Le Chichois..OGM et alimentation animale
 

 

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Sciences . N° 61 -- 25 / 06 / 2003

OGM ET ALIMENTATION ANIMALE.

Les OGM, dont les consommateurs des pays dits développés ne veulent pas, finissent "en aide alimentaire" pour le tiers monde ou dans l'auge du bétail. Cependant même en cas de famine les pays pauvres n'en veulent pas ! Quant aux semences miracles rien ne permet de confirmer les supposés espoirs pour résoudre les problèmes de malnutrition ou de famine. 

    Alors reste le bétail, qui ne peut rechigner. Pourquoi mettre des plantes génétiquement modifiées dans leur alimentation? 
Pour quel avantage? 
-- Premier avantage : remplacer les farines animales aujourd'hui interdites! Mais n'est ce pas tomber de Charybde en Scylla, éviter la "vache folle" pour aller on ne sait dans quel inconnu. 
Les farines animales étaient, elles aussi, le fruit d'un concept tout ce qu'il y a de plus rationnel, de plus scientifique: la vie comme grand légo dont les pièces identiques peuvent construire aussi bien une vache qu'un caméléon ou qu'un cornichon . Une protéine vaut une autre protéine sans s'occuper d'où elle vient , donc on pouvait remplacer les protéines végétales par des protéines animales, remplacer fourrage et légumineuses, nourriture habituelle des ruminants par les cadavres - réduits en farine - de leurs congénères ! 
Toujours au rayon légo , les pièces interchangeables ne sont plus seulement, aujourd'hui, les protéines mais les gènes. Aussitôt imaginé aussitôt fait, on greffe un gène de phoque sur une fraise pour la rendre résistante au froid, et c'est le progrès, ou un gène de luciole sur une souris grise pour la rendre vert fluo, et c'est de l'art! Ou encore un gène de résistance à un pesticide sur une plante qui n'était pas résistante, et c'est de l'économie! ( surtout si, dans la foulée on vend aussi le pesticide. ) Tout circule ( les cellules souches, les ovocytes, les gènes ....) tout traverse toutes les frontières, il n'est plus de barrières - d'espèce - qui tiennent, tout est possible, c'est le biolibéralisme. De nouvelles appartenances se dessinent, les gènes appartiennent aux multinationales dont les chercheurs ont "découvert" des gènes de végétaux, d'animaux, ou d'humains et déposé des brevets sur ces gènes c'est à dire le plus souvent ( surtout pour les plantes médicinales) sur l'organisme entier. C'est alors le totalitarisme. 
-- Deuxièmement: Avantage économique pour les multinationales de l'agro alimentaire, pour les semenciers, sans doute....Quoi que...Les avantages économiques qu'empochent les multinationales seraient réduits à néant si elles menaient des études sur les risques de la transgénèse. 
Pour les éleveurs l'intérêt est plutôt maigre, en effet augmenter la productivité alors que le problème était déjà la surproduction et abaisser les prix alors que déjà les prix mondiaux ne permettent pas aux paysans de vivre sans les subventions de l'état, est assez discutable. 
La part des protéine dans l'alimentation animale est aujourd'hui assurée essentiellement par des tourteaux de soja importés d'Amérique du nord ( presque toujours génétiquement modifiés) du Brésil ( officiellement non ogm, mais en fait frauduleusement mélangés à des ogm Argentins). Le maïs est l'autre ogm entrant dans l'alimentation animale. 
Pourquoi la France ne produit elle pas assez de soja non ogm ou n'emploie t elle pas d'autres protéagineux ( pois, luzerne, lupin, féverole ) dans l'alimentation animale? Ou ne favorise t elle les pâturages plutôt que l'alimentation intensive? 
Les accords commerciaux de Blair House limitent la production nationale de soja au profit des USA qui sont déjà le premier producteur mondial de soja.. " Rappelons que les excédents UE de lait, de viande bovine, porcine, volaille, œufs et céréales sont dûs essentiellement à l'importation massive (plus de 50 millions de tonnes par an) d'aliments du bétail sans droits de douane. L'autonomie de l'Union Européenne en protéines végétales a donc été considérablement diminuée, phénomène aggravé par le développement massif de la culture du maïs, très déséquilibré en protéines, mais favorisé dans la PAC, et par l'accord USA/UE de Blair House en 1993, qui a limité la surface UE en oléo-protéagineux." ( dixit la confédération paysanne

    Quels risques font courir la présence d'OGM dans l'alimentation animale? Ce sont des risques environnementaux, commun à toutes les plantes génétiquement modifiées ( développement de résistance chez les adventices, perte de la biodiversité, déséquilibre écologique, pollution des cultures conventionnelles....) 
Des risques pour les animaux, aussi imprévisibles que l'ESB,
Des risques pour les humains, soit directement comme on l'a vu avec le maïs Starlink ( autorisé seulement dans les aliments pour animaux), très allergisant, retrouvé - par erreur - dans des chips mexicaines destinées aux humains. Soit indirectement et nous sommes les gentils cobayes de ces manipulations qui n'ont pas été précédées d'expérimentations... 

    Où en est la législation? Très prochainement la nourriture pour les humains et pour le bétail devra obligatoirement être reconnaissable par les consommateurs et par les éleveurs si le taux d'OGM dépasse 0,9%. Mais il faudra attendre deux années de plus pour que les aliments fabriqués à partir d'animaux nourris eux même aux OGM soient identifiés. 

 

Géronime Glagow



 
 

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