Journal
d'Information de Sète et du Bassin de Thau . N°
56
Communiqué
de presse:
L'association
de Protection de la Nature de Sète, Frontignan, Balaruc.Les
installations en dur sont mortes. Vive les installations démontables.
L'association
de Protection de la Nature, attachée à la préservation
de l'état naturel de la plage de Sète, avait dénoncé
à plusieurs reprises la reconstruction des restaurants détruits
par la tempête de 1982 et le renforcement de leur protection par
des enrochements en 1986, 1987 et 1995, chaque fois la mer les détruisait.
En effet, ces enrochements sont cause de la disparition de la plage
naturelle en aval des restaurants. La tempête qui a coupé
la route de bord de plage en est une illustration éloquente.
20 ans de laxisme et de dépenses somptuaires en digues et brise-lames
ont eu raison d'une grande partie de la plage.
L'APN
avait dénoncé de même à plusieurs reprise
l'urbanisation en dur et donc la privatisation du domaine public maritime,
alors que seules des installations démontées chaque automne
y avaient leur place, et réclamé la démolition
des restaurants et du toboggan aquatique. 20 ans de laxisme et de démagogie
avait créé des conditions d'un " désordre
établi " générateur de confusions dans l'esprit
des Sétois.
L'APN
se réjouit que l'administration préfectorale soit enfin
aller jusqu'au bout dans l'application de la loi littoral ; mais elle
souhaite que cette cause de la disparition de la plage soit supprimée
totalement avec l'enlèvement des enrochements qui accentuent
la force destructrice de la houle sur la plage naturelle.
Si
L'APN parvient à empêcher, dans le care de son opposition
à la ZAC de Villeroy, la construction d la digue-promenade prévue,
les conditions seront alors réunies, avec le recul programmé
de la route de plage sur l'ensemble du lido, pour que la plage de Sète
retrouve une largeur viable et des dunes.
APN
Association
" triangle de Villeroy-Nature".
La
mise en scène théâtrale de la destruction des derniers
établissements de plage organisée dans un grand déploiement
de force policières, me semble plus relever de " l'esbroufe
" médiatique que d'un réel souci de préservation
du littoral et de la nature.
La
Loi littoral doit être respectée, car elle est une des
rares lois qui protège le peu d'espaces naturels qui subsistent
le long de nos côtes méditérranéennes. Faute
de quoi ce serait immeubles contre immeubles qui jalonneraient tout
le bord de mer.
Mais
n'est-il pas bien hypocrite de déployer une telle énergie
à détruire quelques paillottes alors que dans le même
temps, notre municipalité, avec l'acord de l'Etat se prépare
à brader le Triangle de Villeroy à des promoteurs immobiliers
?