Le Chichois..dossier OGM 6

 

 

 

 

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DOSSIER OGM

Article paru, dans le chichois, le 30 septembre 2002.

Argumentaire pro-OGM

Pendant l’été, déjà, un premier assaut avait été lancé pour convaincre des bienfaits et de l’innocuité des OGM les consommateurs via les cabinets médicaux des généralistes. Il s’agissait de plaquettes - éditées par les cinq multinationales de l’agro-alimentaire les plus importantes, cf. Chichois 41- qui devaient être distribuées aux patients.

            Six mois plus tard, foin de commerce, le bourrage de crâne des médecins - donc des patients - recommence sous une forme plus docte, dans le cadre de la formation continue, dans un rajout au Quotidien du Médecin consacré à la nutrition mais dont la page de couverture annonce, en lettres grandes et grasses : « OGM, les experts calment le jeu ». Sous l’aspect de formation continue, c’est à dire que cela est présenté non pas ( mais de même que les plaquettes publicitaires de l’été) comme un débat contradictoire mais comme une leçon sur une question qui aurait déjà reçu une réponse affirmée, confirmée, dont l’exploration aurait été menée à terme. Un seul avis est donné, celui que l’on trouve dans le rapport des académies de médecine et pharmacie, personne en face... Le débat est clos, il n’y a pas matière à poursuivre ni à reprendre !... Pourtant la logique de l’argumentation a de quoi surprendre :
    - D’abord, les experts se sentent autorisés d’affirmer - d’après le quotidien - qu ‘il « n’existe aucun risque particulier lié au mode d’obtention des ogm ».
    - A la ligne suivante « aucun » s’ouvre pour laisser entrer « d’éventuels » risques : « les risques éventuels des OGM pour la santé sont contrôlables. »
    - Inébranlable, le journal poursuit : «  Mais ces risques allergiques ou toxiques peuvent être détectés avant la mise sur le marché du produit ». Quelques paragraphes avant il avait constaté que pour ce qui est des aliments conventionnels les allergies alimentaires vont croissant et que les OGM ne font qu’aller dans la même direction dans une belle continuité. Mais alors si le phénomène - identique pour les deux sortes d’aliments - est imprévisible et incontrôlable lorsqu’il s’agit d’aliments conventionnels, on ne comprend pas pourquoi les OGM auraient un régime de faveur et contrôleraient mieux l’incontrôlé qu’est cette augmentation des allergies constatée aujourd’hui. Allergie à laquelle on n’a trouvé comme solution que l’identification, parfois très difficile,de l’agent responsable et son éviction.
    - Ensuite on passe à l’évaluation - bien subjective - de la balance avantages/risques. Le problème est que les avantages ne sont que présupposés et très certainement exagérés. Les OGM futurs sont présentés comme de possibles (mais très hypothétiques) solutions aux problèmes écologiques, nutritionnels, économiques, ils sont parées de tous les rêves : Amélioration de la qualité des aliments et traitement des maladies incurables, solution aux famines...Pourtant il semble que toutes les promesses aient été contredites jusqu'à présent en thérapie génique, du moins. Alors laissons aux scientifiques le temps de  l’interrogation, le temps de mettre en route de nouvelles méthodes, et de réfléchir avant de se précipiter sur les brevets et la commercialisation.
    - Le final , comme toujours, est l’imparable argument économique et politique : « Nous allons prendre du retard dans le prise de brevet, nous allons nous laisser distancer par les chercheurs des autres pays ». Les multinationales savent paraître patriotes.
    - Et le problème qu’est la sombre et ignorante « inquiétude » des consommateurs, « l’un des obstacles majeurs aux applications du génie génétique à l’alimentation et à la santé humaine. » devra être résolu par une surconsommation de paroles d’experts certifiés scientifiquement corrects.
    - Passons sur les arguments du genre : les Américains, les chinois etc.., mangent des OGM sans en être malades. Alors que - dans nombre de maladies - il faut plusieurs dizaines d’années pour rattacher des symptômes à leur cause (cf. l’amiante, certains médicaments ou corps physique, chimique ou micro organismes)
    - Enfin l’argument de la sécurité et du respect du choix des consommateurs par l’encadrement des OGM grâce à la traçabilité et l’étiquetage. La réglementation Européenne sur l’étiquetage date du 2 septembre 98 mais qui a jamais vu, depuis cette date, la mention OGM sur les paquets de quelque aliment que ce soit ? (et encore moins sur les animaux nourris avec des aliments 100% OGM. De toute façon tout est déjà pollué, alors on concocte une nouvelle réglementation - peut être sera elle appliquée ? Cette nouvelle réglementation n’oblige l’étiquetage qu’à partir de o,9% d’OGM ! Laissons bafouer encore une fois cette nouvelle réglementation et dans 5 ans il faudra la refaire pour changer la norme à 9 ou 99% !

Sur cinq pages cette pauvre argumentation n’est aucunement développée ni discutée, c’est dire le peu d’estime en laquelle on tient les généralistes, leurs connaissances et leur sens critique. En fait on leur demande juste de crier ensemble « Mummm... Y a bon OGM ».

  -- Géronime Glasgow


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