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Flash . N° 61 -- 25 / 06 / 2003
Comment se fait-il que des navires poubelles tels les Tamgout et Edoil ( voir le chichois N° 57 ) s'echouent sur nos quais Sétois ? Question posée à Mr Dréan, reponsable de la sécurité maritime du Languedoc-Roussillon, lors d'une soirée organisé par le café d'Histoire Portuaire. Le sujet de cette soirée n'était pas directement lié à ces navires mais retraçait en quelques sortes l'histoire de la sécurité maritime qui dès 1681 avec Colbert s'efforce tant bien que mal d'assurer un contrôle sur tout ce qui flotte sur nos eaux. Divers évènements au fil des années et des siècles comme le naufrage du Titanic accentuèrent les normes et les obligations de sécurité. Établi sur l'initiative de la France, et signé en 1982,Le Memorandum de Paris établit un contrôle coordonné des navires étrangers afin de lutter contre la prolifération des navires sous-normes, tous les états ne respectant pas leurs engagements internationaux en ce qui concerne la surveillance de la sécurité des navires battant leur pavillon. Actuellement, 19 pays sont parti de cet accord : ( les 13 de l'Union Européenne qui ont un littoral, la Croatie, la Norvège, la Pologne, la Fédération de Russie, le Canada et l'Islande ) qui a pour objet d'harmoniser et de coordonner entre ses 18 signataires, les contrôles effectués sur les navires dans les ports. En 1995, une directive européenne adoptée le 19 juin 1996 sous présidence française, a renforcé le dispositif du Memorandum de Paris en le rendant obligatoire pour les États membres, en renforçant certains contrôles, en rendant obligatoire la publication des résultats des contrôles et en prévoyant l'interdiction d'accès aux ports européens à certains navires identifiés. A la suite du naufrage de l'Erika, cette directive est aujourd'hui en cours de refonte afin de renforcer le contrôle des navires à risques, en rendant systématiques les inspections renforcées de ces navires et en introduisant, notamment pour les pétroliers, des contrôles de la structure par la visite des ballasts. A la lecture de ce mémorandum dont Paris fut l'instigateur on peut se demander pourquoi, contrairement aux USA qui avec leur 70 000 Coast guards ( gardes côtes) n'ont eu aucun problème de pollution depuis de nombreuses années, la france se retrouve régulièrement avec des "prestige", des côtes emmazoutés et des navires poubelles interdit par la commission Européenne qui , donc, s'échouent sur nos quais sétois ? La réponse franche et étonnante donnée par Mr Dréan ( responsable sécurité maritime du Languedoc-roussillon) fut celle-ci: " Nous avons en charge le contrôle des navires entrants dans les ports de Sète - port la Nouvelle et Port Vendres les trois principaux ports industriels du LR. Nous devons effectuer le contrôle de l'état ces navires, leur bon fonctionnement, les normes de sécurité et les risques possibles qu'ils peuvent faire encourir à l'environnement et aux marins à bord - de plus nous vérifions les conditions de travail des marins ( équipements, soins, contrat de travail, salubrité de vie à bord) ". " Pour effectuer toutes ces tâches nous sommes au nombre de cinq ! ". Cinq seulement pour gérer les rentrées dans trois ports ce qui implique des contrôles par sondage et des impossibilités d'appliquer pleinement les textes tels que définient dans le mémorandum de paris. CD
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