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Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N°1
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EDITORIAL
Il vient de naître, il est là... le chichois fait à peine son entrée sur internet que l'on s¹interroge déjà sur la réalité de son existence. Peut-on parler de réalité pour un journal qui a fait le choix de n¹exister que dans le monde virtuel ? Internet est devenu incontestablement un support à part entière, mais un support qui cherche encore ses marques depuis que le web s'est ouvert au grand public. Les avantages ne manquent pas, les inconvénients non plus. Essayons d¹en examiner les grandes lignes :

Fabrication aisée :
En théorie, le support n¹est pas limitatif : il permet d¹intégrer le texte, l¹image, le son, mais aussi des éléments que l¹on ne trouve pas dans les autres médias tels que l¹incorporation de bases de données, le lien avec des forums de discussion, des logiciels de calcul ou de simulation... En un mot, toute la richesse de l¹outil informatique.
En pratique, il faut néanmoins tenir compte de certaines contraintes technologiques comme la capacité des ordinateurs, la rapidité de transmission sur le réseau qui tous limitent la taille des fichiers.Heureusement, les progrès dans ces domaines sont très rapides et particulièrement sensibles sur les résultats obtenus.
Diffusion du journal :
Elle se caractérise par un faible coût de diffusion et une rapidité telle que l¹information est disponible aux quatre coins de la terre en même temps.
Aussitôt le journal réalisé, tous les abonnés le reçoivent dans leur E-mail.
Pour le lecteur :
La maîtrise complète du temps. On peut revenir sur un article, rechercher dans les archives un document, décider de ce que l¹on souhaite lire (ou
voir, ou entendre) en premier. Le journal papier permet aussi une certaine indépendance... mais le journal papier ne proposera pas de vidéo ou de
séquences son. Toute la différence est là... le temps est maîtrisé sans affecter la large gamme créative qu¹offre le support numérique.
Le seul handicap aujourd¹hui pour le lecteur tient à son équipement informatique, mais dans ce domaine aussi, les choses vont vite, très vite.
Et si déjà les ordinateurs portables permettent de se connecter hors de chez soi, demain, il sera possible de surfer sur internet avec des combinés
téléphones portables/micro-ordinateurs dotés d¹écrans de qualité et de capacités mémoire et disque dur suffisantes.
La réalité économique :
Un journal virtuel peut-il être rentable ? Ou sera-t-il, comme l¹est le chichois aujourd¹hui, le résultat de bénévoles liés par le même esprit associatif. Plusieurs pistes existent et sont étudiées pour rentabiliser une telle entreprise. Faut-il demander aux lecteurs une contribution basée sur
l¹esprit de solidarité; un pari du genre ³vous aimez ce que l¹on fait, aidez-nous à continuer !² Faut-il trouver des annonceurs et ne fonctionner que sur un budget publicité ? Faut-il trouver des partenaires prêts à jouer les sponsors ? Faut-il développer de la vente en ligne de produits annexes ? Quel que soit la stratégie choisie qui peut d¹ailleurs être un recoupement de toutes ces hypothèses, une seule chose est certaine ; il faut des lecteurs... et vous êtes déjà nombreux à avoir répondu présents avant que le journal ne fasse sa première apparition. L¹outil informatique, par rapport aux autres supports, permet de répondre avec une très grande précision à la question fondamentale combien de lecteurs ont lu le journal ? C¹est là le meilleur test pour suivre l¹évolution de la qualité des articles, l¹intérêt de telle rubrique... en un mot, le rêve secret de tout responsable d¹unservice marketing.
L'éthique :
C¹est le seul aspect qui ne différencie pas un  journal virtuel de tout autre support... le contenu des articles ne dépend que de la conscience de celui qui les rédigent. Et c¹est sur ce point que ³le chichois reste et restera particulièrement vigilant.

Souhaitons lui longue vie dans ces espaces virtuels que l¹homme explore depuis peu.

B.Stéphan
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SCIENCES

Nous allons au fil des numéros du CHICHOIS, et nous espérons en avoir une grosse pelote, dérouler une petite histoire des " opinions " sur les progrès technologiques. Qu 'a pu dire, argumenter, ressentir le quidam dont on voulait - au cours des sciecles - améliorer l'environnement. Quels ont été aussi ses peurs et ses préjugés. On entendra par " quidam " tous les non-scientifiques qu'ils soient philosophes, poètes paysans ou ouvriers ou même scientifiques - puisque certains ont eu un regard extérieur.
Dans la polémique actuelle sur les biotechnologies - en particulier les manipulations Génétiques - il n'est pas un seul ouvrage destiné au public et écrit par des scientifiques enthousiastes , sans peur et un peu susceptibles puisqu'ils ne supportent aucune critique ni aucun retard dans l'application de leur théories sur le fonctionnement de notre planète( il y en a beaucoup depuis F.Jacob jusqu'à D. Cohen ), aucun donc, de ces scientifiques ne résiste à brandir dans leurs écrits le mythe de Prométhée et de Pandore face au doute qui peut chatouiller certains, à la prudence que d'autres préconisent. Ils veulent ainsi prouver que l'homme a toujours eu peur de son coté divin, peur de défier les Dieux dans la création du monde, d'assumer leur pouvoir de domination du monde

Donc parlons d'Hésiode poète grec qui chanta l'épopée des Dieux, leurs guerres contre les Titans, leurs forces et leurs ruses. Nous y trouveront l'épisode de la punition de Prométhée par Zeus. Hésiode à 2800 ans de nous dans un passé lointain, parle de ce mythe dans ses deux plus célèbres écrits, " Théogonie " et " les travaux et les jours ". La Théogonie est l'histoire des Dieux contée par les muses à Hésiode . C'est une œuvre poétique et non un livre religieux comme les évangiles .C'est le récit de l'épopée de tous les Dieux de la Grèce, de ceux qui habitent l'Olympe au VIII siècle avant J.C., mais aussi l'histoire des Dieux plus anciens et même des forces de la nature présentes au début du monde ( " Abîme ", " Nuit ", " Lumière du jour "..) .
Hésiode nous conte la victoire de Zeus, celui qui organise définitivement le monde. Zeus le souverain des Dieux et des hommes.

Les Dieux les plus anciens sont fils de " Terre " et de " Ciel étoilé ". Ce sont les Titans, les Cyclopes et les Cent bras , puis vinrent les Dieux bienfaisants sur lesquels régnera Zeus.. "Terre" fut la première à émerger "d'Abîme", elle conçue et enfanta seule, d'abord "Ciel.... un être égal à elle capable de la couvrir toute entière...., puis les montagnes …et aussi la mer inféconde aux furieux gonflements" Puis elle enfanta " des embrasements de Ciel " les Titans et autres féroces créatures. Les premiers rejetons de Ciel et de Terre sont des monstres, ils représentent la force vitale avant qu'elle ne soit contenue, domptée. Ils ont des formes différentes, exprimant la confusion . Ils ont été engendrés avant que n'apparaisse le premier principe d'ordre : la fixité des espèces,

Prométhée est fils de Japet, un Titan. Ciel étoilé - par haine - cache tous ses enfants à l'intérieur de Terre pour qu'ils ne naissent pas à la lumière. Cependant l'un d'eux - Chronos - à l'instigation de Terre va castrer Ciel et lancer dans la mer les bourses et le membre divin duquel sortit " une blanche écume… De cette écume, une fille se forma… Aphrodite " Ciel étoilé prit à parti ses fils, les Titans, et pour leur horrible forfait leur promis que l'avenir " en saurait tirer vengeance ". .

Chronos grandit et succéda à "ciel".
Il fût prévenu par Ciel étoilé et Terre " que son destin était de succomber un jour sous son propre fils " Il chercha à échapper à la prédiction et à son tour voulu empêcher ses enfants de vivre en les avalant dès leur naissance, l'un d'eux , par la ruse, déjoua le plan de Chronos - ce fut Zeus. Zeus non plus n'aimât pas les Titans, il se battit longtemps avec eux et dut s'allier, après dix ans de combat, avec les cents bras pour vaincre. Surtout il n'aimait pas Prométhée qui avait voulu le tromper, en lui donnant la mauvaise part lors du partage d'un animal sacrifié aux Dieux par les hommes. En punition Prométhée fut attaché à une colonne, un aigle lui dévorant, éternellement, le foie. Il fut délivré par un autre Dieu et continua à agacer Zeus.

L'épisode avec Pandore est plus détaillé dans les " Travaux et les jours " Prométhée avait donc détourné un sacrifice fait aux Dieux, Zeus punit aussi les hommes en leur " cachant " leur vie, c'est à dire en les obligeant à travailler pour vivre, mais Prométhée, une fois libéré, vola le feu jusque là donné par Zeus, et en fit don aux hommes. Zeus ne put leur reprendre le feu , mais créa pour les hommes un mal, le plus terrible, il créa, avec de la terre et un peu d'eau et avec l'aide des autres Dieux et Déesse, une belle et désirable femme :Pandore, celle dont naquit " l'engeance maudite des femmes "qu'il envoya aux hommes.
Pandore tenait une jarre dans laquelle zeus avait mis tous les maux qui peuvent accabler les hommes, elle ouvrit le couvercle et les dispersa " par le monde et prépara aux hommes de tristes soucis " , seul l'Espoir ne voulu pas sortir, aussi l'illusion, l'attente des jours meilleurs, empoisonna aussi la vie des hommes.

Un mot sur l'ouvrage " Les travaux et les jours ", c'est un livre de conseils pratiques (sur l'agriculture), moraux ( sur la justice, tous même les rois " qui, par des sentences torses oppriment l'homme par l'homme " encourent la colère des Dieux), et religieux ( on n'échappe pas aux jugements des Dieux).

Aujourd'hui que pouvons nous tirer ce mythe si souvent cité comme argument pour dénoncer nos peurs et nos préjugés? Les Grecs avaient ils les mêmes questions que nous à propos de la technique ? Il est certain qu'ils lui préférait la science pure. Le mythe de Prométhée oppose les Dieux entre eux, les bons et les mauvais. Les Dieux Titans représentent les forces vitales brutes , proches du chaos, sur lesquelles Zeus va mettre son ordre. Les Titans sont rusés, Zeus lui même reconnaît leur intelligence . Ils ont été vaincu dans la guerre qui les opposa à Zeus et si on les libèrent, réapparaîtront la confusion destructrice, le mélange des générations, la parthénogenèse ( Terre enfanta, seule, Ciel ), la violence ; les hommes seront ils de taille à lutter contre des Dieux féroces et destructeurs s'ils viennent à se déchaîner?
Aujourd'hui aussi on craint le déferlement de forces incontrôlables déclenchées par le nucléaire, par les manipulations génétiques, la pollution qui transforme physiquement notre monde. Suffit il de dire que c'est une vieille peur de l'humanité pour évacuer tout argument invitant à la prudence ? Peut être. L'homme est il un Dieu, un titan ou un artiste créateur de Monde réel.

On retrouve dans d'autres religions ces interdits des mélanges qui entraîneraient une confusion chaotique et ferait régresser le processus d'hominisation. Dans l'ancien testament, au sortir de l'arche les différentes espèces ont du prêter serment de ne pas copuler entre elles.. Les chimères sont un vieux rêve et une lointaine hantise de l'humanité. Peut on , doit on changer l'ordre du monde ? Pour que l'homme en soit plus que jamais le maître et surtout le créateur . Les scientifiques se veulent , explicitement, aujourd'hui artistes créant des mondes.
Tous les mythes créateurs chantent une mise en ordre, une séparation, une hiérarchisation. Le chaos, la confrontation avec la Nature est inquiétant pour beaucoup . Est ce parce que ce souci est connu depuis toujours qu'on ne peut qu'en sourire.
Les chercheurs seraient ils de vieux Baba qui ont placarder dans leur labos : " Il est interdit d'interdire " et "Tout, tout de suite " ? Ou sont ils les héros des temps modernes, ceux qui connaissent le chemin , et ont l'audace de s'y engager? Le monde est il un ordre dont nous sommes encore partiellement ignorant, ou le code génétique est il la clef du monde ? L'avons nous rendu totalement transparent ? L'ordre existe il dans la structure des systèmes biologique et physique, ou dans le symbolique - la culture - ? ou n'y a t il qu'un bricolage aléatoire que l'on pourrait modifier, aplatir, mettre sens dessus dessous sans craindre jamais de conséquences néfastes,.

Le mythe de Prométhée et de Pandore n'est il pas qu'un problème de Dieux à régler entre eux ? N'allons nous pas, nous les humains simplement changer de maître ? Remplacer la religion par la science ?
Ne s'agit-il que de peurs et de préjugés lorsqu'il est proposé de ne pas trop se précipiter? Et de réfléchir entre hommes, en court-circuitant et Zeus et les Titans.

A bientôt

Géromine GLASGOW

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INTERVIEW
Dans cette page nous avons le projet de donner la parole aux acteurs locaux - scientifiques, pécheurs, commerciaux, associatifs… de Sète et de la région, pour échanger des points de vue, des enseignements sur la façon dont on vit , travaille, pense et se passionne à Sète et sa région .

Aujourd'hui nous avons interviewé Naïk.FAUCON, docteur en science de l'eau, basée à la station Méditerranéenne de l'environnement littoral à la plagette ( annexe de l'Université Montpellier II )

Elle revient d'une série de missions qui l'ont amené dans six pays du bassin Méditerranéen - Tunisie, Maroc, Albanie, Autorité Palestinienne, Liban , Egypte. Le but de ces missions était d'analyser, en étroite collaboration avec les partenaires nationaux, les besoins en formation des publics visés par le projet Med Wet Coast (MWC) de conservation des zones humides et des écosystèmes littoraux. Les ministères de l'environnement de ces six pays/autorités participent ( depuis septembre 99 et pour une durée de cinq ans) à ce programme international.

Le Chichois : Qu'appelle t- on les " zones humides " ?

Naik Faucon : Ce sont les marais, les étangs, les lagunes, les mares, les prairies humides, les estuaires, les deltas etc. … Il s'agit de milieux naturels très productifs et riches en biodiversité, ils arrivent en seconde position - juste après les forets tropicales - pour la biodiversité. Ces zones représentent un habitat privilégié pour de multiples espèces de poissons et d'oiseaux migrateurs. Elles ont de plus un rôle de régulation des intrusions marines et des crues du bassin versant - c'est à dire qu'elle font tampon lorsque les eaux montent en amont ; Leur pouvoir épurateur de diverses pollutions est incontestable. Les étangs littoraux du Languedoc Roussillon en sont un très bon exemple, leur protection a été étudiée et un programme de gestion mis sur pied par le projet Européen " Life " entre 95 et 97.

Le Chichois: Qu'est ce qui menace ces zones ?

Naik Faucon : Ce sont des zones qui sont assez négligées, elles servent souvent de décharge. Très sensibles, ce sont aussi des zones qui bougent . Ces écosystèmes en constante évolution, se transforment vite naturellement - par comblement , érosion , piégeage des sédiments - et encore plus vite quand la main de l'homme s'y met - construction sur le littoral, assèchement, surexploitation de la pêche , des ressources halieutiques, démoustication " artisanale ", agriculture intensive etc. Souvent pollués et surexploités, il est indispensable que ces milieux retrouvent ou conservent un minimum d'équilibre pour continuer à tenir leur rôle irremplaçable dans de multiples activités humaines, qui sont parfois contradictoires dans leurs effets et dont la gestion conjointe est justement notre sujet de réflexion. Une des conséquences de la mauvaise gestion de ces zones est la " malaïgue ". Il s'agit d'une prolifération d'algues due à un enrichissement des eaux lagunaires en matière organique et minérale, la prolifération peut être telle qu'elle gène la circulation de l'eau, des bateaux et empêche la lumière de pénétrer en profondeur., puis les algues pourrissent, les bactéries se développent et consomment tout l'oxygène, tout en produisant des gaz toxiques , la faune et la flore aquatique peuvent en mourir.

Le Chichois: : D'où vient cette pollution ? Des déchets industriels ?

Naik Faucon : Surtout des eaux usées domestiques lorsque les stations d'épuration sont insuffisantes et le tourisme en plein développement.

Le Chichois: : Quels étaient vos partenaires, et les sources de financement lors de vos dernières missions ?

Naik Faucon :  La tour du Valat, le conservatoire du littoral, l'Atelier technique des espaces naturels ont participé au programme MWC. Les différentes ONG, sur le terrain, ont aussi un rôle important à jouer, bien sûr nous agissons de concert avec les associations professionnelles ( pecheurs, agriculteurs), les élus locaux, les ministères de l'environnement des pays concernés. Les fonds venaient surtout des programmes environnement des Nations Unies.

Le Chichois:  Quel est le statut de la " tour du Valat " ?

Naik Faucon : C'est un groupe privé, on l'appelle aussi Fondation Sansouir, à sa tête est un industriel Suisse, ornithologue qui a acheté une partie de la camargue pour y faire une réserve naturelle dans les années 60. La camargue est aujourd'hui un modèle d'aménagement des zones humides, entre autre l'extinction des flamants rose y a été évitée.

Le Chichois:  Et le conservatoire du littoral ?

Naik Faucon :  Le conservatoire du littoral protège le littoral contre une urbanisation excessive du littoral et des zone humides, il étudie l'impact du développement sur les divers littoraux.

Le Chichois: Ce travail avec les pays méditerranéens en est à ses débuts, quelles sont vos impressions après cette première prise de contact ?

Naik Faucon :  Je me suis donc occupée de reconnaître les besoins en formation de ces pays, formation nécessaire pour accompagner la réalisation du programme . Rappelons que le plan de gestion retenu devra tenir compte du développement économique des différents pays.

Le diagnostic du site ( choisir un site, en fonction des formes de vie qu'il abrite, de ses caractéristiques physico-chimique, de la nature de son environnement) est préalable à mon intervention. Les conditions des sites et les motivations des partenaires sont différents dans chaque pays.

Par exemple sur la bande de GAZA il y a un site qui occupe une dizaine de kilomètres du territoire. Il est situé au sud de la ville de Gaza. S'il n'est pas protégé il sera comblé très rapidement par les détritus venant des nombreux chantiers de construction alentour - très anarchiques. Il n'y a pas de station d'épuration. Pour se débarrasser des moustiques les gens déversent de l'huile de vidange sur le site et tout le monde compte sur les crues pour se débarrasser des pollutions diverses. Les acteurs locaux, la population veulent protéger le site pour laisser à leurs enfants un lieu agréable pour jouer, se promener.

En Albanie Il y a déjà une volonté organisée de faire participer les acteurs locaux au programme MWC. Trois sites ont été retenus, tous dans la région de Vlora. Les menaces sont la pêche à la dynamite et l'extraction industrielle du sel . Ces activités entraînent des modifications hydrauliques. Les albanais réclament des formations pour accompagner le projet.

En Egypte le danger est la surexploitation des ressources de pêche., l'emploi excessif et anarchique de pesticides Il y a trois sites dont deux sur le delta du Nil. Il n'y a pas de station d'épuration. Actuellement se développent des plantes aquatiques qui gênent la navigation des bateaux de pèche. L'aquaculture est totalement anarchique.

Entretien recueilli par G.Glasgow

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DU MISTRAL AU MARIN

BALADES ET SORTIES Profitez pleinement de vos loisirs Nous avons la chance de vivre dans une région où quelques minutes suffisent pour changer d'horizon. Ce serait trop bête de ne pas en profiter... Arrachez-vous au farniente prolongé et partez à la découverte. Cette rubrique vous proposera des suggestions de sorties, de balades proches ou lointaines,de promenades rapides ou plus longues. Rien ne vous empêche de les améliorer en allongeant les circuits proposés ou en prospectant l'intérieur de la zone.

Pour cela, il vous suffira de vous procurer chez tous les bons diffuseurs de presse une carte IGN ou Michelin, si bien faites et si pratiques dès qu’on prend le temps de les étudier. Tout y est marqué et il reste bien des surprises à découvrir pour qui voudra sortir des sentiers battus et se risquer sur les petits chemins.Ainsi, si parfois la balade pédestre que nous vous proposerons vous parait devoir être trop pénible pour vos jambes, étudiez votre carte du lieu et repérez les endroits accessibles en voiture.
En étudiant bien le tracé des routes, on arrive facilement à rejoindre des sites que les marcheurs auront gagné au prix d’une longue marche. Eux y auront pris du plaisir mais vous, qui n’aimez pas marcher longtemps, aboutirez plus facilement au même lieu. Pour les amoureux de la nature, c’est une chance que de disposer de ces cartes qui restituent, grâce à leur grande échelle, les moindres détails de la géographie d’une commune ou d’un canton.
  Autre conseil : la nature est parfois encombrée le dimanche, seul jour où la plupart d’entre nous peuvent se libérer. Aussi, si vous avez la chance de pouvoir choisir un autre jour, n’hésitez pas à partir un jour de semaine. Enfin, n’oubliez pas que les chasseurs, en automne et en hiver, opèrent les samedi et dimanche. Il est des zones où il convient d’ètre prudents dès qu’on perçoit des coups de feu...

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L'HOSPITALET : 16 MUSÉES-EXPO Près de Narbonne, au coeur de la Clape, somptueux massif en bord de mer qui rappelle un peu Saint-Clair en mille fois plus grand, le Domaine de l'Hospitalet est riche de surprises. C'est un but idéal, à une heure et quelques minutes de Sète pour passer une journée passionnantes pour petits et grands. Espace naturel protégé, le massif de la Clape alterne délicatement pinèdes séculaires, garrigues sauvages et vignobles rares.

C'est dans ce petit coin de paradis que le célèbre promoteur Jacques Ribourel s'est reconverti en aménageant un domaine de 1000 hectares dédié à la nature et à l'invention humaine. Sur près de 3.000 mètres carrés, 16 musées-expo nous font découvrir des univers magiques.

Le Musée de la Voiture rassemble les plus grands noms de l'automobile, de Rolls-Royce à Ferrari.Le Musée du Téléphone présente le tout premier réalisé en 1877 et 130 autres modèles. Le Musée de la Spéléologie, aménagé dans une tour, fait revivre le monde souterrain. Le Musée des fossiles retrace l'histoire de la Terre et montre les minéraux les plus étonnants. Le Musée des Attelages nous transporte aux siècles où le cheval était roi. Le Musée des Abeilles comporte une ruche vivante en verre qui permet de découvrir la vie des abeilles. L'Expo de l'ostréiculture raconte l'élevage des huîtres. L'expo de la Clape présente faune et flore de cette montagne maritime. L'expo du verre et des bouteilles montre toutes les formes de bouteilles inventées depuis des siècles.

D'autres expos s'attachent à présenter la tonnellerie, le liège et le bouchon tandis que des artisans d'art travaillent devant vous et expliquent leurs techniques. Un restaurant et une cafétéria complètent le domaine qui est ouvert toute l'année de 9h à 12h et de 14h à 19h. ACCES : A la première sortie de l'autoroute à Narbonne, prendre la direction de Narbonne-Plage. L'accès au domaine est fléché sur cette petite route qui traverse la Clape.

B.Baraillé

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MOMENTO FINIS

PREFACE

12 Juin 1325

J'ai trouvé ce manuscrit dans une des cellules de la prison du Temple, à l'époque j'étais jeune et j'avais peur des conséquences que cette découverte aurait pu impliquer. Ma volonté a faire du zèle dans la chasse à l'hérétique se trouva fort ébréchée à la suite de cette lecture. En fait je pense que ma foi s'en trouva bien modifié… Je rend grâce aujourd'hui alors que la vie me quitte, à cet homme que fut Jean de Courbevoy ; lui qui m'a rendu mon humanité et m'a donné l'envie de vivre. JOURNAL DE JEAN DE COURBEVOY

05 avril 1287

J'ai quitté ce matin le château de mon père, ce départ ne s'est point déroulé dans la bonne humeur. Mon envie de rejoindre l'Ordre du Temple ne lui a pas fait plaisir. Je pense qu'il s'attendait a un bon mariage et des enfants de ma part. J'ai eu beau lui expliquer que j'avais ressentit l'appel de Dieu mais rien n'y a fait. Dommage que mère ne soit plus de ce monde je l'aurait bien embrassé avant de partir. Eudes, mon frère a été envoyé chez les moines hier soir après une violente dispute avec père. Je me demande si je vais avoir des ennuis sur la route. Il faut que j'aille a Marseille pour embarquer sur un navire marchand qui m'emmènera en Terre Sainte. Les rares Templiers que j'ai croisé à la cour du duc de Bretagne m'on dit que j'en avait au moins pour trois semaines de traversée….

13 avril 1287

Me suis fait attaquer ce matin alors que j'approchais de Lyon, ces brigands ont dut tâter de mon épée. Pourtant je ne suis pas fier de moi car j'ai dut donner la mort. C'était la première fois et j'en tremble encore de peur. Ce n'est pas le sang qui me dérange mais simplement le hurlement des blessés lorsqu'ils comprennent qu'ils vont mourir. J'ai vingt et un ans et j'ai déjà du sang sur mes mains… Puisse Dieu me pardonner de cette offense à la vie.

20 avril 1287

J'arrive enfin en vue de la ville de Marseille, je suis croté et je sent le cheval à trois lieux mais bon au moins on ne prendra pas pour un de ces jeunes damoiseau. La ville de Marseille est immense, je ne pensait pas qu'une telle cité puisse exister ! Vue de loin cette ville semble imprenable, de plus l'odeur de la Méditerranée me remplit les narines, j'ai l'impression que je suis déjà en Terre Sainte. Il faut que je trouve un navire qui part pour Jaffa.

21 avril 1287

J'ai finalement trouvé un navire, des vénitiens assurent la traversé. Il y a du monde sur le bateau, surtout des pèlerins. J'ai remarqué que certains d'entres eux semblent intéressés plus par les terres cultivables et par l'argent qu'ils peuvent tirer de l'exploitation des indigènes que par la Lumière de Dieu. Il y a un autre chevalier sur le bateau, mais lui ne partage pas mes convictions et semble plus attiré pas les batailles à venir… Il m'a dit que la situation ne s'améliorait guère et que tout le monde se préparait à un énorme affrontement. En me couchant ce soir je revois le visage de ceux que j'ai tué et je frissonne mais je sais que Dieu m'a ordonné de frapper afin que d'autres ne soient point attaqué par ces brigands.

A suivre.... dans le prochain numéro du CHICHOIS…

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A TABLE 
LE COIN DU GOURMET

Avis aux amateurs, la pêche à l'oursin est ouverte. Ce petit fruit de mer épineux est considéré comme le caviar de la Méditérranée. comme lui, il conjugue personnalité et délicatesse. On peut, bien entendu, le consommer tel quel. Mais il entre de plus en plus dans la composition de certains plats raffinés.

TURBOT POCHE A LA CREME D'OURSIN

---- Préparer dans un grand faitout un court bouillon comme suit : Dans une grande quantité d'eau (assez pour immerger le poisson en entier), mettre un oignon planté de clous de giroffle, 1/2 citron dont on presse le jus dans l'eau avant de l'y laisser, 2 à 3 feuilles de laurier, une branche de thym, du gros sel, et un peu de fumet de poisson (facultatif. Mettre à bouillir.

---- Ouvrir les oursins côté bouche au pire à l'aide de ciseaux (attention aux épines), au mieux avec un instrument parfaitement conçu pour, à lames courbes. Retirer à l'aide d'une petite cuillère le corail et le mettre dans une casserolle.

---- Ajouter une grosse noix de beurre et faire chauffer à feu tres doux quelques minutes de manière à fondre le beurre et à le cuire légérement.

---- Ajouter le Marc de muscat préalablement chauffé et flamber rapidement.

---- Ajouter la crème fraiche, le sel, le poivre et la noix de muscade rapée. Fouetter le tout pour lier. Laisser réduire jusqu'à ce que la crème d'oursin perde sa consistance liquide. (au besoin utiliser un peu de fécule de pomme de terre).

---- Entre temps, pocher le turbot nettoyé dans le court bouillon, 10 mm à 1/4 d'heure dans l'eau bouillante selon la grosseur. Le poisson doit être rosé à l'arrête. Quand il est cuit, lever les filets et disposez les sur un plat de service.

--- Napper le turbot avec la crème d'oursin et servir accompagné d'un riz ou de pommes de terre aromatisés au safran.

LE CONSEIL DU SOMMELIER

Servir avec ce met un muscat sec "Château de la Peyrade" bien frais. Le caractère de ce vin blanc sec fait à partir de raisin muscat est de nature à s'allier avec la saveur iodée et légèrement sucrée de l'oursin. Son fruité, très spécifique du cépage,fera echo avec bonheur au Marc de muscat de Frontignan qui entre dans la composition de la sauce.

--"Château de la Peyrade" Yves Pastourel et Fils. Propriétaire récoltant 34110 Frontignan--       J.Vanel

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DIS MOI CE QUE TU MANGES ET JE TE DIRAI QUI TU ES

Dans le cadre des 5emes Rencontres Franco - Roumaines en Méditérranée, L'association Dacia Méditérranée organisait Mercredi 11 Octobre une table ronde sur le thème "de l'art culinaire". Cette table ronde avait invité trois auteurs : Jacques Rouré - romancier, pour son receuil de recettes " de Sète à Bouzigues ", Radu Anton Roman, écrivain, homme de télévision, dont l'ouvrage à propos de cuisine Roumaine sera binetôt traduit en Français, et Sandra Nitesco, peintre et écrivain, auteur de 'Un brin d'Aneth et le ciel bleu".

Que mange les Roumains ? Alors que chacun est capable d'émettre une opinion, même réductrice, quand la question concerne l'Inde, la Chine, l'Amérique Latine ou l'Afrique, les habitudes culinaires roumaines restent inconnues malgré la proximité du territoire. La Roumanie, c'est encore le folklore tzigane, l'abominable comte Dracula, aussi vivant au fin fond de ses Carpates que Barbe Bleue dans les mémoires, et plus près de nous, les évènements qui ont consacré l'accès des "pays de l'Est" à ce que l'on nomme "le Monde Libre".

Sanda Nitesco, avec " 'Un brin d'Aneth et le ciel bleu", lève le voile, et c'est par la porte de la cuisine qu'elle invite le lecteur à pénétrer dans l'intimité d'une famille roumaine : la sienne. Celle qu'elle a laissé à Bucarest, lorsqu'elle est venue s'établir à Paris dans les années 60, grâce à une bourse du gouvernement Français. Elle était peintre alors, et, lorsqu'elle a décidé de ne pas retourné dans son pays, c'est pour conjurer la souffrance de l'exil qu'elle a entamé un retour aux sources à travers le souvenir des gouts et des odeursqui ont bercé son enfance et son adolescence. De cette nébuleuse que demeure encore pour un grand nombre d'entre nous " les pays de l'Est" émerge la puissance d'un terroir, la richesse d'une culture et d'une tradition qui nous ressemble et dont l'Histoire nous tenait éloigné.

On y découvre, entre autres influences slaves, toutes celles de la Méditérranée. La Grèce, l'Italie, la Turquie, la France, prennent place à sa table, mais à sa manière. rien ne nous est étranger dans cette manière. pas même les personnages, hauts en couleur, qui nous ramènent à nos souvenirs d'en france : une Mama forte en gueule et joviale, armée d'une cuiler en bois, rouge de la chaleur du foyer, allant et venant sans relâche derrière un fourneau ronflant comme celui d'une fonderie.

A l'évidence, "Un brin d'Aneth et le ciel bleu" est bien autre chose qu'un simple recueil de recettes, même si elles sont aisément réalisables.-------- La truculence d'Esti rappelle la Françoise chère à Marcel Poust, et le livre s'ouvre sur un extrait du "Temps retrouvé" : la fameuse expérience de la madeleine. La référence est claire. Elle l'est davantage quand on sait que le manuscrit a été rédigé en Français avant d'être traduit en Roumain. Non content de se delecter du parfum de l'aneth, dont l'auteur admet qu'il est l'aromate national, de celui de l'oignon blondi " du riche fumet des sarmalé longuement mijotées dans le vin blanc", le lecteur découvre la poésie et la beauté d'une langue parfaitement maitrisée, d'un style personnel : un vrai style d'écrivain.

Dis moi ce que tu manges et je te dirai ce que tu es.

Mieux qu'une autre forme d'Art, celui de la cuisine livre l'identité et l'âme d'un peuple. Une table bien ou peu garnie parle de tradition et de culture. Ce que le talent de Sandra Nitesco nous en dit donne l'envie de connaître d'avantage cette Roumanie qui est la sienne et dont la mémoire nous est si familière.

"Un brin d'Aneth et le ciel bleu -- Imprécis de cuisine Roumaine " chez l'Harmattan --de Sandra Nitesco J.Vanel

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DE QUOI J'E-MEL
Après avoir chanté tout l'été, et quand la bise fût venue....

Sans aucun humour noir, je ne saurais conseiller à mes enfants adolescents d'aller danser ni quoique ce soit d'autre maintenant que les chaleurs et les animations de rues sont finies.

Bien sûr il y a les devoirs d'études et les longues journées d'école qui remplissent les jours. Induisant par cela même les besoins de sortir, de respirer, de se retrouver avec ses ami(e)s dans un autre contexte que le travail. Il y aurait bien la télévision...que nous, parents, deconseillons à dose intensive et qui de toutes façons neccessite un pôle d'attache -- car ces enfants qui ressemblent de plus en plus à des adultes manoeuvrent par groupes de 10. Eh oui! une dizaine de copains et copines dans le salon ou ailleurs n'est pas toujours acceptable dans son appartement...et , par expérience je sais que bien peu de parents l'acceptent.

Ainsi donc à Sète quand l'hiver est là nos jeunes se retrouvent dans la rue --- et pourquoi pas ailleurs ....parce qu'il n'y a pas d'ailleurs et comme dans la rue il ne se passe rien, force est de constater que cette situation amène soit : à des courses de scooter dans les rues, des ennuis collectifs sous un porche, de possibles conneries en gestation ou en action, ou à des retours face à la télévision en solitaire.

Sans que cela soit la définition idéale de l'occupation des espaces libres de nos chers enfants, la création d'un ou de plusieurs lieux (plusieurs ce serait mieux) avec des jeux (baby foot, ping pong...) une petite cafetaria, un espace Infos, quelques spectacles amateurs (les musiciens du coin ou d'à coté) comblerait un manque important dans le cadre de vie Sétois. Une MJC, en quelque sorte.-----------------Louis ERNESTO


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VIE ACTUELLE

La vie des "allumeurs" de la mer Gardiens du phare Saint Clair, les contrôleurs des "Phares et balises" du SMNLR témoignent de leur quotidien.

Comment fonctionnent les phares en 2000 ? Le service "Phares et balises" du service maritime et de navigation du Languedoc-Roussillon (SMNLR) dirigé par Jean-Louis Gradelet, chef de subdivision explique. Humainement parlant, la vie dans un phare est particulière: promiscuité, isolement, hébergement précaire,Excellent moral et nerfs en béton sont de rigueur. Une vie de marin qui ne bouge pas.

Pour Denis Guyllard, contrôleur aux "Phares et balises" sétoises: "c'était une vie de marin qui ne bouge pas. Sur un bateau, les hommes sont plus nombreux, peuvent s'isoler un peu, discuter selon leurs affinités… Dans un phare, seules deux personnes étaient dans un face à face permanent durant deux semaines quand la mer était sereine. Si les gardiens n'avaient pas d'atomes crochus, gare! Le téléphone n'était pas forcément une bonne chose. Entendre la famille fichait le cafard. Enfin, cela dépendait des personnes. Certains gardent de merveilleux souvenirs, d'autres sont plus nuancés".

En fait, les phares, qui ne sont plus habités, ont toujours existé, tel le phare d'Alexandrie, une des merveilles du monde. Toutefois, leur forme actuelle date de Vauban. Avant, notamment sur les côtes bretonnes et normandes, c'était les églises érigées sur les promontoires qui faisaient office de phare. A cette époque, le curé veillait sur ses ouailles et sur la mer. Il allumait un brasier dans le clocher, à charge pour lui de maintenir une bonne flambée pour éclairer "l'eau" et ses récifs. C'était il y a bien longtemps. Depuis, le progrès est passé par là.

Du brûlot de pétrole, les phares sont passés au tout électrique (panneaux solaires, groupes électrogènes, voire éoliennes dans les zones ventées. Jusqu'en 1950, la relève des hommes et le ravitaillement des phares "plantés" en pleine mer s'effectuaient par bateau… sur mer d'huile s'entend!

Désormais, la "largage" des hommes, des matériaux de maintenance, des vivres (au cas où…) s'assure par hélitreuillage. Là encore, la mer a le dernier mot. De mauvaises conditions météorologiques interdisent le décollage de l'hélicoptère. Les gardiens sont alors contraints d'attendre des jours meilleurs.

Les "Phares et balises" de Sète gèrent, du petit Rhône à la frontière espagnole (soit 200 km de côtes), 4 "grands" phares: L'Espiguette en baie d'Aigues-Mortes, Saint Clair à Sète, Leucate et Béar (Pyrénées orientales). Les phares sont de véritables ouvrages d'art à admirer… de l'extérieur. En effet, ils ne se visitent plus par souci de sécurité. Un jour peut-être lors des journées du patrimoine?

A Sète, le phare Saint Clair, construit en 1903, est situé à mi hauteur sur le mont du même nom, soit 80 mètres au dessus de la mer, en arrière du port de pêche et de commerce. Sa hauteur totale équivaut à une immeuble de 8 étages… sans ascenseur! Sa forme octogonale de 3,20 m de côté, est en pierre de taille avec corbeaux, corniches et galerie avec balcon. L'épaisseur moyenne des murs, formée de 2 rangées de pierres posées en parement intérieur et extérieur, est de 0,90 m. Il est équipé d'une optique de Fresnel à 4 faces de 2 m de haut, tournant sur un bac à mercure et alimentée par 2 moteurs électriques. Autour du phare, trois logements de fonction abritent le chef de subdivision et les contrôleurs.

Le phare sétois et autres "feux" guident les navigateurs arrivant au port ou en sortant. Il les éclaire jusqu'à 12 000 nautiques (1 mille = 1852 mètres), leur signalent les endroits dangereux ou interdits à la navigation (zones conchylicoles entre autres) Cinq agent sont nécessaires à l'entretien du phare. Relevant du ministère de l'Equipement, les "Phares et balises" effectuent leur recrutement par concours. Seules 5 à 10 recrues par an sont nécessaires. Les postulants doivent posséder un Bac pro technologique. Si désormais, la "tête" prime sur les "muscles", mieux vaut avoir une condition physique parfaite, un moral à toute épreuve. Le phare ne doit par faillir, l'homme non plus! Sétois et amis touristes, arrêtez vous sur la pente de Saint Clair pour découvrir, admirer ces "tours" dont les ports ne pourraient pas se passer. -----------------K.GOSSELIN


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VIE ACTUELLE

Le Scoop de ce N°1 du CHICHOIS est un poème enregistré par l'équipe de THALASSA dans le cadre d'une émission sur la vie des dorades autour de Sète.

Poème écrit et clamé par Monsieur Georges LARROSE -- Ce poème est aussi disponible sur le Journal du quartier Victor Hugo.
CONSEIL D'UN SETOIS HYPOCRITE A MA PETITE DORADE

Dans notre golfe du lion
On te voit sirène et poisson
Tu portes la robe de faille
D'un grand faiseur, orné d'écailles.
Ton maquillage a tant de goût,
Juste un peu de rose à ta joue.
Or, tu fréquentes des arènes
Où l'on met à mort les sirènes.
Voyageuse en visite au port,
Je t'y trouve en danger de mort !
Ne flâne plus vers la marine :
Folle qui se fie à sa mine.
A la marine, ma chérie
La semaine a sept vendredis.
Ces lieux païens ont service
Où l'on t'y sert en sacrifice.
On t'y fait griller les pinceaux
Et même la peau de ton dos,
Et le Picpoul qui t'accompagne
Arrive de notre campagne.
Fuis notre port tant qu'il est temps,
L'hypocrisie des habitants !
Oui ! De tristes gens te pourchassent,
Nommés pêcheurs ! Maudite race !
Semant partout leurs hameçons
En véritable piège à C.. !
" Dans un poème de Sétois
Les mots grossiers sont hors la loi ! "
Et toi, ma petite Dorade
Qui veut traverser notre rade
Pour rejoindre l'étang de Thau
Traverse Sète au fil de l'eau.
Entre deux eaux, bien qu'on te guette
Tu passeras comme une Ablette,
Tu verras jeter cinq cents plombs
Des chevrotines pour canons.
Mais dans l'étang, pêcheurs et nasses
T'attendent comme des rapaces !
Suis mon conseil, va vers les parcs
Croque leurs Moules…et repart !
Hélas, m'a dit notre déesse,
Mon cœur est gros, plein de tendresse
Pour mes petits, car au printemps
Je les envoie dans votre étang !
J'y viens passer quelques vacances
Avec les bateaux de plaisance.
( Et c'est ainsi, que chaque automne,
Applaudi par cinq cents personnes
Ce poisson perd son univers
A la plagette….Pour un ver !)

 Georges LARROSE
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Brèves de comptoir.