour du match et le drame n'avait plus aucune raison de ne pas se produire. La vie d'un jeune garçon est en jeu mais il semble que cela n'intéresse personne. Pourtant on nous a ressassé toute la semaine les précédents incidents des matchs à haut risque comme PSG-OM (affrontements, matériels dégradés...). Mais une fois l'incident arrivé, on ne nous en parle plus. Le côté matériel est il plus important qu'une vie humaine ? Quand on voit le tapage fait autour des sifflets qui ont accompagné Dugarry lors du match au Vel'... Nous, espérons, au nom de Geoffrey, que vous lui ferez une place dans vos éditions et que vous mettrez tout en oeuvre pour élucider le mystère du système de sécurité défaillant. Vendredi son seul but était d'aller voir un grand match de football et de supporter son équipe. Faites le pour lui.
Les supporters marseillais.
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MOMENTO FINIS
A suivre.... dans le prochain numéro du CHICHOIS…
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A TABLE
Avis aux amateurs, la chasse aux cèpes est ouverte. On peut, bien entendu, le consommer tel quel. Mais il entre de plus en plus dans la composition de certains plats raffinés.
GRATIN DE CEPES
---- Couper le jambon de Parme en minuscules petits dés..
---- Couper les queues des cèpes de la même manière mais en un peu plus gros.
---- Fondre à feu vif cette brunoise de cèpes, ajouter le jambon, l'échalote hachée, loignon fane, saler, poivrer, ajouter l'ail et les herbes fines au dernier moment pour conserver les parfums le plus frais possible. Beurrer un plat allant au four, saler et poiver le fond.
---- Placer les têtes de cèpes colorées, les recouvrir de la farce obtenue, saupoudrer de la chapelure, mettre une belle noix de beurre sur le dessus. Passer 10 à 12 minutes à four chaud.
Faire attention : le parfum d'ail dans la farce se doit d'être subtil. Chauffer mais non cuire.
LE CONSEIL DU SOMMELIER
Servir avec ce met un Faugères --Domaine de la Renardière-- Rosé 98. Ce vin est vente en ligne sur Internet.
http://www.opisline.com/axe/index18b.html
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DE QUOI J'E-MEL
Il y a quelque jour, un passant ...ou plutôt un chien accompagné de son maître..à qui je demandais (pas au chien, au passant..) quels étaient ses émotions et ses pensées tandis qu'il observait son chien en train de produire une énorme bouse sur le trottoir me répondit, surpris, qu'il payait des impots et que cela devait bien servir à quelque chose....les employés municipaux de la ville apprécieront certainement cette remarque concernant l'utilité de leur travail. Et puis tant qu'à y être pourquoi n'irions nous pas ensemble, mon animal de compagnie et moi-même, déféquer dans les rues...Comme quoi le moyen-âge n'est pas si éloigné de cela dans les mentalités.....!
La même histoire en plus cynique : l'incivilité des chefs d'entreprises fabriquant et commercialisant des aliments toxiques ( vaches nourris aux résidus de fosse septique ...poissons élevés en bassin et alimentés avec des farines animales infestées). Il est très probable que ceux-ci m'aurait répondu à cette même question que j'adressais au "citoyen payeur d'impôt" : -- Ah ! mais, Monsieur, dans notre entreprise nous vous assurons que nous travaillons en parfaite conformité avec la législation et que nous ne commettons aucun acte répréhensible
Aussi,
malgré les différents systèmes sociaux que notre société
à mis en place tels les impôts afin de gérer les lieux
publics ou les lois qui encadrent et protègent les actvités
humaines, il serait peut-être utile de mettre comme on dit communément
..." les points sur les i " et dans certain cas ...." le nez dessus "..
.-----------------Louis ERNESTO
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VIE ACTUELLE
Projet : L'agrandissement de Sète
Sète va s'agrandir en créant un nouveau " quartier " sur… 32 hectares !
Une blague ? Que nenni. Rien de plus vrai !
En effet, la Ville va aménager son entrée ouest en agençant les terrains de Villeroy, plus précisément nommés " triangle de Villeroy ".
Après une première phase de concertation sur les options globales d'aménagement, on est passé à l'étape de l'enquête publique. Ainsi, les Sétois, riverains du " triangle " ou non, ont la parole jusqu'au 17 novembre prochain.
Entre l'étang de Thau et la façade méditerranéenne, entre le canal des Quilles et la route d'Agde, 78 200 km2 vont ainsi être "relookés ". L'ossature se décompose en trois zones : construction de logements individuels et locatifs, activités de commerce et de services (excepté les entreprises bruyantes ou utilisant des produits dangereux, comme les pompes à essence) et touristique. Cette dernière accueillera une aire de camping-caravaning (350 places), des structures légères d'habitation de loisirs (mobil-home), des bungalows, un point d'accueil et d'information touristiques, une aire de stationnement… sans oublier le milieu arboré.
Vivant toute l'année Ce nouveau quartier est à vocation multiple. Si les touristes disposeront d'un lieu d'accueil au top, le but est que ce secteur vive toute l'année pour et avec les Sétois !.Le souci de la municipalité est de respecter un équilibre entre terre et eau, entre construction et arborisation ,entre faune et flore, entre touristes et résidents permanents. Egalement de respecter les lois et "Barnier " et " Littoral " relatives au recul des constructions. Ainsi, les actuels restaurants seront " déplacés " au delà des 100 mètres du bord de mer.
Si les grandes options d'urbanisme sont définies, les plans ne sont pas encore terminés. Pour en savoir davantage, des bornes interactives, avec écran tactile, donnent des images virtuelles de l'ébauche de ce nouveau quartier de Sète. Installées dans le hall de l'Hôtel de ville, dans les deux médiathèques et au centre balnéaire Raoul Fonquerne.
Pour ou contre, cet aménagement ne laisse personne indifférent. Défenseurs et détracteurs ont d'ores et déjà largement émis des avis. Souhaits, critiques, craintes (hauteur des constructions, RN 112 " municipalisée ", devenir des f lamants roses, etc), remarques, propositions… ont été confiés au commissaire enquêteur ou consignés sur le registre " enquête publique ". Certains parlent de bétonnage sauvage et ne veulent qu'un espace vert oxygénateur, d'autres souhaitent fortement cette réalisation qui embellirait la ville. Certains réclament déjà crèche, école, médecin, pharmacien… D'autres encore sont soucieux quant au coût financier. In fine, le contribuable en sera-t-il de sa poche ? Certes, cela coûtera. Mais on peut espérer que le montage financier, s'il est bien ficelé, aura des répercussions positives sur l'économie sétoise. Les Sétois ont la parole.
A eux d'en profiter ! . -----------------K.GOSSELIN
NOTA
L'A.S.A.G.E société d'équipement et d'aménagement de la ville dont le président est Mr LIBERTI (maire de la ville de Sète) est l'initiatrice du projet concernant l'aménagement du triangle de Villeroy. Cette société propose aux habitants de la ville de Sète une concertation sur le devenir de cet espace. Un enqueteur nommé par le tribunal administratif recueille les propositions et les critiques.
La première réunion de concertation du 2 Octobre avait regroupé 20 personnes. Les prochaines dates de réunion ( qui ont lieu à la Mairie et accessible à toutes et a tous) seront les : Mardi 31 Octobre et le 17 Novembre (dernière).
Toutes
les observations faites par les habitants seront consignés et serviront
d'une part, de matériau pour un débat interne à la
société créatrice du projet, et d'autre part d'informations
pour l'octroi ou non de subvention pour ce projet.
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SCOOP
Le Scoop de ce numéro 2 n'est pas réellement de la dernière fraicheur mais est d'une actualité toujours très présente.
Votre connection Internet.
Trois points sur le réseau influencent la fiabilité et les performances de vos connections.
Le réseau ( encombrement, mauvais états des fils téléphoniques, .....)
Votre fournisseur d'accès
Des fournisseurs tel que AOL et consorts vous connecte sur leur île privée, alors que d'autres fournisseurs d'accès vous connecte directement sur le réseau mondial.
Exemple : Quand vous vous connectez avec AOL vous accedez au site Internet d'AOL avec de nombreuses rubriques d'Informations, de jeux, de dossiers, une galerie marchande, et de nombreux autres services. Vous êtes, bien sur, sur Internet mais tous les liens sur lesquels vous cliquez vous promènent dans l'espace privé de AOL.Afin d'accéder à l'ensemble du réseau Internet il vous faut fouiller un peu dans AOL et trouver une rubrique qui se nomme "accès Internet".
Le minimum actuellement doit être un 33 600. Les plus récents sont 56 000. Il y a aussi les connections avec Numéris un peu plus rapide. Et pour les villes privilégiés -- le cable, l'ADSL etc.....
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Brèves
de comptoir.
C'est pas avec un droit de cuissage qu'on trouve chaussure à son pied. - Ce serait plutôt un droit de cuissarde.
Ton sandwich, patron, il a un tel soupçon de beurre que même le jambon n'arrive pas à glisser dessus.
J'aime qu'un vin soit rond... - C'est pour ça que tu le bois dans un ballon !
Les filles, c'est pas compliqué... c'est "tu veux ou tu veux pas" --- . Le problème c'est qu'on sait toujours quand elles veulent pas et jamais quand elles veulent. --- T'as qu'à leur demander ! ---- Ouais, mais suffit qu' tu poses la question pour qu'elles veulent plus.
L'alcool, mon vieux, ça te fait tomber plus bas que terre... si bas que tu finis à la cave.
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