|
|
||||||
|
Flash . N° 60 -- 01 / 05 / 2003
Le mercredi 23 avril à 11 heure, une centaine de manifestants se sont rassemblés devant l’incinérateur de Sète à l’appel d’associations locales ( ICI-ROM : BP59 Lunel. APN. L’étang des Mouettes. AMIES. APPEL etc,, , regroupées en un Collectif Elargi pour une Réduction à la source des Déchets : CERED. Greenpeace était là aussi).
L’horaire, en pleine journée, n’a pas permis à ceux qui travaillent
de venir. .. Ni à ceux qui étaient partis en vacances.. Il y eut des
prises de parole, distribution de tracts, et le plus drôle de la manif
fut certainement la prise d’échantillons de « machefers » et de cendres,
entassés directement sur le sol et à découvert - sans doute pour que
le sol et l’air s’imprègne bien de métaux lourds , de Dioxine. Les
autorités locales affirment que l’entassement de ces déchets ultimes
ne présente de risques ni pour la santé ni pour l’environnement. C’est
pourquoi les manifestants sont entrés dans l’enceinte de l’incinérateur
prendre quelques pelletées de ces déchets pour les faire analyser et
trancher le débat. Cela était interdit et un gros vigile fonça avec
son tracto-pelle, puis il menaça quelques manifestants de leur casser
la figure quand il les rencontrerait hors de la manif. Il est effectivement
interdit de pénétrer dans le périmètre de l’incinérateur et de prélever
pour analyse des échantillons, mais la demi-douzaine de policier qui
entouraient la manifestation, plutôt sympathisants avec les idées développées
ce matin là, laissèrent faire. Peut être les opposants à l’incinérateur
auront ils bientôt des résultats d’analyse - par un laboratoire indépendant
- pour asseoir la discussion. Puis les manifestants se rendirent devant la mairie pour avoir un entretien avec le maire, lequel affirma que les déchets ultimes toxiques étaient bien dirigés vers une décharge adéquate, malheureusement les bordereaux - preuve de l’envoi des déchets toxiques dans une décharge adaptée - furent introuvables ! C’est pourquoi on a pu être étonné d’entendre, sur FR3 , notre maire affirmer qu’il avait montré les dits bordereaux !
QUE DEFENDENT LES ANTI- INCINERATEURS ?
-- Ils veulent que soit reconnu la nocivité du « tout incinérateur »,
cette solution étant pire que le problème, d’une façon générale, et
la particulière dangerosité de l’incinérateur de Sète. --
Ils défendent la réduction de nos déchets : moindre usage des poches
plastiques à usage unique, préférence des aliments à la coupe plutôt
qu’en emballage individuels, piles rechargeables, verres consignés,
bouder les articles jetables à usage unique, réutiliser les emballages,
choisir les produits faits à partir de matériaux recyclés. On trouve
ces mêmes recommandations dans une plaquette informative, éditée par
la préfecture de l’Hérault et la direction départementale de l’agriculture
et de la Foret, dans le hall de la mairie.....comme quoi les voeux pieux
ne servent pas à grand chose sans volonté politique : Il est affirmé
dans cette même plaquette que nos ordures ménagères ont augmenté de
25% depuis 1995 ! A
l’opposé voici la lettre d’un maire, dans le nord de la France, qui
s’est donné avec ses administrés, les moyens d’appliquer ses idées :
" En 10 ans les citoyens de Manspach, comme ceux de toutes les communes de la communauté de communes de la porte d'Alsace, ont réussi l'exploit, par un tri poussé, de réduire la masse de leurs ordures ménagères brutes de 370 Kg par habitant/an en 1986 à 77 Kg/habitant/an en 2001. Ces remarquables progres se sont appuyés sur une incitation permanente de la part des élus, par une éducation spécialisée dans les écoles au travers des interventions desanimateurs de la maison de la nature, par une adaptation de l'habitat à ce nouveau tri, par une modifications des comportements d'achats, et une sensibilisisation constante à l'évolution de l'écocitoyennenté.... / Daniel DIETMANN Chevalier de la légion d'honneur, Maire de MANSPACH (Alsace)"
-- Les anti incinérateurs sont aussi en opposition avec la mairie sur
le tonnage de déchets que peut traiter l’incinérateur de Sète. A moins
de 6 tonnes, la réglementation est beaucoup moins contraignante que
lorsque ce chiffre est dépassé, et permettrati ainsi à notre incinérateur
de dépasser les normes ( 11 fois la norme ! !) le maire annonce 5,7
tonnes, les opposants 6,7.
-- Ils ne veulent pas entendre parler de l’utilisation des mâchefers - trop toxiques - pour les remblais des routes. Cette solution même si elle est plus rentable financièrement risque de polluer la terre et les nappes phréatique. -- Ils pensent qu’existent des solutions moins polluantes ( associées, au mieux, avec la diminution de la production des déchets en amont) et productrices d’énergie par exemple la méthanisation , le compostage permet, lui, l’ utilisation de la part putrescible des ordures ménagères comme engrais au lieu de détruire purement et simplement les matières organiques -- Ils veulent aussi la transparence des données chiffrées quand elles existent. Et la recherche plus active de la pollution par des dosages plus fréquents. -- Ils proposent « la mise en place d’une fin de chaîne écologique (sanss incinérateur et sans méga- décharge) pour la fraction des ultimes non recyclables (11% selon l’ADEME) : de petits CSDU ( centre de stockage de déchets ultimes), limités dans l’espace et le temps et tournants.. » G.G Sur
l’incinération Cf. le Chichois N° 56
et 57
|
|||||