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    Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 50 |

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11 / 11 / 2002

Recherche coin pour enfouir 150 000 tonnes d'ordures ménagères.

L'agglomération Montpelliéraine examine les choix possibles pour le fameux centre d’enfouissement technique des ordures ménagères. En principe l'agglo de Montpellier doit d'abord voir si chez soi il y a les possibilités requises pour la création de ce centre et seulement en dernier recours prospecter ailleurs... Dans l'agglomération de Montpellier il ne reste plus que les villes de Murviel, Grabels, et Castries comme possibilités d'implantation. A la grande joie des autres communes Montpellieraines et à l'inquiétude de Villeveyrac qui, bien que hors de la zone concernée, pourrait être utilisée si Murviel, Grabels, et Castries ne satisfont pas aux exigences du projet.

Reste que le problème de fond des ordures est loin d'être réglé et tarde même à trouver une solution viable.

Que trouve-t-on dans la poubelle du ménage ?

  • Des déchets organiques comme les épluchures de légumes, les restes alimentaires ou encore le marc de café.
  • Des papiers et des cartons (cartons autour des yaourts, boîtes à chaussures, cartons plats et ondulés) et de papiers imprimés tels que annuaires téléphoniques, dépliants toutes-boîtes, courriers divers, enveloppes, journaux ou magazines.
  • Des plastiques Ce sont principalement des emballages tels que bouteilles, flacons, sacs et films plastiques. Du métal Cette fraction est constituée des métaux ferreux (acier) et non ferreux (aluminium) tels que les canettes, les barquettes pour plats préparés ou les boîtes de conserves.
  • Des textiles Ce sont tous les vêtements, couvertures, torchons, chaussures. En dehors de ces déchets que l’on trouve dans le sac gris, les ménages produisent occasionnellement d’autres déchets :
  • Des déchets spéciaux Les déchets spéciaux des ménages (DSM) sont les petits déchets chimiques, généralement dangereux, provenant de l’activité usuelle des ménages. Bien que souvent petits, ces déchets sont très polluants. Ils doivent être gérés de manière particulière afin d’en diminuer l’impact sur l’environnement et la santé. Les DSM comprennent un très grand nombre de déchets ménagers usagés, inutilisés ou périmés comme: les médicaments et produits désinfectants les huiles moteurs les piles les encres les cosmétiques les batteries de véhicules automobiles les bains de produits photographiques (révélateur, fixateur) les thermomètres au mercure les tubes d’éclairage et les lampes à vapeurs métalliques les huiles et les graisses de friture les produits de traitement du bois et les décapants les peintures, vernis, colles et résines synthétiques les bombes aérosols de tous types les engrais et les pesticides les produits chimiques divers comme les produits d’entretien contenant du chlore, de l’ammoniaque, de la soude caustique et d’autres acides et bases, les détachants (perchloréthylène, tétrachlorure de carbone) ou encore les solvants (white spirit, acétone, …).
  • Des encombrants ménagers Le terme "encombrants ménagers" recouvre plusieurs types de déchets comme les déchets " bruns " (télévisions, radios, équipements électroniques divers), les déchets " blancs " (frigos, machines à laver, cuisinières, équipements électroménagers divers) et la fraction mélangée (matelas, mobilier). Ces déchets sont composés de 65% de combustibles, de 15% de métaux, de 10% de plastiques et de 10% d’incombustibles.
  • Des déchets inertes Ces déchets sont principalement constitués de terre, de gravats et de briques. Ils proviennent de travaux de rénovation, de construction ou de démolition d’habitations. On y retrouve également, en plus faible proportion, la présence de métaux, bois et matières plastiques. Composition: inertes (95%), métaux (3%) et résidus non classés (2%).

Trop d'emballages! Plus de 30% du poids de nos poubelles et 50% de leur volume sont constitués d’emballages! On consomme beaucoup trop d’emballages. Normal, le marché est juteux. En effet, des producteurs d’emballages jusqu’à ceux chargés de les collecter, tout le monde fait son beurre. Le consommateur, lui, paye deux fois l’emballage des produits. D’abord au magasin lorsqu’il achète un produit emballé (20% en moyenne du prix du produit : matières, fabrication et quote-part, ensuite en tant que contribuable quant il paye la taxe sur les ordures ménagères. Lancé par le ministère de la santé publique il y a quelques décennies et soutenu joyeusement par les fabricants alimentaires l'emballage avait une fonction d'hygienne et permit aussi la diffusion rêvée de supports de publicité.

En attendant que les sociétés productrices alimentaires fassent des efforts en limitant les emballages et nous évitent ainsi de nous retrouver tous un jour submerger par ceux-ci, ... l'étoufement nous guette !, prenons aussi de notre coté quelques précautions utiles: réutiliser le même sac pour collecter ses provisions, choisir de préférence des produits en plus grosse quantité pour un même sac, et surtout respecter les centres de tri de nos ordures diposés un peu partout dans la ville ( ce n'est pas la solution miracle car tout n'est malheureusement pas recyclé, loin s'en faut, mais cela limite la pollution intensive des terres).

Cathy Delaincourt