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Découvertes
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Le
Chichois est à l'écoute de tous les talents.
Aujourd'hui, nous avons rencontré
pour vous Yves Renda dont la vie se résume à une passion : la BD.
Yves est né dans la Moselle
mais se retrouve très vite à Sète puisqu'il avait trois ans lorsque ses
parents viennent s'installer dans notre cité. Il fera ses premiers dessins
à la maternelle. Toute sa courte scolarité sera marquée par de petits
dessins faits en marge des cahiers ce qui n'était pas pour plaire à ses
professeurs. Il passera alors une grande partie de son existence à manier
la pelle, la pioche et le crayon; les uns pour des Travaux Publics, le
dernier pour des travaux plus privés.
En 1987, il réalise sa première
BD qu'il aura l'occasion de montrer aux Éditions Lombard. Cette rencontre
ainsi que celles de dessinateurs "confirmés" lui permettra d'avoir une
critique professionnelle de sa technique et de bénéficier ainsi de conseils
avisés pour évoluer dans son style.
Nous lui avons demandé pourquoi
avoir choisi la BD plutôt qu'un autre style ? Ce genre l'attire pour son
côté vivant, dynamique. Le dessin se fonde dans l'histoire et réciproquement
le scénario ne prend sa dimension que par le talent du dessinateur. Une
particularité d'Yves : son goût pour la musique celtique. Il y trouve
une source d'inspiration intarissable, à tel point qu'il nous confiera
lors de notre entretien que les CD d'Alan Styvell font partie intégrante
de son matériel de dessin.
En 1991, il réalise un premier
essai pour les éditions Lombard qui ne sera pas encore concluant : Yves
doit encore progresser dans les différentes techniques nécessaires à tout
dessinateur de BD. C'est dans cette même période que ses premières planches
sont publiées dans le Petit Sétois Illustré (publication remarquable et
remarquée lancée par le trio Lasne-Garcia-Zardoni). Yves donne vie à son
premier héros "Pépino", héros ou anti-héros qui sait séduire par son côté
frondeur les lecteurs sétois.
En 1996, il rencontre le "maître",
celui qui va le conseiller et lui permettre d'évoluer d'une manière fulgurante.
Gine, car c'est de lui dont il s'agit, le fait bénéficier de son expérience
et lui permet de rencontrer des éditeurs prestigieux (Delcourt, Glénat,
etc...) Yves travaille... encore et toujours pour maîtriser cet art. Il
en viendra tout naturellement à la couleur.
Au départ, il s'agissait de
travailler l'aspect technique des couvertures de BD et également de gérer
le passage du noir et blanc à la couleur au niveau des planches. Son travail
sera remarqué et on lui demandera de présenter ses travaux lors d'une
exposition Salle Peschot. Cette expérience restera sans suite, Yves ne
se sent pas l'âme d'un peintre. A l'expression "peintre sétois", il préfère
cette autre expression "un sétois qui peint". Il reviendra donc très vite
à ses premières amours : la BD... mais garde néanmoins quelque part l'idée
d'une autre tentative vers la peinture... plus tard.
Aujourd'hui il travaille sur
un scénario de 46 pages pour Lou Styx. L'enjeu est double. Affectif d'abord
car il s'agit de faire plaisir aux lecteurs de Lou Styx et professionnelle
également. Ce travail devant permettre à Yves de tester son passage de
l'amateurisme au professionnalisme et de constituer ainsi un élément important
de son press-book à l'attention des grandes maisons d'édition.
Nous sommes persuadés, au Chichois,
qu'Yves réussira. D'abord parce qu'il y met une volonté tenace et une
ardeur à toute épreuve ce que l'on retrouve dans l'évolution de ses dessins.
Mais également parce que nous sommes persuadés qu'il suffit maintenant
d'un petit coup de pouce du hasard sur le grand marché de la BD, la rencontre
avec un scénariste de talent par exemple.
Lecteurs du Chichois, nous
vous livrons quelques exemples du style d'Yves Renda pour que vous puissiez
juger par vous-même de l'intérêt que nous avons trouvé dans ce jeune sétois
à suivre...


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