Journal
d'Information de Sète et du Bassin de Thau . N°
54
Assurance,
sécurité et toute puissance.
Encore
un petit métier qui se perd..... Celui d’assureur.
Ils
seraient au bord de la faillite et refusent d’assurer:
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Les utilisateurs d’OGM et autres biotechnologies,
--
Contre les catastrophes naturelles d’origine climatique,
--
La téléphonie mobile, et plus généralement les risques pouvant
être dus aux champs électro magnétiques
--
Les hôpitaux et cliniques, les obstétriciens et autres radiologue
ou tout médecins
--
Les patients trop malades qui sont radiés
--
Contre le risque terroriste aérien
-
Contre le vol des scooters
--
Et les risques industriels ? Dans nos pays « développés » c’est
pas terrible, voire Toulouse, mais lorsque une grosse multinationale
( Carbide ) vient s’implanter dans un coin perdu en Inde , à
Bhopal par exemple parce que les salaires y sont dérisoires
, et se rend responsable de plus de 20 000 morts et 150 000
malades chroniques à force de rogner sur la sécurité (cf. Chichois
N°12 ) c’est l’horreur. Cette firme dévoile ses vrais visages
: férocité et avidité sans frein parce que sans autre valeur
que le profit. Les indemnisations pour les travailleurs et les
habitants de Bhopal ont été ridicules, le site n’a toujours
pas été dépollué et 18 ans après le drame les gens, sans travail,
sans soins et malades continuent à y survivre et à se battre.
Dow Chemical , premier groupe mondial pour la chimie, reprenant
par absorption Carbide, n’a pas non plus dépollué le site ni
réajusté les indemnités ni la prise en charge des soins médicaux
des survivants. W.Endersen, l’ex PDG de Cardide vit luxueusement
à New York, jugé responsable de l’accident il est pourtant recherché
au niveau international. Mais sur le site internet de Dow Chemical
on peut lire : « Chez Dow, protéger les personnes
et l’environnement fait partie de tout ce que nous faisons et
de chaque décision que nous prenons. » ! ! Alors qu’aux USA,
Dow a été reconnu coupable de différents scandales :plainte
des vétérans du Viet Nam contre l’agent défoliant Orange, contamination
par la dioxine, fabrication d’implants mammaires défectueux....
Donc
il est indispensable qu’il y est des assurances mais aussi une
législation internationale qui contraigne les entreprises à
assumer la responsabilité des catastrophes environnementale
dont elles sont la cause.
Dans
l’industrie le pollueur n’est pratiquement jamais le payeur
et les assurances se font discrètes, évanescentes... L’ industriel
essaye de faire prendre en charge par la communauté les mesures
coûteuse de sécurité et de dépollution - voir l’inénarrable
réunion entre le directeur de Sud Fertilisant et des militants
de diverses tendances politiques. La réunion accueillait, plus
ou moins sous le sceau du secret ( on
se demande pourquoi ?), Mr.
Frechet - pour nous parler de la sécurité, de la « culture du
risque » ....et des payeurs.
Il
finit par persuader les deux tiers de l’assemblée que financièrement
c’était à la communauté de prendre en compte les coûts de sécurité
d’autant que l’usine n’est pas rentable ! Là on se pose la question
si l’usine est déficitaire, dangereuse, polluante et inutile
... Alors pourquoi ne pas fabriquer de la layette à la place
?
Revenons
au problème de l’esquive des assureurs. Ils pensent eux, qu’il
existe des risques trop forts, trop au dessus de celui qui serait
acceptable comme rançon du progrès. Ils voient aussi que les
consommateurs, les victimes s’organisent et que la législation
se transforme et leur donne des armes. Certains entonnent, depuis
un moment déjà, la complainte des contemporains trop frileux
qui ne supportent aucun risque alors que le risque zéro n’existe
pas.
Ne
peut on y voir une autre contradiction ? La science -biotechnologie,
médecine, chimie, agro alimentaire - se présente comme porteuse
de toute puissance, de vérité. Et elle seule a ce privilège.
A tel point que les récalcitrants, ceux qui ne sont pas assez
convaincu et refusent de se soumettre sont poursuivis devant
les tribunaux ( les témoins de Jéhovah par exemple s’il y a
accident. Ou les cultivateurs qui refusent la loi des semenciers
d’OGM).
A
une époque ou on se doit de mourir en bonne santé, ce qui est
devenu une valeur en soi, où le héros est devenu le greffé,
le génétiquement bidouillé, où la science prétend avoir enfin
percé les secrets de la nature comment ne pas être déçu, offusqué
de ne pas etre soit même un miraculé ou pire d’ etre une ratée
dans la merveilleuse mécanique..
Si
la science se présente comme la seule vérité, donc la vérité
absolue, elle se doit d’avoir les résultats qui correspondent.
Sinon
elle doit en rabattre sur ses prétentions et privilèges. Ce
sont les assureurs qui placés entre le marteau et l’enclume,
sont les plus sensibles à la contradiction et prennent la fuite
les premiers.
Géronime
Glasgow

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