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De
l'étang à la mer en passant par Sète.
L'épaisse
poussiere du temps
Enveloppe
des souvenirs vieillissants,
Derrieres
les fenêtres d'un cabanon
Où
l'air de la région y est si bon.
Le
mélange de ces nombreuses images
Offre
à mes yeux gourmands ce paysage,
Comme
porté par le parfum des fleurs,
Envoûté
par la magie des couleurs.
Le
tendre souffle salé du mistral
Apporte
fraîcheur à la saison estivale
Habillant
l'étang d'un drap blanc,
Signe
insistant de mauvais temps.
Sur
le cadre royal,les chevaliers de la tintaine
Portés
par la foule,s'affrontent sans haine.
Armé
d'un pavois d'une lance,l'homme en blanc
Sec
ou mouillé de tout quartier,serra le vrai gagnant.
Sur
les rives enivrentes de l'étang de Thau
Pour
tous les pêcheurs il n'est jamais trop tôt
De
se mettre à l'eau à la recherche de prises
Car
chaque poisson abonde de surprises.
La
cuisson des moules de Bouzigue
Se
lient d'amitié avec le thym de la garrigue,
Alors
en guise d'apéritif le goût de la tielle,
Précède
la macaronnade qui sonne le réveil.
Là,
du haut de ce bon vieux Saint Clair
Assis
sur un banc je prends l'air,
A
l'ombre sous un grand pin
Je
contemple la ville de loin.
Me
souvenant de mes copains les anciens,
En
chantant Brassens la mémoire me revient.
Son
portrait sur les murs des bistrots
Nous
rapelle la beauté de ses mots.
C'est
à l'heure de la tisane jaune
Que
les discussions raisonnent
Avec
cet accent prononcé
Porté
par un verbe légé.
Sète
terre de tous les sentiments
Je
fais parti de tes amants.
Le
jour ou la mort viendra me chercher
J'irai
me cacher au fond d'un chalutier.
Passant
pour la dernière fois le brise lame
Mon
sourire coquain cachera mes larmes,
Et
d'un simple geste de la main
Je
te saluerais comme on salue un copain.
Garrigue
David
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