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Découvertes
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1861
La partie
habitée de Cette, car ainsi s'écrivait notre ville
à cet époque, ne dépassait guère la Grande
rue Haute et St Clair fourmillait encore de renards et de quelques pirates
nostalgiques et abandonnés que l'ordre Napoléonien ( le
Troisième du nom ) s'évertuait à chasser des lieux.
Le Maire de
la ville, Monsieur Emile Doumet né en 1848, possédait
sur le bas des pentes de St Clair ( aujourd'hui entre les rues Paul
Valéry et le quartier de la Révolution ) un vaste terrain
ou étaient plantés des vignes et des arbres fruitiers.
Son domaine entourait sa demeure qui était bâtie à
l'emplacement actuel de la Croix rouge (rue Paul .Valery).
Une certaine
bonté alliée à la passion de l'horticulture et
à l'esthétisme le poussa à vendre à la ville
pour un prix très bas ( une somme plutôt symbolique ) une
grande partie de son terrain; exactement 16 533 m², afin d'y créer
un jardin dans le plus pure style de l'époque. On y crée
un bassin ou évoluent les cygnes, une grotte ou réside
la déesse Flore - la déesse des fleurs, une serre d'espèces
choisies et des allées paisibles ou devisent et se promènent
les Cettois tandis que les enfants couraient après leurs cerceaux.
Un kiosque de vente de jouets y fût même installé
et napoléon III, paraît-il, lassé de la statue de
Neptune ornant son chateau des Tuilleries en fit cadeau à la
ville qui l'installa à l'entrée du Jardin.
Bien entendu,
tout le monde a reconnu notre Jardin du Chateau d'eau qu'entoure les
rues Maire Aussenac et Député Salis et dans lequel, Dimanche
20 Mai avait lieu la bourse d'échange des plantes.

En cloture de la manifestation
était donné une conférence de catherine Flé
de l'association "Sète coté jardin" sur l'horticulture
au fil des temps.
" Pour différencier
l'entretien des jardins du travail des champs le terme horticulture est
employé pour la première fois et démocratisé
à la fin du 19 eme siecle. Effectivement, avant cette discipline
était réservé à l'aristocratie Française
et aux sociétés savantes, dans les jardins royaux par exemple.
Le développement du
commerce maritime à la restauration, les liaisons avec les îles
lointaines, Nouvelle calédonie et autres, aménent de nouvelles
variétés de fleurs et de plantes exotiques qui embellissent
les jardins et les serres. Les premières sociétés
horticoles sont crées.
Des jardins publics sont ouverts,
en général de style baroque avec ses plans d'eau, ses cygnes
et sa grotte à miracle, et y attirent le grand public.
Sète devient une ville
prospère, sa population augmente et les affaires portuaires sont
en progression. Le Maire E.DOUMET descendant de célèbres
botanistes crée donc son jardin public, sa serre, qui s'effondrera,
et même le plus grand musée de cactées d'Europe. Constatant
que le peuple beaucoup trop occupé, comme beaucoup de citadins
à cette époque, à parler politique et souhaitant
les voir se consacrer plus à la détente et à l'observation
lança même, en 1904, un concours à l'attention des
Cetois portant sur les plus beaux balcons fleuris afin d'encourager les
habitants à embellir leur ville et revenir à des notions
de famille. Social et poesie, donc.
Des concours du plus beau jardin
de Cette avait aussi lieu et réunissaient les membres des sociétés
horticoles. Expositions grandioses qui se terminaient au grand Café
(à l'emplacement actuel de Prisunic) où avait lieu alors,
libation, discussions passionées et pour clore les manifestations
: un grand bal. On ne s'ennuyait guère à cette époque
!
Chaque année ces concours
et ces expositions horticoles se répéteront jusqu'à
la première guerre Mondiale. Pendant cette grande guerre les sociétés
horticoles assureront des formations, surtout données aux femmes,
sur la culture des graines de topinanbour...
Après guerre les fastes
et l'insouciance des manifestation horticoles disparaît au profit
de l'utilitaire et de la production.
La société horticole
de l'Hérault existe toujours, mais se consacre à la recherche
herboriste et à la mycologie.
Cathy Delancourt 
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