Le Chichois..poesie de grarigue david 
 

 

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Ecrits . N° 69  30 novembre 2003

 

La poésie, cet art de donner aux mots l'esprit des rêves. Garrigue David  nous offre son talent dans une de ses poésies.

 

De l'étang à la mer en passant par Sète.

L'épaisse poussiere du temps
Enveloppe des souvenirs vieillissants, 
Derrieres les fenêtres d'un cabanon 
Où l'air de la région y est si bon. 
Le mélange de ces nombreuses images 
Offre à mes yeux gourmands ce paysage, 
Comme porté par le parfum des fleurs, 
Envoûté par la magie des couleurs. 
Le tendre souffle salé du mistral 
Apporte fraîcheur à la saison estivale 
Habillant l'étang d'un drap blanc, 
Signe insistant de mauvais temps. 
Sur le cadre royal,les chevaliers de la tintaine 
Portés par la foule,s'affrontent sans haine. 
Armé d'un pavois d'une lance,l'homme en blanc 
Sec ou mouillé de tout quartier,serra le vrai gagnant. 
Sur les rives enivrentes de l'étang de Thau 
Pour tous les pêcheurs il n'est jamais trop tôt 
De se mettre à l'eau à la recherche de prises 
Car chaque poisson abonde de surprises. 
La cuisson des moules de Bouzigue 
Se lient d'amitié avec le thym de la garrigue, 
Alors en guise d'apéritif le goût de la tielle, 
Précède la macaronnade qui sonne le réveil.
Là, du haut de ce bon vieux Saint Clair 
Assis sur un banc je prends l'air, 
A l'ombre sous un grand pin 
Je contemple la ville de loin. 
Me souvenant de mes copains les anciens,
En chantant Brassens la mémoire me revient. 
Son portrait sur les murs des bistrots 
Nous rapelle la beauté de ses mots. 
C'est à l'heure de la tisane jaune 
Que les discussions raisonnent 
Avec cet accent prononcé 
Porté par un verbe légé. 
Sète terre de tous les sentiments 
Je fais parti de tes amants. 
Le jour ou la mort viendra me chercher 
J'irai me cacher au fond d'un chalutier. 
Passant pour la dernière fois le brise lame 
Mon sourire coquain cachera mes larmes, 
Et d'un simple geste de la main 
Je te saluerais comme on salue un copain. 

Garrigue David 


 
 
 


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