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    Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 51|
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2 / 12 / 2002

Montpellier choisi le principe de méthanisation afin de traiter leurs ordures ménagères.

" La nature ne fait pas de déchets, c’est l’homme qui les invente " Paul Connett

La méthanisation contrôlée est une technique en faveur aux Etats-Unis, au Japon et en Suède sur une centaine de décharges en exploitation. "Cette technique transforme la décharge en un véritable réacteur biologique. Elle permet de récupérer presque tout le biogaz sous forme de chaleur ou d'électricité et surtout de stabiliser les déchets en moins de dix ans au lieu de vingt-cinq à quarante ans par l'enfouissement conventionnel." Ce gain de temps est capital du point de vue des coûts, l'exploitant étant tenu de surveiller le site d'enfouissement jusqu'à son retour à l'état naturel. Il est également important du point de vue foncier.

Une alvéole de 5 000 m2 peut contenir environ 25 000 tonnes d'ordures ménagères. Si la totalité des ordures ménagères produites en France (20 à 30 millions de tonnes par an) étaient enfouies selon le principe de la méthanisation contrôlée, les décharges en cours d'exploitation ou en voie de retour à l'état naturel n'occuperaient jamais plus de 5 000 hectares.

En méthanisation contrôlée, les ordures ménagères sont broyées après avoir été triées et débarrassées de leur contenu recyclable. Elles sont ensuite enfouies dans une alvéole étanche conforme aux réglementations actuelles. L'exploitant équipe l'alvéole de drains pour la récupération du biogaz ainsi que de tuyaux percés pour la fermentation ultérieure.

 

L'alvéole une fois pleine d'ordures est recouverte d'une géomembrane textile imperméable qui la met à l'abri de l'air et des eaux de ruissellement. L'exploitant fait alors circuler en boucle, à l'intérieur de l'alvéole, par les tuyaux percés, une eau chargée en bactéries. Ce liquide nutritif est d'abord chauffé aux environs de 50°C, ce qui a pour effet de faire démarrer la fermentation. Ensuite, les bactéries l'entretiennent d'elles-mêmes pendant quelques années, jusqu'à épuisement de la matière organique. "Cette technique nous permet de récupérer le biogaz plus vite et plus complètement. Nous en attendons des économies importantes sur le suivi des décharges jusqu'à leur retour à l'état naturel."

La méthanisation des biodéchets est courante en Allemagne, aux Pays-Bas, en Belgique, etc..

La méthanisation des boues est assurée par un digesteur primaire de 2 300m3 à 35°c et un digesteur secondaire de 1 800m3. La réserve de gaz a une capacité de 400m3. La méthanisation assure le chauffage par 3 générateurs à air chaud et des réseaux de distribution de l'air chaud. • montant des investissements : 415 000 F HT • montant des économies générées sur le chauffage : 143 000 FTTC/an Source Rhonalpenenergie

Quoi faire de nos ordures ?

Le problèmes des incinérateurs d'ordures ménagères. Les rejets : en plus des très toxiques dioxines les incinérateurs rejettent dans l'atmosphère plus de 2000 molécules nouvelles (créées par la combustion de déchets en mélange) dont on ignore les caractéristiques et la toxicité. Pour celles que l'on connaît, hélas, le tableau n'est guère brillant : la dioxine, puissant dérégulateur hormonal, cancérogène à doses infimes(1), les métaux lourds, le plomb, le cadmium, les acides, toutes ces substances sont connues comme extrêmement toxiques. L'application du principe de précaution, reconu par le Conseil d'Etat dans le dossier des cultures génétiquement modifiées (maïs transgénique), impose donc un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs. (1) entre 1800 et 5000 cancers par an en France imputables à la dioxine. Source : Comité de Prévention et de Précaution (dépendant du Ministère de l'Environnement) 3 avril 1998. Les résidus de l'incinération représentent 35% en poids des tonnages brûlés. Les REFIOM et les mâchefers doivent être déposés en CSDU de classe 1 et 2 respectivement. L'incinération ne supprime pas les décharges, elle concentre et crée de nouveaux toxiques.

Les solutions basiques . Le tri sélectif des déchets permet de recycler plus de 60% de la poubelle. Il faut bien sûr proposer une méthode satisfaisante de tri sélectif aux citoyens et leur donner les moyens matériels de trier. Ce qui est rarement le cas. Un tri sélectif efficace repose sur trois types de collecte : la collecte «porte-à-porte» sélective (fermentescibles, recyclables, autres), les conteneurs de proximité pour le verre, les papiers-cartons, les emballages, et enfin les déchetteries pour les encombrants et déchets de jardin, plus des collectes spécifiques pour les toxiques (c'est d'ailleurs celà qui est prioritaire).

En ce qui concerne la ville de Sète ces centres de tri sont disponibles un peu partout dans la ville mais relativement peu utilisés par les habitants. Dans le style moi je vis bien et mes enfants se démerderont avec mes cochonneries !

C.D / source André Larané / Assoc. Gard