Journal
d'Information de Sète et du Bassin de Thau . N°
55
Pollution
aux hydrocarbures.
A
Sète nous n'avons pas besoin de Prestige pour polluer nos canaux,
l'on fait cela très bien nous même. Reliant les réservoirs
d'hydrocarbures de Sète à ceux de Frontignan le Pipe Line
fuit et les produits issus du pétrole se déversent dans
les terres et dans les canaux Sétois. D'où les mesures
d'urgence prises récemment avec l'installation de plusieurs barrages
anti pollution afin que surtout cette contamination ne touche l'Etang
de Thau.
Un
produit visqueux est emprisonné le long des barrages anti-pollutions
installés sur les canaux d'entrée de Sète.
Mais
que faire de Sète ? Ces évènements nous interpellent
une nouvelle fois sur les problèmes d'identités Sétoises:
Sète en tant que port industriel ou Sète en tant que cité
touristique ou encore Sète en port de pêche et en conchyliculture
? Ces trois chemins pour notre ville sont quasi incompatibles entre
eux.
Une pollution importante par manque d'entretien des équipements
industriels très nombreux autour de la Ville ( ce Pipe Line percé
n'est controlé que tous les 10 ans ) ou bien encore par négligence
voire même par abus ( le Tamgout bateau poubelle banni des côtes
Françaises par décision Européenne accoste régulièrement
à Sète ) pourrait être fatal aux huitres et moules
du Bassin et détruire l'ecosystème du Golfe du Lion réduisant
en cela la pêche pratiquée par les Sétois en mer.
Le
projet de dévellopement de constructions sur le littoral peut
aussi nuire à l'équilibre des zones humides et du maintien
de la qualité des eaux de l'Etang de Thau. Un tourisme, Oui,
mais un tourisme non envahissant, non polluant, un tourisme vert, qui
d'ailleurs est de plus en plus apprécié par les touristes
eux mêmes.
Il
est urgent de réellement définir un axe identitaire Sétois
et de prendre un soin extrème des véritables trésor
de Sète.