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    Le Journal d'Information de Sète et du Bassin de Thau sur le Net. N° 49 |

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14 / 10 / 2002

Risques industriels. Ce samedi 26 et Dimanche 27 octobre avait lieu à bord de l'Esperanza, nouveau bateau de Greenpeace, les journées portes ouvertes. Une conférence sur les crimes industriels était animée par Yannick Vicaire, chargé de la campagne "toxique" à Greenpeace France, avec la participation de survivants de la catastrophe de Bhopal, Jean-Pierre Bataille, Collectif Plus Jamais Ca, Miroslav Suta, Greenpeace Tchéquie. A bord également, "Exposure", une exposition sur l'après-Bhopal en 25 photos de Ragu Raï, agence Magnum.

L'Esperanza et les navires de Greenpeace.

En 1985, dans le port d'Auckland, les services secrets français coulent le Rainbow qui se préparait pour la campagne de protestation non-violente contre les essais nucléaires français dans le Pacifique. L'épave du Rainbow repose aujourd'hui par 30 mètre de fond au nord de la Nouvelle Zélande.
Après avoir affrété le Phyllis Cormack et le James Bay pour lutter contre les essais nucléaires américains et les baleiniers soviétiques puis japonais, Greenpeace achète son premier navire en 1977 : l'Ohana Kai.
D'une longueur de 46 mètres, le Sirius, du nom de la plus brillante des étoiles, a évolué jusqu'à devenir l'un des bateaux les plus actifs et les plus populaires de la "flotte arc-en-ciel", participant à des missions contre l'immersion des déchets radioactifs et toxiques en mer et luttant pour la protection de la faune marine en Méditerranée et dans l'Atlantique Nord.

En 1985, l'organisation écologiste achète un remorqueur de 58 mètres de long, qu'elle baptise tout simplement MV Greenpeace. Elle renforce l'avant du bateau pour lui permettre d'affronter la glace polaire et l'équipe d'une plate-forme pour hélicoptère. Le MV Greenpeace sera le point de départ de nombreuses actions en Méditerranée, en Amérique Latine et en Asie.
L'Artic Sunrise, un navire de 50 mètres de long, qui rejoint la flotte Greenpeace en 1996, était au départ un chasseur baleinier. Il a été transformé en brise-glace et équipé de 4 canots pour affronter les mers les plus dures et permettre ainsi de s'opposer efficacemen aux chasseurs baleiniers japonais… Belle reconversion ! L'Arctic Sunrise est aussi le fer de lance des campagnes d'opposition aux explorations pétrolière sous la banquise arctique.

Le Rainbow Warrior II, 58 mètres, est toujours le navire amiral de la flotte Greenpeace. Il fut baptisé en juillet 1989, à la date anniversaire de l'attentat contre son prédécesseur. Le nouveau Rainbow Warrior a effectué plusieurs tour du monde afin de relayer les campagnes de Greenpeace sur toutes les mers du globe.

L'Esperanza ancien brise-glace Russe était présent au Bassin du midi lors des journées portes ouvertes.

 

Bhopal. Peu après minuit le 2 décembre 1984 la pression et la température monte dangereusement dans un réservoir de méthylisocyanate (MIC) de l'Entreprise Union Carbide à Bhopal (Inde état du Madya Pradesh). Vers une heure du matin, la structure vibre puis explose laissant s'échapper une fumée blanchâtre. Au petit matin, le nuage du terrible MIC s'est étendu sur une zone de 40 Km2 et voyage au gré des vents. Une trentaine de tonnes de méthylisocyanate, composé volatil, inflammable et explosif; est libérée dans l'atmosphère provoquant l'intoxication des populations se trouvant sous le vent. Du fait du caractère nocturne de l'accident, la majorité des victimes sont décédées dans leur sommeil, celles sortant au dehors pour s'enfuir s'exposaient encore plus. Dans les heures qui ont suivi, la confusion dans les systèmes de secours a régné devant le grand nombre de victimes (2500 morts au total) et 250.000 blessés et leur inadaptation à gérer une crise de cette ampleur. Cette confusion a été renforcée par le fait que les polluants en cause n'ont pas été correctement identifiés. En fait, les différentes autorités ont cru que le MIC n'était que l'unique polluant libéré, mais en fait le MIC une fois émis a réagi, présence probable de phosgène et autres sous produits chlorés....

Un objectif central est d'obtenir l'interdiction d'un produit fabriqué par Dow et dénommé Durban. Il s'agit d'un insecticide interdit aux Etats-Unis pour cause de toxicité, mais que Dow essaie d'introduire en Inde à grand renfort de publicité. Bel exemple de "deux poids, deux mesures", qui reproduit le mépris dans lequel Union Carbide tenait les questions de sécurité et d'hygiène en Inde et qui a été à l'origine du désastre de 1984.

Toulouse. 30 morts, 2000 blessés. L'explosion du 21 septembre 2001 à Toulouse Le 21 septembre 2001, à 10 heures et 17 minutes une ou deux explosions soufflaient la moitié de l'usine AZF-Grande-Paroisse-Atofina, détruisant des milliers de logement, tuant et blessant de nombreuses personnes. A proximité de cette usine d'autres sites chimiques encore plus dangereux, et qui ont été gravement endommagés, aurait pu et peut encore réserver de très mauvaises surprises à l'ensemble de la population de l'agglomération toulousaine. Des composés chimiques mortels, explosifs, hautements toxiques, restent en effet stockés en quantités phénoménales sur la zone.

Sète.

Les bons réflexes en cas d'alerte !En cas d'accident industriel majeur (explosion, incendie, fumée d'incendie), la population est alertée par une sirène au son modulé (montant et descendant), à raison de 3 fois une minute. La population doit alors scrupuleusement se soumettre à certaines consignes : s'abriter dans un local. Ne pas prendre sa voiture afin de ne pas s'exposer au danger et ne pas gêner la circulation des véhicules de secours. Fermer toutes les issues, portes et fenêtres, ventilations (un local clos ralentit la pénétration éventuelle de gaz toxiques ou produits radioactifs), éventuellement se réfugier dans une pièce intacte, un placard. Ecouter la radio (102 Mhz en FM) où les consignes de sécurité sont diffusées. Laisser les enfants à l'école (ils y seront plus en sécurité que dans la rue). Ne pas téléphoner (les lignes doivent rester libres pour les urgences et les secours).Ne pas fumer, allumer ou éteindre la lumière ou les appareils électriques (étincelle ou flamme pouvant provoquer une explosion). La fin de l'alerte, annoncée par un signal continu (non modulé) durant 30 secondes, ne signifie pas que tout danger est écarté. Les consignes édictées doit continuer à être respectées. (Sources Drire).

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Louis Ernesto