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COORDINATION NATIONALE RETRAITE DES MAITRES DE L'ENSEIGNEMENT PRIVE Association loi 1901 adresse électronique : retraite.egalite@laposte.net site internet : http://retraite.fr.tc courrier : 3, rue des Rossignols - 12850-ONET téléphone/fax : 05 65 42 91 37 ou 06 76 52 11 53 ------------------ Lettre ouverte à M.FILLON, Ministre de l’Education Nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche 29/05/2004
Monsieur le Ministre de l’Education Nationale, Les enseignants du privé, réunis dans une Coordination Nationale, vous adressent cette lettre afin que vous puissiez faire aboutir la revendication de la Coordination Nationale Retraite des maîtres de l'enseignement privé sous contrat : la parité de retraite avec les enseignants du public, pour les maîtres payés par l'Etat durant toute leur activité, avant la fin de la présente année scolaire, conformément aux engagements écrits du gouvernement. La Coordination, est largement implantée à travers tout le pays, et regroupe aujourd'hui, des enseignants de tous niveaux, exerçant dans les grands lycées parisiens comme dans de modestes écoles rurales. Nous avons par contre tous conscience, d'être victimes d'une injustice sociale, d'être un peu les oubliés de l'Histoire, dont nous avons été parfois les otages. Notre association a gagné une reconnaissance indéniable, grâce à son sérieux, son sens des responsabilités, et son niveau d'expertise sur le dossier ponctuel des retraites ; elle est largement reconnue auprès des instances dirigeantes de l'Enseignement Catholique en France, avec lequel elle entretient des rapports directs, sincères et cordiaux ; elle l’a été aussi auprès des divers interlocuteurs ministériels, rencontrés à plusieurs reprises par les instances dirigeantes de l'association. Elle a eu aussi de multiples rencontres avec des parlementaires, de la majorité comme de l’ opposition auprès desquels elle a reçu un bon accueil et une compréhension totale. Ces parlementaires ont tous été très étonnés, voire choqués, de l’injustice dont nous sommes victimes. Faudra-t-il, pour obtenir gain de cause, qu’un parlementaire, quelle que soit sa couleur politique, dépose une proposition de loi ? Notre argumentaire pour réclamer une parité de retraite est sans faille : - situation dégradée depuis les mesures BALLADUR en 1993 et les 25 meilleures années, - retraites inférieures de 30 à 40% par rapport à nos collègues du public Nous savons qu’un projet de loi est prêt. Nous demandons donc qu'il soit déposé et présenté au Parlement, avant la fin de l'année scolaire 2003/2004, selon les assurances reçues de votre prédecesseur. Dans une lettre du 25 février 2003, vous nous nous confirmiez, en tant que Ministre des Affaires Sociales du Travail et de la Solidarité, que « ce problème avait retenu votre attention mais qu’il relevait de la compétence du Ministre de la Jeunesse, de l’Education Nationale et de la Recherche ». Vous êtes aujourd’hui le bon interlocuteur. Les critiques et remarques non recevables : - nos carrières sont identiques à celles du public et même si certains sont partis du bas de l’échelle (MA – MA1…) ils ont grimpé à la faveur de listes d’aptitude, de concours internes…comme les enseignants du public - à l’heure de l’Europe, leur statut et leur situation doivent évoluer : à diplôme égal, à travail égal, salaire égal et retraite égale. En Belgique, cette question est réglée depuis…1959 !. A un moment où tous les agents rémunérés sur fonds publics, voient leurs conditions de nomination se diversifier et évoluer (nominations totalement différentes pour les agents publics territoriaux et pour ceux de l’Etat), les enseignants du privé sous contrat avec l’Etat ne peuvent accepter cette lourde pénalisation sur le montant de leur retraite. - on paie cher le fait d’être dans le privé : des heures aléatoires, mais pas de poste - étonnement de la plupart de nos collègues du public devant cette injustice Enfin, l’impact budgétaire de cette mesure est dérisoire par rapport au budget de la nation. A l'heure actuelle, les enseignants, au lieu de partir en retraite, restent en poste bloquant ainsi le mouvement du personnel ; un mécontentement profond – peu courant dans notre milieu professionnel - s’exprime à travers tout le pays, et certains envisagent même, si satisfaction ne nous est pas donnée, d’engager des actions lors de notre participation aux examens ou des rassemblements dans des endroits stratégiques… Nous comptons sur une prise de décision rapide pour une mesure de justice sociale élémentaire avant la fin de la presente année scolaire. Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma considération distinguée. Pour le Bureau et les antennes régionales, Christiane ORLIAC
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