|
..................................
|


Le
CHICHOIS site hébergé chez 
agence
internet de conception et d'hébergement de sites.
|
|
|
Scoop
. N°
61 --
25 / 06 / 2003

Suite
à une campagne de sensibilisation et de mobilisation, notamment
avec le blocage de l'Agia Irène en février 2002, un embargo
vient d'être décrété par l'ONU sur les importations de bois
en provenance du Libéria. Cependant, le trafic de bois tropicaux
venant d'exploitations destructrices continue et les forêts
anciennes d'Afrique sont régulièrement pillées.
Habituellement,
et dans tous les pays du monde, les compagnies forestières impriment
leur logo aux extrémités des grumes qui sont coupées en sections.
Ces logos permettent de reconnaître facilement les lots de troncs
coupés, et souvent ces marques s’accompagnent de précisions
sur l’origine géographique de la concession forestière. Souvent,
mais pas toujours, des empreintes de marteau-de-forestier sont
apposées, correspondant à une sorte de visa des inspecteurs
du Ministère des Forêts du pays exportateurs ou des ingénieurs
forestiers de la compagnie d’exploitation. Ainsi, les professionnels
de la filiere bois, tous comme les autorites portuaires et douanières,
peuvent s’ils le souhaitent facilement reconnaître l’origine
des lots de grumes qui transitent et aboutissent à une scierie.
Par
exemple, le logo ILC et IHC indique que l’arbre a été coupé
par l’exploitant ILC (Inland Logging Company) agissant au Liberia,
et acheté par la compagnie IHC (Interholco), basée en Suisse.
Ensuite, ces bois estampillés ILC / IHC ont été achetés par
l’importateur BTM (Bois Tropicaux du Midi), sur la place de
Sète. A Sète arrivent de nombreux bois tropicaux exploités par
des compagnies du Libéria: OTC (Oriental Timber Company), RTC
(Royal Timber Company), MWPI (Maryland Wood Processing Industry),
MGC (Mohammed Group of Companies), ….Leurs logos sont facilement
reconnaissables (photos).
Pourquoi
cacher ou masquer ou ne pas indiquer de logos? Depuis 2001,
on observe dans differents ports d’Europe, y-compris à Sète,
des piles de grumes qui ne sont pas accompagnées de logos. A
la place, les exploitants , sur ordre des grandes compagnies
forestières, utilisent un système de codes de points de couleur
, voire livrent des grumes sans aucune inscription. Pourquoi?
Les recherches dans différents pays européens et en Afrique
nous ont appris que ces bois tropicaux sans logos provenaient
majoritairement du Liberia, et en particulier de compagnies
forestières connues pour leur comportement destructeur des forets
anciennes et leurs liens prouvés avec le trafic d’armes. Probablement
une grande partie de ces grumes sans logo reconaissable proviennent
de coupes illégales, effectuées en dehors des concessions officielles,
ou dépassant les quotas d’abattage concédés à ces exploitants
voraces.
Ce
qui a été dévoilé sur le port de Sète.
 |
Grumes
de bois Africains estampillées par deux points rouges:
ce tronc appartient à un lot de 27 grumes provenant
du Liberia, et photographiées le 07 fevrier 2003;
importateur = Sciages & Grumes, à Sète. Malgré
le masquage par deux points rouges, nous SAVONS
que ces arbres ont été coupés par la compagnie du
Liberia ILC (Inland Logging Company), dont les liens
avec le trafic d'armes sont connus publiquement
depuis decembre 2001. |
 |
Grumes
de niangon provenant du Liberia, et livrées à Sète
en février 2003. Les seules marques de reconnaissance
sont soit deux points verts & un point rouge,
soit un point vert et un point rouge. Pile de 251
grumes. Le bateau qui a livré ces grumes est l’Agia
Irene. Nous SAVONS que ce masquage (points rouge
& vert) est celui de la compagnie du Liberia
ILC (Inland Logging Company), dont les liens avec
le trafic d’armes sont connus publiquement depuis
decembre 2001. |
 |
Grumes
d’azobé provenant du Liberia, et importées par Bois
Tropicaux du Midi (BTM), à Sète (Août 2002). L’exploitant
forestier au Liberia est ILC (Inland Logging Company),
et la compagnie suisse IHC (Interholco) a acheté
ces bois tropicaux qui transitent par la France.
Piles de 79 + 90 + 97 grumes. Les liens entre ILC
et le traffic d’armes au Liberia sont denoncés depuis
decembre 2001. |
 |
Grumes
de sipo (essence africaine) sans logo: Port
de Sète, 18 decembre 2002. Plus de 250 troncs sans
logo ont été acheté par Indubois sur le port de
Sète durant l’automne 2002. Origine probable = Liberia |
 |
Grumes
de sipo (essence africaine) sans logo: pile
de 128 billes. Port de Sète (18 decembre 2002).
Acheteur = Société Armand, via un des importateurs
de Sète. Origine inconnue, probablement Liberia
|
 |
grume
du Liberia, coupée par la compagnie MGC (Mohammed
Group of Companies). L’importateur de Sète est
Sciages & Grumes. Pile de 29 + 106 billes, le
15 janvier 2002. MGC est l'une des six compagnies
du Liberia impliquées dans le trafic d’armes. |
 |
OTC
= Oriental Timber Company. Ce tronc de niangon
du Liberia a été coupé par OTC puis acheté par DLH
et Indubois, à Sète. OTC est une des compagnies
forestieres du Liberia, qui est impliquée dans la
guérilla et dans le trafic d’armes (différents rapports
parvenus des début 2001 au Conseil de Securité des
Nations Unies). Indubois-Frontignan achète d’énormes
quantités de grumes du Libéria aux compagnies OTC
et RTC. |
Source Greenpeace
/ Global Witness

|
PUBLICITE
|
 |
|
|