Le Chichois..sdeballastage sauvage sete

 

 

 

 

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Scoop . 73  15 Avril 2004

 Comme nous le precisions dans notre dernier numéro, enfin ! le gouvernement Français se décide à appliquer les lois concernant les transport maritimes. Il est d'autant plus surprenant qu'il ait aussi tardé car la France a été un des tout premier pays à signer le traité sur les règles maritimes et précisément sur la sécurité des navires, des équipages et de la protection des mers face aux pollutions.

Céréalier Panaréa Primo . Déballastage au large de Toulon le samedi 06 mars 2004 ( Deballastage = rincage des cuves contenant la cargaison = huiles alimentaires ) . Rejet constaté d’un mélange d’eau de ballast et d’huiles alimentaires. Pris en flagrant déli par avion des douanes au large de Toulon. Transmission des infos + photos au CROSS, qui a transmis a Gendarmerie Maritime, qui a transmis au parquet de Marseille, qui a décidé d’inculper le navire a son arrivee prévue a Sète . 50 . 000 Euros d'amende.

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Les risques pour nos eaux et nos côtes Méditérranéennes
La Méditerranée est la plus grande mer semi-fermée d'Europe. Le bassin méditerranéen embrasse 20 pays et étale ses 46 000 kilomètres de côtes sur trois continents (Europe, Afrique, Asie). Plus de 450 millions d'individus peuplent les pays du pourtour méditerranéen, dont un tiers vit dans ses bassins versants, au bord de ses 80 rivières. La croissance démographique est importante. La région est aussi la destination la plus prisée au monde par les touristes avec 130 millions de visiteurs chaque année. Pas moins de 30% du trafic maritime mondial passe par l'un des 300 ports de la Méditerranée. En moyenne, il se produit 60 accidents maritimes par an dans cette mer, dont 15 conduisent à des déversements de produits pétroliers ou chimiques.

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Qu'est-ce que la pollution opérationnelle
La pollution marine volontaire par hydrocarbure se produit dans 2 cas :

- Lorsqu'un pétrolier décharge sa cargaison de pétrole, il doit remplir ces citernes avec de l'eau de mer (eau de ballast) afin d'assurer sa stabilité. Mais lorsqu'il souhaite prendre une nouvelle cargaison, le navire doit vidanger ses cuves de l'eau de mer qu'elles contiennent. Cette opération dite de "déballastage" doit être théoriquement réalisée dans des installations portuaires prévues à cet effet. Mais hélas, du fait d'une pratique ancienne qui consistait à rejeter ces mélanges d'eau et de résidus pétroliers à la mer, de l'insuffisance des installations portuaires ou d'une volonté commerciale de gain de temps, cette opération est souvent réalisée de manière illégale, en pleine mer, à l'approche des ports.
De plus, même pour les navires équipés de ballasts séparés, après le déchargement d'une cargaison, une certaine quantité de pétrole tapisse les parois des cuves, qui s'évapore et constitue un danger par le risque d'explosion qu'il représente. C'est pourquoi il est nécessaire de "laver" les cuves après déchargement. Si le lavage au pétrole brut est obligatoire depuis la convention MARPOL pour tous les transports de plus de 20 000 tonnes de charge en lourd (poids du navire avec sa cargaison), les navires de tonnage inférieur ne sont pas concernés et ceux qui n'ont pas été modernisés ou qui sont mal équipés continuent à nettoyer leurs cuves avec de l'eau de mer et à rejeter le mélange en mer.

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La pollution opérationnelle en quelques chiffres
- La pollution engendrée par les pétroliers :
En 1998, les déballastages (déversements des résidus de cargaison ou des produits de soute) représentaient selon les chiffres fournis par les pétroliers eux-mêmes 130 000 tonnes.
Ainsi en 1979, il y eu 1 500 000 accidents de navires, responsables du déversement en mer de 257 000 tonnes de fioul contre 1 243 000 tonnes de fioul déversés en mer la même année du fait des dégazages.
Ainsi d'après un rapport du WWF, ce sont plusieurs centaines de milliers de tonnes de rejets qui sont ainsi déversées chaque année pour la seule mer Méditerranée. La pollution est donc comprise entre 0,7 et 1,5 millions de tonnes, soit une moyenne de 1 million de tonnes annuels, ce qui représente :
- 50 Erika ou 15 Prestige par an,
- 1 naufrage d'Erika par semaine en Méditerranée,
- 280 rejets illicites par jour de 10 tonnes de moyenne, soit 2 800 tonnes rejetées par jour,
- 100 000 rejets par an.

- La pollution engendrée par les navires civils autres que pétroliers.

 

 

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