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Société.
N°
70
22
Décembre 2003
FLOU ET LAXISME AUTOUR DE L ' INCINERATEUR DE SETE... L' association ICI ROM (Initiatives Citoyenne contre l'incinération et pour le recyclage des ordures ménagères. Tel: 0467735110) nous a communiqué un dossier portant sur les risques de l'incinérateur de Sète. Ce dossier comprend: -- Une ANALYSE des CENDRES résiduelles de l'incinération: " ICI-ROM vient de réaliser un lavage de cendres conforme au test de lixiviation prévu par la circulaire du 9 Mai 1994, mais l'échantillon a été lavé vingt fois au lieu de trois seulement. Les lixiviats ont été analysés par le laboratoire Bouisson-bertrand de Montpellier. Les résultats de cette étude montrent que la teneur en plomb est supérieure à la norme de l'eau potable jusqu'au quizième lavage. Sur la base d'une dissolution de 1,5% du plomb contenu dans les cendres, ce sont 6 millions de m3 d'eaux soutteraines qui seront polluées chaque année rien que par l'incinérateur...Quand cette pollution sera détectée dans les nappes, IL SERA TROP TARD ! Nous demandons l'arrêt immédiat de cette pratique irresponsable et la révision complète de la circulaire de 1994 .... / La seule destination acceptable de ces déchets est l'enfouissement dans un CET de clase 1. " -- Un constat de disparition suspecte . Sète serait le TRIANGLE DES BERMUDES des REFIOMS: " Par ailleurs la DDAS nous dit que les Réfioms ( cendres ) sont bien envoyés au CET classe 2 de Bellegarde, mais seulement 765 tonnes en 2001 et 697 tonnes en 2002 ce qui correspond environ à 1,7% du tonnage des ordures incinérées. D'apres le BERGEM, les incinérateurs ont entre 4 et 8 % de REFIOM. Pourquoi Sète n'atteint pas 2% ? Le rapport de 2000 nous disait que contrairement à la réglementation, les fines sous chaudière ( cendres ) étaient mélangées aux machefers. On peut penser que rien n'a changé depuis. Pourtant toujours d'après lea DDASS, les résultats d'analyses des mâchefers montrent qu'ils sont classables en classe V ( comme valorisable) ou en M (pour Mâturable=utiliable après maturation) et aucun lot en S (pollué)." --
Une prévision de mauvais augure pour les FINANCES de la ville:
" Depuis le devis initial de l'incinérateur de frontignan-Sète,
les prix n'ont fait que s'envoler: surcoût à la construction,
plateformme de maturation des cendres lourdes, traitement complémentaires
des fumées.. Et ce n'est pas terminé. Les normes de rejets
des fumées seront, à juste titre, de plus en plus draconniènnes,
les cendres ne pourront plus être dispersées n'importe où
et seront vitrifiées en CET de classe1..
--
Une question inquiétante sur le NON RESPECT de la REGLEMENTATION
: " En 1994, les pouvoirs publics ont décidé d'autoriser
provisoirement l'enfouissement des mâchefers en sous couche routière
car on ne savait plus où les mettre. Mais il y avait des conditions
: pas d'enfouissement près des cours d'eau ni dans les zones inondables
ou humides... Or le quatier des Campanelles à fabrègues est
le plus inondable du secteur. Le collège de la Peyrade est en bordure
de l'Etang du même nom. La zone Aquatechnique de Sète est
au bord de l'Etang deThau ..etc ...
Par ailleurs, en juin 2003, une mise en demeure a été
adressée à Mr. Le président de la communauté
d'agglomération du bassin de Thau concernant la mise en conformité
de l'usine d'incinération de Sète. En novembre nous avons
eu envie de savoir ce qu'avait répondu Mr. Commeinhes, nous nous
sommes donc rendus à la mairie pour nous en informer... mais là
nous n'avons pu que constater les ravages d'une épidémie
d'amnésie ( sans doute causée par une indigestion de dioxine),
personne et aucun service n'avait eu vent de la réponse, plus de
traces écrites! Nous avons donc écrit à Mr. Le Préfet
qui nous a assuré que Mr. Le président de l'aglo peut mettre
l'incinération en conformité aux normes et même qu'il
va le faire, incessamment et même sous peu! Enfin; avant le 28 décembre
2005!
En
attendant une solution meilleur dans le futur, on a dans le passé
- et jusqu'à aujourd'hui largement répandu des produits
potentiellement dangereux, par exemple , les mâchefers ont, en 2002,
été utilisés comme remblai dans 16 gros chantiers
entre Sète, Poussan, Frontignan, la liste
a été adressée à ICI ROM par la préfecture,
laquelle affirme que les mâchefers utilisés ont été
traités comme il convient selon la loi . Dans les années
précédentes de très nombreux chantiers , depuis la
carrière du Ramassis, le college de Frontignan ( 4060 tonnes),
le jardin récréatif municipal de cette, jusqu'à de
très nombreux parking de grande surface ou de zone industrielle
- au total 24 chantiers sur Sète et le bassin de Thau entre 2000
et 2001. On
comprend qu''il vaut mieux ne rien doser, ou le minimum et courir à
la plage nous mettre, fesse en l'air, la tête dans le sable.
Pour
en savoir plus, consultez le site de GREENPEACE.(www.greepeace.org)
G.Glasgow
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