Décidé en 1986, mis en service en 92 et 933, l’incinérateur
de Sète devait réduire 10 tonnes d’ordures ménagères
à 1 tonne de déchets irréductibles.
Les
risques de pollution devaient être détectés ( par
des mesures continues de tous les polluants prévisibles) et ...prévenus
(en particulier par le confinement des fumées).
Onze
ans plus tard qu’en est il ?
La réduction des ordures est de 65 à 70% et non 90%.
Les mesures se font en continu seulement pour quatre polluants : on
apprécie la quantité de particules en suspension, on mesure
les teneurs en acide chlorhydrique, en di et monoxyde de carbonne.
L’analyse
complète (avec recherche de métaux lourds, de dioxine
etc....) n’est faite qu’une fois par an dans la fumée qui
s’échappe de !’incinérateur, et deux fois par mois dans
les machefers.
Aucune mesure dans l’air, l’eau, la terre, la faune ou la flore n’est
couplée avec les mesures de l’incinérateur. Un confinement
des fumées devait dépolluer totalement la fumée,
la municipalité a trouvé ça trop cher et n'a pas
procédé à l'achat d'un filtre adéquat.
Très peu d’enquêtes épidémiologique, sur
les populations proches des incinérateurs, ont été
menées à ce jour. La dernière en date fait état
d’une augmentation des malformation foetales. Réalisée
sur la région Rhône-Alpes, les auteurs estiment que "globalement,
des risques significatifs pour les populations exposées sont
observés pour deux types de malformations : les anomalies chromosomiques
et les autres malformations majeures" (1).
ANOMALIES
CHROMOSOMIQUES : + 20 % MALFORMATIONS DE LA BOUCHE : + 29 % MALFORMATIONS
DES INTESTINS : + 44 % MALFORMATIONS DES REINS : + 51 % ( Source
: Risques de malformations congénitales autour des incinérateurs
d'ordures ménagères, Inserm, Institut européen
des génomutations, ).
Pour
plus d'informations, contacter Pierre-Emmanuel Neurohr au : 01 55 78
28 60 ou 06 20 36 57 17.