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Biodiesel : La mise en service de l'unité de Sète est prévue pour le dernier trimestre 2005. Diester Industrie a choisi le procédé Axens pour son projet de Sète. Dans le cadre de son projet d'une nouvelle unité de production de biodiesel sur le site de Sète, la société Diester Industrie a retenu la technologie ESTERFIP-H™ mise au point par l'Institut Français du Pétrole et commercialisée par Axens. La technologie ESTERFIP-H™ représente une innovation majeure dans le domaine de la production des Esters Méthyliques d'Huiles Végétales (EMHV). Elle permet en effet la production d'EMHV conforme à la norme européenne (EN 14214) tout en assurant une pureté inégalée à ce jour au co-produit - la glycérine - dont la valorisation reste un facteur déterminant de l'économie de cette filière. Mettant en oeuvre un catalyseur solide, elle permet également la suppression des rejets inhérents aux technologies utilisées jusqu'à présent qui employaient un catalyseur liquide.
Issu du colza et du tournesol, le Diester est une huile végétale. En adjuvant, cette substance oxygène le gazole. Ce qui améliore la combustion des moteurs et réduit les émissions de particules. Produit à partir de betterave et de blé, l'éthanol est un alcool. Mélangé avec de l'isobutylène, il forme l'éthyl-tertio-butyl-éther (ETBE). Utilisé dans l'essence, l'ETBE apporte de l'octane. L’huile végétale brute ne présentant pas les caractéristiques requises pour être substituée au carburant issu du pétrole, les industriels procèdent à la transestérification : la transformation de cette huile en Diester s'obtient en la faisant réagir avec du méthanol en présence d'un catalyseur alcalin. La réaction se produit à température modérée (50°C environ). 1 tonne d'HUILE + 100 kg de méthanol =1 tonne de DIESTER + 100 kg de glycérine L'incorporation de 30 % de Diester dans le gazole permet de réduire de 10 % le taux de rejet d'hydrocarbures et de monoxyde de carbone et de 20 % celui des particules. «chaque tonne de Diester économise le rejet de 2,2 tonnes d'oxyde de carbone dans l'atmosphère. La production de cette année devrait ainsi permettre un gain de plus de 600 000 tonnes de CO2» D'origine renouvelable, biodégradable et non toxique, ce " solvant vert " s’avère être aussi capable de détacher des produits aussi visqueux que le fioul lourd rejeté sur les rochers du littoral Atlantique.. Le Cedre, (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux) association sous tutelle du Ministère de l’Environnement, a recommandé le Diester fin février 2000, pour aider au nettoyage des rochers souillés par la marée noire de l’Erika. Ainsi, le Diester, connu jusqu’à présent comme biocarburant, est aussi un solvant vert qui a été testé avec succès sur la côte Atlantique. Pour délivrer son agrément, le Cedre a éprouvé les qualités techniques et la non-toxicité du Diester sur l’environnement, et notamment sur la faune aquatique. Il est donc à noter que la filière diester induit une réduction globale des rejets dans l’atmosphère – il faut cependant nuancer, et ce pour deux raisons. La première est que pour certaines substances, comme les oxydes d’azote, l’ammoniac, et le protoxyde d’azote, il semble que la filière diester est a priori plus polluante que la filière gazole. La seconde étant évidemment que les substances concernées ne créent pas le même « effet pollution ». Il est donc crucial de s’interroger aux phénomènes en jeu : En ce qui concerne le devenir des déchets, le bilan est encore incomplet. On connaît les déchets issus de la filière de transformation des graines de colza en diester, ils sont de trois types : - les boues huileuses (fond de tank) et les graisses de station générées par l’épuration, qui sont incinérées. - La freinte (déchets issus du nettoyage des graines), les boues de station d’épuration et les sulfates de soude générés lors de l’estérification, qui sont supposés valorisés. - Les acides gras générés lors de l’estérification, qui sont supposés recyclés. La masse des déchets directement produits est de 80 g/kg pour le diester, et de 1,60 g/kg pour le gazole. En apparence, le bilan est catastrophique pour le diester. Il peut cependant être tempéré par le fait que les déchets directement issus de la fabrication du diester ne sont ni toxiques, ni dangereux et ne nécessitent pas un dépôt en décharge de classe 1. Ces déchets peuvent être en majorité valorisés ou recyclés. Nous devons noter à ce stade que l’interprétation des chiffres peut être optimiste ou pessimiste. Il convient d’être pessimiste si le développement de la filière diester ne prend pas corps dans un cadre de développement d’énergies renouvelables et de valorisation des déchets généralisé. En effet, les déchets risquent alors d’être un problème – le point de vue optimiste partant du principe que les filières de recyclage / valorisation suivront.
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