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coin pour enfouir 150 000 tonnes d'ordures ménagères.
L'agglomération
Montpelliéraine examine les choix possibles pour le fameux centre
d’enfouissement technique des ordures ménagères. En principe
l'agglo de Montpellier doit d'abord voir si chez soi il y a les possibilités
requises pour la création de ce centre et seulement en dernier
recours prospecter ailleurs... Dans l'agglomération de Montpellier
il ne reste plus que les villes de Murviel, Grabels, et Castries comme
possibilités d'implantation. A la grande joie des autres communes
Montpellieraines et à l'inquiétude de Villeveyrac qui, bien
que hors de la zone concernée, pourrait être utilisée
si Murviel, Grabels, et Castries ne satisfont pas aux exigences du projet.
Reste
que le problème de fond des ordures est loin d'être réglé
et tarde même à trouver une solution viable.
Que
trouve-t-on dans la poubelle du ménage ?
Des
déchets organiques comme les épluchures de légumes, les restes alimentaires
ou encore le marc de café.
Des
papiers et des cartons (cartons autour des yaourts, boîtes à chaussures,
cartons plats et ondulés) et de papiers imprimés tels que annuaires
téléphoniques, dépliants toutes-boîtes, courriers divers, enveloppes,
journaux ou magazines.
Des plastiques Ce sont principalement des emballages tels que bouteilles,
flacons, sacs et films plastiques. Du métal Cette fraction est constituée
des métaux ferreux (acier) et non ferreux (aluminium) tels que les canettes,
les barquettes pour plats préparés ou les boîtes de conserves.
Des textiles Ce sont tous les vêtements, couvertures, torchons, chaussures.
En dehors de ces déchets que l’on trouve dans le sac gris, les ménages
produisent occasionnellement d’autres déchets :
Des
déchets spéciaux Les déchets spéciaux des ménages (DSM) sont les petits
déchets chimiques, généralement dangereux, provenant de l’activité usuelle
des ménages. Bien que souvent petits, ces déchets sont très polluants.
Ils doivent être gérés de manière particulière afin d’en diminuer l’impact
sur l’environnement et la santé. Les DSM comprennent un très grand nombre
de déchets ménagers usagés, inutilisés ou périmés comme: les médicaments
et produits désinfectants les huiles moteurs les piles les encres les
cosmétiques les batteries de véhicules automobiles les bains de produits
photographiques (révélateur, fixateur) les thermomètres au mercure les
tubes d’éclairage et les lampes à vapeurs métalliques les huiles et
les graisses de friture les produits de traitement du bois et les décapants
les peintures, vernis, colles et résines synthétiques les bombes aérosols
de tous types les engrais et les pesticides les produits chimiques divers
comme les produits d’entretien contenant du chlore, de l’ammoniaque,
de la soude caustique et d’autres acides et bases, les détachants (perchloréthylène,
tétrachlorure de carbone) ou encore les solvants (white spirit, acétone,
…).
Des encombrants ménagers Le terme "encombrants ménagers" recouvre plusieurs
types de déchets comme les déchets " bruns " (télévisions, radios, équipements
électroniques divers), les déchets " blancs " (frigos, machines à laver,
cuisinières, équipements électroménagers divers) et la fraction mélangée
(matelas, mobilier). Ces déchets sont composés de 65% de combustibles,
de 15% de métaux, de 10% de plastiques et de 10% d’incombustibles.
Des
déchets inertes Ces déchets sont principalement constitués de terre,
de gravats et de briques. Ils proviennent de travaux de rénovation,
de construction ou de démolition d’habitations. On y retrouve également,
en plus faible proportion, la présence de métaux, bois et matières plastiques.
Composition: inertes (95%), métaux (3%) et résidus non classés (2%).
Trop d'emballages! Plus de 30% du poids de nos poubelles et 50%
de leur volume sont constitués d’emballages! On consomme beaucoup trop
d’emballages. Normal, le marché est juteux. En effet, des producteurs
d’emballages jusqu’à ceux chargés de les collecter, tout le monde fait
son beurre. Le consommateur, lui, paye deux fois l’emballage des produits.
D’abord au magasin lorsqu’il achète un produit emballé (20% en moyenne
du prix du produit : matières, fabrication et quote-part, ensuite en tant
que contribuable quant il paye la taxe sur les ordures ménagères. Lancé
par le ministère de la santé publique il y a quelques décennies
et soutenu joyeusement par les fabricants alimentaires l'emballage avait
une fonction d'hygienne et permit aussi la diffusion rêvée
de supports de publicité.
En
attendant que les sociétés productrices alimentaires fassent
des efforts en limitant les emballages et nous évitent ainsi de
nous retrouver tous un jour submerger par ceux-ci, ... l'étoufement
nous guette !, prenons aussi de notre coté quelques précautions
utiles: réutiliser le même sac pour collecter ses provisions,
choisir de préférence des produits en plus grosse quantité
pour un même sac, et surtout respecter les centres de tri de nos
ordures diposés un peu partout dans la ville ( ce n'est pas la
solution miracle car tout n'est malheureusement pas recyclé, loin
s'en faut, mais cela limite la pollution intensive des terres).