Les
OGM, dont les consommateurs des pays dits développés ne
veulent pas, finissent "en aide alimentaire" pour le tiers monde
ou dans l'auge du bétail. Cependant même en cas de famine
les pays pauvres n'en veulent pas ! Quant aux semences miracles rien
ne permet de confirmer les supposés espoirs pour résoudre
les problèmes de malnutrition ou de famine.
Alors reste le bétail, qui ne peut rechigner. Pourquoi mettre
des plantes génétiquement modifiées dans leur alimentation?
Pour
quel avantage?
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Premier avantage : remplacer les farines animales aujourd'hui interdites!
Mais n'est ce pas tomber de Charybde en Scylla, éviter la "vache
folle" pour aller on ne sait dans quel inconnu.
Les
farines animales étaient, elles aussi, le fruit d'un concept
tout ce qu'il y a de plus rationnel, de plus scientifique: la vie comme
grand légo dont les pièces identiques peuvent construire
aussi bien une vache qu'un caméléon ou qu'un cornichon
. Une protéine vaut une autre protéine sans s'occuper
d'où elle vient , donc on pouvait remplacer les protéines
végétales par des protéines animales, remplacer
fourrage et légumineuses, nourriture habituelle des ruminants
par les cadavres - réduits en farine - de leurs congénères
!
Toujours
au rayon légo , les pièces interchangeables ne sont plus
seulement, aujourd'hui, les protéines mais les gènes.
Aussitôt imaginé aussitôt fait, on greffe un gène
de phoque sur une fraise pour la rendre résistante au froid,
et c'est le progrès, ou un gène de luciole sur une souris
grise pour la rendre vert fluo, et c'est de l'art! Ou encore un gène
de résistance à un pesticide sur une plante qui n'était
pas résistante, et c'est de l'économie! ( surtout si,
dans la foulée on vend aussi le pesticide. ) Tout circule ( les
cellules souches, les ovocytes, les gènes ....) tout traverse
toutes les frontières, il n'est plus de barrières - d'espèce
- qui tiennent, tout est possible, c'est le biolibéralisme. De
nouvelles appartenances se dessinent, les gènes appartiennent
aux multinationales dont les chercheurs ont "découvert" des gènes
de végétaux, d'animaux, ou d'humains et déposé
des brevets sur ces gènes c'est à dire le plus souvent
( surtout pour les plantes médicinales) sur l'organisme entier.
C'est alors le totalitarisme.
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Deuxièmement: Avantage économique pour les multinationales
de l'agro alimentaire, pour les semenciers, sans doute....Quoi que...Les
avantages économiques qu'empochent les multinationales seraient
réduits à néant si elles menaient des études
sur les risques de la transgénèse.
Pour
les éleveurs l'intérêt est plutôt maigre,
en effet augmenter la productivité alors que le problème
était déjà la surproduction et abaisser les prix
alors que déjà les prix mondiaux ne permettent pas aux
paysans de vivre sans les subventions de l'état, est assez discutable.
La
part des protéine dans l'alimentation animale est aujourd'hui
assurée essentiellement par des tourteaux de soja importés
d'Amérique du nord ( presque toujours génétiquement
modifiés) du Brésil ( officiellement non ogm, mais en
fait frauduleusement mélangés à des ogm Argentins).
Le maïs est l'autre ogm entrant dans l'alimentation animale.
Pourquoi
la France ne produit elle pas assez de soja non ogm ou n'emploie t elle
pas d'autres protéagineux ( pois, luzerne, lupin, féverole
) dans l'alimentation animale? Ou ne favorise t elle les pâturages
plutôt que l'alimentation intensive?
Les
accords commerciaux de Blair House limitent la production nationale
de soja au profit des USA qui sont déjà le premier producteur
mondial de soja.. " Rappelons que les excédents UE de lait, de
viande bovine, porcine, volaille, œufs et céréales sont
dûs essentiellement à l'importation massive (plus de 50
millions de tonnes par an) d'aliments du bétail sans droits de
douane. L'autonomie de l'Union Européenne en protéines
végétales a donc été considérablement
diminuée, phénomène aggravé par le développement
massif de la culture du maïs, très déséquilibré
en protéines, mais favorisé dans la PAC, et par l'accord
USA/UE de Blair House en 1993, qui a limité la surface UE en
oléo-protéagineux." ( dixit la confédération
paysanne)
Quels risques font courir la présence d'OGM dans l'alimentation
animale? Ce sont des risques environnementaux, commun à toutes
les plantes génétiquement modifiées ( développement
de résistance chez les adventices, perte de la biodiversité,
déséquilibre écologique, pollution des cultures
conventionnelles....)
Des
risques pour les animaux, aussi imprévisibles que l'ESB,
Des
risques pour les humains, soit directement comme on l'a vu avec le maïs
Starlink ( autorisé seulement dans les aliments pour animaux),
très allergisant, retrouvé - par erreur - dans des chips
mexicaines destinées aux humains. Soit indirectement et nous
sommes les gentils cobayes de ces manipulations qui n'ont pas été
précédées d'expérimentations...
Où en est la législation? Très prochainement
la nourriture pour les humains et pour le bétail devra obligatoirement
être reconnaissable par les consommateurs et par les éleveurs
si le taux d'OGM dépasse 0,9%. Mais il faudra attendre deux années
de plus pour que les aliments fabriqués à partir d'animaux
nourris eux même aux OGM soient identifiés.